Contrôler l’usage de l’allocation de rentrée scolaire : la fausse bonne idée

Faut-il contraindre les familles à user de leur allocation de rentrée scolaire intelligemment ? Non, et voici pourquoi. Un billet d'opinion.
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Contrôler l’usage de l’allocation de rentrée scolaire : la fausse bonne idée

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 18 août 2021
- A +

Par Jean Level.

C’est au mois d’août que l’allocation de rentrée scolaire est versée. Et nombreux sont ceux qui critiquent une distribution d’argent qui servirait à acheter du matériel hi-fi ou d’autres produits divers, et non à faire face au coût de la rentrée pour les familles.

Cela entraîne évidemment des velléités réglementaires chez certains, qui pensent qu’il faudrait s’assurer que cet argent serve bien à ce à quoi il est destiné, c’est-à-dire acheter des livres, des cahiers et des crayons de couleur.

Certains proposent par exemple que le matériel soit directement acheté par les écoles ou les mairies. Ils ajoutent que cela permettrait également de faire des économies en commandant en gros. Parce que c’est certain, on peut faire confiance à des élus pour dépenser judicieusement de l’argent qui ne leur appartient pas dans des produits qu’ils n’utiliseront pas.

D’autres, moins fantaisistes, proposent simplement que cette allocation en espèces sonnantes et trébuchantes soit remplacée par des bons exclusivement réservés aux fournitures scolaires.

Même si l’idée et l’intention semblent bonnes, je pense que c’est un piège dans lequel les libéraux ne doivent pas tomber.

Je ne cherche pas à défendre l’existence de cette allocation, j’aimerais d’ailleurs sa suppression pure et simple. Et je pense que c’est le cas de l’immense majorité des libéraux revendiqués.

Certains penseront qu’il faudrait la supprimer immédiatement et sans condition, d’autres qu’il faut d’abord régler les problèmes de chômage et de coût du logement qui pèsent sur les budgets des familles, respectivement en taillant dans le Code du travail et le permis de construire.

Ce débat à propos de quand et comment supprimer cette allocation, aussi passionnant soit-il, ne sera pas traité ici, au profit de cette question : « Prenant acte de l’existence de cette aide, les libéraux doivent-ils soutenir des mesures visant à restreindre les catégories de biens et services qu’elle permet d’acheter ? »

Pour moi la réponse est clairement non.

Une mesure qui ne servirait à rien

Premièrement parce que cela ne servirait à rien. Ou plutôt que seraient pénalisés les plus fragiles (comme avec toute règlementation), ici les enfants se trouvant déjà dans une situation compliquée. Pour justifier cette affirmation intéressons-nous à trois cas, trois familles.

Pour la première, cet achat de matériel audiovisuel n’est rien d’autre qu’un achat déplacé. Ses membres savent qu’ils pourront compter sur cet argent et retardent ou avancent leur achat en fonction de cela.

Et l’argent qu’ils n’ont pas eu à épargner pour cet achat a déjà servi ou servira à l’achat des fournitures. Légiférer n’aurait donc aucun effet sur eux ou leurs enfants car, dans tous les cas, ils auraient au final la télévision souhaitée et le matériel scolaire.

La seconde famille, contrairement à la première, n’achète pas sa boîte à images ou sa tablette de manière programmée en ayant pris soin de pouvoir payer les fournitures des joyeux bambins. Pour elle, l’achat est compulsif, improvisé, et se fait effectivement aux dépens des précieux cahiers si utiles au recueil de la bonne parole républicaine dispensée dans nos chères écoles.

Imposer à cette famille de dépenser la manne pour ce à quoi elle est initialement destinée peut effectivement avoir des effets positifs (on considérera ici que l’école unique et les enseignements de haute qualité qui y sont dispensés sont supérieurs à l’immense variété de cours en ligne auxquels une tablette ou un ordinateur permettent d’accéder).

Mais il existe un dernier type de famille pour lequel les effets d’une telle contrainte sont cette fois franchement négatifs.

Dans cette troisième famille, Papa veut franchement sa nouvelle télé. Il n’a pas les moyens de payer les fournitures de ses plus ou moins précieux rejetons, mais il s’en fiche. Regarder le foot en haute définition passe avant les achats de rentrée. « Raison de plus pour l’obliger à utiliser les sous de mes impôts comme il le devrait ! » me direz-vous peut-être.

Sauf que nous ne sommes plus dans le cas de l’achat compulsif. Notre homme veut vraiment sa télé, et si ce ne sont pas les stylos qui passent à la trappe ce sera une partie de l’argent des repas, et pas sûr que sa progéniture gagne au change.

« Ce genre de cas n’existe pas ! » Toute personne travaillant à l’hôpital sait très bien que si. Et je pense que de très nombreux autres professionnels travaillant dans d’autres domaines pourraient le confirmer.

« Ce genre de cas est rare ! » Peut-être, mais peut-on décider de nuire aux enfants qui sont dans ce cas précis pour améliorer la situation de ceux du deuxième cas ? Certains, nombreux je l’espère, répondront non à cette question.

Mais pour ceux qui répondraient oui, il existe une seconde raison pour laquelle nous devons laisser les individus libres de dépenser cet argent comme bon leur semble.

Allocation et groupes d’intérêts

Aujourd’hui, cette manne ne profite à aucune industrie plus qu’à une autre ou dans des proportions faibles. C’est de l’argent pris d’une poche, et glissé (en partie) dans une autre. Si bien qu’aucune industrie, aucun secteur, n’a d’intérêt réel à la voir augmenter.

En revanche si cette allocation venait à devoir être dépensée obligatoirement pour un nombre restreint de produits, alors les industries concernées auraient tout intérêt à déployer des ressources en lobbying, à demander à ce que soit pris davantage à ceux qui paient pour donner davantage à ceux qui seraient contraints d’acheter chez elles.

Restreindre le choix de ceux qui bénéficient de cet argent prélevé est ainsi le meilleur moyen de voir les sommes prélevées augmenter et serait donc un très mauvais calcul pour les libéraux.

Le mésusage de cette allocation est une conséquence directe de son existence même. Et toute tentative de s’attaquer à cette conséquence sans prendre le problème à la racine aura des conséquences négatives sur les plus faibles (enfants des familles difficiles) et sur les feuilles d’impôts en rendant rentable le lobbying. Soyons prudents dans le choix de nos combats.

Article initialement publié en août 2014.

À lire également : Allocation de rentrée scolaire : vraiment une prime à la consommation ?

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  • allocation de rentrée scolaire….pour quoi faire ? les momes qui sortent de cm2 savent à peine lire et écrire ; cahier , livres et autres stylos leur sont bien innutiles ; l’école est devenu une fabrique d’anes…..

  • Je préfèrerais que l’on supprime cette allocation comme vous même. Et me disant que malgré tout, elle doit exister, elle devrait être alors redirigé vers les établissements scolaires (et surtout pas vers les mairies et conseil généraux, régionaux).
    Je ferais d’avantage confiance à un directeur d’établissement scolaire pour se rapprocher d’un fournisseur (déjà existant même) et négocier l’achat en gros du matériel scolaire requis par ses enseignants.
    Mais votre argumentaire a fait mouche. C’est oublier ou méconnaitre qu’il y a des familles où l’ARS, c’est une rentrée d’argent et seulement ça. Le cas n°3 peut être rare. Il n’en est pas moins choquant et inacceptable.
    Quitte à ce que l’ARS existe encore, qu’elle soit versé aux familles directement.

    Néanmoins je fais un drôle de parallèle avec les subventions versés aux entreprises pour des raisons spécifiques aussi comme « le maintien de l’emploi » ou « une reconversion plus écologique ». Ces subventions sont comme des allocations versés aux familles. Elles sont destinés à un emploi bien précis et ce serait un scandale si ces subventions devaient profiter à des intérêts particuliers plus qu’à ceux de l’entreprise.

    Vous avez raison de mettre en garde contre les conséquences que cela aurait de réorienter les ARS des familles vers les établissements scolaires (ou pire encore vers les collectivités territoriales). Et ça renforce ma conviction qu’il faudra supprimer cette allocation et réformer plutôt tout le système éducatif.

    • Les établissement scolaires élémentaires (maternelle et primaire) n’ont pas de budget, pas de compte en banque. Tout au moins rien d’officiel. Ils ne pourraient pas recevoir cette allocation.

      • Ca mérite de poser la question : ne faudrait-il pas alors leur en fournir un ?
        … aucune chance que ça se produise car ça signifierait donner une autonomie réelle aux établissements, et donc supprimer le pouvoir central du ministère de l’éducation nationale…

  • Votre argumentaire me paraît un peu bancal. il me semble en effet présenter un biais de commisération — qui est sans doute tout à votre honneur — et élude la question suivante : quelle allocation faudra-t-il alors créer quand Papa n° 3 voudra compléter son équipement hifi-vidéo avec un système son 7.1 à la hauteur de son téléviseur ?

    • Bonjour, merci de votre question.

      Tout d’abord je revendique pleinement le biais de commisération. C’est le problème de toute approche qui se veut empathique, centrée sur l’individu.

      Pour répondre à votre question je pense qu’il faut différencier le maintien/ajout d’une allocation et la restriction d’utilisation d’une allocation existante. C’est d’ailleurs ce qui explique que malgré le cas numéro 3 je suis pour la suppression de l’ARS.

      J’ai expliqué les raisons qui me poussaient à préférer une allocation dépensée librement à une sous forme de bons, et je pense que vous les avez comprises. cependant mes arguments ne tiennent que parce que dans ces deux cas les conséquences sur l’économie sont sensiblement identiques : aucune de ces deux situations n’est plus favorable à entrepreneuriat, l’épargne, ou l’emploi qu’une autre. Donc selon moi rien ne vient contrebalancer l’effet « famille 3 »

      A l’inverse créer une allocation, ou maintenir une allocation existante, c’est autant d’impôts en plus, donc d’obstacles à une économie fonctionnant correctement. Ce qui se traduit par plus de gens au chômage, avec la misère que cela peut impliquer pour les familles concernées (celles qui subissent directement la conséquence de l’emploi détruit, mais aussi toutes celles où les parents étaient déjà au chômage et pour qui les perspectives sont encore réduites).

      J’espère avoir répondu à votre question.

      • Que ce soit pour acheter des fournitures scolaires ou de la Hi-FI,
        dans les 2 cas, ce sont les impôts des français qui servent à acheter des produits fabriqués en Chine.

    • Enfin une question pertinente, Bravo !
      Et si la mère porteuse en Inde demande A Dupont Moretti de la défendre gratuitement comme Merah pour demander une rallonge a sa prestation, le transgenre ayant fournit l’ovule pourra changer d’ordi !
      Elle est pas belle l’allocation de sortie ….

  • Excellent article. Je m’écharpe à chaque rentrée scolaire sur ce sujet avec des amis (qui ont pour point commun de ne pas avoir d’enfants, ou de ne plus en avoir d’age scolaire depuis longtemps).

    Je me suis retrouvé, entre 2 emplois, éligible une fois à cette aide, qui m’a été bien utile.

    Je peux dire qu’une autre raison de préférer une aide en espèces est qu’il n’y a pas 2 enseignants qui demandent la même chose…

    • Quand on n’a pas d’argent, on ne fait pas d’enfant. Marre de raquer pour les gosses des autres.

      • Vous fâchez pas comme ça Théo ! 🙂
        On peut avoir de l’argent au moment où on fait des enfants puis se retrouver dans la merde. Une perte d’emploi, un divorce, un accident est si vite arrivé. L’inverse aussi, on peut avoir des enfants sans pognon et puis finir par en gagner. Alors avoir de l’argent pour faire des enfants, cela n’a pas de sens. Laissons les gens libres de faire des enfants s’ils le veulent.

        En revanche , on peut remettre en cause le système des allocations en tout genre.

        • Faire des enfants alors qu’on n’a pas les moyens de subvenir à leurs besoins, c’est leur assurer au moins un début de vie difficile (voire toute la vie): imaginez qu’en plus vous ou votre famille ait des soucis de santé. Qui payera?

      • entièrement d’accord avec vous..

      • vous avez lu correctement ? il a été éligible une fois, peut être en 10 ans ou en 15 ans…
        personne n’est capable de planifier 20 ans de gains et de dépenses au moment de la conception de l’enfant.

        • Peut-être.
          Mais le fait qu’il y ait un système d’aides et allocations en tout genre, d’accès facile, en cas de problème, n’encourage pas bcp à envisager cette planification et encore moins à la réaliser.
          Dans un système sans aides et allocations étatiques, il y a des prévoyances assurantielles. Libres à chacun d’en souscrire une ou de privilégier d’autres dépenses plus matérielles immédiates.

      • Tristement réaliste
        Réellement triste…

        Faire un enfant ne devrait pas être une question d’argent.
        Mais pour autant ça l’est…

      • Les enfants ne sont-ils pas une richesse plus considérable, en tous cas que de la monnaie?

      • dites juste j’en ai marre de raquer pour les gosses des autres…obligatoirement… sinon il ya matière à discussion..

        • J’en ai marre de raquer pour les maladies des autres…obligatoirement.

        • ces gosses des autres en auront peut-être marre de raquer pour vous plus tard… ou simplement de s’occuper de vos handicaps/impotences dus à la vieillesse, accident, maladie…

          • jacques lemiere
            18 août 2021 at 6 h 58 min

            ce n’est pas intergenerational..mes mécanismes d’assurances reposent sur le sentiment de partager les mêmes risques..

            ça ‘a rien àvoir

  • bonjour , vu ces jours-ci à la TV un commerçant (libraire et fournitures scolaires ) fournir une prestation intelligente .En l’occurrence ,les fournitures et livres demandés par niveaux de classe (liste de l’éducation nationale),en un seul paquet : les parents semblent satisfaits = il leur suffit de passer prendre la commande et la payer avec ce que l’allocation de rentrée permet .
    L’habillement étant autre chose ,que nous sachions l’enfant est bien vêtu le reste de l’année par ses parents, sans que l’état y pourvoie .

  • Ce truc me dépasse.

    Une tablette numérique sur chaque pupitre d’écolier et un bon prof . Amplement suffisant …. grosse économie de cartable manuel stylo papier etc… et plus de problème de dos pour les futurs esclaves de la république.

    • Par contre gros frais d’oculiste après 12 heure par jour le nez sur des écrans. Le dos de mes enfants vont bien.

      • Mêmes frais avec les livres ! On n’a pas attendu les écrans pour avoir des enfants à lunettes ! Et puis, les frais « d’oculiste » sont pris en charge également. Ceci dit, je préfère les livres que les tablettes, mais c’est peut-être juste un problème de génération.

        • On peut tout à fait lire un livre en papier (et non pas audio ou numérique, mais c’est à titre d’exemple) et travailler ou faire des recherches sur ce livre via une tablette.

  • Jean Level. vous ne dites pas forcement vrai
    moi je suis pour le controle l’usage de l’allocation de rentrée scolaire appelé aussi « PRIME DARTY »
    Les parents ne font pas fonctionner l’ industrie française en achetant chez Darty

    en primaire beaucoup de matériel fourni par l’ école

    Raz le bol de toutes ce personnes qui profitent de tout jusqu a la prime » bringette »

  • quand je vois la liste des fournitures demandées par les enseignants qui ne sont ensuite jamais utilisées est sidérant.
    Pourquoi faire acheter un cahier de 200 pages et un manuel d’anglais alors que tous les cours sont sur des feuilles volantes collées dans le dit cahier ?
    Par ailleurs, a-t-on besoin de changer de cartable, de trousse etc tous les ans ?
    Nous sommes de plus en plus dans une société de consommation financée par l’assistanat.

    • Vous écrivez :  » Nous sommes de plus en plus dans une société de consommation financée par l’assistanat. ».

      C’est exactement ça. C’est le modèle économique français basé sur la consommation, d’où les allocations en tout genre pour stimuler la demande. Si on en finir avec les allocations diverses et variées, il faut repenser le modèle économique français.

    • « Par ailleurs, a-t-on besoin de changer de cartable, de trousse etc tous les ans ?
      Nous sommes de plus en plus dans une société de consommation financée par l’assistanat. »

      Je pense que c’est un bon argument dans le sens de l’article. Une familles avec des enfants soigneux et qui achète intelligemment pourra utiliser une partie de l’allocation pour autre chose.

      Il vaut mieux laisser à chacun la possibilité de dépenser cet argent de la manière qu’il juge la plus efficace que les forcer à la dépenser entièrement en fournitures scolaires.

    • ça me rappelle l apprentissage au collège l’ achat d outils dont : une pince pour s’ exercer à cintrer un tube en tole mais voila ce type de canalisation avait disparu ( depuis pas mal d’ années sur les chantiers on utilisait le plastique pvc en apparent et enterré ( tube orange
      sans doute qu’ il y avait un stock de ces pinces et tube à écouler ?

    • 100% d’accord avec vous. La cause racine du probleme, c’est la propension des profs à demander tout et n’importe quoi. Et si tout était sur tablette, les problèmes de cartables, trousses, compas, équerres, crayons, gommes, stylos, cahiers à grands/petits/moyens/sans carreaux, feuilles volantes ou pas, classeurs à x trous, n’existeraient pas. Mais nos pôvres profs et nos 24, 23, 26? Académies seraient trop chamboulés dans leurs habitudes…
      Aux US des écoles commandent des MacBook Air pour les élèves, voilà une éducation qui a de l’avenir…

      • @Elmar
        « Aux US des écoles commandent des MacBook Air pour les élèves, voilà une éducation qui a de l’avenir… »
        Les grand pontes de la silicon valley (dont feu S Jobs) mettent leurs enfnats dans des ecoles sans tablettes.
        A priori pas sans raison

        PS: mon fils a eut un pc portable/tablette (surface de MS pour ceux qui connaissent) de l ecole. Premiere utilisation : regarder des videos debiles sur youtube. Difficile a controler car j ai pas le controle de ce PC la contrairement aux miens (la seule solution c est de couper le wifi dans toute la maison)

    • C’était ma hantise ces cahiers d’anglais : non seulement ils ne servaient jamais, mais si on avait le malheur de les oublier chez nous (vu leur utilité), gare à nous! Et merci pour la taille et le poids des sacs à dos au passage.

  • j’aimerai connaitre l’opinion des libéraux sur ce nouveau décret qui va obliger (sans obligation d’achat) les commerces en electronique et electro-menager à reprendre gratuitement les matériels usagés et hors service.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/08/22/97002-20140822FILWWW00129-les-produits-electroniques-devront-etre-repris.php

    • Suis-je libéral ? En tous cas, je constate le grignotage constant : obligation de reprendre les piles, sans contrepartie, puis obligation de reprendre les lampes et tubes TL, idem, puis obligation de reprendre les anciens matériels lors de l’achat d’un nouveau, puis obligation de reprendre les « petits » * matériels sans contrepartie, puis…. suppression de la partie électro-ménager des parcs à conteneurs ?

      Il s’agit en tous cas d’une prestation ayant un coût qui sera répercuté au consommateur

      * petits : inférieurs à 25 cm : je suppose que l’AFNOR va devoir pondre une norme permettant de mesurer cette dimension

      • Il y a une taxe sur les déchets payé par le consommateur à l’achat qui sert à financer les collecteurs et le circuit. Donc non il y a déjà une contrepartie et souvent le collecteur se débrouille pour ne pas remplir ses obligations.

    • Collecteur d’impôts, de déchets, assureur pour les employés, restaurateur, maintien de l’ordre de plus en plus avec des vigiles, distributeur d’aides sociales, de masques, bientôt pharmacien ?
      Au rythme ou l’état se défausse sur les entreprises, dans dix ans il restera à peine deux heures par jour à un boulanger pour faire son pain.

  • Lorsque le consommateur sort des sous de son portefeuille pour payer à la caisse du supermarché, il n’est pas écrit sur les billets qu’ils proviennent de l’allocation de rentrée scolaire ou d’ailleurs. Je ne vois donc pas très bien comment on pourrait contrôler l’usage de l’allocation de rentrée scolaire, en dehors des bons d’achats (que je trouve plutôt pertinents, les chèques vacances et les tickets restos ça marche plutôt bien).

    En tout cas cette obsession du contrôle montre bien à quel point les critiques de tous bords ne tiennent en peu d’estime les parents. C’est le règne de la défiance généralisée 🙁

    • Les bons d’achats, c’est bien sur le papiers mais à quoi bon ? Tous ceux qui ont déjà utilisé des chèques cadeaux savent bien qu’ils sont pris par la caissière même si on achète des articles exclus du cadre, alimentation par exemple. Qui va donc aller vérifier ? En revanche, il y aura une procédure alourdie qui coûtera plus cher : impression des bons, envoi par la poste au lieu d’un virement. Pour gagner quoi ? On n’a à mon avis aucune idée précise de la quantité de personnes qui privent leurs enfants de fournitures scolaires pour s’acheter un écran plat, comme on le répète sans y réfléchir.
      C’est le genre de débat qui revient tous les ans à la même époque et qui reste en l’état jusqu’à l’année suivante. J’ai l’impression d’entendre le même truc depuis 20 ans ! Cela fait causer dans les chaumières et puis c’est tout.

    • Quand il achète des fournitures scolaires, le consommateur conserve soigneusement les tickets de caisse où c’est indiqué. J’ajouterai que peu importe, alors, la date à laquelle ces achats sont faits. Au contraire! En n’attendant pas l’ARS ou en étalant ses achats dans l’année, le consommateur montre qu’il prend bien soin de l’éducation de ses enfants et qu’il est bon gestionnaire! Il peut alors (cas 1 et 2) se permettre dans la plus grande sérénité l’achat du produit high-tech de ses rêves.

  • Très convaincant. Merci.

  • Je propose que l’ARS soit versée sur justificatifs.
    Les familles devront conserver soigneusement leurs tickets de caisse et demander une facture pour chaque crayon ou chaque gomme.
    Un formulaire Cerfa sera créé pour l’occasion afin de déclarer correctement ses fournitures. Naturellement des milliers de fonctionnaires des impôts seront embauchés afin de vérifier les déclarations et démasquer les fraudeurs.
    Un numéro vert sera bien sûr mis en place pour aider les familles qui ne savent pas comment faire, et les travailleurs sociaux seront mobilisés pour aider les foyers défavorisés à remplir leurs déclarations.

    • Excellent 🙂
      Et ainsi des milliers d’emplois de fonctionnaires seront créés, augmentant fictivement le PIB, la croissance sera de retour, résorbant la dette. Oh wait…

    • jacques lemiere
      24 août 2020 at 9 h 03 min

      voila la vraie démonstration par l’absurde…aller jusqu’au bout..du « raisonnement ».. ajoutons la partie planification où de brillants savants calculeront le nombre de page nécessaire par an à un enfant pour être « décemment » éduqué en fonction bien sûr de ses caractéristiques..ainsi le crayon quatre couleurs sera il inutile pour les daltoniens, le quota du nombre de page augmenté en fonction de la capacité de l’enfant à écrire plus ou moins gros sans le « traumatiser »…

  • Il y a une solution encore plus simple:

    L’école pour moi, dois être totalement GRATUITE

    On supprime l’ARS qui de plus, est bien trop élévé , j’ai 3 enfants et je n’ai même pas dépensé 300€ de fourniture en tout pour 1000 euros d’ARS reçu…Apres bon, si ont compte les vêtement je dis pas, mais ce n’est pas le rôle de l’état d’habiller nos enfants.

    On supprime l’ARS donc que l’on redistribue aux écoles qui se charge , ELLE, d’acheter les fournitures.
    On dépenserais moins, et de façon plus intelligente.

    Si avec les économie réalisé , on pouvais rendre la cantine gratuite, ça ne serais pas plus mal.

    • jacques lemiere
      24 août 2020 at 8 h 57 min

      fausse bonne idée..sinon idée terrible…
      d’abord l’école ne sera JAMAIS gratuite..

      comment décider de la part de la richesse des gens qu’on a le droit de prélever pour l’école en général?et des modalités de prélèvement? comment décider du salaire des profs?

      et ce sont de vraies questions que je vous pose, à la quelle vous devez répondre pour avoir une école gratuite..

      c’est celle que vous posez à titre individuel dans un système privé ..et c’est déjà difficile !!!

      • questions pas simple mais quelle est l alternative ?
        un pays d imbeciles car une partie n est pas allé a l ecole car les parents ne voulaient/pouvaient pas payer ?
        Une espece d afghanistan car les enfants sont allé dans des ecoles ou ils n apprenaient des anneries ?

        Autant certaines depenses sociales sont du gaspillage autant investir dans l ecole d est un investissement

        Apres evidement il faut avoir une ecole performante (on en est loin). Mais ne pas mettre de moyen c est l assurance de fabriquer des anes

  • la fausse bonne idée c’est cette allocation…faut la supprimer définitivement, tu fais des gosses t’assumes ..

  • Le petit prince
    24 août 2020 at 8 h 09 min

    une VRAI bonne idée, ce serait déjà de contrôler les dépenses inutiles du calife élyséen en commençant déjà par supprimer toutes les allocations faites à dame Brigitte ainsi que tout le personnel et le matériel afférant à sa personne ,puisque la République ne reconnait pas la première dame de France.
    L’économie serait non négligeable…….

    • « L’économie serait non négligeable……. »
      le budget de la france (etat +secu) c est quasiment 1000 millards
      Le budget de l epouse du president c est au mieux 0.001 % de cette somme. a part sur le symbole ca sert a rien

      Si on veut reelement faire des economies il faut taper dans le gros des depenses : pensions de retraites et frais medicaux. Autrement dit se mettre a dos 15 % des electeurs : les vieux

  • Des allocations comme s’il en pleuvait : chèques vacances, énergie, rentrée etc. La question n’est même plus de savoir si elles sont fondées ou comment elles sont utilisées. la technocratie arrose pour acheter des voix en infantilisant le pays qui se demande de plus en plus à quoi bon travailler… et pendant ce temps là les chinois travaillent.

  • Jerémy Lapurée
    24 août 2020 at 8 h 25 min

    A jeter dans la même poubelle que les allocations familiales ! On n’est plus à l’époque où il fallait « reconstruire » la France…

  • Cet article, dans son ensemble, est soutenu par la logique de l’absurde.

    Cela me rappelle cet étudiant américain qui se félicitait de l’échouage de l’Exxon-Valdez en Alaska puisque il en résultait un travail rémunéré (ramasser les galettes de goudron) pour lui.

    Aussi, en se fondant sur l’empathie individuelle, il méconnaît les mécanismes économiques globaux qui conduisent inéluctablement à la paupérisation collective.
    Le pompon étant dans l’argument des inconvénients économiques du fléchage de l’allocation.
    Poussée à son terme, on imagine bien ce qu’une telle logique peut engendrer.

    Alors que l’évolution astronomique des masses redistribuées en France depuis 50 ans a eu comme effet induit l’augmentation proportionnel de la pauvreté (relative).

    Il a aussi comme travers de ne pas connaître et comprendre les comportements de ceux, lobotomisés, qui sont le produit du nivellement par le bas issu du socialisme.

    Mais cet article a un mérite qui, malheureusement, ne sera relevé que par quelque uns, c’est de pointer les situations totalement inextricables dans lesquelles on se retrouve immanquablement face à de telles situations (devenues pourtant un mode de fonctionnement généralisé en France).
    Aux échecs, c’est la position pat.

    • jacques lemiere
      24 août 2020 at 8 h 49 min

      oui…je ne PEUX pas penser cette allocation sans sa destination supposée..je n’y arrive pas..

  • jacques lemiere
    24 août 2020 at 8 h 48 min

    je dois dire que je ne peux pas distinguer l’aide de son usage réel..
    et donc cet argent doit servir aux fournitures ..

    et je dois dire aussi qu’il m’est impossible de faire la distinction entre cette aide et l’aide sociale conditionnée aux enfants en général.. c’est par nature une deresponsabilisation des parents..
    pour moi en tous es cas, l’acceptation même des aides sociales vient de la présence d’enfants ou d’êtres faibles..qui souffrent d’une façon ou d’une autre.

    si j’accepte le collectivisme, j’en accepte les conséquences, un état policier totalitaire..la perte de liberté de choix…

    les aides sociales veulent singer la générosité et la charité..tout en prétendant laisser la dignité et la liberté aux pauvres..ce n’est simplement pas possible.

    Quand nous donnons de l’argent à une personne il ya quasiment toujours des conditions, sauf qu’elle sont unilatérales…c’est moi celui qui donne qui les fixe selon ses propres critères en général en fonction de ce qui déclenche le don par exemple voir une personne qui a faim mais on n’échappe pas non pus à un examen de la vie des gens qui reçoivent..attends tu n’a pas de quoi manger mais tu viens d’acheter un smart phone dernier cri?? je te donne aujourd’hui car tu as faim, mais ensuite change ta vie..sinon tu n’auras rien.

    la redistribution des revenus est une fable , personne n’y croit vraiment ..mais on l’accepte parce qu’elle se présente comme une forme de générosité voire de charité envers des « victimes de la pauvreté »…

    • jacques lemiere
      24 août 2020 at 9 h 18 min

      et d’un autre coté mes parents n’était pas riches, je voyais les efforts qu’ils faisaient pour acheter les fournitures.. et ils auraient accepter de moins manger pour payer le nécessaire.. c’est ça éduquer un gosse, lui mettre les priorités dans le bon sens à mon avis…c’est ce qui a fait mon système de valeur…où l’education des gosses est importante…mais j’accepte aussi que des gens pensent le contraire!!!!! sauf que ça e choque sur le plan moral car c’est en opposition avec mes valeurs et mon éducation..
      alors jusque quel point a t on le droit d’aller contre la volonté des parents pour éduquer leurs enfants..le corollaire de l’education obligatoire c’est un peu le résultat obligatoire…
      si on force les parents à éduquer leur enfant et que sorti de ce système obligatoire il n’a RIEN… il ya un problème.. le passage par le système obligatoire n’est pas un bénéfice systématique pour l’enfant, j’en ai vu de brisé , humilié ..
      des écoles sont brûlées…
      et ça me choque ne tant que symbole de l’education, mais je peux le comprendre pourtant pour ceux qui y échouent et y entrent contre le gré des parents..

      rq notez cela me permettait de me rebeller contre les profs qui demandaient des trucs dont on ne servait simplement pas ou dont l’intérêt pédagogique était « discutable »..

      • Parfaitement en accord avec vous Jacques et avec quelques commentaires ci-dessous.
        En synthèse, je reprendrais une phrase qui n’est pas de moi, mais d’un autre habitué des commentaires sur ce site.
        Le socialisme (progressisme dans une de ses autres formes) se justifie sur les ravages et désordres qu’il engendre inéluctablement.
        C’est aussi ce que disent, autrement, Guillaume P et Esprit critique un peu plus bas.

  • jacques lemiere
    24 août 2020 at 8 h 52 min

    besoin…

    les gens pauvres ont avant tout besoin d’un travail plus rémunérateur…c’est la raison pour laquelle on tique à donner de l’argent au gaillard qui clairement refuse de faire un travail qui lui déplaît, trop dur trop salissant trop dégradant..

    • en fait un peu faux…les gens pauvres ……moraux, décent, honnêtes …. ont besoin..

      la pauvreté peut trouver sont origine dans ce que je vois comme du vice..

  • En fait, comme toujours avec toutes ces aides, les gens qui y ont droit s’y complaisent et en réclament toujours plus.
    Sauf que ce qu’ils ne voient pas, c’est que si on arrêtait tout ce social, les prélèvements obligatoires dans ce pays baisseraient peut-être, et ils auraient la chance de vivre décemment avec leur salaire durement gagné.
    Après, pour ceux qui n’ont pas envie de travailler, c’est autre chose…

    • « Après, pour ceux qui n’ont pas envie de travailler, c’est autre chose… »
      le probleme la c est que c est pas les feignants qui sont impactés mais leurs enfants qui n y sont pour rien
      autant je suis pour reduire drastiquement le social, autant je pense qu il faut epargner l education voire investir plus dedans
      On ferai mieux de supprimer le remboursement des cures, faire payer les dettes de chirac et mitterrand a leurs electeurs (ex ne avant 63-> electeur de Mitterrand -> taxe pour rembourser la dette+dedecution de l heritage)

  • En phase une, l’état organise par incompétence et idéologie la rareté du travail et des salaires, en phase deux, il se pose en sauveur mais n’oublie pas de garder pour ses ouailles une bonne partie des sommes collectées, ça peut servir à fidéliser la clientèle les votes.
    .
    Le contrôle de l’usage des allocations est encore une usine à gaz soviétoïde qui finis immanquablement par coûter plus que ça n’économise, mais le vrai problème est que l’état français est la première cause de la pauvreté des gens et du pays (non étatisé).
    .
    300 euros c’est 16% du salaire médian français et 5% du salaire médian suisse.

    • De fait, celle allocation peut être financée par des gens plus pauvres que ceux qui la reçoivent, mais qui n’ont pas d’enfants…

  • La Goche, et l’extrême centre, vit d’une méthode très simple, créer de la misère et du désordre, le dénoncer en Fanfare, accuser les autres d’en être responsables, puis créer des usines a gaz Fiscales et Prestataires pour rendre totalement dépendant le citoyen a son système.
    Le but n’est don pas de freiner la vent des écrans plats a la rentrée, surtout pas avec le décalage du tour de France et de Roule en Carosse !

  • Supprimer cette allocation n’est même pas un débat, ce genre d’allocation ne devrait pas exister
    Par contre, l’achat en gros par l’école serait en effet plus judicieux et cohérent dans une « aide » et égalité entre les élèves. De plus, ça empêcherait justement le troisième cas de se produire (qui doit être quand même rare en effet… Ou faisant partie des familles « à problème » et c’est une autre situation).

  • Pareil avec les chèques-repas, les écochèques, les chèques-vacances, etc…
    Sodexo et les autres gestionnaires de ces systèmes (en Belgique du moins) sont très contents : ils gagnent des sous. Le travailleur qui les reçoit ? ben ya des trucs qui l’ennuient plus qu’autre chose (en Belgique, beaucoup de gens qui reçoivent des écochèques essayent de les refiler aux amis ou à la famille…)

  • jacques lemiere
    18 août 2021 at 7 h 02 min

    dire qu’il faut laisser les gens l’utiliser pour acheter ce qu’ils veulent est en fait revendiquer pour sa suppression..

    les mécanisme redistributifs s’accopagnent de prescriptions et d’interdictions..

    les non fumeurs se révolteraient à terme contre la sécu si les gros fumeurs..

    le collectivisme ça « marche  » avec un homme nouveau.. qui est comme les autres, pense comme les autres, consomme comme les autres, travaille comme les autres…

  • Autre agrument: la personne qui veut payer sa TV avec l allocation va troquer ses bons de rentree scolaire contre du cash. evidement ca sera pas 1 pour 1. il aura 100 € pour 200 € de bons mais au final on aura le meme resultat: des enfants sans materiel scolaire et une TV vendue

  • CQFD: les parents des cancres achètent une télé pour occuper leurs soirées. Double peine pour leurs enfants : d’une part ils n’ont pas leurs fournitures scolaires et d’autres part les parents regarderont leur nouvelle TV au lieu de les aider à apprendre à lire et compter le soir.
    Décidément, vivement la prochaine venue delà gauche au pouvoir pour doubler cette subvention !!!!

  • En résumé de 2014 à aujourd’hui l’idée simple de supprimer cette allocation n’a pas soulevé l’enthousiasme et pourtant c’est bien la meilleure solution ; chacun gagne correctement sa vie et assume ses charges sans faire la mendicité !!!!

  • Avant de tous fantasmer sur des faussetés et des préjugés, il faut aller voir sur le terrain ce qui est réellement vécu les premiers jours de classe…
    Je suis enseignant depuis une vingtaine d’années et les élèves arrivent quasiment tous à avoir leurs fournitures complètes au bout d’une d’une semaine, voire dix jours grand maximum. Alors arrêtez vos spéculations, certains n’ont jamais mis un pied dans une classe et ne savent pas de quoi ils parlent.
    Une allocation de rentrée scolaire sert également chez les familles modestes à acheter paire de baskets, jogging, cotisation sportive, assurance et à remplir le frigo pour démarrer l’année ! Ceux qui parlent de télé sont vraiment ridicules, cela ne concerne qu’une partie infime des familles et avec le crédit largement répandu, celles-là même qui préféreraient une nouvelle télé au bien-être éducatif de leur enfant n’auront pas attendu l’ARS pour céder à la tentation. Supprimer cette allocation serait pénaliser les plus fragiles mais aussi une classe moyenne majoritaire alors qu’ils contribuent fortement à l’économie. Il y aura toujours des dérives, mais il y en a beaucoup moins d’années en années. Le temps éduque les personnes.

  • Avant de tous fantasmer sur des faussetés et des préjugés, il faut aller voir sur le terrain ce qui est réellement vécu les premiers jours de classe…
    Je suis enseignant depuis une vingtaine d’années et les élèves arrivent quasiment tous à avoir leurs fournitures complètes au bout dune d’une semaine, voire dix jours. Alors arrêtez vos spéculations, certains n’ont jamais mis un pied dans une classe et ne savent pas de quoi ils parlent.
    Une allocation de rentrée scolaire sert également chez les familles modestes à acheter paire de baskets, jogging, à payer une cotisation sportive, et à remplir le frigo pour démarrer l’année ! Ceux qui parlent de télé sont vraiment ridicules, cela ne concerne qu’une partie infime des familles et avec le crédit largement répandu, celles-là même qui préféreraient une nouvelle télé au bien-être éducatif de leur enfant n’auront pas attendu l’ARS. Supprimer cette allocation serait pénaliser les plus fragiles mais aussi une classe moyenne majoritaire alors qu’ils contribuent fortement à l’économie.

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