Le trumpisme est-il un conservatisme ?

Donald Trump snobe Fox News et donne des boutons aux conservateurs américains.

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Donald Trump (Crédits : Gage Skidmore, licence CC BY-SA 2.0), via Flickr.

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Le trumpisme est-il un conservatisme ?

Publié le 30 janvier 2016
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Par Frédéric Mas.

Gage Skidmore Donald Trump(CC BY-SA 2.0)
Gage Skidmore Donald Trump(CC BY-SA 2.0)

C’est la dernière ligne droite avant le caucus de l’Iowa pour le parti républicain, et le débat télévisé organisé par la chaîne Fox News à Des Moines devait rassembler tous les candidats de droite. Seulement, Donald Trump a décliné l’offre, et organisé son propre meeting à trois kilomètres de là. Après un échange tendu avec l’une des présentatrices vedettes de la chaîne réputée conservatrice, Donald Trump a purement et simplement décidé de boycotter ses caméras.

Trump serait-il trop à droite, même pour la célèbre chaîne américaine ? Le populisme du candidat plait aux électeurs, mais a réussi à susciter une réaction de rejet dans l’establishment conservateur, parmi les journalistes et les analystes de la vie publique américaine. Ce n’est pourtant pas pour son « conservatisme » outrancier qu’il est rejeté, mais pour son… gauchisme !
Le 21 janvier dernier, la National Review a organisé un colloque réunissant des conservateurs contre Donald Trump. Parmi eux, des journalistes du Weekly Standard et de Commentary Magazine, des personnalités comme William Kristol, Glenn Beck mais aussi David Boaz du très libertarien Cato Institute. Tous se sont accordés pour dénoncer dans le populisme politique de Trump une atteinte au principe de gouvernement limité défendu par le courant conservateur américain.

En effet, Glenn Beck a pu rappeler que Trump avait soutenu le stimulus économique après la crise de 2008, ainsi que les politiques de soutien aux banques en faillite : en ceci, il s’était clairement situé dans le débat public pour l’interventionnisme étatique et contre les recommandations proposées par les économistes libéraux qui ont pour la plupart les faveurs des conservateurs américains.
David Boaz a mis en garde contre le césarisme et le nativisme de Trump, qui tend à renforcer l’impérialisme de l’exécutif et fait des étrangers –en particulier des musulmans- des bouc-émissaires faciles pour la vindicte populaire.

Enfin William Kristol a quant à lui insisté sur la vulgarité du personnage, aux antipodes de ce que le conservatisme américain a toujours défendu.

Partisan, sans programme fixe et hâbleur, Trump serait donc aux antipodes de ce que le mouvement conservateur a toujours défendu. L’alliance de circonstances de la National Review, de certains néoconservateurs et des libertariens peut faire sourire : Glenn Beck ne s’est-il pas posé par le passé comme le héraut du Tea Party ? Le néoconservatisme n’a-t-il pas soutenu sous l’administration Bush l’émergence d’un pouvoir exécutif délié de toute responsabilité vis-à-vis des autres branches de la représentation ? Que font les libertariens dans cette galère républicaine ? Tous vénèrent la figure de Reagan et conspuent la vulgarité du nouveau venu ?

Un chien ne fait pas un chat, et si Donald Trump aujourd’hui se présente aux primaires républicaines, il ne fait aucun doute que ses intellectuels organiques en ont préparé l’apparition depuis plus de 10 ans. À quand l’exercice d’introspection ?

Lire sur Contrepoints notre dossier spécial conservatisme

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  • Je suis certain que Trump se fout complètement de la poire de ces supporters.

    En 2012 il a accusé Romney d’être trop dur sur l’immigration et maintenant il est en mode nazi ?

    Il a toujours été partisan du contrôle des armes et maintenant il est à fond pour les armes ?

    Il n’a jamais été religieux et nous dit désormais qu’il adore Dieu et incapable de réciter un passage de la Bible.

    Ce mec est le pire troll que j’ai pu voir.

  • Il a pas mal de chances d’etre elu car il mele nationalisme, conservatisme et liberalisme economique.

    Les seuls dirigeants qui restent populaires dans le monde marient ces 3 elements : Netanyahu en Eretz Israel, Poutine en Russie, Modi en Inde, Orban en Hongrie, les nouveaux dirigeants de la Pologne et Erdogan en Turquie.

    Ils possedent tous environ 2/3 d’opinion favorable dans leur pays. Esperons que la France connaitra egalement dans le futur un homme du meme calibre.

    • « Les seuls dirigeants qui restent populaires dans le monde marient ces 3 elements : Netanyahu en Eretz Israel, Poutine en Russie, Modi en Inde, Orban en Hongrie, les nouveaux dirigeants de la Pologne et Erdogan en Turquie. »

      Aucun de ces pays n’a de population blanche ou dominante représentant seulement 63% de la population. Selon les calculs Trump aurait besoin de 65% du vote blanc pour gagner, hors Romney en a obtenu 59% ce qui était le chiffre le plus élevé depuis Reagan en 1984 car il a su attirer les indépendants et les blancs diplômés à l’inverse des Républicains précédents…Trump selon les sondages perd face à Hillary Clinton auprès des femmes blanches, des modérés, des indépendants et des diplômés blancs.
      Il n’a donc aucune chance d’obtenir 65% du vote blanc nécessaire pour compenser son très fort déficit parmi les minorités raciales et ethniques.

      Les chiffres sont cruels mais c’est ainsi, l’Amérique n’est pas l’Europe de l’Est, et est à un stade plus avancé que la France où les blancs sont envie 80% de la population.
      Trump n’a aucune chance de gagner une élection générale, en Amérique c’est le plus rassembleur qui gagne, Trump a insulté trop de monde.

      • Et même ces chiffres historiques parmi les blancs n’auront pas permis à Romney de gagner car il n’avait pas cherché à obtenir le vote des minorités. Romney a obtenu 6% du vote noir, 27% du vote Latino,24% du vote Asiatique.
        Trump selon les sondages obtiendrait 11% des noirs, 13% des latinos et 15% des Asiatiques…soit considérablement pire que Romney, hors entre 2012 et 2016 le nombre d’électeurs latinos aura augmenté de 4 millions, le nombre d’électeurs asiatiques d’1 million.
        Donc oui Trump aurait besoin d’un vote blanc massif, ce qui ne se matérialise pas dans les sondages.

      • La force de Trump c est qu il est capable de rassembler tous les déçus de la politique aux États Unis et ceux là representent la moitié de la population. Trump , en réalité , n est pas un vrai conservateur et c est ce qui fait sa force.

        • « La force de Trump c est qu il est capable de rassembler tous les déçus de la politique aux États Unis et ceux là representent la moitié de la population »

          On ne fait rien de bon en rassemblant des gens dont le seul point commun est de ne pas être satisfaits.

          « Trump , en réalité , n est pas un vrai conservateur et c est ce qui fait sa force. »

          C’est ce qui fait que les conservateurs ont justement aucune raison d’être enthousiastes…

        • Comme j’ai dit ça suffira pas, c’est une guerre de chiffres et il la perd.

          • On insulte pas sa voie vers la Maison Blanche, on ne gagne pas en se mettant un max de gens à dos, le FN a fini par comprendre ça après plusieurs décennies de défaites.

    • Netanyahu : Le plus incontestable de ceux que vous avez cité. Le nationalisme Israélien se base sur un des seul exceptionalisme qui a du sens grâce à sont encrage dans l’histoire. Israël est à mon sens une singularité qui ne peut être reproduite ailleurs.

      Poutine : Une cleptocratie paranoïaque qui se créé des ennemis pour endormir son peuple. Il n’y a absolument rien de libéral et de conservateur chez Poutine. On y voit pas non plus de nationalisme quand on regarde l’état dans lequel est la Russie. Ce n’est qu’une banale république bananière dont tout le monde se foutrait si elle n’agiterait pas ses bombes atomiques dans tout les sens. On a aussi une bonnes raison de douter des sondages sur la Russie quand l’on voit le mal que le régime se donne pour supprimer toute contestation.

      Modi : Bof, l’Inde continue à patauger…

      Orban : Trop de nationalisme rend idiot et je ne voit vraiment pas ou est le libéralisme. Le conservatisme est discutable aussi.

      Pologne : Pourquoi pas, à voir. Mais je dirait plutôt les dirigeants du passé qui ont réussit à relever ce pays après la chute de l’URSS.

      Erdogan : Erdogan a eu une très bonne période dans le passé avant de prendre un virage regrettable. J’ai de bons espoirs car il semble recommencer à rentrer dans le rang.

      • « Orban : Trop de nationalisme rend idiot et je ne voit vraiment pas ou est le libéralisme. Le conservatisme est discutable aussi. »

        Pour le libéralisme, Orban a diminué la dette publique de son Etat en y faisant des réformes structurelles: baisse du nombre de fonctionnaires (il en a même virés, il me semble), baisse de la fiscalité inscrite dans la Constitution, recul de la sphère étatique.

        • Il y a eu une amélioration mais il me semble que les choses semblent reculer depuis 2013, avec notamment une baisse de l’état de droit.

        • Taxe sur les banques, mise au pas de la justice et de la presse, son appel à instaurer une « démocratie antilibérale »

          Bof….

      • Pour Erodgan, je crois que la non victoire a douché une partie de ses ambitions un peu démesurées, il n’a sans doute pas la stature pour imposer un régime présidentiel …

      • J’ai de bons espoirs car il semble recommencer à rentrer dans le rang.

        Vous êtes bien optimiste ce soir… Mais c’est votre droit le plus absolu 🙂

    • Mouais, Orban et Erdogan réussisent à se maintenir en controlant l’audiovisuel et en muselant l’opposition.
      Trump ferait pareil.

  • C’est pas comme s’il pouvait gagner de toute façon, un exemple qui explique bien pourquoi :

    http://media.hotair.com/wp/wp-content/uploads/2016/01/dw.jpg

    S’il veut gagner le GOP devrait prendre Rubio donc.

  • « De nombreux dirigeants républicains sont terrifiés par Trump. Rove a prédit que si Trump gagnait l’investiture, «le parti perdra la Maison Blanche et le Sénat, et sa majorité à la Chambre des représentants s’écroulera de façon spectaculaire». Il existe des preuves pour étayer cette inquiétude. Un sondage mené pour le National Republican Congressional Committee aurait découvert que si le parti républicain investit Trump lors des primaires, 48% des personnes interrogées seront moins enclines à voter pour un candidat républicain au Congrès. En Arizona, une enquête a révélé que si Trump était le chef de file du parti, 30% des électeurs républicains «les plus fiables» seraient moins motivés pour voter, et 20% moins enclins à voter pour des candidats républicains dans des élections plus locales. »

    http://www.slate.fr/story/113359/strategie-assad-ted-cruz

    Autant dire que Trump est le plus beau cadeau à faire aux Démocrates !

    •  » Autant dire que Trump est le plus beau cadeau à faire aux Démocrates !  »

      Ou un cadeau empoisonné pour le GOP. Au final c’est pareil.

      D.J

  • Bonne nouvelle : Á 2 jours du caucus de l’Iowa Rubio grimpe fortement et Ted Cruz trébuche après son débat raté.

    Trump est toujours favori pour ce caucus et les primaires du New Hampshire mais il semblerait qu’une alternative modérée, centriste et économiquement modérée puisse se mettre en place pour stopper Trump et Cruz, Rubio semble être cette alternative : Sa jeunesse, son éloquence, le fait qu’il ne soit pas magnat, son optimisme, plaisent à beaucoup, et les sondages montrent bien qu’il est de loin le seul à pouvoir vraiment gagner l’élection face à Clinton.

  • Tout libéral devrait trembler après ce que Trump a dit sur la propriété privée, disant que permettre à l’État de s’emparer d’une propriété privée était « merveilleux »

    Dégoûtant !

    Comparons à Marco Rubio, il lui a été dit qu’il ne parlait pas beaucoup de la façon dont il pourrait créer des emplois, il a répondu que c’est parce que l’État ne crée pas d’emplois et peut seulement laisser place à un cadre qui permet aux entreprises de créer des emplois.

    Sacrée différence, Trump est aussi libéral que Marx !

  • Trump n’est qu’un Obama de droite, une girouette qui mise uniquement sur la communication.

  • « Enfin William Kristol a quant à lui insisté sur la vulgarité du personnage, aux antipodes de ce que le conservatisme américain a toujours défendu. »

    +1000

    Trump est aux antipodes du conservatisme chrétien.

    • Plus que ses positions c’est sa vulgarité qui le rend insupportable, un crétin sous-éduqué qui aurait fini au bas de la pyramide sans l’argent de papa, je rappelle que le gars a fait banqueroute 4 fois ça s’invente pas.

      • Les grands esprits se rencontrent, un mec ridicule soutenu par des gens ridicules.

      • Sweeping ,

        Il autofinance quasiment sa campagne électorale …c’est peut être ce qui vous gêne par rapport aux autres candidats qui font la danse du ventre devant les donateurs , pour financer leur campagne …

        • « Il autofinance quasiment sa campagne électorale »

          c’est rassurant, ça veut dire 1) que son pactole va en prendre un coup 2) qu’il n’y a pas assez de crétins pour filer du fric à cette girouette naziforme

    • Au moins Obama se comportait pas comme un adolescent attardé. Trump a tout du débile mental.

  • Il ne faut pas oublier que ce sont les grands électeurs qui élisent le président au second tour. Et Pour ça Trump risque d’être un cadeau empoisonné pour l’Amérique conservatrice. Les grands électeurs du GOP pourraient ne pas l’élire face à Clinton. Par contre face à Bernie Sanders l’Amérique aurait intérêt à élire Trump.

    Moi je préférerais Rubio voir Ran Paul à la Maison blanche.

    D.J

  • Même Daniel Pipe ne porte pas Trump dans son coeur. Tout comme le site Extrême-centre et le conservateur Pierre Toullec plutôt pro-GOP. Millière par contre le soutient en accusant la presse de gauche de biaiser la vérité sur les discours de Trump. J’aurais été d’accord avec Millière si de sites comme Extrême-centre ou Daniel Pipe étaient sur la même longueur d’onde que Millière. Ce qui n’est pas le cas.

    Et les commentateurs comme Akashi, SweepingWave et Le_lecteur ne sont ni de gauche et surtout ni anti-américains. Pour moi ça compte pour me faire une opinion sur ce gugus de Trump qui tire sur tout ce qui bouge n’importe où et n’importe comment.

    D.J

  • « Le trumpisme est-il un conservatisme ? »

    Une chose est sûre : le trumpisme est, tout comme le frontisme, un nationalisme.

    Les frontistes ne sont pas forcément religieux, c’est en ce sens que leur conservatisme est un peu bidon, en revanche leur volonté de protéger la nation par des lois xénophobes si nécessaire en fait d’authentiques nationalistes.

    Je tiens à rappeler que le nationalisme peut être de droite ou de gauche. Les politiciens de gauche sont parfois encore plus nationalistes que les politiciens de droite.

    • Vous faites bien de parler de la religion. Aux USA la spiritualité est encore quelque-chose d’important pour beaucoup de gens et c’est ce qui fait l’âme du conservatisme américain. En France nous n’avons pas ça, il y a bien quelques frontistes qui ont retrouvé un intérêt très récent pour l’église catholique, mais c’est bien plus identitaire (nous on est catholique face au monde anglo-saxon protestant et aux musulmans) qu’un retour vers la spiritualité. C’est pour ça que bien que conservateur je n’ai pas trop d’espoir de voir un conservatisme français exister.

    • Oui, Chavez par exemple était nationaliste.

  • Donald Trump a un énorme avantage sur ses concurrents : il a passé sa vie à avoir raison. Prêtez un million de dollars à n’importe quel politicien, et il transformera tout naturellement ce petit trou dans la caisse en une grosse dette de 10 milliards de dollars en quelques années. Alors qu’avec le million de dollars que Trump a emprunté, ce dernier a ramassé – et non perdu – 10 milliards de dollars. Pas par hasard. Pas par chance. Mais parce qu’il a osé, et qu’il a très souvent eu raison d’oser. Raison contre tout le monde. Le « contre tout le monde » est important en affaires, parce qu’on ne multiplie jamais sa mise par 10000 lorsqu’on hurle avec la meute. Le gagne-petit gagne à 9 contre 1 lorsque la meute gagne. Mais lorsqu’on veut gagner gros, on s’arrange pour que toute la meute aboie contre soi.

    Trump a géré sa communication politique exactement comme il a toujours géré sa communication financière : en faisant ce qu’il fallait pour se faire traiter d’idiot lunatique par la meute des losers. Et il a parfaitement réussi, une fois de plus. Alors qu’il était méprisé par la meute des médias américains, par la meute des médias européens, et qu’aucun d’eux n’aurait parié une cacahuète sur sa longévité dans la course à la primaire républicaine, le voici comme favori, alors que les choses sérieuses commencent. Bien joué, Donald ! Et à l’élection présidentielle, il fera la même chose.

    Trump n’est sans doute idéologiquement pas plus ni pas moins libéral que les autres candidats républicains. Mais il a l’étoffe des winners, alors que les autres ont surtout l’étoffe de la loose. Trump a eu raison en affaires parce qu’il connaissait réellement mieux que ses challengers la manière dont le monde tourne, et la manière d’en tirer parti. La question qui sera posée aux élections sera « préférez-vous avoir pour président un type qui a toujours raison, fait confiance aux bonnes personnes, et connaît les ressorts du monde aussi bien que sa poche bien remplie? Ou quelqu’un qui a toujours tort, se trompe sur tout le monde, ne connaît que ce qu’on veut bien lui dire, et dont la poche est un trou sans fond ? ».

  • Trump est avant tout un mégalomane pensant à lui même. Il ne croit pas vraiment ce qu’il dit. C’est d’ailleurs une véritable girouette, il change sans cesse d’opinions, il va dans le sens du vent. Avant, il était démocrate. Trump n’est pas raciste, il dit des choses racistes car il sait que cela va scandaliser les gens et cela permet de faire parler de lui. De plus, le fait que « l’élite » politique et médiatique se ligue contre lui est une excellente chose car les gens soutiennent Trump justement par rejet des élites et de la bien pensance.
    Trump n’est pas du tout idiot, c’est quelqu’un de très intelligent (certes, il dit des choses totalement absurdes mais il ne croit pas ce qu’il dit).
    Insulter les gens soutenant Trump ne me parait pas une bonne stratégie. Les gens soutenant Trump ne sont pas cons, ce sont juste des gens qui en ont marre (à juste titre) des élites politiques et médiatiques de Washington, des gens qui en ont marre de la bienpensance.

  • Chaine Youtube très intéressante: https://www.youtube.com/user/ReasonTV/videos (sur cette chaine, il y a plusieurs vidéos intéressantes sur Trump et d’ailleurs, de manière plus général, sur les primaires républicaines)

    Sur le phénomène Trump: https://www.youtube.com/watch?v=BQ_I3rLKWWs

    Helfeld a fait toute une série de vidéos sur Trump :
    http://www.youtube.com/watch?v=kzaQGeaN3xU
    http://www.youtube.com/watch?v=u1vRtkpP_6A
    http://www.youtube.com/watch?v=-lcwRM47ZCY
    http://www.youtube.com/watch?v=fl9gZdHiROU
    http://www.youtube.com/watch?v=FjeJEWrUGhQ
    http://www.youtube.com/watch?v=8tgTfnRuwKg

    Trump est en rien conservateur. Pdt longtemps, il était plutôt proche des démocrates. une vraie girouette, il n’arrête pas de changer d’avis. Ce mec est juste un mégalo sans véritable programme. le programme de trump s’est trump.
    Trump est en train d’offrir une victoire à Hillary tout en discréditant le Parti républicain.
    Je ne sais pas si c’est un sous marin de Clinton mais en tout cas, c’est son plus grand allié même si ce n’est pas son intention. Il ruine l’effort des républicains essayant de s’attirer le vote des minorités

  • Très bon article: http://thefederalist.com/2016/01/26/the-uncanny-parallels-between-donald-trump-and-fdr/
    On peut comparer Trump à Roosevelt qui ont énormément de points en commun

  • First, a disclaimer: Donald Trump made this proposal during the 2000 campaign and has yet to reaffirm his intention to seek such a tax should he win the presidency next year. His plan consisted of a one-time 14.25% tax on the wealth (not income) of all Americans with a net worth over $10 million. He would use the proceeds to pay off the national debt, which at the time was $5.7 trillion.
    The plan wouldn’t work then, and it wouldn’t work now. At the time he first proposed it, the entire net worth of the United States was $37.4 trillion, meaning even if you taxed the wealth of EVERY household and company at 14.25%, you’d still come up half a trillion short of paying off the debt.
    Today, the net worth of the U.S. is $84.9 trillion. Households with a net worth over $10 million own about 30% of that, or $25.5 trillion. To pay off the $18.3 trillion debt with a wealth tax on only those households, Trump would have to confiscate 72% of their wealth.
    Even if he broadened the tax to include everyone in the country, Trump would still have to collect 21.6% of all wealth in America to pay off the debt. That’s 21.6% of every bank account, all the equity in every home, car, building, piece of equipment, acre of property, share of stock, retirement account, television, computer, appliance, etc etc etc. The value of everything you own would have to be appraised, and you would have come up with 21.6% of that, and give it to the government.
    As horrible as that sounds, the damage it would do to the economy would be even worse. A recent study looked at the effect of a much smaller wealth tax proposed by Thomas Piketty. Piketty’s wealth tax would confiscate from 0.5% to 2% of wealth owned by households whose net worth exceeded $260,000. The study found that:
    • The tax would reduce capital formation by 16.5%, decrease wages by 5.2%, eliminate 1.1 million jobs, and reduce GDP by 6.1%, all for a revenue gain of only $62.6 billion.
    • All income groups would be worse off under a wealth tax due to decreased economic activity; wages would fall from 7% to 10% for each quintiles.
    And that’s just for a tax of less than 2%. Paying off the debt would require a tax of more than 20%. Indeed one might surmise that the consequences of such a tax could be ten times worse than under the Piketty plan.
    Additionally, to raise the cash needed to pay the tax, many would be forced to liquidate family businesses, farms, retirement accounts, stocks, etc. Asset prices would plummet. Indeed the gigantic decline in gdp would almost certainly result in far less being collected by the tax than hoped.
    This plan has no redeeming qualities. It is, by far, the worst idea I’ve heard out of any of the candidates. Hopefully The Donald has reconsidered this plan since he first started pushing it in 2000. Either way, it illustrates that Mr. Trump, regardless of his business experience, may be economically illiterate.
    SOURCES: http://gabriel-zucman.eu/files/SaezZucman2014.pdf
    http://www.wsj.com/articles/SB942706045660358726
    http://taxfoundation.org/article/impact-piketty-s-wealth-tax-poor-rich-and-middle-class
    https://research.stlouisfed.org/fred2/series/TNWBSHNO
    https://scontent-ams3-1.xx.fbcdn.net/hphotos-xtf1/v/t1.0-9/11825170_397110770474924_7795928439986308507_n.jpg?oh=e4f2320b9df9630a32e8446426af344f&oe=5676732B

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