La Chine abuse du langage de la liberté

Le système autoritaire de la Chine a toujours été en désaccord avec l’ordre international libéral-démocratique des droits de l’Homme, de la dignité individuelle et de l’État de droit.

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La Chine abuse du langage de la liberté

Publié le 27 juin 2021
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Par Ethan Yang.
Un article de l’AIER

Si vous ne pouvez pas les battre, rejoignez-les ou, dans le cas de la Chine, commencez à utiliser les arguments de votre adversaire d’une manière dont aucune personne raisonnable ne pourrait penser qu’ils étaient destinés à être utilisés.

Le système autoritaire de la Chine a toujours été en désaccord avec l’ordre international libéral-démocratique des droits de l’Homme, de la dignité individuelle et de l’État de droit.

Par le passé, la Chine utilisait ses phrases marxistes révolutionnaires et contestait ouvertement le régime de démocratie et des droits de l’Occident. Après des décennies de faibles progrès et d’appels à la réforme sur le plan intérieur, la Chine a été contrainte d’accepter, au moins sur le plan rhétorique, que les idées de démocratie,  des droits de l’Homme et de l’État étaient de bonnes choses.

L’un de ses efforts les plus récents a été de redéfinir la signification de valeurs et d’expressions populaires pour leur donner un sens complètement différent. Elle a donc élargi les définitions d’expressions agréables à entendre, telles que la « liberté d’expression » et la « bonne gouvernance », pour qu’elles correspondent aux ambitions politiques du Parti communiste chinois, et non à la signification littérale de ces mots.

Cela a attiré l’attention d’une équipe d’experts de la Chine en Europe qui se sont réunis pour lancer le Decoding China Dictionary, qui explique ce que les Chinois veulent réellement dire lorsqu’ils utilisent des expressions comme, par exemple,  « paix ». Le PCC aime affirmer qu’il valorise la paix, mais la « paix » dans ce contexte, est élargie au point d’inclure un grand État sécuritaire et d’imposer des territoires aux pays voisins.

Ce comportement n’est pas différent de celui d’autres régimes et idéologies autoritaires. Même aux États-Unis, nous voyons utilisées des expressions telles que l’équité, l’égalité et l’intérêt public, pour désigner ce que veulent réellement ceux qui ont des ambitions de pouvoir.

En fin de compte, la spécificité du langage est la clé d’un gouvernement sobre et responsable, tandis que le fait de modeler le sens des mots en fonction de contextes spécifiques est la recette d’un pouvoir gouvernemental incontrôlé.

La nécessité de normes universelles

En ce qui concerne les droits de l’Homme, la Chine pourrait certainement passer pour un étudiant américain de gauche typique. La Chine soutient l’idée de droits individuels universels comme étant une construction occidentale et que chacun devrait en respecter l’interprétation par chaque pays.

Lorsque les Nations unies ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’Homme, l’objectif était de déclarer que tous les individus du monde avaient droit à la dignité. Cette déclaration est très similaire à la Déclaration d’indépendance américaine, qui énonçait une série de points évidents concernant l’Humanité, l’un d’entre eux étant que les individus sont propriétaires de leur propre corps.

La Chine affirme qu’elle accepte l’idée des droits de l’Homme, mais son bilan en la matière est l’un des pires au monde.

Elle justifie cette divergence en redéfinissant les droits de l’Homme comme une question de coopération entre les États et non d’individus gouvernés par l’État.

Selon le Decoding China Dictionary :

En 2017, le concept de communauté d’avenir partagé a été inséré dans une résolution adoptée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU intitulée « La contribution du développement à la jouissance de tous les droits de l’Homme. » En juin 2020, le conseil a adopté une résolution parrainée par la Chine intitulée « Promouvoir une coopération mutuellement bénéfique dans le domaine des droits de l’Homme », préconisant un système international des droits de l’Homme fondé sur la coopération entre les États, plutôt que sur la responsabilité et les droits des individus.

La Chine a également publié un livre blanc sur les droits de l’Homme à la suite du massacre de la place Tienanmen. Le document fait toutes sortes de déclarations sur la protection des droits de ses citoyens, mais dans une phrase d’une bassesse presque comique, il conclut dans sa section concernant les droits des minorités :

Depuis la fondation de la République populaire, il y a plus de 40 ans, le gouvernement chinois a obtenu des résultats positifs dans ses efforts pour réduire l’écart, promouvoir le développement social et améliorer la situation dans les zones de minorités arriérées.

Passons outre le fait que ce livre blanc qualifie les communautés minoritaires d’arriérées. Il ne fait aucune mention d’un quelconque respect de la dignité individuelle et vante plutôt des objectifs de développement.

Le Decoding China Dictionary note que les Chinois ont utilisé la condition préalable du développement économique pour discréditer la nécessité des droits de l’Homme, comme si l’un et l’autre n’étaient pas liés.

Il précise que lors de la Conférence mondiale sur les droits de l’homme de 1993, les Chinois ont déclaré :

L’argument selon lequel les droits de l’Homme sont la condition préalable au développement est sans fondement. Lorsque la pauvreté et le manque de nourriture et de vêtements adéquats sont monnaie courante et que les besoins fondamentaux des personnes ne sont pas garantis, la priorité doit être donnée au développement économique. Dans le cas contraire, les droits de l’Homme sont totalement hors de question.

Les Chinois ont la même approche de l’idée de démocratie, qui a toujours fait partie du lexique du PCC mais avec une signification complètement différente de ce qu’elle est censée véhiculer.

À l’heure actuelle, le fait que les citoyens chinois puissent voter, mais uniquement pour des candidats pré-approuvés, est devenu un argument de poids. La Chine justifie plus sérieusement sa forme de « démocratie » en la qualifiant de démocratie consultative, qui, selon elle, est beaucoup plus civile que la démocratie conflictuelle des États-Unis, avec une pluralité de points de vue opposés.

Toujours selon le Decoding China Dictionary :

Sous l’étiquette de la coopération avec huit partis du bloc démocratique et de la collecte de commentaires, y compris en ligne, le PCC sollicite effectivement les opinions de diverses parties prenantes, tant qu’elles ne contestent pas ouvertement les priorités politiques du PCC.

L’abus de langage le plus flagrant est peut-être l’utilisation par les Chinois de l’expression « État de droit ». L’État de droit est un concept important associé à l’idée d’un gouvernement limité, car la loi s’applique à tous, même aux personnes au pouvoir. Personne n’est au-dessus de la loi ; les hommes politiques doivent suivre une constitution et vivre selon les règles qu’ils établissent avec tous les autres.

En Chine, l’expression « État de droit » est utilisée de manière interchangeable avec l’expression « gouvernement par la loi« , ce qui signifie littéralement qu’ils utilisent les lois pour diriger les individus. CGTN, un média d’État chinois, s’étend sur une récente conférence de Xi Jinping sur l’État de droit en écrivant :

Il s’agit, d’une part, de défendre sans relâche la direction du Parti et l’intégration totale des organisations de l’État et du Parti, en ancrant plus profondément qu’auparavant la direction du Parti sur le pouvoir politique et l’idéologie. D’autre part, cela souligne la nécessité de poursuivre la mise en place d’un système solide de règles et de règlements introductifs au Parti, qui comble les lacunes entre les règles du Parti et les lois nationales, afin que les décisions et les politiques du Parti soient appliquées plus efficacement.

Bien que les Chinois aient récemment lancé cette expression, elle signifie simplement une plus grande adhésion à la volonté du PCC.

Le Decoding China Dictionary écrit :

Si les trente premières années de la réforme juridique et de l’ouverture ont vu la dépolitisation du système judiciaire chinois, la dernière décennie a vu sa repolitisation ou sa partification.

Tout cela fait ressortir la nécessité de redoubler d’efforts en ce qui concerne les normes de signification universelles. Les Chinois l’ont probablement compris et leurs efforts pourraient n’être qu’un stratagème cynique pour saper la confiance mondiale dans les valeurs universelles.

Les mots doivent avoir un sens, et nous ne devons pas nous laisser influencer par le faible argument selon lequel il existe différentes façons d’interpréter des idées telles que les droits individuels.

L’abus de langage par la Chine : principaux points à retenir

L’appropriation par la Chine du vocabulaire de la démocratie libérale montre sa dernière tentative de défendre ses pratiques autoritaires ainsi que sa concession que des idées telles que les droits de l’Homme sont universellement populaires.

Ils joueront toujours les victimes des préjugés occidentaux, mais au bout du compte, soit vous croyez aux droits individuels, soit vous n’y croyez pas. Il n’y a pas d’interprétations alternatives.

Tout comme c’est le cas avec les tyrans domestiques aux États-Unis, les tentatives d’imprégner de nouvelles significations et de compréhensions fluides des institutions de la liberté montrent un mépris pour les concepts originaux ainsi qu’une incapacité à admettre leurs véritables intentions.

De tels efforts doivent être rejetés en bloc et dénoncés comme des actes flagrants de tromperie et de mauvaise foi. Sur le plan national comme à l’étranger, nous devrions raviver notre confiance sans réserve envers les interprétations classiques de ce que signifie le respect des droits de l’Homme, de l’État de droit et d’une société libre, car ces idées devraient transcender les cultures et les contextes.

Traduction de Justine Colinet pour Contrepoints.

Sur le web

 

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  • la question est plutôt de savoir pourquoi diable le régime chinois aurait il changé sur le plan des libertés individuelles. ????

    sur ce plan, la chine n’ a pas radicalement changé, ce qui a changé c’est le regard que portent les progressistes occidentaux sur la chine, la chine se développant matériellement globalement, ils ferment les yeux sur les œufs necessaire pour l’omelette.

    d’où d’ailleurs nombre d’articles sur contrepoints vantant les politiques chinoises..leurs objectifs..et leurs moyens.

    nos avons des progressistes en occident qui ne placent pas en premier les libertés individuelles, mais le développement materiel , technologique ou scientifique..
    il faut dessiller les yeux de ceux ci..ou au moins leur faire admettre que non ça n’en vaut pas la peine et c’est surtout dangereux.

    EN ce qui me concerne une des idées les plus pernicieuses est le financement public de la recherche scientifique et de l’éducation..

    Rien de plus frappant que les professionnels de la recherche de vérité ceux qui sont aptes à repérer les biais partout ailleurs ferment les yeux sur les leurs..

    Sans parler de la sécu..

  • Pour les chinois, il faut mieux la situation actuelle, le confort matériel sans liberté à celle du passé, le manque de confort et l’absence de liberté.
    Espérons que la liberté viendra car sans liberté pas de développement durable (et non pas l’écologie qui est une absence de liberté).

    • je suis enclin à le penser.. mais ce faisant j’ignore ceux à qui le progrès materiel a déplu…eh si!!!
      dire que c’est mieux c’est sous peser les tas de victimes.. les comparer..
      le communisme ne doit pas être absout car il va dans le sens du progrès.. c’est toujours discutable..

      en fait ..on sait que le problème est ailleurs comment se comporter vis à vis du gouvernement chinois…sans avaliser les violences qu’il comment sur les innocents..;

      on a un changement de paradigme en cours..
      donc nous FAVORISIONS les échanges économiques.. on se rend compte que le gouvernement chinois tend à taire les aspiration libérales en utilisant le nationalisme.. aie…

      • Les aspirations libérales que le gouvernement peut faire taire sont les idéologies importées. Mais les échanges économiques ont l’immense avantage de laisser les évidences libérales s’implanter en douce, jusqu’au moment où elles apparaissent naturelles et où la population se demande pourquoi elle ne les a pas encore implémentées.

      • Les victimes ? le communisme ? les violences ? l’absence de libertés ? Mais Monsieur, que connaissez vous à la Chine ? Allez y fare un tour avant de débiter des âneries que vous avez lues dans une certaine presse ?
        On est aussi libre en Chine qu’en France, on y est beaucoup plus à l’aise à tous les points de vues, on y est beaucoup plus en sécurité, et on vit dans un pays en croissance où tout le onde a une totale confiance dans le gouvernement (cf enquête Reuters 96% de satisfaits, sur 15 ans de suivi, 33% en France !).
        Petit exemple, qu’on me sort souvent : HK.
        Qui étaient les « protesteurs » ? Des jeunes de 16 à 21 ans. Avez vous vu des adultes dans les manifs ? Non, car la grande majorité des gens à HK est tout à fait d’accord avec la main mise de Pékin !

        • Les gens qui sont allés en URSS niaient le goulag comme vous le faites, car le gouvernement ne clame pas sur les toits ses méfaits. Pourtant les camps pour les Ouigours existent bien. Tout le monde a une totale confiance dans le gouvernement? Là ce n’est plus de l’apologie mais de l’idolâtrie! Le PCC vous paye combien pour cette glorification? Les jeunes protestent pas les adultes, ces derniers ont peur pour leur situation, ce qui n’est pas la cas des jeunes, moins réalistes. Vos objections stupides sentent la collaboration avec un régime communiste!

        • 50 cents army, passez votre chemin.

        • « Qui étaient les « protesteurs » ? Des jeunes de 16 à 21 ans. Avez vous vu des adultes dans les manifs ? Non, car la grande majorité des gens à HK est tout à fait d’accord avec la main mise de Pékin »

          Pour être sûr que ce genre d’analyse est bien conforme aux éléments de langage de la propagande du PCC et pas conforme à la réalité menez la réflexion suivante :

          Jusqu’en 1997 c’est à dire 9 ans après d’autres manifestations d’autres jeunes qui ont eu lieu à Pékin sur et autour de la place Tienanmen HK bénéficiait de libertés civiles comparables à ceux du Royaume Uni et surtout d’un niveau de vie bien supérieur à la Chine continentale, je ne parle pas de TAIWAN, je ne parle pas de pas la République de Chine ROC mais du pays dirigé par le PCC.

          Pourquoi voulez-vous que les anciens qui eux ont connu la souveraineté britannique qui leur apportait liberté et prospérité se détournent de ce modèle alors que les jeunes qui ne l’ont pas connu le veulent ???

          Vous pouvez aussi faire la recherche suivante sur Google images : manifestation Hong Kong
          Regardez les centaines de photos et vous verrez qu’il y a des personnes de tous ages et pas seulement des jeunes, si il fallait encore prouver le mensonge manifeste.

        • « tout le monde a une totale confiance dans le gouvernement (cf enquête Reuters 96% de satisfaits, sur 15 ans de suivi ».

          je vois mal un chinois en Chine à un enquêteur de Reuter exprimer ce qu’il pense réellement !

  • Je ne sais pas mais en France, aujourd’hui il est plutôt malvenu de tenir certains propos. Là aussi la France abuse du langage de la liberté. C’est la charité qui se moque de l’hôpital.

    • Les gouvernements occidentaux sont pathétiques quand ils reprochent à la Chine ce qu’ils pratiquent eux-même dès qu’ils peuvent s’en tirer sans trop de contestation. Mais ça n’empêche pas une critique libérale du système chinois; tant que ladite critique reste de l’ordre de la protestation philosophique.

      Ceci dit, la croyance en des vertus universelles, indépendantes de la culture et de l’histoire locale, et qui éventuellement devraient s’imposer par le truchement de machins supranationaux, est de l’ordre du religieux. Je ne juge pas, je constate.

  • Je ne vois pas comment vous pouvez vous sentir autorisé de critiquer la Chine ? Ayant été en Chine, y ayant de nombreux amis, je peux vous dire que le sentiment de liberté et surtout de sécurité y est largement, largement supérieur à celui des USA et dans une moindre mesure à ceux ressentis en France.
    Quand au système politique, je le trouve 100 fois meilleur au notre. En France, nous élisons un Président qui devient automatiquement un autocrate mais sans contrôle (le Parlement n’a plus aucun pouvoir) : Macron est un autocrate que cela vous plaise ou non, c’est un fait ! En Chine, le Président est contrôlé par 1500 délégués qui contrôlent le suivi des plans à 35 et 5 ans. En France, un Président cherche surtout à détruire les oppositions électives. J’ai une honte profonde envers notre état. En outre, en Chine, un Président est passé par 9 échelons de pouvoir avant de parvenir au sommet. Il est coopté à chaque étape sur des critères de résultat et de « nez propre » ! On ne peut en dire autant dans nos « démocraties occidentales exemplaires » où tout est question d’argent !
    Tous les articles désobligeants que vous publiez sur la Chine m’exaspèrent et visiblement écrits par des gens qui n’y sont jamais allé, car basés sur de fausses informations aisément vérifiables sur place !

    • Chacun est autorisé, et heureusement, à critiquer ce qu’il veut. Vos affirmations rappellent irrésistiblement les déclarations de celles et ceux qui fréquentaient les pays de l’Est avant l’écroulement du rideau de fer, néanmoins quand les habitants de ces pays ont échangé au-delà des simples discours et éléments de langage, le dit rideau de fer s’est bien écroulé…

      • …et je précise, j’ai eu la chance d’avoir des amies profs de russe dans les années 70-80 et de voyager en Chine dès 1991.

    • @Milrem

      Pourriez-vous nous indiquer le montant que vous verse le Propagandastaffel de la Chine communiste pour rédiger et diffuser vos mensonges ? J’espère en tout cas que, comme les propos du traitre Français Ferdonnet (le « traître de Stuttgart » fusillé en 1945 pour intelligence avec l’ennemi) qui furent radiodiffusés par les nazis, vos nauséeux billets ne tromperont pas grand monde.

      L’éminent sinologue, Simon Leys, écrivit que Mao-Tsé-Tung aurait été un grand homme s’il était mort en 1952. Ce ne fut malheureusement pas le cas et il martyrisa effroyablement le peuple chinois, notamment lors du « Grand bond en avant » et de la « Révolution culturelle » dont le bilan cumulé avec bien d’autres crimes d’État se chiffre en dizaines de millions de morts.

      Ses successeurs, dont les dirigeants actuels, utilisent des procédés et un vocabulaire plus subtils adaptés au contexte actuel ; mais, sur le fond, il existe une grande continuité avec la dictature maoïste :
      – par exemple, commencée par l’invasion de 1954, la disparition de la nation tibétaine est presque terminée dans le cadre d’une politique constante d’assimilation forcée, de colonisation brutale qui ne recule pas devant l’emprisonnement, de déportation, de recours à la torture, voire au meurtre pour « parfaire » la « digestion », tel un boa engloutissant sa proie, des malheureux Tibétains ;
      – ce que vivent actuellement les Ouighours est dans la même ligne ;
      – quant au cynique écrasement de la démocratie qui existait à Hong Kong, il revêt un caractère « exemplaire » qui le fera figurer dans les manuels d’Histoire comme un cas d’école de parjure brutal des engagements pris notamment dans des accords internationaux et d’affirmation cynique de la brutalité d’un régime « sanctuarisé » par la détention de l’arme nucléaire et par le caractère incontournable d’un des premiers marchés commerciaux au monde qu’aucun pays ou entreprise ne peut ignorer.

      Vous êtes un immonde désinformateur qui sait parfaitement profiter de la liberté qui règne dans notre pays. On ne peut interdire la publication de vos mensonges éhontés car ce serait renier nos valeurs démocratiques (au vrai sens du terme, néfaste novlanguiste). Mais il faut combattre énergiquement votre propagande qui peut influencer des ignorants ou des naïfs.

      L’évolution de la Corée du Sud et du Japon – que je connais raisonnablement bien – prouve que les Droits de l’Homme et les valeurs démocratiques peuvent s’épanouir, avec des différences mineures, dans des civilisations différentes de celle qui les créa : j’espère donc qu’un jour la nuit finira pour le grand peuple chinois.

    • C’est ça la Chine est un modèle de liberté! Alors que font tous ces militants des droits de l’homme en prison? Vous devriez avoir honte de soutenir un régime criminel

    • cela me rappelle la blague : « en Chine, on ne peut pas se plaindre ; en France on peut ! »

  • Xi se réjouit de la bonne aubaine pour son économie alors qu’il a mis à mal le monde par sa négligence à prendre en compte le covid à son origine et mis celà sur le dos de ce pauvre cogolin incapable de le dénoncer. Alors la liberté….
    Qui dénoncera et traduira ce personnage devant les tribunaux pour ses actes?
    Personne hélas, nous sommes trop lâche et il le sait!

    •  » quand un pays d’un milliard d’habitants dit quelque chose, les pays de 60 millions écoutent » (d’après Michel Audiard).

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