Idée reçue : « Il faut plus d’argent pour l’hôpital public »

Avant d’ajouter des moyens, et donc des prélèvements sur les contribuables, il conviendra en priorité de s’interroger sur l’utilisation qui est faite de ces moyens.

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Idée reçue : « Il faut plus d’argent pour l’hôpital public »

Publié le 13 août 2021
- A +

Par Eddie Willers.

La crise sanitaire à laquelle nous sommes confrontés nous montre les limites de notre système de santé dans la prise en charge des malades atteints du Covid-19. Le personnel soignant, épuisé, en est arrivé dans certains hôpitaux à devoir refuser l’accès au service de réanimation à certains malades.

Devant cette situation tragique, de nombreuses personnes en viennent à réclamer davantage de moyens pour l’hôpital public. D’autres n’hésitent pas à dénoncer la destruction systématique à l’œuvre depuis des années de l’hôpital public à qui l’on aurait imposé des coupes budgétaires drastiques dans une logique de gestion néolibérale.

J’aurais souhaité que la réponse soit aussi simple : « donnons davantage de moyens à l’hôpital et tout ira mieux ». Malheureusement, nous allons nous rendre compte qu’en réalité le secteur de la santé en France n’est pas si mal doté et nous n’avons pas détruit ses ressources financières ces dernières années, au contraire.

Si nous souhaitons comprendre d’où vient ce sentiment, il faudra chercher ailleurs.

Attardons nous sur la part des dépenses de santé en fonction du PIB et comparons le à celui d’autres pays développés :

Source : OCDE

Nous apercevons que la France dépense plus que la moyenne des pays de l’OCDE pour soigner sa population en comparaison de sa création de richesses ; davantage que des voisins comme l’Italie ou l’Espagne.

Nous remarquons aussi que l’un des pays qui a le mieux géré jusqu’à présent cette crise n’est autre que la Corée du Sud qui dépense moins que la moyenne de l’OCDE pour soigner sa population.

À l’inverse, et contrairement à une idée reçue, les États-Unis sont le pays de l’OCDE qui dépense le plus pour la santé tant en valeur absolue qu’en valeur relative. Et quand bien même ce pays dépense tant pour sa santé, il est aujourd’hui complètement dépassé par la situation sanitaire.

Cette première comparaison internationale démontre que la capacité d’un pays à faire face à cette épidémie est loin d’être uniquement dépendante des montants investis dans le secteur de la santé.

Par ailleurs, il faut souligner que le budget de l’hôpital public a crû de façon régulière entre 2013 et 2018. Lorsque nous comparons ce dernier à la croissance du PIB en France, nous notons que le rythme de croissance du budget des hôpitaux publics était supérieur à la croissance annuelle du PIB. Là où le PIB a augmenté de 8 % entre 2013 et 2018, le budget des hôpitaux publics a lui progressé de 11,4 % :

hôpital public

source : DREES

Nous sommes donc bien loin d’une saignée, le budget de fonctionnement de l’hôpital public ayant été en constante augmentation ces dernières années. Ce rythme de croissance du budget des hôpitaux publics n’a d’ailleurs été dépassé que par le rythme de croissance… de ses dépenses qui ont, elles, augmenté de 12,4 % sur la période étudiée :

source : DREES

En nous attardant sur les dépenses de personnel qui sont en général celles qui sont le plus mises en avant, les dépenses de personnel ont progressé de 12 % entre 2013 et 2018 soit davantage que le budget de l’hôpital public :

hôpital public

source : DREES

En réalité, le résultat net négatif accumulé par les hôpitaux publics français a donc largement amputé leurs marges de manœuvres financières en dépit de recettes en progression constante.

Il conviendrait donc peut-être de s’interroger sur la façon dont ce budget est dépensé plutôt que de s’attarder sur la solution de facilité qui est de dire qu’il faut plus de moyens. Dans un pays champion du monde des prélèvements obligatoires, la question n’est pas de savoir combien faut-il prélever de plus mais plutôt comment est-ce que cet argent est dépensé ? La réponse étant évidemment : mal.

La Cour des comptes rédige régulièrement des rapports concernant par exemple les charges de personnel de l’hôpital public, les deux derniers datant de 2006 et 2014. Il est intéressant d’y constater que la productivité de l’hôpital public ne progresse quasiment pas ce qui, dans un contexte d’augmentation des charges de personnel, est difficilement tenable.

En 2014, la Cour des comptes pointait des choix de gestion qui expliquaient le retard de productivité de l’hôpital public par rapport aux structures privées : par exemple le faible recours à l’externalisation des activités non-essentielles (blanchisserie, restauration, nettoyage…).

Le tableau dressé à l’époque par la Cour des comptes montrait déjà que le sujet n’était pas tant l’absence de moyens que l’affectation de ces moyens. Il conviendra d’attendre un prochain rapport pour évaluer si cette évolution s’est poursuivie ces dernières années, néanmoins il y a fort à parier que le retard accumulé par l’hôpital public ne se résorbera pas en quelques années.

En conclusion, je pense que les Français auraient moins de mal à accepter des niveaux d’imposition aussi élevés si le service rendu était au niveau de leurs attentes. La réalité est que malheureusement ce n’est pas le cas. Avant d’ajouter des moyens, et donc des prélèvements sur les contribuables au secteur public, il conviendra donc en priorité de s’interroger sur l’utilisation qui est faite de ces moyens et de la façon d’améliorer la productivité globale du secteur public hospitalier.

Sur le web

 

Un article publié initialement le 25 mai 2020.

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  • Rien dans les rapports sur le clientélisme ? Est-il normal qu’il y ait dix directeurs ayant chacun un appart de fonction dans un hôpital quand un suffit ?

    • normal?? quand vous allez acheter de la viande vous regardez le logement des employés? non, si vous trouvez la viande trop chère, vous changez de boucherie … en fait c’est tout à fait normal car c’est public…

      j’ai vu une photo d’un chantier un jour sur fond public, un grand trou, un gars avec une pelle au fond et 12 types avec une chemise sous le bras qui regardent..

    • Dans les républiques bananières c’est comme ça! On case la famille et les copains, donc il ne reste plus de pognon pour payer médecins et infirmières, scanners et IRM, masques et respirateurs, etc…

  • pas de marché ..alors le prix d’un truc non soumis à concurrence..

  • La santé n’échappe pas aux ravages de la gestion publique : beaucoup d’argent dépensé et un manque cruel d’efficience. Manque de formation, manque d’outils, manque d’organisation : on répond à tous les problèmes par une augmentation des effectifs sans savoir les gérer et on accroît sans cesse l’embourbement !

  • Il faut LIBÉRALISER les hôpitaux, point! a partir de là une saine concurrence va réguler les flux!

  • Tant que les hôpitaux ne seront pas soumis à concurrence, c’est peine perdue, un tonneau des Danaïdes
    ————–
    Le tonneau des Danaïdes
    Une tâche sans fin, un travail à recommencer sans cesse.
    Un compte en banque constamment vidé de son contenu par quelqu’un de très dépensier.

  • On sera surpris d’apprendre que selon l’auteur de l’article (et apparemment selon la cour des comptes, ce qui montre le peu de crédit à lui apporter) que le nettoyage n’est pas une activité essentielle dans un hôpital !

    Pour être plus sérieux, regardons les dépenses/hab (puisque la démographie conditionne en grande partie les dépenses de santé) :la France est 9ème (dép. pub)

    https://pbs.twimg.com/media/EUoSzLcXgAAMhJO?format=jpg&name=large

    Ensuite, il suffit de regarder les différents PLFSS pour constater qu’il y a bien eu une politique de restrictions de dépenses : certes celles-ci n’ont pas baissé mais rien ne dit que les besoins n’ont pas eux aussi augmenté et de manière plus importante que la hausse des dépenses (n’oublions pas que la population vieillit, que de nouveaux traitements sont inventés, de nouveaux appareils, etc, ce qui alourdit la facture).

    Bref, si le problème de l’HP est loin d’être simplement un manque de moyens, il ne faut pas le sous-estimer, par simple idéologie

    • L’idéologue est celui qui balaye d’un revers de main les données factuelles qui vont à l’encontre de ses convictions. Ce que vous faîtes ici.

      • pas du tout, je ne conteste nullement le fait que les dépenses de snaté/pib ont augmenté, je dis simplement que ce n’est pas l’indicateur le plus pertinent. Les dépenses/hab ont aussi augmenté d’ailleurs, malgré les restrictions mises en place dans les différents PLFSS

        https://twitter.com/sageliberal/status/1250674304632664069?s=20

        Je dis simplement que les interprétations issues de ces faits sont contestables

        • vous allez faire autrement, vous allez nous expliquer comment, avec un système public , on peut déterminer la part de pib à « donner » à la santé…( sans rega

          et c’est toute la différence avec un système privé, avec un système privé c’est une conséquence , avec un système public ça devient un para metre..sur lesquels les politiques vont agir directement pour faire le beau dans les stats mondiales…

          répondez à la premiere question…

          d’un point de vue libéral , c’est clair la santé ne relève pas de l’etat..

          alors si on doit raisonner en admettant que la santé doit être collectivisée..moi je suis perdu… je trouve ça oiseux..

    • « rien ne dit que les besoins n’ont pas eux aussi augmenté »

      Un besoin non solvable est un besoin virtuel. Aucun besoin n’existe indépendamment de son financement.

      La conclusion de cette affaire est évidemment la privatisation des hôpitaux d’une part, la fin du monopole de l’assurance santé d’autre part. Si les hôpitaux veulent plus d’argent et leurs salariés de meilleures rémunérations, qu’ils justifient leurs demandes auprès de consommateurs volontaires et non de contribuables enchaînés, contraints de payer à fonds perdus les dernières lubies sanitaires à la mode.

      • Désolé d’être obligé de casser votre préjugé sur l’efficacité du privé par rapport au public dans cet article

        https://sagesseliberale.home.blog/2020/04/30/le-prive-plus-efficace-que-le-public-un-court-contre-exemple/

        • Le privé en France est un faux privé, ce sont des mutuelles obligatoires la plupart du temps. Ils font des bénéfices très conséquents.

          • la comparaison effectuée d’après les données OCDE ne concerne pas uniquement la France : dans plus de 80% des cas la bureaucratie représente une part plus importante chez les assureurs privés par rapport à l’assurance santé publique

            • L’assureur public dilue une partie de ses charges sur des tiers dissimulé : professionnels de santé contraints à la paperasserie, budget des ministères de tutelle, budgets administratifs des hôpitaux, taxes sur les mutuelles pour financer la part publique…

              En outre, la répartition arbitraire des dépenses en faveur de l’assureur public lui permet d’afficher des ratios favorables. Les dépenses doivent être appréciées en fonction du taux de de prise en charge imposé.

              Une fois la vérité rétablie, la performance réelle de l’assureur public n’a plus rien à voir avec vos chiffres trompeurs et correspond plus à ce qu’on observe habituellement pour tout ce qui est collectivisé : lamentable.

              • L’assureur public dilue une partie de ses charges sur des tiers dissimulé.

                Effectivement. Quand l’État vous parle de simplification, il faut comprendre qu’il va refiler son travail aux professions libérales ou aux chefs d’entreprises.

                • Vous avez raison à 100%. Dernier exemple: le prélèvement à la source, dont la gestion est, pour une grande partie, supportée par les entreprises.

            • Ben oui, payer sans contrôler (ass maladie) et faire son boulot et contrôler le bien-fondé des remboursements coûte cher.
              Le pb de la secu, c’est que les effecteurs de soins, comme ils ne sont pas contrôlés, ils font des actes médicaux sans valeurs (Ophtalmo qui font des lunettes, MG des renouvellements tous les mois ect..). Le numérateur est bas et le dénominateur est haut, et une fausse impression de « bonne gestion ».
              Imaginez une assurance voiture qui rembourserait sans faire passer un expert, c’est la porte ouverte à tous les abus. C’est le cas en France pour la santé.

        • Ce n’est pas le sujet (sans compter que les mensonges habituels des collectivistes étalés dans ce lien ont déjà été mis en lumière dans le détail par ailleurs).

          Si les hôpitaux veulent plus d’argent et de meilleurs salaires, qu’ils les obtiennent de leurs clients volontaires et non de contribuables contraints.

          • absurde : ni un hôpital ni une clinique ne sont payés par un client volontaire mais par des assurances (tout simplement parce que l’individu qui n’est pas malade ne va pas payé spontanément les soins d’un autre)

        • ah ..expliquez nous comment vous mesurez l’efficacité du service public… se réserver le droit de définir les besoins de santé ça aide pas mal…

          • sans parler du coût… quel est le coût de la redistribution de revenus..sur les revenus???

            • les collectiviste adorent le système de soin de cuba, pensez vous ils peuvent envoyer des médecins dans le monde entier…

        • Ah ah ah le site du socialisme libéral, vous n’êtes pas à une contradiction prêt et vous osez tout, je vous ai reconnu.
          Et vous n hésitez à vous auto citer pour argumenter.
          Damned, mes préjugés sont atomisés, c’est certain.´

        • @ Sagesse libérale
          Nous présenter un article d’un site socialiste faut oser le faire! En plus en choisissant un pseudo inapproprié! Votre socialisme a largement démontré son lamentable effet et efficacité partout dans le monde! En France comme au Venezuela! Votre baratin ne change rien au fait, l’administration est incapable de gérer quoi que ce soit.

    • Votre sagesse est curieuse car au lieu de vous attacher aux faits, les graphiques montrent bien une augmentation pas une baisse des fonds alloués aux hôpitaux, vous cherchez des excuses. La France est un des pays où il y a le moins de lits, de scanners, d’IRM, de matériel moderne. On a constaté l’insuffisance de respirateurs!

    • Il ne faut pas non plus confondre les objectifs de dépenses de santé et les réelles dépenses de santé qui sont systématiquement au delà de l’objectif prévu, ce que le PLFSS fait et donc n’est pas vraiment une donnée fiable.

    • Non non et encore non !
      L’auteur n’écrit pas que le nettoyage n’est pas une activité essentielle de l’hôpital, il écrit que ce n’est pas son cœur de métier et que cette activité doit donc être externalisé.
      Pour être plus sérieux, allez relire l’article ou retournez d’où vous venez, idéologue ( moins je le dis franchement, je ne fais pas des insinuations baveuses )

    • La France dépense autant que l’Allemagne par rapport à son PIB. Tout de suite après les USA. Donc vous cherchez à nier le problème. 37% du budget est consacré aux administratifs. C’est là où cela déconne. Les infirmières qui bossent sont mal payées, le matériel manque ( la France est un pays mal dotée en scanners et IRM) tandis que le perso administratif met des bâtons dans les roues des médecins.

  • L’argent en France ne va pas au personnel soignant ou au matériel de soins, il va a des parasites dont le plus beau spécimen est Jérôme Salomon, en charge depuis 7 ans de la sécurité sante du pays. Ces crétins sucent des sommes colossales et leur existence même, a pour conséquences d’empêcher le système de fonctionner. CQFD

  • Seuls les USA dépensent plus pour la santé. L’Allemagne autant que nous mais elle a plus de lits, plus de scanners, d’IRM et de matériel moderne, plus d’infirmières et de médecins! Par contre elle a beaucoup moins d’administratifs, ce qui est la maladie française. Il faut caser la famille et les copains dans l’administration, donc pléthore de personnel inutile. La question est où passe le pognon?

  • j’entendais ce matin une infirmière se plaindre de son salaire ..2500€ nets après prélèvements semble-t-il et une vingtaine d’années d’ancienneté..mais les journalopes ont omis de mentionner le nombre d’heures travaillées, les primes possibles etc..elle se plaignait aussi des maux de dos et des tendinites, c’est bizarre j’avais cru comprendre que ces sont les aides soignants qui déplacent les malades et font la majorité du nettoyage et des soins de base…

    • Malheureusement dans la plupart des hôpitaux locaux, ehpad, … les infirmières sont souvent amenées à donner un coup de mains aux aides soignantes. Les hiérarchies sont plus nettes dans les CHU mais rarement ailleurs.

  • Le premier commentaire parle du clientélisme à juste titre qu’en est-il des maires qui sont souvent président de l’hôpital local et font embaucher du non soignant plus que de raison par pur clientélisme électoral!
    Par ailleurs est-ce que les hôpitaux allemands ont le même parc immobilier que l’APHP qui permet de loger « à prix d’ami » son personnel dans des quartiers où il ne paierait même pas le stationnement…?

    • Ce clientélisme existe et est une vraie plaie car les employés placés par les maires, se sentent protégés et généralement n’en foutent pas une, voire, pour certains, bloquent le travail d’autres employés plus sérieux désirant conservés leur emploi et qu’ils finissent souvent par quitter par burn out (normal : ils font deux postes pour un !).

  • Et le gouvernement va trouver 13 milliards de plus… Peut-être pour anesthésier médecins et soignants qui ont réalisé pendant cette crise combien nos dirigeants sont corrompus.

  • « il est aujourd’hui complètement dépassé par la situation sanitaire. »

    Ah bon?

    Vous savez que les États-Unis c’est 50 États et donc 50 politiques de santé et de gestion de la pandémie potentielles différentes?

  • l’idée que l’hôpital public a besoin d’argent repose sur l’idée que l’etat PEUT déterminer précisément les besoins de soins..
    vous me direz il suffit de demander aux gens… sans doute que non..

    si la boucherie était publique, les gens voudraient plus de beefsteaks..ou plus d’autres choses..et il faudrait que la collectivité paye car c’est une besoin..

    la question du besoin de soin n’est pas secondaire elle est centrale, c’est parce que les besoins de soins sont supposés « objectivables » qu’on a ce foutoir..

  • Dans les comparaison, il faut aussi prendre en compte l age de la population (population plus agee -> plus de soins medicaux) et la taille du pays (si on veut que les personnes du cantal aient un hopital pas trop loin, il faut en mettre plus que dans un pays densement peuplé comme la Hollande)
    Apres je suis pas sur que c est en externalisant la blanchisserie ou le nettoyage comme le suggere l article qu on va faire des economies drastiques. a mon avis, comme partout, on a ajouté une couche de bureaucratie qui rend les choses plus compliquees et chere (il faut bien payer les generateurs de tableaux excel et un soignant qui rempli le tableau ne soigne pas pendant ce temps)

    On pourra aussi noter que les USA font pire que nous ce qui semble indiquer que la concurrence dans ce domaine n aide pas

  • les dépenses de santé….
    devraient inclure les taxes sur le tabac..les taxes sur la pollution.. sur les produits qui font grossir…le prix des séances de gym..

    ou on ne peut pas comparer directement des dépenses de santé..
    pour caricaturer ça revient à comparer les dépenses de chauffage entre la russie et la france..

    peut on comparer les dépense de santé d’un obèse morbide.. par rapport à une personne de poids moyen?

  • Non, il faut mieux utiliser les fonds et reconvertir les bureaucrates dans des fonctions plus utiles comme l’aide aux personnes âgées, la propreté des villes, les services dans les campagnes, et compte tenu de leur efficacité, réorganiser ces dits services. Impossible de faire autrement puisqu’ils sont invirables. Donc les empêcher d’abord de nuire et essayer de les utiliser intelligemment.

    • Justement non, c’est pourquoi la loi a été modifiée par « mise à pied sans revenu », justement parce que cette loi concernait d’abord le personnel soignant.
      Donc oui, le fonctionnaire est invirable .

  • Le personnel administratif est-il utile au point de paralyser le bon fonctionnement de l’hôpital ?

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