Abus sexuels sur les enfants : un tournant bienvenu

Sommes-nous à un tournant historique dans le domaine des abus sexuels sur la jeunesse ? Après les interdits religieux anciens et la liberté sans frein de la fin du XXe siècle, une régulation juridique plus rationnelle semble en voie d’élaboration.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Photo by Sandy Millar on Unsplash - Photo by Sandy Millar on Unsplash - https://unsplash.com/photos/nuS2GDpCDoI

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Abus sexuels sur les enfants : un tournant bienvenu

Publié le 26 janvier 2021
- A +

Par Patrick Aulnas.

Des livres récents ont mis en lumière la fréquence des abus sexuels sur les enfants ou adolescents. Leur nombre est très incertain puisqu’ils sont en général non judiciarisés mais il ne fait aucun doute que ces abus sont à plus de 90 % le fait des hommes.

Deux livres récents défrayent l’actualité parce qu’ils concernent des personnalités connues. Le livre de Vanessa Springora, Le consentement, met en lumière l’insuffisance du régime juridique actuel du consentement lorsqu’une jeune adolescente de 14 ans se trouve confrontée à un homme beaucoup plus âgé. Quant au livre de Camille Kouchner, La Familia grande, il aborde le problème de l’inceste sur un adolescent de treize ans.

Ce bref article cherche à placer la problématique dans un cadre historique. D’où vient-on ? Vers quoi doit-on se diriger ?

Depuis que le monde est monde

Il est bien difficile, voire impossible, de savoir si les abus sexuels sur les enfants étaient fréquents durant les siècles passés chez le bourgeois ou le paysan. Mais en ce qui concerne les souverains, certaines pratiques sont connues. Les puissants ont toujours profité de leur puissance pour s’affranchir de la loi commune. Et lorsque leurs tendances les portaient vers la jeunesse, ils n’hésitaient pas.

L’empereur romain Auguste (63 av. J.-C. -14 ap. J.-C.) faisait défiler devant lui de très jeunes filles et faisait son choix. Il n’était évidemment pas question de discuter. Louis XV (1710-1774) avait un véritable harem dans un quartier de Versailles dénommé Parc-aux-Cerfs. Les élues étaient en général très jeunes. Un tableau célèbre de l’une d’elle, L’Odalisque blonde, a même été peint par François Boucher.

Louis XV ne s’intéressait pas aux enfants mais pouvait être séduit par une très jeune fille. Le contexte de l’époque était évidemment à des années-lumière du nôtre. Le droit canonique fixait l’âge du mariage à 12 ans pour les filles. Les femmes avaient, à peu de chose près, un statut juridique de mineures à vie.

Les riches bourgeois des siècles passés n’hésitaient pas à choisir une « soubrette » attirante dans leur domesticité et son jeune âge n’était pas un obstacle. Elle devait se soumettre ou se démettre. Mais quitter un emploi sans recommandation présentait un risque pour en trouver un autre.

Quant à l’inceste, il a toujours existé mais la morale commune voulait qu’on le taise. D’abord, il fallait laver son linge sale en famille. Et la sexualité faisait éminemment partie du linge sale puisque le christianisme la considérait comme le mal initial ayant entrainé la chute de l’Homme. Au sein même de la famille, personne n’aurait osé aborder verbalement le sujet.

L’inceste étant un interdit fondamental lié à la pérennité de l’espèce humaine ; braver cet interdit constituait une monstruosité provoquant la sidération et le silence.

Révolution sexuelle et limites du possible

Dans la seconde moitié du XXe siècle, des changements fondamentaux se sont produits en Occident. La vieille éthique chrétienne s’effondre. Elle considérait la sexualité humaine comme un danger qu’il fallait canaliser par le mariage à vie d’un homme et d’une femme.

La « libération  sexuelle » écarte cette morale et prône la jouissance sans entrave, devenue possible avec les progrès de la contraception. Procréation et sexualité sont désormais dissociées.

À partir de la fin des années 1960, certaines personnes ont cherché les limites de cette liberté nouvelle. Tout était-il possible ? Restait-il des interdits ? Y avait-il une frontière à ne pas franchir ? Le climat général dans l’intelligentsia poussait à l’expérimentation. Livres, articles, pétitions encourageaient parfois les relations sexuelles entre adultes et enfants.

Elles étaient analysées comme un domaine à explorer, un interdit à transgresser. Elles sont évidemment restées le fait de petites minorités pour une raison toute simple : la plupart des adultes n’éprouve aucune attirance sexuelle envers un enfant.

Il n’empêche qu’à cette époque (années 1970-80) certains voyages organisés vers la Thaïlande avaient de facto pour but le tourisme sexuel. La prostitution des enfants était courante dans les grandes villes de ce pays et de nombreux pédophiles effectuaient le voyage. Tout cela se savait mais était largement admis et même sujet de plaisanteries.

La psychologie restait à cette époque ambiguë sur la sexualité adulte-enfant. Il n’y avait pas unanimité comme aujourd’hui pour réprouver ce type de relations. Depuis cette époque, les dégâts irréparables causés à l’enfant ou au jeune adolescent abusé par un adulte ont été analysés. Mais disons-le sans ambages, ce n’était pas du tout le cas il y a cinquante ans. Les limites du possible n’avaient pas été vraiment fixées.

Et maintenant ?

Il est heureux que ces limites fassent aujourd’hui l’objet de réflexions juridiques. Mais si cette étape peut advenir, c’est d’abord parce que les questions portant sur l’inceste et la sexualité enfant-adulte ont pu être posées de façon rationnelle.

La libération sexuelle et ses débordements ont-ils constitué une étape préalable à une réflexion sereine ? Ce n’est pas impossible.

Nous savons désormais que ces relations sont abusives et résultent de l’emprise psychologique d’un adulte sur un enfant ou un adolescent. Nous savons également qu’elles provoquent des traumatismes psychologiques irréversibles.

Le premier problème a trait à la notion de consentement. Ce concept est très ancien en droit et parfaitement étayé dans le domaine contractuel. Il existe des vices du consentement : l’erreur, le dol, la violence. Mais cela est très insuffisant lorsqu’un adulte utilise son expérience pour faire naître une emprise psychologique.

Pour un jeune enfant (pré-pubère), il va de soi qu’il y a toujours absence de consentement puisque la compréhension de ce qui lui est proposé ne peut exister. Pour un adolescent, le problème est extrêmement délicat et renvoie à la fixation d’un âge du consentement. 13 ans, 15 ans ? Les débats sont en cours. Il ne faudrait pas évidemment qu’un jeune homme de 18 ans soit pénalement sanctionné parce qu’il a eu des relations avec sa petite amie de 15 ans. Une réflexion approfondie entre spécialistes du sujet (juristes, psychologues, médecins etc.) est donc nécessaire.

Le second problème concerne l’inceste qui n’est pas aujourd’hui une infraction spécifique dans le Code pénal français mais seulement une circonstance aggravante en cas d’abus sexuel. Il est probable que l’on s’orientera vers la création d’un crime d’inceste. Il reste à le définir juridiquement et à prévoir les sanctions encourues.

Nous sommes donc sur la bonne voie. Il ne s’agit plus de se limiter à des préceptes éthico-religieux comme par le passé, ni de faire n’importe quoi sous couvert de liberté comme à la fin du XXe siècle.

Nous devons désormais protéger l’intégrité des enfants et adolescents contre les abus de certains adultes. Car la jeunesse est fragile et manipulable. Rien n’est plus méprisable que d’abuser de la confiance dont elle nous honore.

Voir les commentaires (47)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (47)
  • AU point de vue de rendre la justice, Il ya un problème avec les crimes sexuels qui est d’apporter des preuves… Et ce n’est pas un sujet facile autant , notamment car ce sont parfois des victimes non reconnues qui deviennent des bourreaux, et parce que si il est facile de voir le crime dans l’outrance, lea seule limite claire pour les filles c’est par exemple les règles.. De plus la majeure partie du temps l’acte physique détruit surtout le psychisme aussi on peut, en changeant les mentalités et le discours, détruire des gens, qui avaient en fait bien supporté un abus..

    Je ne devrais sans doute pas dire cela ,ce n’est jamais facile mais c’est necessaire, mais j’ai été une  » victime », ça a certainement modifié ma personnalité, mais ça ne m’a en rien détruit.. Je ne range même pas ça au niveau des traumatismes par rapport à d’autres experience que j’aie pu vivre..

    alors ensuite..comment tu punis? justement si la punition du coupable engendre PLUS de traumatisme ou empêche la resilience , ça peut nuire à la victime, pour édifier la population.
    La nature humaine est ainsi faite que l’enfant battu deviendra ou bourreau ou parent aimant..
    Pour les victimes qui ont BESOIN de changer c’est une bonne chose mais je ne peux pas m’empecher de penser qu’on va aussi faire saigner des anciennes plaies pour un gain sociétal moral…

    Il y a aussi des raisons pour laquelle on ne parle pas de certains sujets.

    Le fait est que dire je suis une victime change le regard des gens mais pas nécessairement en bien..

    Nous allons avoir des personnes qui ont été détruites et qui faute de preuves vont se voir refuser LEGITIMEMENT le statut de victime.. et des personnes innocents qui vont être détruites par des dénonciations mensongères ou des crimes fantasmés..

    • est ce que les gens qui dénoncent le racisme ne finissent pas par le chercher partout?
      quand l’essence des crimes est psychologique..

      On va rendre TOUS les contacts humains suspects..mais bon, on va voir..

      • Je comprends votre position, mais vous ne pouvez pas raisonner selon votre vécu, qui a bien surmonté cela.
        Pensez à l’enfant en train de subir cela de la part d’un proche. Le fait que ces actes soient dénoncés, librement évoqués, va à l’aider à en parler.
        Il pourra y avoir des excès, il y en a déjà eus (je me souviens d’un condamné d’Outreau qui n’était en fait pas coupable), mais vous ne pouvez pas rejeter cette évolution sous ce prétexte, les agissements sont trop graves et trop nombreux.
        Je ne comprends pas pourquoi vous parlez de limite claire pour les filles avec leurs règles ? Ce n’est pas parce qu’elles ont leurs 1ères règles (qui peuvent arriver des 10-11 ans) qu’elles sont sexuellement adultes !
        Et pourtant leur poitrine va donc se développer, leurs formes changer et à 13-14 ans elles seront de petites femmes avec un cerveau d’enfant.
        Le consentement doit rester légalement à 15 ans, c’est à l’adulte de se contenir, pas à l’enfant de refuser.
        Bien sûr, comme évoqué dans l’article, un jeune de 18 ans avec une demoiselle de 14 ne peut être rangé dans la même case (sauf frère) car alors ça n’a rien à voir avec de la pédophilie. Il me semble d’ailleurs que les 1ères relations entre cousins sont assez fréquentes non (je ne sais pas j’en ai pas lol).
        Ce qui est certain, c’est qu’il faut cesser de faire peser la charge « victime » sur l’enfant. C’est à l’adulte de se contenir, de s’assurer que « les choses sont en ordre » si je puis dire.
        Je me souviens du procès footballeurs/Zahia, où la défense était « je ne savais pas qu’elle était mineure ». Trop facile. Tu demandes la pièce d’identité, c’est peut-être pas glamour, mais c’est aussi ça, le respect de l’autre. Sinon, c’est que oui tu voulais profiter de l’occasion. Alors tu en paies le prix, point. Et ça fera réfléchir les autres.

        • ce n’est pas ce que je dis en fait. ou veux dire .je place cette reconnaissance necessaire dans le contexte actuel qui est d’une mise en cause de la charge de la preuve et de la victimisation..

          c’ets vrai pour toutes les agressions, la violence de l’acte n’a pas de rapport avec le traumatisme..
          j’ai l’impression que nos sociétés fabriquent des mouflets de moins en mois résilients ..tandis que part ailleurs on criminalise à gogo.

        • lI je parle de limites car il s’agira à la fin de limite..

          le viol sera clair..
          le consentement et la notion de capacité à consentir.. beaucoup moins..

          du moment qu’onreconnait qu’il y aura toujours une part d’arbitraire car les sociétés fonctionnent ainsi pas de problème.

          dès lors que le psy devient necessaire dans un procès j’ai un problème..

          • Je comprends, le psy dans un procès, pour moi aussi, c’est comme le graphologue.
            Alors majorité sexuelle à 15 ans, point.
            Il y a toujours eu des plaintes pour détournement de mineur, c’est comme ça.
            Mais là, l’actualité concerne les incestes et la c’est tout autre chose. On ne parle pas de gamins de 14 et 20 ans fricotant ensemble. On parle d’adultes déjà avancés en âge et d’enfants jeunes voire très jeunes. Pas besoin d’un psy.
            Voyez comme même le viol n’est pas clair, le cas de cette gamine de 11 ans dont le violeur a été innocenté car la victime n’a jamais clairement dit non !? On va où, là ? Alors oui, il y aura de l’arbitraire, mais il vaut mieux un arbitraire qui fait que des gamins ensemble attendront d’avoir passé les 15 ans ou carrément la majorité, ou se cacheront mais d’un vrai commun accord, que l’arbitraire actuel qui ose rendre ce genre de jugement.

      • le monde électrique existant est un monde où l’etat est intervenu massivement.. c’est donc un monde de connivence.. il y a ceux qui en tirent profit et ceux qui payent pour les autres… c’est injuste… l’etat dit interet général, avec sa petite liste.. indépendance, redistribution égalité géographique, égalité rurale urbaine..
        le monde électrique qu’on nous propose est un monde est toujours un monde de connivence..il est toujours injuste.. l’etat change la liste..mais dit TOUJOURS interet général…

        discuter si il est plus injuste est quelque peu surréaliste..

        je vais encore vous le demander quel est votre définition de l’interet général est que direz vous si je ne partage pas votre opinion? que je ferme ma bouche?

          • Je ne sais pas si c’est à moi que vous posiez la question, mais moi je ne parle pas de l’intérêt général, dont je sais parfaitement qu’il n’existe pas. Je me pose du côté des gamins victimes, qui n’ont pas les mots pour se défendre, ni même clairement l’idée que ce qu’ils vivent est répréhensible, ce qui les rend encore plus incapable de demander de l’aide.

      • J’ai le souvenir de connaissances juives, anciens déportés, qui m’avaient exprimé leur ras-le-bol du « devoir de mémoire » – je crains qu’une grande partie de la société veuille ainsi se donner bonne conscience sans tenir compte du souhait des victimes de traumatismes profonds.
        Je n’aime pas la censure, mais je pense qu’une des réformes de la loi devra être, sur base de la volonté des victimes, l’anonymat des procédures ou leur publicité

        • je ne conseille à personne de CHERCHER les traumatismes qu’il a pu subir..

          pire , vous pouvez trouver des témoignages de déportés qui portent la culpabilité d’avoir réussi à s’amuser dans les camps..

          parfois move on..

          • on ne peut pas s’empecher de voir ces gens qui ont subi les pires horreurs et ont une aptitude au bonheur incroyable avec une « immunité psychologique » renforcée..et puis ces gamines aimées intelligentes jolies, qui se laissent crever de faim..

            • Vous avez raison, Lucx et Jacques, mais ce sujet porte aussi et surtout sur l’accompagnement des victimes qui n’en peuvent plus mais ne savent pas comment faire cesser ces agissements. Il ne s’agit pas d’obliger d’anciennes victimes à dénoncer leur agresseur.
              Que le livre de Camille Kouchner amène d’autres anciennes victimes à parler, c’est leur droit le plus strict, et mais cela n’oblige pas tout le monde à le faire.
              Il me semble que l’anonymat et le huis-clos sont possible pour les mineurs.

  • Très bon article.
    Comme vous le dites, la plupart des adultes ne sont pas attirés par les enfants, fort heureusement. En effet, il n’y avait pas, dans les années 70 les réflexions que nous avons maintenant, il n’empêche que pour aller vers les enfants, il faut être un pervers. Car si la seule notion de « nous ne savons pas analyser les effets sur les victimes » suffit à tout permettre, alors pourquoi réprouver la zoophilie ? On n’a pas besoin d’analyser les effets sur la psyché des animaux pour être révulsés par ce type d’acte.
    Ce que je veux dire c’est que l’époque ne fait pas tout, ceux qui se sont permis tout cela dans ces années-là sont des pervers et doivent en payer le prix (judiciaire si possible, sinon opprobre publique)
    Que leurs victimes trouvent aujourd’hui le courage de parler est admirable. Pourvu que le droit suive, qu’on fixe l’âge de 15 ans qui est la majorité sexuelle en France, et non 13 où nombre de garçons sont encore vraiment des enfants, et où des filles voient leur corps se transformer sans que ce soit le cas dans leur esprit.
    A suivre donc…

    • Il faut « définir l’enfant » nos sociétés ont aussi joué avec le concept..

      des sociétés plus primitives savaient instaurer des rites où le passage de l’enfance à l’âge adulte était clair et net.. et on porte sur soi les signes..
      on sexualise aussi des gamines..
      l’etat ne pourra pas compenser les erreurs éducatives ..

      • En effet, mais je pense qu’il est préférable de trop freiner une pulsion saine plutôt que de laisser proliférer les pulsions malsaines. Et quand je dis pulsions, je suis soft puisque là on parle d’actes graves ayant eu lieu.
        Ce n’est pas parce que des parents laissent tout faire à leurs enfants que tous les enfants victimes doivent être laissés à leur sort. Et puis vous savez que les victimes ne le sont pas du fait de leur corps sexualisé (à 8 ans un enfant est-il sexuellement tentant ?) mais du fait du penchant du pedophile.

  • Vu l’extrême variabilité de la sexualité humaine, je pense que la fixation d’un âge précis est encore plus absurde que l’obligation de retraite à un âge défini. Je crois qu’il faudra, au contraire, définir des fourchettes d’âge et de différence d’âge, en laissant au judiciaire une certaine latitude d’appréciation quant aux circonstances et aux conséquences des actes jugés.
    Il me semble aussi indispensable qu’au moins trois juges se concertent pour réduire le risque d’injustice qui pourrait gravement léser tant la victime que l’accusé

  • plus largement si on regarde le monde , d’une part ,on vit dans le monde le moins dangereux de l’histoire globalement, le plus matériellement facile, où on demande de moins en moins de travail .. mais d’autre part avec un nombre de déprimés et de frustrés toujours croissants.. il y a un problème « éducatif »..
    trop deprotections peut nuire à la capacité de resilience ou de passer à autre chose ..

    Ok pour s’occuper des incestes et autres choses..
    mais surtout ok pour rendre les gosses plus résilients..

  • article a-libéral.

    Il conclut par le mot « protéger » (par l’état, naturellement), sans contenir une seule fois le mot « responsabilité »!

    L’état, après avoir commencé à détruire -entr’autres- par la nationalisation de l’épargne et de l’enseignement, l’institution familiale, qui quoi que l’on en dise était la meilleure « protection » contre les maux ici dénonçés, veut poursuivre son oeuvre en régulant/criminalisant encore plus les rapports privés qu’il a lui-même gravement perturbés, et cela, en mettant en place des législations contraires aux principes généraux du Droit, élaborés par notre Civilisation au cours des siècles, et qui suffiraient largement, dans une société libérale bien sûr, à contrer les méfaits dont question.

    Aucun crime, aussi répugnant soit-il, ne justifie la violation des principes de droit démocratique (lire libéraux) auquel l’état recourt maintenant systématiquement lorsqu’il veut stoper/cacher des effets pervers dont il est lui-même en grande partie l’auteur.

    Ici, comme ailleurs, chers libéraux, seule la responsabilité individuelle présente la solution.

    • si vous voulez …mais sauf à penser que l’enfant appartient à ses parents en tout…

      la société va s’en mêler..

    • Ce sujet est l’une des pierres dans le jardin du libéralisme : il y a nécessité de fixer des limites par l’Etat pour protéger un droit dit naturel : le respect de l’intégrité physique de l’enfant / jeune.
      Dire que l’Etat est responsable de la destruction de la cellule familiale qui serait le meilleur rempart contre les abus sexuels intra-familiaux, c’est kamoulox et ne repose sur rien, sauf une dénonciation gratuite de l’Etat, coupable de tous les maux, c’est pratique.
      L’auteur parle de la Thailande, mais il ne faut pas aller chercher très loin : des magazines pédo-pornographiques existaient en Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Danemark… La maison de production Color Climax Company (allemagne ou scandinave, je sais plus) a produit des dizaines de films mettant en scène des enfants pré-pubères et des adultes, parfois leurs parents. Il est faux aussi de dire qu’il y a toujours absence de consentement pour les pré-pubères, mais au vu des risques d’abus, je suis pour une interdiction par défaut ! Et là se pose la question de la limite… arf… Lucx ci-dessus a émis une hypothèse intéressante avec 3 juges qui jugent dans une marge d’erreur pour éviter des accusations dramatiques ou une permissivité uniquement liée à l’âge. Car d’énormes différences existent entre un jeune de 13 ans et un autre, tous ne font pas le zizicoptère devant leur téléphone et tous ne cherchent pas les pages lingerie du catalogue de la Redoute.

    • Le sujet lui-même est devenu a-libéral ces derniers temps, tout commentaire qui ne respecte pas une certaine doctrine pouvant valoir de gros ennuis à son auteur pourtant bien peu suspect de soutenir quelque turpitude que ce soit. Ceci sera donc mon seul commentaire sur ce sujet.

      • vous avez raison. La liberté est le contraire de la complaisance, elle est une condition d’efficacité de lutte contre ces crimes, et pourtant, on ne parle que d’état, même ici…

        • @vernunft que l’état s’occupe du régalien est libéral donc je ne vois pas où vous voyez un problème . Après comme tout sujet il faut légaliser intelligemment et là …

      • Où en sommes nous arrivés pour ne pas donner notre opinion sur des sujets qui typiquement vont aboutir à la loi…

      • CPEF

        Mais cherchez le sens de C. tout en haut de la page …

    • Vous illustrez en vingt lignes pratiquement tout ce que je reproche au libéralisme pur et dur.
      Tout d’abord protéger est un gros mot. Je répète ici ma conviction que sans garde-fous (protéger comme vous dites), le libéralisme a tôt fait de verser dans des dérives qui ont pour nom connivence et abus de pouvoir.
      Ensuite les libéraux purs et durs sont toujours bien peu cohérents. Vous vous montrez bien peu libéral dans votre diatribe contre la destruction de la famille. A vrai dire ce que vous appelez mise en place de législations contraires aux principes généraux du droit n’a été qu’un pas vers le libéralisme : ceux qui voulaient s’affranchir des règles contraignantes en avaient maintenant la possibilité. Si je comprends bien, vous voulez imposer votre modèle familial à tout le monde parce qu’il aurait fait ses preuves, ce qui d’ailleurs reste encore à prouver. Notez que je m’insurge moi aussi contre l’expérimentation à tout va en matière familiale mais je suis cohérent : vous m’appellerez certainement collectiviste, socialiste ou quelque chose du genre parce que j’estime qu’on (le législateur en l’occurrence) ne peut pas tout permettre.
      Et enfin, ceci découle de mon point ci-dessus, faire totalement confiance à l’individu est dangereux. Vous supposez que tout le monde est rationnel et cherche son profit maximum. Ce n’est pas vrai : la rationnel est beaucoup moins répandu que les préjugés, la satisfaction immédiate de l’égo sans penser aux conséquences ou la simple sottise ordinaire pour ne prendre que trois des principales tares de l’homme. Tant que le responsable paie ses erreurs, je peux entendre qu’on lui laisse le choix, mais à partir du moment où ce n’est pas lui qui paiera, je ne suis plus d’accord. Et les cas sont nombreux où la note ne sera pas présentée à celui qui a passé commande.

      • Protéger ? En quoi une nouvelle loi protègerait-elle contre les auteurs d’inceste ? Ce crime serait-il impuni par le Droit actuel ? A-t-on déjà vu une loi empêcher un criminel de commettre son méfait ?
        Non, ce qu’il faut, ce sont des policiers mieux formés pour traiter ces affaires très délicates. Mais ça, c’est plus compliqué que de pondre une nouvelle loi, d’y accoler son nom dans la presse et de se pavaner ensuite en disant qu’on a sauvé les petites victimes.
        Quand à prétendre que le libéralisme c’est un homme rationnel cherchant à optimiser son profit, c’est ridicule.

    • Vernunft, je ne vous comprends pas.
      Vous pensez que « l’institution familiale » était une protection ? Elle a pourtant été, de tous temps, le siège de l’inceste, non ?
      Puis je ne vois ce que la notion de « libéral » vient faire dans un sujet de société comme celui-là, il faut laisser aux prédateurs la liberté de se satisfaire et laisser les enfants-victimes, parce qu’ils sont incapable du fait de leur âge d’être des « libéraux », continuer de subir ?
      Si je résume, écrire une loi pour juger les actes d’inceste entre un adulte de 45 ans et un enfant de 7 c’est être anti-libéral ?

  • Tres bon article si l’on met les attaques répétée contre le christianisme de côté. Plusieurs remarques : la religion indique l’existence du bon et du mauvais , le sacré du sacrilège , cela a à voir -entre autre- avec la morale . Dans une société équilibrée c’est complété par le législatif dont vous parlez également. Ce sont pour moi les deux jambes sur lesquelles reposent une société mature. La génération en question a coupé une jambe : l interdit , le sacré non seulement n’existaient plus mais il ??????? transgresser c’était le nec plus ultra pour exister à cette époque. Ils n’ont pas « cherché les limites » comme vous l’écrivez , ils ont délibérément fait sauter les limites, l’idée même de limite a été abolie. Et bon , on a vu le résultat , eh oui les enfants ont grandi et cette génération vit vieux alors , eh bien zut il va falloir assumer pour une fois.

  • Une loi n’empêche pas, elle punit ! Une loi n’empêchera pas qu’il y ait toujours des viols ou du sexe avec mineur sans consentement ? La preuve ? Les maladies vénériennes, sanction pénible, continuent de perdurer malgré les préservatifs désormais facilement accessibles !
    En revanche, l’éducation à l’école permettrait progressivement aux jeunes de connaître et comprendre leurs désirs, le désir de l’autre, les limites qu’il sont en droit d’exiger et…leur pouvoir de rétorsion par exemple grâce à un numéro de téléphone de secours ?
    Ceci dit, et sans vouloir choquer, vers 13 ou 14 ans deux de mes amis ont été victimes consentantes de viol par des femmes. 30 ans après, les deux se vantaient de leur expérience et des horizons qui leur avaient été ouverts ?
    Je crois que le choc psychologique pour certain est plus dû aux réactions de leur entourage qu’à ce qu’ils ressentent eux mêmes ?
    Lorsque ma fille avait 11 ans environ, je l’ai emmenée à la piscine avec une de ses amies. Dans le vestiaire, ma fille m’a appelé d’un air angoissé et m’a dit qu’un Monsieur (apparemment très souple ?) leur avait montré son zizi par en dessous de la paroi de séparation des cabines. Pour dédramatiser, j’ai instantanément ri en leur posant des questions et en leur disant que ce sont des choses qui arrivent. Le soir même, ma fille avait oublié. Quand je lui en ai parlé quelques années plus tard, elle m’a dit qu’elle ne se souvenait pas ! Je suis persuadé que si j’avais réagi avec agressivité en faisant un scandale, cela l’aurait indélébilement marquée ?
    Je propose donc 3 choses concernant l’âge de consentement :
    1) gardons le à 13 ans, âge de la curiosité sexuelle
    2) éduquons à l’école en parlant du plaisir, des dangers et des diverses sexualités
    3) créons un numéro de secours à appeler par les enfants lorsqu’ils sauront, grâce à ces cours, qu’ils sont victimes de tentative d’abus ?
    Il me semble aussi qu’il devrait y avoir un traitement différencié pour les garçons et les filles, qui ne ressentent pas les choses de la même manière ?

    • « deux de mes amis ont été victimes consentantes de viol par des femmes » Il y a quelques années, Boris Cyrulnick avait fait scandale en osant constater que l’effet sur les garçons d’un viol par une femme était bien moins destructeur que celui d’un homme sur une fille

    • @milrem « la loi n’empêche pas » : eternel débat de l’aspect préventif d’une loi. « elle punit » : de fait tres rarement en matière de viol et encore plus rarement d’inceste (prescription , difficulté de prouver les faits) . L’éducation à l’école … que dire … Choc causé par les réactions de l’entourage : la plupart des enfants se taisent , longtemps. Votre histoire de vestiaire , je ne suis pas sûre que dédramatiser le truc soit une idée géniale, je suis victime de voyeurisme , maman se marre …. « quand ils sauront grâce à ce cours qu’ils sont victimes  » : croyez vous que les victimes aient le moindre doute la dessus ?

    • ” Je crois que le choc psychologique pour certain est plus dû aux réactions de leur entourage qu’à ce qu’ils ressentent eux mêmes ?”

      Attention, je vais certainement choquer, mais c’est une question que je me pose suite à cet article et à votre commentaire cité.

      L’auteur lui même indiqué que l’absence de consentement était une pratique courante et donc pas choquante, et je suppute non traumatisante.

      Et pour aller dans le sens de votre commentaires, le traumatisme ne serait-il pas lié justement au fait que ce ne soit pas acceptable par la société qui ferait de la victime un paria, certes tout autant que de l’auteur un tortionnaire ?

      Si manger avec une fourchette était vu comme une monstruosité, celui obligé de manger avec s’en trouverait-il traumatisé de la même manière ?

      PS : je ne suis pas pedophile hein !

    • Totalement d’accord avec vous.. d’expérience !

    • pensons à l’interet de l’enfant…!!!

      si il n’est pas traumatisé..rien ne vous emeche d’aller casser la gueule au type qui a montré son zizi..

      mais il est clair que les enfants vont parfaitement saisir si vous montez dans les tours de l’angoisse..

      l’interet de l’enfant..si il n’est pas traumatisé ne pas le traumatiser..à mon opinion..

    • Peut-on comparer un zizi montré dans un espace fréquenté avec papa pas loin et des fell.tions ou pires répétées dans la maison familiale ?
      Je ne pense pas que si votre fille vous avouait à 30 ans que votre ami ou oncle abusait d’elle petite vous auriez la même réaction pragmatique. Et elle s’en souviendrait, indépendamment de son degré de traumatisme/résilience.
      Il y a plusieurs degrés à ce sujet, et c’est ce qui est un petit peu oublié. On ne peut pas comparer un exhibitionniste à la sortie de l’école, un amour consommé entre jeunes de 14 et 20 ans et pénétr.tions répétées par majeur de l’entourage sur enfant de moins de 10 ans.
      Il ne fait pas tout mélanger et c’est ce que font certains de vous dans leurs commentaires.
      Le sujet actuel et celui de l’article concerne les relations sexuelles entre adultes dont l’adolescence est loin derrière eux et enfants de leur entourage, relations répétées et renouvelées.
      On peut se cacher derrière le fait que certaines situations ne sont pas forcément traumatisantes, ni même pour tous les enfants selon situation et force de caractère, mais cela ne saurait en aucun cas amener à réduire les réponses judiciaires à mettre en place pour les autres.
      Et cela ne saurait atténuer le fait que l’agresseur est un pédophile, un pervers, un prédateur (homme ou femme je précise, car des femmes sont aussi concernées). Car vous ne parlez que de relativiser le ressenti de la victime, sans penser à ce que cela dit de l’agresseur.

    • Tout le principe de la punition c’est que pour un humain normal, le risque est plus important que le bénéfice.
      Il vaut néanmoins mieux punir le crime que le tolérer.
      La question de l’asymétrie homme/femme quand il s’agit de viol est intéressante cependant. On sait que les différences biologiques influencent le psychisme, mais on préfère généralement considérer que l’égalité devant la loi doit être absolue.

  • Il y a quelques années, j’ai discuté avec une jeune femme devenue commissaire de police. Elle avait fait son stage à Auch dans le Gers et me disait que les policiers avaient énormément d’affaires familiales sordides à traiter.

    En fait ce genre d’affaires concernerait environ un enfant sur dix. Essayez donc d’organiser une prévention dans les écoles. Vous serez souvent très mal accueilli, réputation oblige.

  • « Il ne fait aucun doute que ces abus sont à plus de 90 % le fait des hommes »
    Affirme l’auteur.
    Je lui recommande de lire « L’ultime Tabou, la pédophilie féminine » de Mme Poiret.
    L’inceste est un fléau passé sous silence depuis la nuit des temps au même titre que la pédophilie féminine ou les hommes battus.
    Vous avez aussi cette étude américaine effectuée dans les prisons pour mineures où des dizaines de milliers de jeunes garçons sont abusés par leurs gardiennes. : « Hommes violé » Lara Stemple.
    Pour finir, il est un phénomène d’abus qui commence seulement à être mis en lumière, c’est l’incestuel dont des femmes/mères usent et abusent au nom de « l’amour maternel » qui donnent des téléréalités répugnantes telle que « Qui veut épouser mon fils »

  • A des époques plus rapprochées , il convient aussi de mentionner Béria et Mao qui étaient aussi de grand amateurs de chair fraîche.

  • Un petit reproche à Mr Aulnas. Je ne sais où il a été cherché que l’empereur Auguste était amateur de fillette car je n’en ai JAMAIS trouvé aucune rumeurs dans les sources. Cet empereur s’efforçait au contraire de ramener les romains aux moeurs austères de leurs ancêtres!

    • Relisez Suétone : « … les amis d’Auguste le pourvoyaient de femmes mariées et de filles nubiles qu’ils faisaient déshabiller et qu’ils examinaient, comme des esclaves vendus par Toranius… La volupté exerça toujours sur lui un grand empire. Il aimait surtout, dit-on, les vierges ; et Livie elle-même contribuait à lui en procurer de toutes parts. »

  • Le problème majeur actuellement est que l’on parle de traumatisme psychologique pour un oui et pour un non..Je me décalerais du thème de cet article et reprendrais la notion de trauma tel que les psys d’un certain âge le définissait…Le trauma c’est la rencontre avec le réel de la mort….plus cette rencontre est violente et destructive plus le trauma est majeur…( guerre… attentas etc ..)Point…Que la COVID par exemple traumatise nos jeunes adolescents c’est du grand n’importe quoi ..les mots ont un sens …La COVID les confronte à leurs adaptations et certaines sont défaillantes..Le viol c’est la peur de mourir pour certains et cela fait trauma mais c’est aussi la fin d’un sentiment d’invulnerabilité ainsi que l’effraction d’une intimité ..et cela ne fait pas trauma même s’il y a des consequences lourdes pour les abusés et je comprends tout à fait les propos de Jacques…Dernier point qui reprend des commentaires ….Les psys qui se sont penchés sur les conséquences générationnelles du trauma sont tous d’accord pour dire que ce dernier est porté par les deux générations qui suivent celle l’ayant vécu…Et que le devoir mémoriel est un coin sur lequel on frappe et qui sensibilise ces générations là …

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

La proposition d'interdire l’acte d’abstention est un des avatars récurrents de nos hommes politiques. Les taux d'abstentions élevés signalent pour eux l'échec de ce régime politique appelé démocratie. Régime politique qui est devenu immoral et attentatoire aux libertés individuelles compte tenu d'une conception ancienne et socialiste de ce que peut être le vivre ensemble.

Ne soyez pas ignorant de ce que signifie pénétrer dans un isoloir, mettre secrètement un bulletin de vote dans une enveloppe et la glisser dans la fente d'une urne.<... Poursuivre la lecture

En France, la laïcité est d’abord et avant tout du droit, comme l’illustre notamment le référé-liberté, introduit par le préfet de l’Isère envers la délibération portant sur l’autorisation du port du burkini dans les piscines municipales à Grenoble.

 

Des règles éparses structurant le régime juridique de la laïcité

Les étapes vers la laïcité ont toutes été marquées et concrétisées par des textes juridiques.

Cette situation est particulièrement significative en France où le goût du droit comme symbole de l’ordre est u... Poursuivre la lecture

Autrefois, l’obésité était associée à la bonne santé, et les réserves aidaient à passer l’hiver. Mais les valeurs ont été renversées, depuis le Moyen Âge. Les enfants du confinement, victimes de l’inactivité et moralement atteints, ont peut-être constitué des réserves en prévision des abyssaux déficits qu’ils auront à combler.

Le président nous a été vendu comme un génie de la finance. Certains susurrent qu’un épicier aurait obtenu de meilleurs résultats et je ne doute nullement que l’on trouve de géniaux épiciers. Le concernant, à la ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles