Après Donald Trump, le conservatisme américain en miettes

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Après Donald Trump, le conservatisme américain en miettes

Publié le 6 février 2021
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Par Frédéric Mas.

2016. Donald Trump prend la parole au Freedom Fest, l’un des rendez-vous politiques les plus en vues de la droite américaine. C’est l’occasion pour l’homme d’affaires devenu candidat aux primaires du parti républicain de se présenter aux diverses sensibilités, traditionaliste, libertarienne et néoconservatrice, qui constituent le mouvement conservateur américain.

Il suffit de quelques minutes pour refroidir l’ambiance : le discours du futur président est incohérent et témoigne de sa méconnaissance complète des principes du conservatisme américain et d’un illettrisme économique qui font se dresser les cheveux sur la tête des libéraux les mieux disposés.

La réaction de l’establishment conservateur, cette nébuleuse de think tanks, revues, organisations politiques et commentateurs ne se fait pas attendre. Le 21 janvier 2016, ses principaux barons organisent un colloque anti-Trump, qui deviendra le fer de lance de l’opposition conservatrice à Trump pendant son mandat. S’y succèdent à la tribune le libertarien David Boaz du Cato Institute, le néoconservateur Bill Kristol, le populiste Glenn Beck, Thomas Sowell ou l’ex attorney general de Reagan Edwin Meese III.

Tous expliquent que Donald Trump est un corps étranger au mouvement qu’ils ont façonné depuis des décennies, qu’il ne remplit pas les critères de base, et qu’il est même dangereux.

Seulement, les électeurs américains ne les écoutent pas. Ils ne les écoutent sans doute plus depuis des années, et préfèrent voter pour cet outsider au style clinquant et au verbe haut, qui s’est construit sa réputation people grâce aux médias et à sa réussite en tant qu’entrepreneur.

Une claque sans précédent

C’est une claque sans précédent pour le mouvement conservateur américain. Depuis les années 1950, la nébuleuse idéologique s’était instituée d’abord en courant intellectuel respectable, puis en force politique suffisamment puissante et organisée pour peser sur l’appareil politique républicain.

La naissance du conservatisme américain se fait d’abord autour de quelques intellectuels brillants et quelques revues à diffusion modestes, essentiellement cimentés par l’anticommunisme et le rejet de l’héritage socialisant de Roosevelt. S’y retrouvent des intellectuels traditionalistes, des néo-agrariens, des libéraux classiques et des libéraux de guerre froide (qui deviendront plus tard des « néoconservateurs »)1.

Politiquement, il leur faudra une décennie pour prendre d’assaut le parti républicain, à l’époque centriste, et pousser leur propre candidat, Barry Goldwater. Mais l’Amérique n’est pas prête, et Goldwater est défait en 1964 face à Lyndon Johnson.

Les Russell Kirk, Bill Buckley, Richard Weaver ou Harry Jaffa firent des pieds et des mains pour notabiliser le conservatisme, c’est-à-dire le sortir de la marginalité où ses ennemis voulaient le voir confiné. Rendre respectable le mouvement conservateur passait aussi par purger ses éléments jugés trop radicaux ou trop fantaisistes. Parmi eux, les libertariens jugés incontrôlables et pas assez hostiles à l’URSS, et l’extrême droite radicale, celle de la John Birch Society et du Ku Klux Klan, trop racistes et complotistes. « ‘Ike’ n’est pas un communiste, c’est un golfeur », réplique le paléolibertarien Russell Kirk quand Robert Welch, le président de la John Birch Society, accuse Eisenhower d’être un communiste.

L’institutionnalisation du conservatisme

Les années 1970 et surtout l’arrivée de Reagan au pouvoir en 1981 seront l’occasion pour le conservatisme de s’institutionnaliser et de s’agréger à de nouveaux courants, en particulier la droite religieuse et populiste.

Le conservatisme des débuts laisse la place à une galaxie de think tanks, d’experts politiques, d’organisations militantes, mais aussi de journaux, d’éditorialistes et d’influenceurs qui participent pleinement au débat public et au fonctionnement des institutions politiques américaines.

L’arrivée en scène de Donald Trump a tout chamboulé. Pour beaucoup, ce sont des années de travail de notabilisation qui partent en fumée, une stratégie d’influence du parti républicain qui s’effondre et surtout les postes et l’argent afférents qui disparaissent. Tous les ingrédients sont là pour alimenter la guerre culturelle, y compris au sein de la droite américaine.

La droite incarnée par Donald Trump surgit comme un violent anti-intellectualisme. Prenant ses racines dans la colère populaire du Tea Party contre les élites, qu’elles soient politiques ou financières, elle méprise les arguties des intellectuels et des journalistes pour se concentrer sur des problèmes qu’elle juge pratico-pratiques.

Le style populiste de Trump séduit les classes populaires, l’Amérique ouvrière blanche sur le déclin, les régions sinistrées de la Rust Belt et les catégories sociales fragilisées par la mondialisation économique et que l’immigration mexicaine effraie. C’est l’Amérique malade et oubliée qui se retrouve dans le discours de Trump.

Le trumpisme est d’abord une manière de communiquer plus qu’un catalogue de propositions cohérentes, un pragmatisme stratégique comme en témoigne son livre The art of Deal plus qu’une politique informée par des principes moraux ou philosophiques. Ses partisans ne s’y trompent pas : leur loyauté est d’abord émotionnelle, parfois jusqu’à l’aveuglement.

Les digues sont rompues

Avec Trump, la digue entre droite convenable et droite radicale est rompue, avec le concours de Trump lui-même dans le rôle de boutefeu. La campagne de Trump est vécue comme un espoir pour les franges les plus radicales et les plus loufoques de la droite américaine, rassemblées par les médias sous l’étiquette générique alt-right.

On fait en général crédit à Hillary Clinton d’avoir ouvert la boîte de Pandore en invoquant cette nouvelle extrême droite devant les caméras pour stigmatiser son adversaire républicain, lui donnant ainsi une publicité extraordinaire.

L’alt-right désigne à l’origine un agrégat hétéroclite surtout présent sur les forums et les réseaux sociaux, de déçus du « conservatisme convenable » ou du libertarianisme radical, de trolls anti-gauchistes ou anti-politiquement corrects et des néo-nazis plus ou moins assumés.

L’ère numérique permet à ces nouvelles radicalités de dépasser leur audience groupusculaire et de toucher de nouveaux publics plus jeunes.

Très rapidement cependant, la baudruche de l’alt-right se dégonfle, en partie après la parade raciste et folklorique de Charlottesville en 2017. L’alt-right IRL est beaucoup moins subversive et beaucoup plus inquiétante, y compris sur l’état psychologique d’une partie de la jeunesse radicalisée.

Trump, en politicien pragmatique et ignorant des usages qui se pratiquent dans le petit monde de la droite américaine, se fiche des étiquettes et s’appuie sur l’expertise de Steve Bannon, qui lui-même ne cache pas ses sympathies avec certaines franges de la droite radicale.

Les réticences de Trump à condamner les rapprochements et les confusions qui se font à la base sur fond de panique identitaire achèvent la stratégie de notabilisation de la droite américaine. Elles ne font qu’ajouter à l’hystérie anti-Trump qui secoue le monde médiatique et toute la gauche américaine remontée à bloc.

La crise du conservatisme

Si Trump se passe de l’avis de la galaxie conservatrice, qui s’efface devant le brouillard médiatique de l’alt-right, c’est qu’elle ne représente plus rien. Depuis des décennies, sa base sociologique vieillit et se rétrécit. Son discours « fusioniste2 » apparaît en décalage avec les transformations profondes qui traversent le pays.

Incapable de séduire les nouvelles générations plus libertariennes, devenu inaudible pour des classes moyennes sous tension avec l’approfondissement de la mondialisation, snobé par les classes montantes issues des Big Tech, le conservatisme s’est ossifié. Avec Trump, il est carrément mis sur la touche. Pour éviter la mort et le dépérissement, plusieurs initiatives vont voir le jour.

Dans un premier temps, une partie de la droite pensante se dit qu’il vaut mieux, à la veille du scrutin, faire partie du camp vainqueur pour continuer à influencer le GOP que de rester en dehors et de se retrouver à nouveau en position marginale. Des libertariens autour de Walter Block laissent tomber le candidat du Parti libertarien jugé trop mou et trop proche des élites de Washington.

Les néoconservateurs du Claremont Institute vont théoriser l’investissement idéologique du trumpisme pour mieux le changer de l’intérieur. « 2016 est l’élection du Vol 93 : chargez le cockpit ou vous mourrez » déclare l’auteur de l’essai remarqué qu’ils publieront à la veille de l’élection de Trump, faisant référence à la révolte des passagers du Boeing qui ont empêché les terroristes de se crasher sur le Capitole. Un embryon de trumpisme idéologique voit le jour, avec ses revues, ses penseurs et ses nouvelles marques idéologiques, incarné un temps par la revue néo-hamiltonienne American Affairs.

Une nouvelle droite nationaliste

Face au déclassement d’une partie de sa base électorale et à la peur du déclin de l’Amérique dans le monde, une partie du conservatisme américain s’est en quelque sorte européanisée, puisant dans les idées des courants réactionnaires pour tenter de faire revivre un mouvement politique épuisé. Pour la première fois de son histoire, elle s’invente une identité en dehors de la tradition libérale qui est celle de l’histoire de la république américaine.

Cette droite qui se réinvente une fois Donald Trump élu s’inspire des expériences illibérales européennes à la Viktor Orban ou Matteo Salvini. Tout en reconnaissant les limites du personnage Trump, elle s’est découverte nationaliste, populiste et anti-libérale, et instruit le procès du consensus « fusioniste » du conservatisme américain traditionnel.

On trouve parmi ses nouvelles références le journaliste Yoram Hazony, qui dans  le livre The Virtue of Nationalism (2018) réhabilite le nationalisme, ce droit collectif des peuples à se gouverner eux-mêmes, contre l’impérialisme et ses formes modernes que sont les organisations politiques supranationales de type ONU ou Union européenne.

Les essais de David Goodhart et de Charles Murray alimentent la réflexion commune sur les nouvelles fractures sociales entre le peuple et ses élites. Par leur lecture sociologique et géographique, ils dessineront les nouveaux clivages entre des classes populaires reléguées aux périphéries des villes et aux attentes conservatrices en termes d’identité et d’immigration, et les classes supérieures à la mentalité plus cosmopolite et progressiste.

Pour Christopher Caldwell, la victoire de Donald Trump se construit sur l’échec du parti républicain à tenir ses promesses, devenues intenables depuis la révolution des droits civiques des années 1960. Dans The Age of Entitlement : America Since the Sixties (2020) il rend compte de l’incapacité des gouvernements républicains successifs à endiguer la progression d’un « Big Governement » qui désormais légitime sa dynamique de croissance sur l’exigence d’égalité raciale et multiculturelle.

Plus fondamentalement, certains acteurs de cette « nouvelle droite » comme le constitutionnaliste Adrian Vermeule, les journalistes Sohrab Ahmari ou Tucker Carlson ou le politologue Patrick Deneen vont instruire le procès du libéralisme classique, accusé d’avoir érodé les fondements sociologiques d’Amérique traditionnelle laminée par le laxisme culturel et le libre-échange.

Le vol 93 s’est finalement écrasé

Le vol 93 qui servait de métaphore aux néoconservateurs acquis au trumpisme s’est finalement écrasé, comme l’avion de 2001. La présidence de Donald Trump s’est achevée dans la douleur. Le spectacle lamentable de la prise d’assaut du Capitole par quelques agités déguisés en révolutionnaires a effacé en quelques images le bilan contrasté du magnat de l’immobilier.

Avec l’élection de Joe Biden, le retour au pouvoir des démocrates s’est fait avec un esprit de revanche intact depuis la défaite cuisante de 2016. Pour beaucoup de militants progressistes, il faut désormais condamner Trump, effacer d’un trait de plume rageur le trumpisme de l’histoire des États-Unis, et éliminer du débat public tout ce qui peut s’apparenter à cet héritage politique et culturel maudit. La chasse aux sorcières a commencé, et la liberté d’expression sur les réseaux sociaux en est la première victime collatérale.

Le parti républicain est à la fois divisé et déconsidéré, et la décomposition du conservatisme américain traditionnel s’est accélérée. Les libertariens, les traditionalistes et les néoconservateurs espèrent retrouver leur ancien magistère sur la droite, mais le monde a changé, leur public s’est dispersé, fractionné par la guerre culturelle qui déchire le pays. Leur autorité n’est plus la même.

La version nationale-populiste du conservatisme américain, qui reste minoritaire, survivra-t-elle à la déconvenue politique de Trump lui-même ? Mystère. Seul l’avenir nous le dira. Donald Trump n’a pas dit son dernier mot, mais sa fanbase n’est pas nécessairement prête à écouter son nouveau clergé intellectuel informel.

Si le mouvement conservateur américain veut rebondir, il doit tout reconstruire, depuis ses fondements intellectuels jusqu’à sa base sociologique. Après le choc du trumpisme et le retour d’un parti démocrate acquis aux pires délires liberticides de l’idéologie diversitaire, il n’a pas le choix, il doit se refonder. Seul un retour aux origines libérales de l’Amérique peut en raviver l’esprit.

  1. George H. Nash, The Conservative Intellectual Movement in America Since 1945, 1976.
  2. Le fusionisme est le mélange de traditionalisme moral, de libéralisme économique et d’autoritarisme en politique étrangère qui constitue les éléments de base de l’idéologie droitière américaine la plus commune. Il s’agit d’une idée inspirée par les écrits du conservateur libertarien Frank Meyer.
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  • L’éclatement du GOP semble en vue : 64% de républicains prêts à joindre un parti trumpiste, si celui-ci décidait d’en créer un ( sondage paru hier ) :

    https://thehill.com/hilltv/what-americas-thinking/537442-poll-64-percent-of-gop-voters-likely-to-join-a-trump-led-3rd

    • Le trumpisme sans Trump n’existe pas…et tant mieux au fond ..il nous a permis de toucher du doigt la manière de manipuler un électorat et plein d’autres choses encore sur un mode plus que populiste …Pactiser avec le « diable » c’est une vieille histoire et cela se termine toujours mal…Le parti républicain ne s’en sortira vraiment qu’en liquidant le trumpisme ou en se perdant avec ..

    • Le GOP en a vu d’autres …

      Et encore faut-il croire à ce nombre …

  • Merci, mille fois merci pour cet article. Vous me fournissez les éléments qui me permettent de comprendre ce qui se passe là – bas, de connaître le dessous des cartes. Le mal est plus profond que ce que je croyais. Ça semble confirmer mon sentiment: Donald Trump a déboulé comme un chien dans un jeu de quilles. Il a appliqué à la politique les méthodes et techniques de son reality show « The Apprentice ». Superficiel, arrogant, fantasque. Il a spéculé sur les valeurs conservatrices. Je doute fort qu’il les partage ou même qu’il les comprenne. C’est un investissement de type boursier qui lui a rapporté le pouvoir comme dividende. Maintenant que l’éléphant a quitté le magasin de porcelaine, la boutique est en ruines. Dehors, le cancer gauchiste développe ses métastases dans tous les domaines de la société.

    • C’est un peu trop simple.
      Le GOP était déjà mal en point avant Trump avec des candidats plus politiquement corrects les uns que les autres et avec un discours tendant de plus en plus à reluquer vers la bien-pensance et le progressisme (certes plus modéré que les démocrates) pour essayer de gagner des voix et e séduire les minorités. C’est cette déliquescence qui a permis à Trump de percer en tenant un discours qui parlait à bcp d’électeurs.

      Le fait que Trump a bcp plus drainé d’électeurs de minorités (hispanique, afro-US, homo…etc) que ne l’aurait imaginé les républicains et les démocrates eux-mêmes (en particulier à cette dernière élection) montre que le GOP s’est trompé sur son analyse et les attentes de leur électorat.
      Je ne pense pas que les républicains pourront revenir intégralement à leurs discours antérieurs sous peine de disparaître en tant que force de poids et de ne jamais reconquérir la Maison Blanche. Et surtout, s’ils retournent à leurs vieilles lunes d’avant, ils risquent à nouveau de se faire déborder par un type du genre de Trump.
      Ils vont devoir furieusement évoluer.
      Cela ne doit d’ailleurs pas enchanter les démocrates qui n’ont in fine que 2 ans pour agir avant l’arrivée des élections de mid-term qui risquent d’être chaudes.

      • A la primaire républicaine de 2016, il y avait : Ted CRUZ et Rand PAUL. Il y avait donc des alternatives qui ne cherchaient pas à être politiquement correct.

        TRUMP a fait se déplacer en masse ce qu’on appelle les « White Trash ». Et, surtout, il a été suffisamment malin pour ne pas s’aliéner les autres électeurs traditionnellement pro-républicains.

    • Votre analyse de Trump est superficielle, arrogante, fantasque! Il faut se fier aux faits et à ses réalisations et cesser ces calomnies outrancières ridicules. Le populisme c’est ainsi que l’establishment nomme ceux qui l’écartent du pouvoir, l’empêchant de réaliser ses petites combines du capitalisme de connivence mâtiné d’une bonne dose de corruption, dont Biden et Clinton sont de parfaits exemples. Quand au cancer gauchiste ils en sont les complices consentants.

      • Trump est un populiste que vous le vouliez ou non…Un national populiste …et ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit…

        • Que veut dire populiste pour vous? Le terme peuple est péjoratif dans votre bouche. Je considère le peuple au sens large comme légitime. La gauche est bien plus populiste puisqu’elle fait des promesses intenables, ce qui est de l’escroquerie!

      • bien sûr qu’il est populiste avec ses citations sur les immigrés, les musulmans, les autres pays de « merde »…S’il y a bien un mec qui a profité de sa position, c’est bien lui en commençant par le népotisme à tous les étages

      • TRUMP est le pur produit du népotisme et du capitalisme de connivence. Que des gens achètent encore qu’il soit « anti-système » laisse pantois.

        Ceci dit, TRUMP a également fait de bonnes choses.

    • C’est d’abord une manière d’être et de vivre. Bien sûr, pour les Français qui ont boudé la version M6 d’Apprentice et qui lui préfèrent les cerfas et les plus de 3 000 aides pour les entrepreneurs, avec des conditions différentes, de typologies différentes quand par le plus grand des hasards ils ne veulent pas du salariat…
      Les valeurs conservatrices, en France, auraient tout à gagner au chien dans le jeu de quilles, plutôt qu’aux instructions AFNOR de 76 pages indiquant comment disposer les quilles.

      • adopter les valeurs conservatrices américaines actuelles? Cad être moins libérales en fait? bizarre sur un site pro-libéral

        • J’ai dit les valeurs conservatrices parce que c’était le sujet du commentaire auquel je répondais, mais les valeurs libérales auraient elles-aussi intérêt au chien dans le jeu de quilles gouvernemental.

          • je voulais dire libéral au sens de contrepoints pas libéral au sens du parti démocrate. Clairement, le positionnement de trump est moins libéral

  • Tout comme les démocrates ont subi le désastre Hilary, les républicains vont subir le désastre Trumpy….eh oui, faut assumer son vote, c’est dans l’isoloir qu’il faut agir avec raison, après c’est trop tard.

  • En France, on prétend parfois que c’est la présidence de Hollande qui a dynamité le PS. C’est faux selon moi. Le PS était déliquescent depuis au moins 2007 et Ségolène Royal, sinon depuis l’échec de Jospin en 2002. Mais ni Hollande, ni Royal, ni Jospin n’en sont vraiment responsables. C’est juste que la grille idéologique de ce parti n’était plus raccord avec le pays depuis au moins 2 décennies.
    Je crains que ce ne soit pareil aux States. Trump n’a pas dynamité le conservatisme républicain. Il est arrivé au pouvoir parce que celui-ci était déjà bien faiblard.
    En France, l’alternance PS-PR a vécu. Trop des mêmes têtes, des mêmes idées, trop longtemps.
    Idem aux States.
    L’électeur veut du neuf, il en a assez du choix réduit qu’on lui présente depuis des années.
    C’est la raison pour laquelle je crois que Trump est arrivé. Tout comme chez nous arrivera un jour le RN.

    • le RN est un parti « classique » ….qui arrivera ..?? Nous n’en savons fichtre rien …!!!

    • Il y a du vrai dans votre commentaire mais je ne trouve pas la comparaison France-USA pertinente.

      Le renouvellement de la classe politique est, tout de même, beaucoup plus important aux USA qu’il ne l’est en France. Maintenant, je vous rejoins sur les compromissions du parti républicain américain d’un point de vue général. TRUMP avait l’avantage d’être un « outsider » et, donc, de ne pas être dépositaire de tous ces petits arrangements.

      Je pense aussi que TRUMP est le résultat d’une évolution de la société. On a élevé l’idiotie et l’ignorance (reality shows, etc.) comme une vertu. La société occidentale de 2020 n’est plus celle de 1960 (malheureusement). TRUMP est le pur produit de cette société spectacle qui se complaît dans sa décadence. Mais si TRUMP a été globalement porté au pouvoir par des imbéciles malheureux, il est très loin d’en être lui-même.

      Quand on regarde l’Asie de 2020’s, on y retrouve beaucoup des qualités qui ont fait le succès de l’occident des 50’s : culte du capitalisme et de l’entreprenariat, patriotisme, aucune attente de l’État, conservatisme sociétal, valorisation de la science et du travail, etc. De quoi rêve les jeunes chinois ? De devenir ingénieur ou patron d’entreprise, d’innover, etc. De quoi rêve les jeunes occidentaux ? De devenir chanteuse ou joueur de football, star de YouTUBE, etc.

    • « L’électeur veut du neuf »
      et de l’obsolescence programmée !
      Il suffit que ça brille à l’instant t.

  • je pense que c’est plutôt l’establishment conservateur qui est en miettes, et il a sans doute penser que l’élection de Biden va lui permettre de conserver son train-train (comme les démocrates).

    • Pour les démocrates, jusqu’en 2024 il devrait y avoir un semblant d’unité. En 2024, on peut s’attendre à l’explosion du parti entre centre-gauche et gauche très gauche ( AOC, Warren, Sanders )

  • L’après Donald Trump ça sera le populisme à la Donald Trump. Je crois qu’il y a beaucoup de monde (dont les néo-conservateurs et autres RINO) qui n’ont pas bien vu le match à la télé. Les deux idiots qui pensaient être réélus à leurs postes de sénateur en Géorgie en ont fait les frais. Il y a encore 10 autres idiots au sénat qui pensaient que voter pour empêcher Trump était une bonne idée. Leur carrière politique est vraisemblablement fini.

    La vérité aujourd’hui c’est qu’un républicain issu de l’establishment n’a quasiment plus aucune chance d’être élu par la basse républicaine. Le peu qui reste de cette espèce là, et malgré leur plus grand moyen financier, va subir des primaires partout où cela sera possible et les perdront. Ce n’est pas le nombre de bons candidats trumpiens avec toute l’expérience nécessaire qui manquent.

  • Il n’ est certainement pas en miettes d’ un point de vue électoral, au vue des dizaines de millions d’ américains qui ont voté pour lui, le score était serré.
    Je vous recommande d’ écouter Replique sur France Culture Finkelkraut de ce matin samedi 6/02.

  • Maintenant tout est rentré dans l’ordre.
    Le Walking Dead est à la Maison Blanche.

  • En dépits du coté burlesque du personnage, il ne faut pas minimiser le score croissant et très enviable obtenu par un « sorti « . Score qui est dû à des résultats économiques -avant la Covid – inespérés, surtout après 2 mandats du tandem Obama/JOE. Car le plein emploi et la croissance économique des USA n’ont jamais été aussi hauts et surtout aussi rapides dans l’histoire des USA. Ce qui peut expliquer la fureur du perdant… qui ne mérite certainement pas la chasse aux sorcières dont il est récompensé. JOE perd là un temps précieux à s’acharnant vouloir l’abattre, faisant supposer ainsi à chacun, qu’il craint sans raison que celui-ci lui est suffisamment supérieur pour l’empêcher de gouverner… Ou de se représenter à un deuxième mandat ! Quelle raison peut expliquer cette maladresse surprenante…?

  • Il me semble qu’en tant que français, nous sommes bien placés pour voir ce qui se passe quand les conservateurs (LR) se positionnent en anti-populistes, suivant en cela les injonctions de la gauche. Ils ne leur reste plus qu’à rejoindre le politiquement correct, qui, dans la débâcle économique, revient à adouber le capitalisme de connivence, nouvel eldorado pour le collectivisme de Pékin à Moscou. A cet égard, non seulement le Trumpisme a un bel avenir devant lui, mais les conservateurs français feraient bien de lorgner hors du FN ou de LR pour trouver leur Trump à eux. Marion ?

    • Je le pense …mais elle va laisser la Marine se prendre une dernière bordée…Son tour sera le suivant et elle sera élue..

  • C’est rigolo cette manière de juger quelqu’un : le classer dans un courant politique dont il ne se réclame pas, même pas sûr qu’il avait sa carte avant de se présenter, puis dire qu’il y a fait du tort, alors que de plus ce courant était à la ramasse bien avant.
    Ce serait comme dire que Melenchon est un mauvais catholique.

    Conclusion de l’article : 76 millions d’électeurs américains sont des abrutis.
    On avance !

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