Au village des décideurs politiques, qui dit mieux ?

Screenshot_2020-12-23 (1) Emmanuel Macron positif au Covid-19 et placé à l'isolement AFP - YouTube - https://www.youtube.com/watch?v=FOOAoUlryyk — AFP - YouTube ,

OPINION : tout en retenant des prescriptions raisonnables de prudence, il faudrait peut-être s’interroger sur l’efficacité de ces mesures liberticides avec lesquelles nous vivons aujourd’hui.

Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

Lorsque Boris Johnson, Bolsonaro et Trump ont été contaminés par le Covid-19, les moqueries et les sarcasmes ont inondé les réseaux sociaux et même les médias les plus sérieux. Le virus ne s’en prenait-il pas à ceux qui osaient contester sa dangerosité ou s’opposaient au confinement généralisé ?

Or, voici que le même virus a contaminé aussi le président Macron, celui qui n’a eu de cesse de vanter l’importance de l’isolement, de la fermeture du pays et du confinement pour tous. Comment cela est-il possible ? Il nous a pourtant fait la leçon depuis des mois sur le port du masque, les contacts à éviter, même entre les membres d’une famille et l’obligation de respecter la distanciation sociale.

Concernant Trump, on pourrait aussi rappeler au passage les railleries dont il a été la cible quand il avait dit qu’un vaccin anti-Covid serait prêt avant la fin de l’année…

Macron : faites-ce que je dis, pas ce que je fais !

Il n’existe probablement pas un décideur politique qui soit plus paternaliste que M. Macron. On voit même qu’il est parfaitement convaincu de sa mission de nous prendre en charge à chaque fois qu’il intervient (pardon, qu’il s’invite) à la télévision. Il sait très bien ce qui est bon pour nous, ensuite il demande à son aide de camp, le Premier ministre, de mettre en pratique ses directives.

Visiblement, M. Macron n’a pas vraiment respecté ce qu’il ne cesse de nous recommander. Il aurait même enfreint beaucoup de règles et contaminé plusieurs personnes lors d’un dîner à l’Élysée avec… plus de six convives à table, qui s’est terminé après le début du couvre-feu. Le président n’a-t-il pas téléchargé l’application StopCovid ? Faites-ce que je dis, pas ce que je fais !

L’avenir dans les mains des décideurs politiques

Le Premier ministre joue pleinement son rôle d’auxiliaire du pouvoir. On se demande encore comment ce personnage improbable a pu arriver à la tête du gouvernement. C’est le système qui veut cela, celui du double exécutif, bizarrerie exclusivement française parmi les pays riches et démocratiques. Il ne manque plus qu’un secrétaire général du Parti, et nous aurons la panoplie complète des décideurs politiques qu’affectionnent les pays socialistes. Ce serait presque drôle si la situation n’était pas dramatique.

Car ce sont ces Jean Castex qui décident de l’avenir de la France et du nôtre. Ils font le tri parmi nos libertés, et choisissent arbitrairement le chiffre 6 pour limiter le nombre de convives à nos domiciles  ? Oourquoi pas 7 ou 5 ?

Ils décident aussi de fermer les restaurants. Et peu importe que personne ne comprenne pourquoi il est plus dangereux de dîner dans un lieu où toutes les précautions sont prises que de se bousculer dans les supermarchés. Une grande enseigne peut survivre. Pour un restaurateur, ça n’est pas certain.

L’efficacité des mesures

Pendant ce temps, malgré toutes ces injonctions, le nombre de nouveaux cas, 17 565, reste en hausse, selon les chiffres de Santé publique France, ce samedi 19 décembre. Le nombre de morts a atteint le chiffre de 60 418, pratiquement autant qu’aux États-Unis, par rapport à la population. Tout en retenant des prescriptions raisonnables de prudence, il faudrait peut-être s’interroger sur l’efficacité de ces mesures liberticides que l’IREF a critiquées plusieurs fois.

Au village des décideurs politiques, il y en a un qui se détache superbement car il a trouvé la solution à tous ces problèmes. Pour Bruno Le Maire, notre ministre de l’Économie, « les adversaires des États », les vrais, ce sont les GAFA et il faut les « taxer et les réglementer ». Ainsi, il faudrait toutes affaires cessantes s’en prendre à des sociétés qui marchent et nous aident à poursuivre notre vie professionnelle et sociale. Qui dit mieux ?

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