La France, cet enfer néolibéral… Non mais vraiment ?

Si la France est un enfer, celui-ci n’est pas néolibéral. La bonne foi intellectuelle commanderait de parler, peut-être pas d’enfer, mais au minimum de dystopie socialisante.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Screenshot_2021-02-16 À tous nos compatriotes qui célèbrent le Nouvel an lunaire - YouTube

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

La France, cet enfer néolibéral… Non mais vraiment ?

Publié le 17 février 2021
- A +

Par Nathalie MP Meyer.

Je crains que le débat économique en vue de la future élection présidentielle de 2022 ne soit très mal parti. Que l’on se tourne vers la droite ou vers la gauche de l’actuel Président, tout le monde s’accorde à dire que la France nage dans le « néolibéralisme » le plus destructeur depuis au moins trente ans et que l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée a eu pour effet de pousser cette situation à son paroxysme.

Il conviendrait donc de redresser la barre de toute urgence en redonnant en quelque sorte les pleins pouvoirs à l’État pour faire advenir enfin cette « justice sociale » et, nouveau, cette « justice climatique » qui toussent depuis trop longtemps dans les noires volutes de la mondialisation et de la course effrénée aux dividendes.

Le mieux, c’est que même Emmanuel Macron en convient. Du « quoi qu’il en coûte » aux doctes discours sur la souveraineté industrielle de la France en passant par pas mal de renoncements sur la réforme de l’État, sans oublier la mise en avant ostentatoire de tout ce que l’État « décaisse » pour nous pour donner corps à un « bilan du quinquennat », il n’est plus question que de protéger les Français d’à peu près tout, dans un déluge de carottes (genre plan vélo) et de coups de bâton (genre PV darmanesques et contrôles compulsifs de notre amie l’URSSAF).

Mais difficile d’oublier qu’à une époque, le même Emmanuel Macron racontait non sans complaisance que « l’État n’a pas à payer tout » et que la France dépensait « un pognon de dingue » en minima sociaux. Difficile d’oublier qu’il a eu l’audace de baisser les aides personnalisées au logement (APL) de 5 euros par mois et qu’il a fait un cadeau aux riches de trois milliards d’euros par an en limitant l’assiette de l’ISF au patrimoine immobilier. Et difficile, enfin, d’oublier qu’il a mis fin aux recrutements au statut de cheminot et qu’il a tenté de supprimer les régimes spéciaux de retraite de la SNCF et de la RATP.

Qui oserait prétendre que tout ceci n’est pas chez lui le signe irréfutable d’un ultra-libéralisme chevillé au corps et la preuve absolue que toute sa politique économique et sociale ne vise qu’à organiser tranquillement la casse du service public au profit des plus riches ?

Le néolibéralisme, pour la gauche et la droite

Que la gauche non-macroniste se complaise dans ce constat n’est guère étonnant. Pour elle, peu importe le niveau d’où l’on part, rien ne sera jamais assez collectiviste, étatique et redistributeur tant qu’elle ne sera pas au pouvoir. Comme chacun sait, la France ne pourra passer de l’ombre à la lumière que du jour où un « vrai socialiste » dans le prolongement actualisé du programme commun de la gauche de Mitterrand accèdera au pouvoir. 1981-2021 : un quarantième anniversaire à ne pas manquer !

À droite, l’affaire est plus complexe. Si la tendance dirigiste et souverainiste incarnée par le général de Gaulle reste très présente chez les Républicains (LR), il existe aussi une fibre plus libérale qu’on pourrait résumer par la célèbre formule de Pompidou « Mais arrêtez donc d’emmerder les Français ! » et qui a notamment pris le dessus lors de la campagne présidentielle de 2017 avec la candidature de François Fillon.

Mais à l’approche de l’échéance de 2022, force est de constater que la tendance initiale du parti est revenue en première ligne, avec encore plus de force si cela est possible. C’est ainsi que tous les ténors LR se succèdent depuis un an dans les médias pour nous expliquer qu’il faut revenir à la planification qui est « un point d’accord avec la pensée communiste, qui l’a d’ailleurs appliquée avec les gaullistes » (Aurélien Pradié, Secrétaire général LR), qu’il faut « abandonner la pensée bruxello-budgétaro-néolibérale » et que la France a besoin d’un État-stratège (Julien Aubert, Twitter), etc. etc. 

Le « néolibéralisme » nous détruit, mais comment ?

Malgré cela, tous ne sont pas d’accord sur la façon dont le « néolibéralisme » nous détruit. Pour Pradié (ibid.) comme pour beaucoup de ses collègues et pour la gauche, ce sont les politiques d’austérité, ces économies sur l’argent public réalisées par « étroitesse d’esprit », qu’il faut blâmer. Pour le député LR Olivier Marleix, en revanche – et je dois dire que celle-là, je ne l’avais jamais entendue – la dépense publique a bel et bien augmenté mais uniquement pour réparer socialement les méfaits de la mondialisation néolibérale, alors qu’il aurait fallu utiliser l’agent pour préserver les intérêts stratégiques du pays !

M. Marleix a raison sur un point, la dépense publique n’a pas cessé d’augmenter, y compris depuis 2017. En 2019, elle a atteint la coquette somme de 1349 milliards d’euros, soit près de 56% du PIB. Par rapport à 2018, cela représentait une croissance de 1,5 % en valeur déflatée. Mais si l’on exclut la charge de la dette qui a beaucoup diminué du fait de la baisse des taux d’intérêt, la croissance annuelle des dépenses s’est établie à 2 % en déflaté.

Difficile de parler d’austérité, sachant en outre que ce niveau est le plus élevé des pays du monde développé comme on peut le voir sur le graphique de l’OCDE ci-dessous (cliquer pour agrandir).

néolibéral

Dépenses publiques 2019 en % du PIB

néolibéral

Dépenses sociales 2019 en % du PIB

Au sein de toutes ces dépenses, les dépenses sociales représentaient 31 % du PIB en 2019, à nouveau le plus haut niveau de l’OCDE. La France est incontestablement le pays champion de la redistribution.

On sait que bon an mal an, 10 % des foyers fiscaux paient 70 % de l’impôt sur le revenu et 2 % paient plus de 40 % de cet impôt. Mais plus généralement, une fois que l’on tient compte de tous les transferts sociaux, on constate que le revenu mensuel moyen des 20 % les moins riches passe de 553 euros pour une personne seule à 933 euros après les effets de la redistribution. À l’inverse, le même revenu pour les 20 % les plus riches passe de 4566 euros à 3705 euros (chiffres 2018). Le rapport qui était de 1 à 8 avant redistribution tombe à 1 à 4 après. Qui dit mieux ? Personne.

Face à tout cela, qu’il faut bien financer, on observe de la même façon que les prélèvements obligatoires (schéma ci-dessous à gauche) n’ont pas cessé d’augmenter et qu’ils placent une fois de plus la France en tête de ses voisins comparables : ils atteignaient 1070 milliards d’euros en 2019, soit 45 % du PIB contre environ 39 % pour l’Allemagne et les Pays-Bas et seulement 33 % pour le Royaume-Uni :

Prélèvements obligatoires 2019 en % du PIB

Évolution de la dette publique France

Malgré ce niveau assurément confiscatoire – qui grimperait à 50 % du PIB si on y ajoutait les 100 milliards supposés de l’évasion fiscale que tous nos édiles se flattent de vouloir récupérer au nom de la justice fiscale et des valeurs de solidarité de la République – le gouvernement n’arrive pas à couvrir ses dépenses et il doit recourir à la dette publique (graphe de droite) qui n’est jamais qu’un impôt différé. À fin décembre 2019, elle frôlait déjà les 100 % du PIB (contre 60 % en Allemagne) et l’on s’attend à ce que l’année 2020 s’achève sur un taux de 120 % en raison des confinements et autres restrictions anti-Covid.

Malheureusement pour nous, les services rendus en échange, santésécurité, éducation, recherche scientifique, transports publics, sont très loin d’avoir un niveau aussi élevé que les prélèvements qu’ils occasionnent pour les Français (tous les Français, n’oublions pas la TVA, première recette de l’État). S’y ajoutent de multiples débâcles en tout genre – Notre-Dame-des-Landes, informatisation de l’administration, scandale de la taxe à 3 % sur les dividendes, etc. – qui se chiffrent en centaines de millions payés pour rien par le contribuable.

De plus, même sans parler Covid, la croissance économique se traîne depuis la crise de 2008 et le chômage reste chez nous plus élevé qu’ailleurs, à 8,4 % en décembre 2019 contre 3,2 % en Allemagne et aux Pays-Bas :

néolibéral

La France est un enfer, mais pas néolibéral

Autrement dit, au vu de ces résultats, la France est certainement un enfer  comparativement à la prospérité observée chez ses voisins, mais elle n’a en aucune façon le profil « néolibéral » que les opposants à Emmanuel Macron se plaisent à décrire et ce dernier n’a nullement mené une politique qui nous en rapprocherait de près ou de loin malgré ses discours « penser printemps » des débuts – dans ce procès, les comptes publics témoignent hélas en sa faveur.

Là où M. Marleix se trompe une seconde fois, c’est que la hausse constante de la dépense publique n’est pas comme il le pense la conséquence non préméditée d’avoir à réparer les dégâts du néolibéralisme mondialisé.

C’est d’abord un choix conscient, assumé, revendiqué et constructiviste que la France a fait en 1945 dans la foulée du programme du Conseil national de la résistance en instituant la sécurité sociale, l’ENA et les comités d’entreprise, en créant le statut de la fonction publique et son emploi à vie, en nationalisant de larges pans de l’économie et en ayant recours à une forme de planification centralisée. Le modèle était clairement l’URSS et les hommes qui l’ont mis en place en France étaient des membres du Parti communiste comme Ambroise Croizat ou Maurice Thorez (référence de la gauche) avec la bénédiction du général de Gaulle (référence de la droite).

Depuis, on a assisté à des périodes de privatisations, mais le concept de l’État stratège s’est imposé et le capitalisme n’est devenu acceptable que s’il agissait en connivence avec l’État. Dans le même temps, l’État est aussi devenu nounou : rien de la vie des citoyens ne doit échapper à sa sollicitude autoritaire. À ce titre, on peut citer à nouveau l’exemple caricatural mais vrai du plan vélo et de son stage gratuit  de remise en selle. Et c’est Macron qui l’a fait ! Vous disiez néolibéral ?

Véritable boulet attaché aux basques du secteur productif, ce système pèse sur l’innovation, l’emploi et le pouvoir d’achat, et impose ensuite constamment d’être réparé lui-même par encore plus de pansement social sur une jambe de bois. Et c’est ainsi qu’un pays arrive à un niveau record de dépenses publiques de 56 % du PIB.

La bonne foi intellectuelle commanderait de parler, peut-être pas d’enfer, mais au minimum de dystopie socialisante. Mais ne rêvons pas. Le constat partagé par ignorance et/ou déni et/ou idéologie collectiviste par 99 % des Français et des politiciens, c’est que la France vit un enfer néolibéral qu’il est urgent de renverser. Et c’est parti pour 2022 ! Ça promet.

Sur le web


Voir les commentaires (34)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (34)
  • Pourquoi la France s’est désindustrialisée et pas la Suisse ?

  • pourquoi les « arnaques » pyramidales fonctionnent? vous croyez vraiment que les gens ne « comprennent » pas?

    le plus grave danger est le niveau de mensonge et d’hypocrisie necessaire pour habiller la jalousie et la cupidité des habits de la vertu… mieux vaut ne pas ouvrir sa gueule sur la sncf devant une manif de la cgt cheminots.

    alors espérer non pas la prise de conscience mais la sincérité… je n ‘y crois plus..

  • Il nous faut nous habituer à voir le socialo-communisme comme ultra-libéral

  • Ce texte confirme une fois de plus l’ambiguïté du terme « néoliberalisme » tant utilisé, personnellement j’en arrive à le considérer comme un synonyme de « socialisme ».

  • Platon  » La perversion de la cité commence par la fraude des mots »

  • Merci Nathalie de dénoncer cette mascarade consistant à nommer libérale (ou ultra ou néo) un pur régime socialiste confirmé par les agrégats (taux de recettes fiscales (52 %) et de prélèvements obligatoires, taux de dépenses publiques sur PIB, taux de dépenses de redistribution sociale, taux de fonctionnaires/habitant etc).
    J’y ajoute un élément symbolique de la passion antilibérale française concernant les dividendes honnis et les actionnaires voyous : en 2020, le montant total des dividendes des sociétés du CAC 40 s’est élevé à 33 milliards d’euros, pour une capitalisation boursière totale du CAC de 1819 milliards d’euros, soit un retour sur investissement de 1,81 % bruts avant impôts…
    No comment.

    • Dans la même veine, la taxe sur les transactions financières a rapporté 1,785 milliards à l’état.

      • Elle a surtout coûté 1.785 Mds aux investisseurs, 1.785 Mds qui vont manquer aux entreprises.

      • dans l’idée d’une taxe présentant une certaine rationalité et n’ayant pas pour but de limiter une pratique, la taxe est utile et correspond à un servie rendu par l’etat.. comme payer pour une police alors ici quoi? ou juste prendre les reste le pognon des autres?

        alors quelle est a raison de taxer les transactions financières?

        • « Trois objectifs stratégiques lui avaient été assignés : faire contribuer le secteur financier au redressement des finances publiques, exercer une action de régulation sur les marchés financiers, initier un mouvement d’adhésion des autres États au projet de la Commission ». — Note de la Cour des Comptes.

          • … mais l’objectif principal était bien sûr de récupérer les votes des fanas de la taxe Tobin.

          •  » faire contribuer le secteur financier au redressement des finances publiques  »

            C’est là que j’ai senti les poils se dresser dans ma nuque ! (plus précisément à ‘redressement’)…

    • Qualifier le régime politique français de socialiste participe un peu de la même incertitude sémantique que de qualifier nos sociétés de néolibérales. Tout ça est très exagéré.
      On commencera à y voir un peu plus clair quand on utilisera les bons mots.
      En l’occurrence, le bon mot pour qualifier nos sociétés occidentales est quelque part entre socio-democraties et démocraties libérales.
      On peut vouloir plus ou moins d’étatisme mais invoquer des termes aussi forts que socialisme ou néolibéralisme, qui sont en réalité les deux extrêmes du spectre politique, lesquels ne sont pas à l’oeuvre dans le monde occidental, reste largement improductif. Sauf à vouloir se payer de mots…

      • Très juste. Un socialiste ne reconnaît pas plus la société française qu’un libéral. Pour un socialiste, une société ne l’est pas si le privé amasse de telles fortunes et il voudrait voir ces « riches » partager.

        Je dirais plutôt que nos sociétés occidentales sont des socio-démocraties clientélistes, où le pouvoir se fait acheter par le secteur privé à coup de commissions occultes et achète les votes en arrosant sa vaste clientèle d’assistés.

        Rien de libéral là-dedans, mais pas grand chose de socialiste non plus : l’état ne rêve pas vraiment de nationalisations des moyens de production ni de collectivisation à la soviétique.

        La preuve, allez tenir ce genre de discours « France socialiste » sur les forums de l’Humanité et vous verrez les réponses. Je ne dis pas cela par ironie mais simplement pour, comme le dit si bien Jerémy Lapurée, utiliser les bons mots.

  • La caste au pouvoir (énarchie en collusion avec le pouvoir financier, pour résumer) a intérêt au maintien des mythes et des tabous qui protègent sa position privilégiée. Il ne faut attendre aucun changement de ce côté. De plus, une grande partie de la population reçoit quelque chose de cet État providence dont les tentacules et les prélèvements étouffent par ailleurs le pays, et craint de perdre ces petits (ou grands) avantages. Malgré les violences et les échecs que le pouvoir étatiste a accumulé au cours des derniers mois, le credo français du « gentil État protecteur » n’a jamais été attaqué – et encore moins relayé par les médias, dont le rôle est de protéger le système.

  • La France est un enfer socialiste. Toute réaction libérale (par ex. Fillon) doit être détruite par tous les moyens.

  • La France atteinte « … de dystopie socialisante ».
    Merci à Nathalie pour cette réflexion et sur son appréciation du concept de libéralisme perçu par les français.
    De toute évidence, le mot libéralisme suscite des débats passionnés dans tous les médiats y compris sur Contrepoint, certains parlant de néolibéralisme, d’autres d’ultralibéralisme, d’autres encore parlant de tout et de n’importe quoi.
    La première question qui se pose est celle de savoir si notre Grand Timonier est libéral et s’il est donc responsable de l’état économique actuel de la France.
    La réponse à une telle interrogation ne peut être que subjective car, elle est fonction de l’appréciation et du tropisme politique de chacun d’entre nous.
    Je pense qu’au plan politique, la France est dotée d’une constitution et, d’institutions qui en découlent, qui ne sont absolument compatibles avec un esprit libéral.
    Comme chacun peut le percevoir, nos élus sont loin d’être représentatifs des opinions de nos concitoyens, absence totale de proportionnalité des scrutions électoraux oblige!…
    Cette constitution de la Vème République se rapproche dans son esprit des institutions de la Rome Antique qui déléguait volontiers à un Empereur ayant laissé son emprunte dans le passé.
    Je pense également qu’au plan économique, la France est contaminée par l’esprit de ses institutions publiques de par la volonté des français de se dédouaner sur tel ou tel homme providentiel pour organiser les conditions et le contexte de la vie sociale. La majorité des français aiment l’État… car pour beaucoup d’entre eux, la survie dépend de prébendes distribuées d’une façon sélective sans considération d’utilité économique.
    Dans la réalité, de l’économie française objet des statistiques relatées dans cet article, on en déduit de ce que l’on peut appeler les faveurs Étatiques, qui sont distribuées à la cantonade pour les grands groupes partie du capitalisme de connivence mais, distribuées avec parcimonie aux petites et moyennes entreprises qui constituent majoritairement le tissu économique de notre pays.
    Le contexte économique français étant strictement imbriqué dans le contexte politique actuel, on ne peut parler d’esprit libéral lorsque l’on en arrive à dépendre d’un pouvoir Étatique qui se pérennise à force de prélèvements fiscaux et sociaux abusifs et outranciers sur une France besogneuse qui est à la peine et dont la marge de manœuvre va s’amenuisant.
    La résultante de cette constatation est consternante, on en arrive peu à peu à un chômage de masse nécessitant la mobilisation de sommes importantes pour permettre la survie des sans-emplois et, comble de tout, on continue à permettre, tous les ans, à des centaines de milliers d’immigrés – légaux et illégaux – dont la plupart sont très difficilement intégrables, de venir générer de nouvelles dépenses Étatiques et de créer un climat d’insécurité préoccupant et grandissant…

    • Si les termes étaient bien définis en cours, avec notamment avec plus de cours d’économie que « d’arts plastiques » au collège par exemple, les français ne s’imagineraient pas vivre dans un pays « néo-libéral » comme ils le croient actuellement.

  • 8,4% de chômage en France ne correspond en rien à la réalité du pays. il est beaucoup plus élevé que cela, les gouvernements s’arrangeant toujours pour en diminuer le nombre: emplois aidés, stages, etc…

  • Si l’État était honnête, il demanderait à Hanoï de lui prêter la statue de Lénine pour exposer un saint homme à vénérer!

    • Quand on connait le cynisme sanguinaire de Lénine (CF. Le livre noir du communisme), on se dit que cela irait bien à Macron et sa bande.

  • la France de 1945 n’a fait que poursuivre ce qu’avait initié Vichy et ses synarques…

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Samuele Murtinu. Un article de l'IREF Europe

Le « néolibéralisme », c’est-à-dire la version du capitalisme démocratique moderne qui met en scène des marchés et des échanges guidés par de puissantes institutions publiques mondiales, ne doit pas être confondu avec la vision libérale classique de la société libre formulée par Adam Smith, John Stuart Mill, Lord Acton ou F. A. Hayek. De nombreux problèmes associés au néolibéralisme sont en fait le résultat d’une intervention trop lourde de l’État, de la recherche de rentes et d’autres f... Poursuivre la lecture

Avec le pouvoir d’achat, l’écologie et l’immigration, un autre clivage entre les candidats aura été la mondialisation. Marine Le Pen a plaidé le souverainisme français, Emmanuel Macron le souverainisme européen. Mais les réalités de la mondialisation ne se limitent pas au choix du souverainisme. Elles sont en apparence très complexes, et je crois nécessaire de mettre de l’ordre dans les concepts et dans les faits.

Deux types de mondialisation

Je soutiens qu’il existe deux types de mondialisation : une mondialisation politique et une mo... Poursuivre la lecture

localisme
0
Sauvegarder cet article

Par Diego Taboada. Un article de Liber-thé

Lors de la crise du Covid-19, beaucoup de critiques ont été émises sur le système économique actuel. Des appels à la lutte contre la surconsommation, au retour à la nature et à la mise en place d’un système plus local, en opposition à la mondialisation des échanges, se sont fait entendre. L’idéologie du localisme popularisée dans les années 1980 par les mouvements écologistes a ainsi été remise au goût du jour.

Bien que les libéraux soient souvent sceptiques envers ce projet de société ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles