David Lisnard, le libéral de la Croisette

David Lisnard reprend bon nombre de thématiques fillonistes avec des accents qui pourraient incontestablement donner quelques espoirs aux libéraux.

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Screenshot 2021-06-14 at 13-49-47 David Lisnard Tout ce qui est 'cancel culture' se fait au détriment de l'unité nationale [...]

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David Lisnard, le libéral de la Croisette

Publié le 2 septembre 2021
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Par Nathalie MP Meyer.

Il fut un temps, dans les années 2014 à 2016, où le maire Les Républicains (LR) de Cannes David Lisnard noyait littéralement Emmanuel Macron sous un déluge de SMS à tel point que sa propre épouse s’imaginait qu’il avait une maîtresse ! À cette époque, il poussait inlassablement le jeune ministre de l’Économie de François Hollande à se présenter à la présidentielle de 2017, lui promettant même de l’aider à « tout exploser dans le Sud » !

Il semblerait cependant que le « en même temps » appliqué par Emmanuel Macron à tout ce qu’il touche ait eu rapidement raison de son enthousiasme initial :

Macron a beaucoup de charme, le problème, c’est qu’il fait du théâtre. J’ai arrêté de le soutenir pendant la campagne quand j’ai vu la différence entre ce qu’il disait en privé et ce qu’il disait en public.

On ne peut que lui donner raison. L’actuel Président en campagne avait surtout brillé par un discours essentiellement lyrique et spécialement calibré pour galvaniser les foules en fonction des attentes de ses différents publics.

On retrouve donc David Lisnard en 2017 au poste de porte-parole du candidat de la droite François Fillon, animé comme ce dernier de la conviction que la France est un pays « en faillite » qui ne pourra se remettre en mouvement qu’après avoir enclenché une baisse significative des dépenses publiques et remis à l’honneur l’autorité régalienne de l’État.

Maintenant que se profile une nouvelle élection présidentielle, et alors que le quinquennat d’Emmanuel Macron apparaît clairement comme un coup d’épée dans l’eau dans la double perspective de la réduction de la sphère étatique et de la consolidation des libertés individuelles, on voit David Lisnard reprendre bon nombre de thématiques fillonistes avec des accents qui pourraient incontestablement donner quelques espoirs aux libéraux.

En particulier, les failles étatiques béantes qui sont apparues au grand jour à travers la gestion gouvernementale erratique de la pandémie de Covid-19 lui ont donné l’occasion de dénoncer cet automne la « folie bureaucratique française » dans une tribune du Figaro qui n’est pas passée inaperçue à droite et qui lui a ouvert en grand les portes des rédactions et des matinales (vidéo, février 2021, 05′ 44″) :

 

Parsemant volontiers ses textes et ses interventions des grands noms français du libéralisme, de Montesquieu à Jean-François Revel en passant par Bastiat, Tocqueville et Raymond Aron, puis rappelant inlassablement les vertus du couple responsabilité-liberté, le maire de Cannes n’en finit pas de fustiger « l’écologie punitive » qui pénalise invariablement les plus fragiles, le déclassement éducatif de la France, « le quoi qu’il en coûte » débridé, l’État obèse, l’infantilisation de la société et la glaciation de toute initiative innovante sous des tombereaux de normes et de réglementations étouffantes pour des résultats finaux plus que mitigés (vidéo, 02′ 20″) :

Un discours incontestablement rafraîchissant qu’on n’entend plus guère chez les autres ténors de la droite dans ou hors LR, trop occupés qu’ils sont à pourfendre à qui mieux mieux la mondialisation, le libre-échange et le néolibéralisme, pour se fondre à la fois dans le moule de la social-démocratie macronienne et/ou dans celui du souverainisme identitaire et sécuritaire du Rassemblement national.

À ce stade, ce ne sont évidemment que des mots.

Or ces mots du libéralisme, beaucoup les ont eus, quelques dirigeants de la Cinquième République en ont même appliqué quelques-uns de façon sporadique – Emmanuel Macron y compris avec la fin du recrutement au statut de cheminot par exemple – mais aucun n’a eu suffisamment de conviction et de persévérance pour inverser significativement le destin de la France, laquelle se trouve être aujourd’hui non moins qu’avant le pays de l’OCDE qui dépense le plus, taxe le plus et réussit proportionnellement le moins bien.

Ne faisant pas mystère de son désir de peser dans la course présidentielle de 2022 via l’élaboration d’un projet de gouvernement destiné à lutter contre « le déclassement de la France », David Lisnard vient de réactiver à l’échelle nationale le mouvement politique Nouvelle Énergie qu’il avait créé dans le contexte des élections municipales de 2014 pour conquérir la mairie de Cannes. Sa rhétorique n’est pas sans rappeler les formules favorites et complètement creuses d’Emmanuel Macron comme par exemple « libérer les énergies » et « remettre la France en mouvement ». Mais j’imagine que venant de lui, ce n’est pas pareil…

Les deux grandes questions qui viennent alors immédiatement à l’esprit sont les suivantes : à supposer qu’il soit le candidat de la droite, le positionnement libéral qu’il revendique est-il effectivement libéral ? Une fois élu, serait-il homme à passer sans états d’âme des mots aux actes du libéralisme ?

Questions subsidiaires : qui est-il vraiment et son parcours peut-il nous livrer quelques indices en réponses aux questions ci-dessus ?

David Lisnard est né en 1969 à Limoges dans une famille originaire de Cannes, d’un père footballeur professionnel (qui a débuté sa carrière à l’AS Cannes) et d’une mère danseuse de ballet. À l’issue de leurs carrières respectives, ses parents ouvrent des boutiques de prêt-à-porter à Cannes.

Intéressé par la politique depuis l’adolescence, il entre à Sciences Po Bordeaux dont il sort diplômé en 1992. Il participe aux campagnes présidentielles de Jacques Chirac en 1988 et 1995, adhère au RPR en 1996 puis est recruté la même année par le député-maire de Lons-le-Saunier Jacques Pélissard comme directeur de cabinet via une petite annonce parue dans la Gazette des communes à laquelle il avait répondu. Il a 27 ans et sa carrière politique vient de démarrer.

En 1999, il revient à Cannes où il travaille dans le commerce familial. En 2001, il y soutient la campagne municipale de Bernard Brochand (RPR), devient son adjoint dans la foulée de son élection, puis son dauphin, puis maire de Cannes en 2014. Lors des élections municipales de 2020, il est réélu au premier tour avec plus de 88 % des voix, ce qui lui permet de dire qu’il est « le maire le mieux élu de France ». Il convient néanmoins d’ajouter que la participation se limita à 31,2 % des inscrits pour une moyenne nationale de 44,6 %.

Il est également conseiller général puis départemental des Alpes-Maritimes depuis 2008. La même année, il rejoint les instances nationales de l’UMP (puis LR). Ses autres mandats publics incluent la présidence de la Société d’Exploitation du Palais des Festivals et des Congrès de Cannes ainsi que celle du Syndicat Intercommunal chargé de la gestion de l’eau potable.

Que ce soit à la mairie ou dans ces deux instances, sa gestion rigoureuse est remarquée. Il parvient notamment à réduire l’endettement très élevé de sa ville de 55 millions d’euros lors de son premier mandat. En tant que vice-président de l’association des maires de France, il plaide pour davantage de décentralisation afin de rapprocher les décisions des citoyens.

En 2018, alors que Laurent Wauquiez vient d’accéder à la présidence des Républicains, David Lisnard rejoint le mouvement « Libres ! » de Valérie Pécresse en tant que conseiller politique tout en restant membre de son parti d’origine. Au rayon de ses amitiés politiques, il fut pourtant une époque où il citait Wauquiez (qui « travaille sur le fond ») de même que Bruno Le Maire (on croit rêver), Édouard Philippe (« pudique et honnête ») et Xavier Bertrand (« il a toujours cru en moi »). Même Valls a eu droit à sa considération (« à condition qu’il ne tombe pas dans la vanité »). Mais bon, les temps changent…

Il ressort de tout ceci que David Lisnard est non seulement très à l’aise dans la sphère publique comme la plupart de ses collègues politiciens, mais que contrairement à beaucoup d’entre eux, il a su se montrer bon gestionnaire de l’argent des contribuables. Cette qualité travaillée dans le commerce familial lui a d’ailleurs valu de devenir pendant un temps le président de « Service Public 2000 », cabinet leader du conseil aux collectivités locales (renommé aujourd’hui Espelia).

Sa biographie politique comporte cependant un certain nombre d’aspects moins flatteurs du point de vue libéral.

Il est vrai qu’il se montre à juste titre extrêmement préoccupé par la montée de l’islamisme en France, cet islamisme « à bas bruit » dont il parle souvent et qui a abouti par exemple à la décapitation de Samuel Paty. Mais la lutte efficace contre ce type de terrorisme doit-elle absolument passer par des arrêtés municipaux anti-burkini dressés contre quelques femmes qui sont seulement coupables de ne pas porter la tenue de bain classique de la femme occidentale ?

Ce n’est pas mon avis et ce ne fut pas non plus celui du Conseil d’État qui mit un terme à la véritable paranoïa qui s’est emparée de la France à l’été 2016 après l’attentat de Nice. Selon ses propres dires, David Lisnard fut le premier maire de France à agir en ce sens, ce qui l’amena à verbaliser 11 femmes dont je n’ai jamais entendu dire qu’elles avaient mené la moindre action terroriste sur notre territoire. Nous sommes là dans une autorité de pur affichage qui piétine les droits individuels et méprise allègrement l’État de droit. Mauvais présage.

De la même façon, il s’est lancé l’été dernier dans une désinfection très médiatisée des plages de Cannes que la pandémie ne justifiait nullement mais qu’il justifie lui au nom de la rassurance psychologique qu’il doit à ses administrés. Venant de quelqu’un qui reproche au gouvernement de plonger les gens dans une infantilisation permanente au lieu de faire appel à leur sens des responsabilités, c’est cocasse.

Signalons d’ailleurs que David Lisnard fit part de sa nette préférence pour les confinements stricts dits « zéro Covid » dans une tribune signée avec l’économiste Nicolas Bouzou dans le journal Le Monde pas plus tard qu’au mois d’avril dernier. Autrement dit, si la gestion macronienne de l’épidémie fut « erratique » (ce qui est vrai), celle de Lisnard aurait été « enfermiste », ce qui, de mon point de vue du moins, est largement pire.

Plus fondamentalement, il est assez désolant de voir la définition particulièrement extensive que Lisnard se fait de la mission régalienne de l’État. C’est décidément mal parti pour en réduire le périmètre et les pouvoirs. Comme vous l’avez entendu dans la première vidéo ci-dessus, il y inclut l’Éducation, la Culture et la recherche au nom de l’impératif stratégique de l’État.

Du reste, son dernier ouvrage, publié en avril dernier et intitulé La culture nous sauvera, n’est qu’un long plaidoyer pour l’exception culturelle française, la mise au pas normatif des plateformes et autres GAFA et les subventions à la création artistique qui nage pourtant depuis trop longtemps dans un entre-soi hors concurrence pour une qualité très discutable. C’est triste à dire, mais en tant que maire de Cannes et président du Palais du festival, David Lisnard est très très libéral… sauf lorsqu’il s’agit de faire affluer l’argent des contribuables vers les activités qui alimentent ses caisses municipales.

Dans ce contexte où les mots du libéralisme tel qu’il l’entend sont déjà moins alléchants que ce qui transparaît dans ses tweets quotidiens très appliqués, inutile de dire que j’attends avec impatience de pouvoir lire le programme de gouvernement estampillé « libéral » qu’il se propose de préparer en vue de l’élection présidentielle de l’an prochain. Rendez-vous à la rentrée.

 

Mise à jour souhaitée par  David Lisnard, le mercredi 16 juin 2021 : À propos de la gestion de la pandémie de Covid-19, le chef de cabinet adjoint de David Lisnard m’a fait savoir que ce dernier récusait le terme « enfermisme », pour lui préférer celui de « stratégie Zéro Covid » qui pour lui signifie de déployer avec vigueur auto-tests, surveillance des eaux usées, désinfection de l’air et des surfaces et vaccination afin de ne pas opposer liberté et santé.

Sur le web

Un article publié initialement le 15 juin 2021.

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  • Comment peut-on être con au point de vouloir désinfecter une plage ???

    • Faut bien que qqun s’y colle… la mer c’est dégueulasse… les poissons baisent et chient dedans

    • On peut pas !
      Croire que Lisnard représente, après Fillon, une chance pour le libéralisme, est hallucinant ! Un pauvre type qui profite du Covid pour casser du sucre sur le dos du gouvernement. Quand on voit le niveau de sa connaissance du sujet, on se marre.
      Le seul truc positif, dans son pedigree, c’est la chasse au burkini.
      Pour le reste, c’est pas loin du zéro pointé.

      • Fillon libéral? Je n’y ai jamais cru, cf. sa loi sur la représentativité syndicale qui a abouti à une subvention des syndicats et les aligne sur les partis politiques et sa loi sur les plus values immobilières qui en distordant le signal prix rend le marché immobilier délirant. Et Lisnard invoquant les énergies nouvelles ça me rappelle EDF qui subventionnent les éoliennes. Si seulement ces politiciens brasseurs de vent étaient parqués dans les champs d’éoliennes ça réduirait la facture de la transition écologique. Je ne crois plus à la fibre libérale de la droite en France qui a toujours cherché des certificats de vertus de la gauche.

  • Dans le contexte actuel, après un an et demi de privations de liberté comme on n’a jamais connues depuis la 2nde GM, une explosion dingue de la dépense publique, une inefficacité patente du modèle social autour duquel s’est construit toute la société française, le libéral de la Croisette trouve urgent de publier un livre pour vanter l’étatisation et la bureaucratisation de la culture. Et ce serait l’option qui sauverait la France.

    Si ce gugusse est le dernier espoir des libéraux, eh bien on est mal barré…

    • L’étatisation de la culture promue par Lisnard c’est la défense des intermittents du spectacle mais permanents de la gauche. Un idiot utile de plus!

  • L’auteur, si. Mais elle n’a aucune idée de ce qu’est vraiment Lisnard.

  • Une de mes amies habite Cannes. Elle qui n’avait pas d attirance particulière pour la politique en général et le libéralisme en particulier a changé d’avis grâce à Mr Lisnard. Il s’est débattu comme un beau diable pour ses administrés lors de la pandémie : ses administrés ont eu des masques bien avant les autres, il a ouvert les trottoirs pour que les commerces puissent ouvrir par exemple. Sur l’épisode du burkini ,l attentat de Nice c’est 86 morts , 458 blessés un 14 juillet et juste après , on a des femmes qui se promènent en burkini , c’était une provocation éhontée et le maire a bien fait de la traiter comme telle . Elisabeth Badinter : “Porter un burkini sur les plages de Nice est une provocation dégoûtante » (rts.ch , 27 août 16)

    • Le mec est dans la ville qui organise le festival du film éponyme, faut pas s’étonner qu’il soutienne la culture comme d’autres soutiennent le Roquefort même s’ils n’en mangent pas.
      C’est du NIMBY

    • Parfaitement d’accord ! Il s’agissait d’une provocation révoltante, une insulte aux victimes de surcroît.

      • Ok, donc provocation => interdiction ?
        S’il fallait interdire tout ce qu’on ressent comme une insulte 😀 en fait il vous faut juste une bonne raison… bah comme Lisnard en fait avec sa culture

        • Bon, d’accord, mais alors on n’interdit pas non plus le port de l’uniforme SS, par exemple à Oradour.

          • Pourquoi interdire ? Ce serait la loi qui créerait le délit alors qu’il n’y a pas de victimes… c’est comme le woke en fait… on commence comme ça et on ne sait plus s’arrêter, la situation actuelle est un bon exemple…

            • On commence par laisser le voile islamique car il n’y a pas de victime et on ne sait plus s’arrêter : c’est la suppression du porc dans les cantines, voire l’arrivée du halal, les salles de prières en entreprise, l’adaptation des horaires pour le ramadan, des horaires des piscines, l’arrivée du burkini… toujours pas de victime… puis l’appel au meurtre d’une jeune fille sans personne pour en tirer les conclusions qui s’imposent, les décapitations…
              Vous avez raison, la situation « sans victimes » des 40 dernières années a engendré la situation actuelle, qui est un bon exemple qu’il faut arrêter de s’écraser devant les conquérants et arrêter avec les belles paroles, sous prétexte que « n’enlève rien à personne » pffft

            • En effet, il n’est pas libéral d’interdire le burkini… Mais pour que l’autoriser soit libéral, il faudrait aussi dans le même temps qu’on ait 1°) des droits de propriétés bien établis et respectés (chaque personne fait ce qu’elle veut par rapport aux habits des gens qui viennent chez elle). A défaut, si on a des « lieux publiques » donc dont la propriété est répartie de façon uniforme entre tous les « citoyens majeurs munis de leurs droits civiques pertinents pour l’endroit en question » ils peuvent par le vote, collectivement, décider de ce qu’ils font sur leur propriété. Dont interdire le burkini. Enfin, ça serait la vision libérale, je dis ça, je dis rien…
              2° que les autres crimes sans victimes type discrimination, racisme, insultes et quolibets publiques, etc. soient dépénalisés. On verrait ensuite combien de gens choisissent de porter cette tenue si ça risque de leur coûter leur emploi, de leur valoir des remarques désobligeantes et qu’elles ne peuvent ensuite attaquer en justice.

              TL;DR la non interdiction de telles ou telles tenues, comme les frontières ouvertes sont des idées qui ont l’air libérales mais ne le sont pas. Dans un système vraiment libéral les frontières seraient largement fermées (votre porte et votre jardin le sont bien) et les vêtements hors de chez soi probablement réglementés (par les propriétaires ou co-propriétaires de chaque lieu).

        • Oui tout ce qui est lié à l’islam en France est une provocation, c’est ainsi. C’est dans la définition. Libre à vous de vouloir être un collabo, mais évitez les commentaires condescendants envers les résistants comme si c’était eux le problème.

    • Il a bien bossé, comme un bon maire. Point final.
      Vous noterez que l’interdiction du burkini est, si l’on en croit NMPM, contraire au libéralisme.

      • C’est pas si l’on en croit NMPM, vous commencez à dire aux gens comment s’habiller (check), manger (check) … et puis après comment penser…

        • La meilleure façon de résoudre ce dilemme c’est de revenir au libéralisme comme le refus de la contrainte ; après c’est plus une question de degré que de principe : je préfère accepter une petite contrainte sur le burkini qu’accepter la grosse contrainte de la charia et du califat.

        • Trop drôle c’est exactement ce que fait l’islam, « dire aux gens comment manger, s’habiller » etc. Et ensuite on l’impose à tous (plus de porc dans les cantines, adaptation des horaires en entreprise etc). Savez-vous que si un ouvrier se blesse sur un chantier pendant le ramadan, pour cause d’affaiblissement du fait de la privatisation d’eau et de nourriture, l’employeur peut être tenu pour responsable ? Il doit adapter le poste au fait que le salarié fait le ramadan, hallucinant. Mais bon « pas de victime » n’est-ce pas (c’est drôle comme slogan, ça rappelle « pas de vagues » ça doit être lié…)
          Et quand l’employeur fera en sorte de ne pas recruter certains prénoms, les mêmes qui ne voient toujours insultes et racisme que dans un sens crieront à la discrimination !

          • Libéralisme en carton.
            Vous demandez à l’état d’intervenir, alors que c’est lui qui est la source de vos maux, faut pas venir vous plaindre…
            Et si le menu des cantines MUNICIPALES subventionnées ne vous convient pas, organisez vous autrement.
            ====
            À ce sujet des cantines: ma fille était dans un lycée où le prix du repas variait entre 50 cents à 8.50€ suivant le revenu des parents, l’équilibre financier de la cantine pour un repas revenant à 4€ se faisant avec la dispersion des revenus.
            La fille m’a demandé de lui donner les 8.50€ et qu’elle se débrouillerait pour déjeuner en ville à ce prix là, même moins, et j’ai trouvé qu’elle avait bien raison.
            Comme presque toutes ses copines et tous ceux qui payaient plus de 5€ ont fait pareil, la cantine était en déficit et ils ont été contraints d’augmenter les prix…

            • Réponse à côté de la plaque, comme à chaque fois sur ce sujet ! L’état intervient dans le mauvais sens (la réglementation qui favorise ces excès). justement à cause de gens comme vous, qui ne voient pas les victimes silencieuses, à savoir, les femmes des quartiers islamisés obligées de porter le voile par la pression de leurs voisins.
              Mais bon, restez dans votre délire, laissez le RN monter.
              Quand à la cantine, ma fille fait de même, mais je ne vois pas le rapport avec la suppression du porc et la soumission aux préceptes de l’islam.
              Restez ce bon collabo.

              • « Quant à la cantine » pffft

              • Écoute, les repas des cantines sont subventionnés, donc quand tu ne paies pas le prix complet tu n’as qu’à la fermer et ceci est valable pour tout ce qui est subventionné : la culture, les transports etc…

                Un gros mdr sur l’état qui réglemente et vous lui demandez d’en rajouter une couche
                Dieu se rit…

          • Le problème est surtout que le droit du travail est en carton, plus que l’islam lui même.

            • Tout à fait. Mais si le droit du travail est en carton, c’est du fait de la pression de l’islam d’une part, mais surtout des collabos de l’autre, qui se soumettent au prétexte qu’il n’y a pas de victimes.
              Le droit du travail ne deviendrait pas si complaisant avec l’islam s’il n’était pas défini par des personnes physiques, soumises.

              • Les syndicats qui récupèrent des voix où ils peuvent quitte à faire n’importe quoi (le cas Mélenchon n’est pas isolé).
                Les prud’hommes qui placent le patron comme un salaud par principe et qui lui sapent toute autorité. Surtout avec notre belle cancel culture bien pro islam.
                La culture du shadok ou ubuesque très française aussi. Si un employé ne suit pas les consignes de sécurités même répétés des milliers de fois, il peut tout de même mettre en cause son patron s’il lui arrive malheur.

    • Porter un burkini, un voile… dans l’espace public, cela s’appelle la liberté individuelle. Rejeter les valeurs que ces vêtements véhiculent, cela veut dire rejeter aussi leur interdiction car c’est dans le même registre liberticide.
      Je suis contre le burkini donc je suis contre son interdiction. C’est avec des idées qu’on doit se battre contre ça, pas avec des lois. Il y a suffisamment de lois débiles et liberticides en France.

  • L’auteur est vraiment libérale et ses articles, ici comme sur son blog, le démontrent fort bien.

    Ses positions ne sont pas nécessairement consensuelles pour les libéraux de toutes tendances, mais c’est aussi leur intérêt, puisque cela ouvre des discussions utiles.

  • Je mettrais plus d’espoir dans Sébastien Meurant, un sénateur du Val d’Oise.

  • Oui David Lisnard est brillant et efficace chez lui… avec l’argent des autres….un discours de fermeté, un peu d’idées libérales (responsabilité, contrôle des dépenses…). Ce n’est déjà pas si mal, mais…. Mais…
    Il est impossible de penser qu’un énarque de plus sera capable de changer l’énarchie et sa dérive bureaucratique dont la caste qui l’entoure en est à l’origine. Changer le nom de l’ENA comme l’a fait l’énarque Macron est un enfumage de plus….! Du vrai boulot d’énarque: « plaire à tout le monde et faire semblant selon les auditoires, pourvu que je garde mes avantages avec mes copains et tous ceux qui ont intérêt à conserver leurs avantages acquis, que je vais bien sûr continuer à caresser dans le sens du poil… au nom de l’égalité bien sûr ….., peu importe l’équité et l’intérêt du pays » !!!Dans le privé quand on veut changer de stratégie on renouvelle toute l’équipe avec de nouvelles approches et de nouveaux profils.
    En politique le pb est qu’il n’y a pas actuellement d’offre alternative crédible. La caste s’est bien arrangée pour être en place avec ses affidés.
    Quel politicien aura le courage de réduire la sphère publique à son juste niveau, de favoriser l’initiative, la récompense du travail , de travailler à la prospérité bien comprise de ce pays au lieu de le punir en permanence etc….? Aucun.

    Pecresse a le meilleur programme et de loin de toute la région Île de France … et a démissionné de l’Administration.
    Un ticket Pecresse- Lisnard aux présidentielles pour voir? Vraiment parce qu il n’y a pas mieux en vue…. 5 ans pour voir encore ? On est lassé… on sait où ça mène un jour si on est encore vivant…. Extrêmes et totalitarisme. « Le socialisme s’arrêtera quand les autres n’auront plus d’argent » disait Tatcher.

  • Déjà qu’il y a peu de libéraux comme Lisnard en France, de grâce ne le découragez pas en critiquant son patriotisme 😀

    • Lisnard est liberal comme Mitterrand etait Vichyste ou socialiste: c est juste pour se faire elire. lisez la fin de l article ca eclaire bien les convictions du personnage

  • Merci pour ce bel article bien équilibré et qui nous informe bien sur ce politicien qui malgré tout rame dans le bon sens libéral, même si on peut avoir quelques réserves.

  • Merci pour cet éclairage très intéressant.
    Il est vrai que cet homme a un discours séduisant et qu’il pourrait représenter un espoir dans la campagne 2022.
    Vous faites bien de rappeler ses actions Covid, qui sont bien plus instructives que ses discours.
    Son concept de rassurance psychologique en dit long sur ce qu’il pense de ses administrés, qu’il prend ni plus ni moins pour des débiles.
    Il n’y a donc aucune raison qu’il ne pense pas la même chose de tous les Français.
    Encore un espoir qui s’envole!

  • Trouver un politique libéral en adéquation totale avec le vrai libéralisme tel que nous le concevons me semble impossible dans un pays qui est dans l’incapacité intellectuelle d’imaginer que l’on puisse se prendre en main sans l’intervention de l’état.

    Aussi ne gâchons pas notre plaisir à voir des personnes tenter de se rapprocher de nos idéaux.

    • @waren quant à moi je fuis tout orthodoxe , soit il liberal . Par ailleurs le liberalisme étant avant tout pragmatique , il est sain qu’il se soucie d’abord de pragmatisme .

      • La liberté et les droits de l’homme ne sont pas à géométrie variable et encore moins négociables en fonction des besoins du moment.

      • Mouais, la droite non orthodoxe nous a amené Macron… c’est tellement peu orthodoxe qu’à la fin ça a le goût de rien, même pas du Canada Dry…

  • Non mais allo quoi !
    Décerner un diplôme de petit libéral au premier gus qui DIT qu’il faudrait baisser les dépenses publiques (et dont on peut soupçonner qu’il ne le fera jamais) c’est du grand n’importe quoi…
    Comme si le libéralisme se résumait à ça !

    • Il ne dit pas que ça : le plus important est qu’il promeut la réduction du périmètre de l’état. Le fondement de l’état c’est toujours d’élargir son périmètre ce qui finit toujours par élargir le périmètre du fondement du citoyen con-tribuable.

      • il promeut une reduction du perimetre de l etat mais en tant que maire il subventionne a mort les « artistes » (ah ben oui, ca fait des voix à cannes)

        Vous trouvez pas qu il y a un probleme non ?
        Chirac aussi disait qu il faillait reduire la taille de l etat (dans les annees 80 son modele etait Thatcher)

    • On attend encore l’application par Madelin des traités européens sur les assurances sociales.

  • Je ne dis rien, je suis déjà dans les catacombes de la pensée libre et pas forcément liberale si j’en crois cette article a la gloire de l’opportunisme de gauche, opportunisme fait de champagne et de petits fours et d’actualité motivante… Le libéralisme est il de droite ou de gauche… Ni l’un, ni l’autre .. Mais il n’est sûrement pas sur la croisette..

  • Commentaire d’abus de plafond. Attaquer un homme sur sa femme ou sa manière d’être, c’est digne du caniveau.

  • Bon, il est bel homme et aime bien que les contribuables financent son ( et d’autres avant lui ) festival de cinéma international.
    Next.

  • La fin de l article est eclairante: on a un politicien classique: non seulement pret a faire des trucs debiles pour gagner des voix (desinfecter une plage (aux frais du contribuable bien sur !)) mais pret a arroser de subvention les gens pour qu ils votent pour lui (ici les cultureux. ca ne lui est pas venu a l idee que si vous ne trouvez pas de gens pret a payer pour vos oeuvres, c est pas au contribuable de passer a la caisse)

    PS: Fillon n etait pas liberal mais un conservateur classique. Si vous en doutez regardez ces 5 ans comme premier ministre

  • Et sur des sujets comme le cannabis, la GPA, l’euthanasie, etc, est-il aussi « libéral » ? Ou bien est-ce juste un libéralisme pour payer moins d’impôts ? (Ce qui est déjà mieux que rien 🙂

  • Heureusement maintenant je connais et j’ai commencé par la fin car me disait quelque chose
    Un article publié initialement le 15 juin 2021.

  • Je voterai pour le candidat qui annoncera qu’il créera un ministère de l’abrogation des Lois et décrets !
    Il y en a bine pour 5ans à toute une équipe pour réduire tous les codes !

  • Les commentaires sont fermés.

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Étatisme

C’est certainement la plaie la plus nocive qui a touché notre pays à l’arrivée au pouvoir des socialistes en 1981, même si le mal était latent avant cette date. Souvenons-nous du célèbre « Mais arrêtez donc d’emmerder les Français » de Georges Pompidou en réponse à un certain Jacques Chirac.

Déjà à cette époque le ver était dans le fruit, la machine à loi et décrets commençait à faire des ravages, mais au lieu de la stopper elle s’est emballée pour arriver à 400 000 normes et décrets actuellement, là où nos amis ... Poursuivre la lecture

Victorieuse à la présidentielle mais fortement contestée après les élections législatives, la Macronie va devoir transiger, négocier et réinvestir le champ parlementaire. Et ce n’est pas vraiment dans ses habitudes.

Le triomphe d’Emmanuel Macron en 2017 est aussi le triomphe de l’hyperprésidentialisation du régime. Porté en triomphe par les médias et bénéficiant d’une confortable majorité à l’Assemblée, le nouveau président peut s’imaginer Jupiter. Il s’entoure de technocrates chargés d’appliquer à la lettre ses consignes et exige l’ob... Poursuivre la lecture

casier Législatives coute
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Ce n’est pas Macron, aujourd’hui, c’est la démocratie qui est en marche. Depuis l’heureuse surprise du deuxième tour de l’élection législative, nous retrouvons enfin un équilibre des pouvoirs tel que l’avait défendu Montesquieu dans L’Esprit des lois.

C'est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser, et pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir.

C’est chose faite depuis le 19 juin.

Malgré la position privilégiée que ... Poursuivre la lecture

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