Bilan INSEE de la mortalité en France en 2020

Les chiffres pour comprendre la crise sanitaire et les mesures prises pour l’endiguer.

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Bilan INSEE de la mortalité en France en 2020

Publié le 20 janvier 2021
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Par Nathalie MP Meyer.

Ce n’est pas une statistique qui captivait les foules ou moi-même ces dernières années, mais avec la pandémie de Covid-19 et ses déclinaisons médiatiques obsédantes en nombre de contaminations, hospitalisations, réanimations et morts, l’étude du nombre de décès en France en 2020 comparativement aux années précédentes est pratiquement devenue aujourd’hui un incontournable de l’analyse politique au même titre que le suivi des comptes publics ou du chômage pour rendre compte de la situation socio-économique du pays.

Cela me semble d’autant plus justifié que les confinements et autres couvre-feux, synonymes de mise à l’arrêt plus ou moins totale des activités économiques, sportives et culturelles, qui ne sont pas sans produire leur lot de pauvreté, chômage et déclassement social et/ou psychique dans la population, ainsi que la dangereuse fuite en avant dans le « quoi qu’il en coûte » qui les accompagne, ont été décidés par le fait que la maladie est non seulement contagieuse, mais, dans bien des cas, mortelle.

D’où l’importance d’avoir une image exacte de cette surmortalité dont on cherche à se protéger. Or c’est précisément ce que l’INSEE vient de nous fournir dans son rapport (ici et ici) sur les décès en France en 2020 publié vendredi 15 janvier dernier.

Avant d’entrer plus avant dans la lecture dudit rapport, quelques remarques :

· Il s’agit d’un bilan provisoire qui sera légèrement revu à la hausse car les décès de fin d’année n’ont pas encore été tous transmis par les mairies à l’Institut de la statistique.
· Gardons également à l’esprit qu’avec l’accroissement et le vieillissement de la population, il est naturel que le nombre de décès augmente tendanciellement chaque année (+0,6 % entre 2019 et 2018 par exemple).
· Notons enfin que l’INSEE recense les décès toutes causes confondues. Ce sont les écarts entre les années qui permettent d’évaluer l’impact de telle ou telle cause sur la mortalité finale.

Le graphique ci-dessous récapitule le nombre de décès quotidiens en France en 2003 (jaune) puis de 2015 (marron) à 2020 (rouge) et en moyenne sur 2015-2019 (noir). L’INSEE a indiqué en outre les causes des principaux pics observés, à savoir les épidémies de grippe saisonnière et les canicules. On remarque nettement l’impact bref mais foudroyant de la canicule de l’été 2003 et on note également un petit pic de cette nature en 2019 puis en 2020.

L’Institut a également borné les périodes de confinement de l’année 2020 (printemps et automne) et on voit qu’elles coïncident avec des pics de surmortalité attribuables à la pandémie de Covid-19 significativement hauts en nombres quotidiens (par rapport aux décès de la même période des années précédentes) et larges en durée :

Au total, le nombre de décès s’est monté à 667 400 en 2020, soit presque 54 000 de plus que l’année précédente, ce qui représente une croissance de 9 % par rapport à 2019 se répartissant entre 8 % pour les femmes et 10 % pour les hommes. Du jamais vu dans les périodes récentes :

C’est cependant moins que les 66 000 décès attribués au Covid-19 en 2020 par Santé publique France, et ceci pour deux raisons principales :

· La grippe saisonnière n’a pas eu d’incidence particulière sur la mortalité au début de l’année 2020, contrairement aux années précédentes. On observe des pics significatifs en février 2015, janvier 2017 et mars 2018. L’épidémie de grippe 2018-2019 qui culmine en février 2019 se situe en dessous des années précédentes et celle de 2020 encore en dessous de la mortalité de 2019. De ce fait, on compte 7500 décès en moins en janvier et février 2020 par rapport à la même période de 2019.

· Les confinements semblent avoir eu un effet « protecteur » sur les jeunes de moins de 25 ans. Leur mortalité est inférieure de 6 % en 2020 par rapport à 2019, notamment du fait d’un moindre nombre d’accidents de la circulation à partir de mars 2020.

À propos de l’évolution des décès selon la tranche d’âge, justement, l’INSEE considère qu’en 2020, la surmortalité des moins de 65 ans est négligeable : en plus de la sous-mortalité des moins de 25 ans (-6 % comme on vient de le voir), il convient de noter que la tranche des 25-49 ans a enregistré un recul de mortalité de 1 % par rapport à l’année précédente et celle des 50-64 ans une petite augmentation de 2 %.

En revanche, la surmortalité des 65 ans et plus a atteint 10 % sur l’année pour toutes les classes d’âges concernées (65-74 ans, 75-84 ans et 85 ans et plus) mais a augmenté avec l’âge pendant les vagues de Covid :

« Au cours des deux vagues de Covid-19 du printemps et de l’automne, l’excédent de mortalité des personnes de 65 ans et plus a été d’autant plus important que les personnes étaient plus âgées. Ce n’est pas le cas sur l’ensemble de l’année 2020 (10 % pour les 65-74 ans comme pour les 75-84 ans et les 85 ans et plus). »

Sur le plan de la répartition géographique, la façade Est de la France a été la plus touchée par l’excédent de mortalité, notamment les régions Île-de-France (+ 18 %), Auvergne-Rhône-Alpes (+ 14 %) et Grand-Est (+ 13 %). Dans ces trois régions, six départements ont dépassé les 20 % de surmortalité en 2020. On peut leur rajouter Mayotte qui culmine à +24 % :

Muni de tous ces éléments factuels détaillés dans les publications de l’INSEE, chacun peut tenter de se forger son idée sur la gravité de la pandémie et sur la nécessité de prolonger, accentuer ou au contraire alléger voire lever les mesures de restriction de déplacement et d’activité en vigueur actuellement.

Je pense pour ma part que le Covid-19 n’a rien d’une « petite grippette » comme on l’entend dire assez souvent. Ce qui est déplorable dans la façon dont le gouvernement a pris en main cette pandémie, ce n’est pas tant qu’il ait voulu prendre des mesures de limitation de la circulation du virus – tous les pays l’ont fait d’une façon ou d’une autre et on lui aurait évidemment reproché de ne pas le faire – que le mélange asphyxiant de mensonges, approximations, incompétences, insuffisances hospitalières criantes et autoritarisme qu’il a pulvérisé et continue de pulvériser sur les citoyens jusqu’à l’absurde.

Mais attendu que l’on commence à bien prendre la mesure des destructions massives liées aux confinements, attendu que le risque de mortalité est concentré sur les personnes les plus âgées, attendu que les vaccins arrivent et sont déployés en priorité chez ces personnes et attendu que leur montée en puissance permettra aussi de prendre de court les virus variants – il me semble qu’il ne serait pas farfelu d’envisager prochainement non pas un troisième confinement mais un allégement progressif des contraintes, une reprise des activités mises à l’arrêt et la fin de l’état d’urgence sanitaire.

Sauf que nous sommes en France : après avoir instauré un couvre-feu avancé à 18 heures dans tout le pays sans savoir le moins du monde si cette mesure mise en place dix jours auparavant dans une vingtaine de départements était bénéfique ou non, le gouvernement semble décidé à prolonger la fermeture des stations de ski pendant les vacances de février et l’on constate sans surprise qu’il a bien du mal à faire décoller la campagne de vaccination.

Mais là, on ne parle plus vraiment de la pandémie de Covid-19. On parle de la France et du poids toujours croissant de son État pourtant célèbre pour ses ratés retentissants, ce qui ne l’empêche pas de considérer que la responsabilité individuelle des personnes est quantité négligeable voire dommageable – à la grande satisfaction de la vaste majorité des dirigeants et des citoyens, il faut bien le dire.

Les désordres de l’État, le « quoi qu’il en coûte » et la culture opportune du principe de précaution vont nous tuer plus sûrement que le virus. Ça promet.

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  • Même à 100.000 vaccinations par semaines il faudra 10 semaines pour ne vacciner qu’un petit million de personnes. Sur 66 millions… Deux ans pour vacciner 25 millions…
    D’ores et déjà les vaccins manquent. La grandiose organisation de la vaccination font que je ne peux pas prendre rendez-vous pour faire vacciner mes parents de 88 & 90 ans. La réservation internet ne propose plus rien et les numéros téléphoniques devant prendre le relais ne décrochent pas. On a tout prévu : 500.000 doses par semaine… euh… finalement on ne recevra que 200.000 : Tout va bien car « le vaccin est arrivé »…
    Tout n’est pas dans les mains de nos gouvernants certes…(Nombre de vaccins disponibles) mais à 100.000 par semaine on est encore à 50% de l’offre en vaccin.

    • Malgré tout, ça va sans doute accélérer, et les morts appartiennent à un groupe plus restreint que la population, les plus de 60 ans ça doit être de l’ordre de 25 millions et beaucoup moins si on passe à 70 ans.. si le vaccin protège..

    • Les documents officiels disent que l’on n’a pas la moindre idée de la protection apportée par le produit pfizer aux plus de 75ans, d’autre part l’autorité sanitaire de Norvège indique que les personnes fragiles de plus de 80 ans ont des risques de décès avec les mêmes produits. La lenteur de la vaccination en France est peut-être un bien . Dans quelques mois, on aura plus de recul.

      • il ya des bénéfices.. sinon en croit les résultats…

        Un vaccin peut poursuivre plusieurs objectifs la santé du vacciné et la « gestion » de l’epidémie.
        La préconisation est assez complexe. c’est affaire de spécialistes et dépendant de notre connaissance de l’epidémie.
        je ne sais pas..le bon sens ne suffit pas. il faut des chiffres et il en faut plusieurs..

  • Et quand on fait le bilan sur un an ça signifie que les morts ont bel et bien été prématurées..on attend la dent sur l’esprance de vie..

    On compte pas si mal que ça les morts covid , ce qui n’a rien d’évident. Je suis curieux de voir les chiffres allemands qui m’intriguent davantage.

    • Vous avez raison, il y a un mystère allemand… Qui peut se résumer.. A un vaccin de même origine. Mais le mystère anglais est sans doute plus passionnant.

  • Merci, Madame Meyer, pour cet article dont la première partie résume remarquablement clairement la situation – malheureusement pour la France, la deuxième partie est tout aussi pernitente

  • C’est malgré tout une petite grippette pour la majorité de la population par contre pour les gens malades, déjà mal soignés et interdit de soins par le gvt…..

    • Non ce n’est pas une petite grippette ou ce le sera quand nous verrons l’évolution des 10%de formes graves qui à ce jour gardent des séquelles pulmonaires de type restrictive ..Et nous ne savons pas encore tout…

      • En tout cas cet article démontre à certains que lae COVID est passé par là…

      • On a bcp parlé de ça l’année dernière mais à l’époque on interdisait le soin même en réanimation, maintenant on soigne d’où la baisse de mortalité. Je me souvient de la mise en garde sur les corticoides, maintenant c’est incontournable.

        • manque plus que la chloroquine et l’ivermectine pour prévenir les cas grave et on y sera. C’est domage qu’aucun médecin n’ai eu cette idée au début de la pandémie.

      • c’est simple..c’est quoi une grippette?

        • Sans doute un gros rhume qui ne te donne pas 40 de fièvre et des cauchemars comme j’ai eu il y a des années. Ou alors une grippe que ton corps combat avec succès… Comme c’est le cas avec ce virus.

  • -20% de décès dans les côtes d’Armor: résultat impressionnant dissimulé dans toutes les propagandes gouvernementales.
    Au fait, y-a-t’il un service chargé de cette propagande?

  • Comme dirait h16, ce pays est foutu.
    Il n’est pas venu à l’idée à ces trous du cul qui s’arrogent le droit de limiter nos libertés et de foutre à plat notre économie, que laisser les actifs reprendre une vie à peu près normale et confiner les retraités permettrait à l’économie de ne pas sombrer encore plus gravement tout en évitant la bérézina dans les hôpitaux ?

    • complètement d’accord. Et pour tous les perdus qui oseraient encore faire la reflexion de l’injustice d’une telle décision, il faut bien se rappeler, qu’un système de santé d’un tel poids et efficace, est forcément sous tendus par une économie saine et vivace, pas par du télétravail et des congés maladie de personnes de 25 ans pour cause de « cas contact ».

    • Je vous trouve bien sévère avec le trou du cul, car lui au moins il a une fonction bien spécifique, qu’il remplit parfaitement.

  • Il y a également un problème d’interpretation des chiffres: comment attribuer les morts? Pendant le confinement beaucoup n’ont pas consulté de medecins et ne se sont pas soigné. Je parle d’AVC, d’infarctus, de pyelonéphrites,… Dans ces conditions, difficile d’affirmer un « effet protecteur » des confinements vis-à-vis du COVID 19: https://onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.1111/eci.13484. C’est peut-etre meme l’inverse quand on dresse un bilan global

    • de toute façon les études sur la charge virale des eaux usées montre assez clairement en tout cas sur la charge virale totale de la population de grandes métropoles, qu’elle est parfaitement décorrèlé des mesures qui ont été prises.

  • Etant donné que les gestions de l’épidémie se font comme les politiques de santé à l’échelon de chaque pays, cette carte de France est le meilleur argument pour les mesures de restriction de la circulation aux frontières et aéroports internationaux.

  • Certes cette grippe est plus forte que d’habitude et comme remarqué, a remplacé la grippe saisonnière… A mon sens, la surmortalité est plus due à la mauvaise gestion du gouvernement qu’au virus lui-même. Entre la non prise en charge en amont des patients par les médecins de ville (car interdit !), les affaires d’euthanasies soupçonnées dans les EPHAD, les problèmes de logistiques (entravés par le gouvernement !), des restrictions plutôt que des recommandations (qui auraient été suivies car les français ne sont pas stupides quand même…) et sans compter les morts dus à des suicides et violences diverses lors des confinements…
    D’ailleurs, les courbes sont totalement différentes que lors des précédentes « épidémies/pandémies » (même si vous remontez avant 2015), ce qui ne peut s’expliquer seulement par le virus, qui, rappelons le a été identifié dès le début comme étant un coronavirus, que l’on sait très bien soigné et prévenir en temps normal.

  • Analyse intéressante et même optimiste. Mais il reste à savoir si tous les décès « supplémentaires » n’ont pas été attribués automatiquement au covid alors que la cause principale du décès est une autre « maladie ». Par exemple les suicides de 2020 doivent ils être attrinués au covid ou à d’autres causes?

    • il ya aura toujours une incertitudes.. mais on peut les lever un peu

      mais ce qu’on ne pourra pas lever ce sont les effets à long terme de mesures.. le suicides à terme..les cancers non détectés plus tard , ceci dit on pourra toujours estimer.. mais il faut déjà qu’on sache quoi regarder!!!

      mais là entre 50 000 et 60000 morts du fait du covid, ça se tient, on ne cherche en réalité que le premier ordre..

      d’ailleurs la contestation sur les chiffres repose non pas sur leur exactitude mais dans l’intention de cacher ou tromper.

      c’est le nombre de cas détectés qui est le plus « manipulable »…si vous y croyez.. c’ets à dire si vous croyez que lelien avec le nombre de cas est trivial.

      il fraudait en revenir au bon vieux temps..un chiffre sans marge d’erreur est fallacieux.

      • reste que les chiffres ne sont pas trop divergents…

        on fait le constat que ça se tient.. ça donne une marge très plausible.

        et des gens ( insee par exemple) vont faire une estimation plus pointue, en regardant justement les autres causes de mortalité.. et vont donner un chiffre plus précis… mais dépendant de plus d’hypothèses dont la justesse aura la plausibilité que vous accorderez aux corrections..

      • Le problème, c’est surtout qu’il y a trop de possibilités d’erreur dans l’analyse de ces chiffres, malheureusement. Etant donné que les chiffres des morts covid ne sont pas fiable (prise en compte de beaucoup de comorbidités ou de morts de vieillesse par exemple).
        Donc oui, c’est du à l' »épidémie covid », mais pas forcément au « covid » en lui-même.
        J’ai lu en début de semaine un article sur les premiers morts du vaccin en Norvège dont l’interviewé expliqué : « oui, leur mort est lié au vaccin, mais ce n’est pas à cause du vaccin »… Alors que pour le virus, toute comorbidité est bien mise dans la case « mort du covid »… Cherchez l’erreur…

  • Merci Nathalie ! Nathalie qui par sa démarche, claire inspire davantage confiance que tous les comités et porte parole et ARS et autres gourous de la propagande !!
    Je dois vous avouer que personnellement, j’ai pris à cœur, de suivre avec beaucoup d’intérêt et sans idées préconçues, tous les événements concernant la Covid. Épisode passionnant, d’enjeux, de vérité, de drame potentiel, dont l’actualité a certainement plus motivé ma curiosité que tous les épisodes de santa barbara réunis ! Et puis, les cafouillages, (trop nombreux) ont progressivement pris le dessus, au point que je me suis dans un premier temps, personnellement révolté, sans m’insurger, et par la suite désintéresse au point d’éprouver un dégoût bien réel, de ce qu’il nous fallait, digérer. Et ce n’est pas fini ! Bien sûr.

    En effet, je veux bien admettre, par principe dit « de précaution » que la Covid était un siège, qui menaçait, la société, et que la guerre était déclarée. Mais, autant, une guerre contre un ennemi (des terroristes etc) peut nécessiter le secret, bien gardé, de la part d’un gouvernement, qui protège, ses citoyens, autant, il me semble, que cette guerre, contre l’ennemi invisible, aurait gagnée à une transparence accrue, et qui non seulement à fait défaut, mais encore, a précipité, les français, dans le doute, le désarroi, comme vous le soulignez, jusqu’à l’absurde !!! C’est bien la différence entre l’autorité légitime, de l’état sur les citoyens, et la dérive autoritaire, que nous avons eu l’heur de subir.

    D’un point de vue philosophique, la notion de « Syndémie » s’est effectivement imposée, au détriment de la notion de « Pandémie » – La syndémie, regroupe les comorbidités, la fragilité avérée d’un tissu social, devenu fragile, et effectivement peut être 5 fois moins résilient, que ce qu’était la société, lors des précédentes grippes, dites asiatiques, fin des années 50-60. Raison de plus, pour que le rôle protecteur, et clairvoyant d’un gouvernement de crise soit ou devienne crucial ! La Syndémie est donc la maladie du siècle Occidental. Des jeunes de moins de trente (environ 15/20% de mémoire) ans ont subitement pris peur, et développé une peur quasi irrationnelle, de contracter ce virus et d’en mourir. A contrario, nombre de seniors, se sont emparés du flambeau d’une vraie résistance psychologique (alors qu’ils sont les plus à risques) face à l’envahisseur, non sans un véritable courage !!

    C’est sans précédent !! Et cela est très inquiétant. La Syndémie, est cet ensemble, qui englobe toute forme de désagrégation, physique (du surpoids, des problèmes de santé etc) et psychologique.

    Mais c’est oublier le dernier facteur, qui est celui du lien économique. La syndémie, exclue encore actuellement cet horizon proche, qui peut nous mener à la catastrophe. Vous avez amplement relayé, dans vos colonnes, tous les risques, liés à l’avenir = Entreprises Zombies, endettement massif, amoncellement de nuages lourds de charges électriques pour l’avenir, ruine personnelle, avenir en noir, engagements et confiance anémiée, concept de survie intégré dans la dimension elle-même contenu dans le fameux et terrifiant « État d’urgence sanitaire » dont Giorgio Agmaben, nous fera, un résidu de prototype, pour résister à l’envahisseur…

    Discours vide ou creux, là aussi, appelant à la solidarité intergénérationnelle (quoi qu’il en coûte), comme si, les générations n’étaient que ces corps mous et égoïstes sans contact autre, que le dîner officiel et imposé de Noël !

    Car la vérité est aussi emblématique, si on apprend que la virulence de ce virus, sur les plus de 65 ans environ, jusqu’aux personnes les plus âgées, celles qu’on retrouve en fin de vie dans les mouroirs que sont les EPHAD. Ce consensus dit « humain » du « quoi qu’il en coûte » a été mis à rude épreuve. Je ne dirais pas le fond de ma pensée, sur les EPHAD, mais ces mouroirs (espérance de vie 3 ans), sont une tragédie collective, et pour le coup, m’amènent à penser, que notre société est bien malade, d’organiser cela, par la force d’un processus économique qui s’impose et crée de véritables douleurs psychologiques au sein de la société. Vous imaginez forcément, quand votre grand-père que vous ne pouvez malheureusement autrement aider, fini ainsi, dans la solitude, que votre destin, est à terme puissamment scellé, lui aussi. La preuve, le nombre de morts dans les EPHAD a augmenté du fait aussi de l’extrême solitude imposée, au nom des statistiques et du « quoi qu’il en coûte » !

    Je préfère arrêter là, mes propos.
    Parce que pour le reste, je risquerai, de tomber, dans une forme d’inconnu. Quid des suicides ? M Durkheim a t’il encore quelque chose à nous apprendre ? Quid des décès imputés à des reports de chirurgie, (opération reporté sur un an) dans les hôpitaux dépassés. Quid des cliniques privées honnies et vilipendées par un système public, devenu aussi froid qu’un corbillard, l’état « stratège » préférant à grand renfort de comm’ affréter des TGV depuis l’Est, vers bordeaux, plutôt que de transférer certains cas dans les cliniques privées. Quid de la déontologie ? Quid de ces témoignages de médecins, interdits de divulguer les informations précieuses, de leurs propres expérimentations avec par exemple la Chloroquine. Quid de cette médecine, devenu un vrai Léviathan, qui du rapport de confiance entre médecins généralistes et patients a su étendre, son pouvoir austère, au point de menacer le rapport de confiance, qui devrait exister entre un corps intermédiaire (les médecins aussi bien que les infirmiers) et l’intérêt tout entier d’une nation !! Quid de ce baillonnage, de cette défiance, de cet encartement, les jeunes médecins abdiquant devant le pouvoir, et ses directives à base de Doliprane, parce que eux aussi, ont femmes et enfants !! La résistance là aussi, psychologique est à relever du côté des médecins plus âgées !!!

    Cette société de la défiance est in fine, à ajouter comme quatrième élément, (ce n’est pas une parodie de Luc Besson) à cet ensemble (la Syndémie) crée de toute pièce par la volonté bien réelle d’un État !! Que cela soit volontaire ou non !!

    La Syndémie a de beaux jours devant elle !

    G-NB-R

  • « … effet « protecteur » sur les jeunes de moins de 25 ans. Leur mortalité est inférieure de 6 % en 2020 par rapport à 2019 … »

    Toute l’absurdité de cette crise se trouve ici : ce chiffre indique qu’il serait idiot voir criminel de ne pas généraliser le confinement chaque année et tous les mois de l’année.

    Et c’est d’autant plus vrai que la vie des jeunes a plus de valeur que celle des vieux (car plus d’années perdues d’espérance de vie). Donc pour vivre heureux vivons cloitrés et ne prenons surtout pas le risque de travailler et encore moins de profiter de la vie.

    L’incohérence de cette conclusion devrait nous amener à réfléchir pour trouver l’erreur du raisonnement : la mortalité n’est pas un problème en soi. Le problème est :
    – d’une part l’incapacité de l’administration de résoudre les problèmes de type « avalanche » à cause de son inertie (dans son action et dans ses méthodes).
    – le détournement de la « compassion » par les politiques et les média : on doit venir en aide aux individus en les soignant et non chercher à comptabiliser les résultats de façon grossière et arbitraire.

    Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre …

  • Cet article n’est que de la propagande gouvernementale ! Les graphiques sont faux. La seule donnée à retenir est la suivante : en 2019 il y a eu 619289 morts toutes causes confondues et en 2020 614884 morts.
    Contrepoints => source svp…

    Où est passée la surmortalité supposée être provoquée par le SARS-CoV-2 ?
    L’INSEE est sous la tutelle du Ministère des finances, ceci explique cela …

  • Tout à fait, et aussi comme la population augmente ( et qu’il y a/aura de plus en plus de vieux) même après la disparition des baby boomers, le nombre de décès augmentera mécaniquement ( en valeur absolue mais pas forcément en % de la population). Et aussi les études démographiques pointent que depuis quelques années, la mortalité totale toutes causes confondues augmente de 6000 unités/an.

  • nos politiciens sont morts de trouille face au COVID, comme tous les gens qui vivent en dehors de la réalité.

    Et pourtant il faut vivre (et donc travailler, avoir des relations humaines…).
    Les africains sont confrontés à des virus bien plus dangereux et pourtant, ils continuent de vivre sans peur particulière.

  • Ce serait interessant de superposer les cartes des taux de chomages et nombre de medecin par habitants avec cette carte. La difference entre Est et Ouest est marquee, mais la geographie ne doit pas etre la bonne raison.

    • Ou pas… Ca serait en effet très intéressant comme analyse à faire… Mais aucun organisme ne s’y risquerait… au cas où… 🙂

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