EDF : les Français encouragent la concurrence

En 2019 la France comptait 34 fournisseurs d’électricité pour les particuliers et 46 pour les professionnels. Ce nombre augmente chaque année (sept de plus en 2019). Et qui dit plus de fournisseurs signifie baisse des prix.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Electricity By: Bert Kaufmann - CC BY 2.0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

EDF : les Français encouragent la concurrence

Publié le 9 décembre 2020
- A +

Par Aymeric Belaud.
Un article de l’Iref-Europe

Jean-François Carenco, président de la CRE, constate qu’EDF « perd des clients aux tarifs réglementés à toute vitesse ». Ils ont été 100 à 150 000 par mois à lâcher la compagnie d’État durant l’année 2019. EDF détenait 74 % du marché des particuliers fin 2019, ce qui est encore énorme, mais ce chiffre s’élevait à 82 % en 2017.

Selon l’analyse de la Commission de régulation de l’énergie il restait à Électricité de France 27,2 millions de clients fin 2019. Dans le même temps, les autres fournisseurs ont vu leur part de marché progresser de 18 % en 2017 à 26 % en 2019. Et cette hausse se vérifie dans le résidentiel où le nombre d’offres a explosé ces deux dernières années.

Les changements de contrat s’effectuent souvent à l’occasion d’un déménagement. Il est plus rare qu’un particulier change d’opérateur lorsqu’il est bien installé chez lui. Mais il y a fort à parier que les nouveaux fournisseurs attireront de plus en plus ce segment de la population, le service client d’EDF en lassant plus d’un.

Cette année marquée par la Covid-19 n’a pas ralenti l’hémorragie. Le nombre de clients a poursuivi sa chute : 87 000 en moins lors du premier confinement – ce qui, somme toute, était assez contenu. Mais en deuxième partie de l’année, ce chiffre est passé à plus de 100 000 par mois…

Si les choses se poursuivent ainsi, EDF pourrait perdre entre 12 et 18 millions de clients dans les dix prochaines années (12*100 000*10 / 12*150 000*10) et donc, de fait, ne serait plus leader sur le marché.

EDF a 47 concurrents, dont deux se détachent nettement, Engie et Total Direct Énergie. Engie comptabilise 4,8 millions de clients (une augmentation de 19 % en deux ans) mais se fait rattraper par les prix et services attractifs de Total Direct Énergie. Ce troisième fournisseur (le premier totalement privé) a 3,3 millions de clients, ils se sont accrus de 51 % en deux ans, soit à un rythme beaucoup plus élevé que son principal rival Engie, soutenu en partie par l’argent public.

La concurrence bénéficie aux clients

La concurrence permet à chacun de bénéficier du meilleur service adapté à ses besoins, ainsi qu’à un meilleur prix. Et c’est ce qui se réalise ici sur le marché de l’électricité.

En 2019 la France comptait 34 fournisseurs d’électricité pour les particuliers et 46 pour les professionnels. Ce nombre augmente chaque année (sept de plus en 2019). Et qui dit plus de fournisseurs signifie baisse des prix.

Pour le CRE, « Le nombre d’offres de marché continue à croître, en électricité comme en gaz naturel, la majorité d’entre elles permettant aux consommateurs de réduire leurs factures par rapport aux tarifs régulés ».

Comparons les prix TTC du kWh de quelques fournisseurs d’électricité au premier novembre 2020. (En rouge le prix le plus élevé, en vert le pus bas).

Tableau comparatif des tarifs des fournisseurs en option Base (tarif unique à toute heure) pour les particuliers au 1er novembre 2020

Source https://fr.irefeurope.org/

On remarque que deux nouveaux venus, Mint énergie et Wekiwi, proposent des prix très attractifs : la concurrence permet bien une baisse

Deux des principaux concurrents d’EDF, ENI et Engie, attirent des clients malgré des tarifs plus élevés. Ce qui montre le rôle important des services associés, et ils sont probablement plus satisfaisants que ceux d’EDF.

Rappelons qu’Engie, second distributeur français est détenu à 23,6 % par l’État ; le prix de son kWh est le plus élevé dans notre succincte comparaison. Total Direct Énergie, sans aucune participation de l’État, est, lui, l’un des plus compétitifs. Il est possible, s’il réussit à allier prix bas et service de qualité, qu’il devienne le concurrent n°1 d’Engie, que peut-être même il le dépasse, pour aller ensuite battre EDF sur le marché de l’électricité.

Une concurrence faussée par les taxes

Un marché en expansion est une excellente chose. Encore faudrait-il, pour que cela profite pleinement aux Français, que les taxes baissent. Au nombre de quatre, elles représentent en moyenne 37 % de la facture. Il y a la CSPE (Contribution au service public de l’électricité), la CTA (Contribution tarifaire d’acheminement) qui finance le régime spécial de retraite des agents professionnels des industries électriques et gazières, les TCFE (taxes sur la consommation finale d’électricité) et la TVA.

Particularité de la TVA sur ce marché, elle s’applique sur le prix de l’abonnement au taux de 5,5%, à la consommation au taux de 20 %, mais également sur les autres taxes (5,5% sur le montant de la CTA, 20 % sur ceux de la TCFE et de la CSPE) ! Une taxe sur des taxes, il fallait y penser…

Qui plus est, la note s’alourdit du fait d’une hausse écrasante de ces taxes, en particulier de la CSPE. Créée en 2003, son taux a augmenté de 650 % entre cette date et 2016 ! Cette augmentation monstrueuse a d’ailleurs fait passer le prix du mégawatt/heure de 3 euros en 2002 à 7,5 euros en 2010 puis à 22,5 euros en 2018 selon Total Direct Énergie.

La concurrence dans le marché de l’électricité n’est donc pas encore parfaite. Certes les prix commencent à diminuer pour les particuliers et les entreprises avec l’apparition de dizaines de nouveaux fournisseurs, mais de lourdes taxes viennent empêcher une réelle libération du secteur.

Il faudrait donc franchir encore un cap dans la course à de justes tarifs : privatiser EDF en faisant passer une partie de l’entreprise en délégation de service public par exemple, et surtout s’attaquer aux taxes, les baisser drastiquement et même en supprimer certaines. Alors seulement, les Français pourront peut-être choisir leur fournisseur « en toute transparence », notion si chère à nos dirigeants.

Sur le web

Voir les commentaires (32)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (32)
  • Cet article est d’une nullité absolue !
    La soi-disant concurrence sur la distribution de l’électricité repose quasi totalement sur la production électrique d’EDF qui doit céder à bas coût son électricité à ses concurrents pour qu’ils puissent ensuite la revendre aux clients qu’ils piquent à EDF.
    En même temps EDF est obligé de racheter à coût élevé l’électricité produite par les éoliennes et panneaux solaires de ses concurrents et se fait payer ce surcoût via la cspe qui vient grever fortement nos factures.
    C’est ubuesque. Lire l’article du 2 décembre dernier sur le site : http://geopolitique-electricite.fr/
    C’est autrement plus instructif que cet article minable de l’iref.

    • Sans compter que prix d’électricité bas ou pas , la moitié de ma facture d’électricité ce sont des taxes..

    • Ajoutons que cette pseudo-concurrence n’a pas été initiée par la France, contrairement à ce que le titre de l’article laisse penser, mais imposée par l’Europe…

    • J’ai eu la même réaction que vous.
      La soi-disant concurrence dans le domaine de l’énergie est complètement factice et n’a comme conséquence qu’une augmentation des prix en mettant sur le marché des acteurs qui profitent de clauses contractuelles aberrantes. En pratique si l’on veut avoir une vision objective des prix de l’électricité chez les différents acteurs, le parcours est très difficile car rien n’est parfaitement clair : le prix de kWh varie mais aussi le prix des abonnements dont l’article ne parle pas ; au final il est presque impossible de se faire une opinion.
      Mais le problème de la concurrence dans le domaine de l’électricité repose d’abord et avant tout sur la question de savoir qui fournit réellement l’énergie. Pour l’instant la majorité de l’électricité proposée par les opérateurs alternatifs provient d’un achat réglementé chez EDF et la compétence de certains de ces opérateurs ne se limite qu’à l’établissement de factures!
      Je suis pour la concurrence mais il faut qu’elle soit loyale et équilibrée: c’est loin d’être le cas actuellement et dans le domaine de la fourniture d’électricité les acteurs de la concurrence apparaissent plus comme des parasites que comme des acteurs de progrès.

  • Drôle de concurrence ! En réalité, il n’y a guère en France qu’un producteur d’électricité, qui détient à lui seul environ 90 % de la production installée.
    Les autres « fournisseurs » d’électricité sont de simples marchands, qui revendent l’électricité que les pouvoirs publics ont imposé a EDF de leur vendre, à prix maximal imposé ! Splendeur et misère de la loi NOME…
    C’est comme si tous les commerces de France s’approvisionnaient chez Carrefour… Ou si Peugeot ne vendait que des Renault…
    Cette concurrence est totalement artificielle !
    Qui plus est, le marché de l’électricité en France est borné : je peux, si j’ai de l’argent, acheter 100 voitures, mais je ne peux pas consommer, l’année prochaine, 100 fois ce que j’ai consommé cette année (même en laissant mes fenêtres ouvertes et mes radiateurs allumés). Sur ce marché, tout vendeur supplémentaire vient affaiblir les vendeurs existants. La concurrence ne peut avoir aucun effet sur l’accroissement du marché, comme c’est le cas dans un système concurrentiel libre et non faussé, sur l’innovation technologique, ou encore sur la baisse des prix liée à la croissance de la clientèle…
    Dans la téléphonie, le monopole de France telecom a été cassé par de vrais opérateurs, SFR, Bouygues, et Free, qui détiennent chacun leurs propres réseaux. On a moins d’entreprises au total, mais ce sont de vrais industriels.
    Pour l’électricité, on a un industriel, EDF, deux si on veut être sympa (Engie, ex GDF) et une myriade de petits commerçants, qui se paient sur la bête… Tout ceci est risible.

    • Vous avez en partie raison pour les opérateurs télécom où le problème se pose heureusement un peu différemment.
      Mais si vous habitez la campagne, vous n’avez guère le choix: c’est Orange ou quasiment rien. Et si, quand il existe un opérateur alternatif, vous voulez aller chez la concurrence, alors priez que vous n’ayez pas de pannes de réseaux (poteaux cassés, câbles détériorés ou coupés…ce qui arrive très souvent en rural) car vous serez dépanné en dernier. C’est de bonne guerre mais cela marque bien les limites de l’exercice

      • Ce que vous dites sur la campagne est (était) sans doute un peu vrai pour l’ADSL, mais faux pour la téléphonie mobile.

        • Oui pour la téléphonie mobile vous avez à priori le choix de plusieurs opérateurs sauf que, manque de chance j’habite un coin dans la Drôme qui est en zone blanche (comme une grande partie du territoire en dehors des villages).

      • Première fois que j’entends que à la campagne, il n’y a pas de (faux) choix de fournisseur. Quant au poteaux cassés j’en vois souvent et il me semble que France Télécom traine ses pieds pour agir et c’est lui qui gère les fils pour tout le monde.

        • Disons que le choix est réel si on est dégroupé, ce qui n’est pas toujours le cas.
          Dans les zones non dégroupé, le réseau est celui de orange, vous payez alors plus cher pour un service moindre.
          Et il semble que c’est pareil avec la fibre, sauf que ce n’est pas forcemment orange qui est derrière.

          Avant les années 2000 on payait entre 15 et 30€ /mois pour le téléphone fixe qui nécessitait un réseau couteux. Actuellement, le budget télecom des ménages (box + forfaits mobiles) tourne souvent entre 50 et 100€. Certes le service actuel n’a rien à voir m’ enfin, je ne sais pas ce que ça aurait réellement donné si France télécom avait été correctement dirigé à l’époque.

  • Sortir EDF des griffes de la cgt , nettoyer le CE et y appliquer la loi à ce sujet,elle sera compétitive .

    • Vous avez raison, mais en mème temps, je ne pense pas que les avantages des agents EDF pèsent énormément sur les factures au regard des autres gaspillages monumentaux liés aux diverses restructurations ou aux diverses pressions inutiles que leur fait subir les politiciens…

    • La gestion et le financement du CE d’EDF est effectivement scandaleuse mais ne doit pas peser énormément en final sur nos factures;
      Le fait de faire peser une TVA sur une taxe a un impact beaucoup plus grand et est proprement inacceptable sauf si on m’explique qu’elle est la Valeur Ajoutée que l’on peut trouver à une taxe.

      • De toute façon, l’état a besoin de sous pour pouvoir les gaspiller. S’ils n’appliquent pas les 20% de TVA sur les taxes, ils augmenteront ces dernières de 20% et ça reviendra au même.

  • Passons sur le fait que la concurrence sur l’électricité en France est un jeu de bonneteau, donc l’efficacité de la filière en général ne s’améliore pas et donc le prix en moyenne ne baissera pas (mais certains particuliers peuvent quand même profiter).
    Enfin une remarque qui m’insupporte, le mégawatt par heure, noté MW/h, une unité rare, correspond à la vitesse d’augmentation de puissance d’une centrale. A ne pas confondre avec le mégawatt heure, noté MWh, une unité d’énergie. Faire cette erreur dans un article sur l’énergie, c’est inacceptable!

    • MW/h, effectivement c’est une pente de variation de puissance….ce qui démontre l’ignorance de(s) l’auteur de cet article qui ne sait absolument pas de quoi il parle:
      cette concurrence est totalement fictive et coûte énormément d’argent à EDF (énormément plus que les quelques avantages au personnel critiqués plus haut) , ces pseudos concurrents ne possèdent pour la plupart aucun moyen de production donc, soit ils s’approvisionnent à la vache à lait nommée ARENH (Accès Reglementé au Nucléaire Historique) c’est à dire de l’électricité d’origine nucléaire qu’EDF est OBLIGEE de leur céder à prix coutant soit 42€/Mwh le volume d’ARENH représente le quart (25%) de la production nucléaire soit 100Twh…quand les prix SPOT sont inférieurs au prix ARENH ils s’approvisionnent sur le marché européen (donc benef) et à l’inverse ils choisissent l’ARENH (re-benef) : le jackpot pour ces maquignons de l’énergie et double peine pour notre producteur historique, on ne pourrait pas mieux s’y prendre pour couler une boite quand bien mème ce serait EDF…mais continuons comme cela, EDF finira par faire réellement faillite tout le monde sera content et tout le monda paiera son électricité au même prix qu’un ménage Allemand ou Espagnol ..
      pour finir, avez vous déjà vu des employés de « Mint » « Total » et autres intervenir sur le réseau quand les lignes sont à terre ?? non, c’est EDF qui supporte tout et doit par dessus le marché engraisser ses concurrents !!

      Bref pour en revenir à cet article qui me sort par les trous de nez, il est totalement farfelu, infondé, non étayé et partisan
      Un ancien énergéticien à la retraite

      • EDF et ErDF sont-ils la même entreprise?

      • « non, c’est EDF qui supporte tout et doit par dessus le marché engraisser ses concurrents !! »
        Ok avec vous, mais beaucoup de travaux sont réalisés en sous traitance, Enedis ne font plus beaucoup de travaux.
        Meme avant la privatisation, le gros des installations EDF étaient déjà sous traitées.

        • La sous traitance n’est pas forcément un mal si elle correctement surveillée par le donneur d’ordre. Malheureusement ce n’est pas toujours le cas et certains de nos opérateurs confondent sous traitance et abandon de responsabilité.

    • Oui le MW/h est beaucoup utilisé chez de nombreux acteurs souvent pourtant très dogmatiques et qui se veulent très sûr de leur analyse.
      Hélas c’est le monde vers lequel nous allons de plus en plus vite: connaissances scientifiques et techniques voisines de zéro, dogmatisme aveugle proche de 100%. C’est bien dans l’esprit de cet article!

  • Le tour du sujet est effectivement fait par « Géopolitique de l’énergie » comme signalé par Hug.
    J’ajouterais en plus que la première entrave à la concurrence est l’obligation d’achat par le réseau quel que soit le besoin pour les éoliennes et les panneaux solaires et la subvention au prix d’achat ainsi que la prise en compte par le réseau d’investissements uniquement liés aux ENR (raccordements, condensateurs et autres dispositifs spéciaux.)
    Cela pouvait à la rigueur se comprendre il y a vingt ans pour aider les filières à monter en puissance mais c’est complètement injustifié maintenant.

  • Dans tous les cas, concurrence il n’y a pas puisque biaisé par la production sans concurrence et la distribution sans concurrence.
    Moi je prône la micro-cogénération par moteur sterling, du coup plus de distribution plus de perte en ligne, moins de pollution a l production , chacun est libre de sa production.
    Bref tous le monde gagnerait en autonomie.

  • On oblige EDF, son actionnaire principal, a acheter de KWh/h produit a des heures inutiles, a un prix supérieur au prix de revient , et on oblige EDF a revendre des KWh/h sans marge suffisante pour assurer l’avenir et les investissement a de sociétés privées écrans qui se goinfrent alors qu’elles ne fond rien que de la facturation.
    Cerise sur le gâteau EDF a versé des milliards de dividende a son actionnaire l’état.
    Celui qui face a cela voudrait incriminer la gestion d’EDF, accuse le nucléaire etc … ne sont pas qualifiables par des mots non insultants au maximum de l’insulte.

  • Faire payer le luxe des retraites des agents de l’EDF par les clients alors que nous avons payé les notres par nos cotisations est un scandale

    • votre avis est très très réducteur, les agents EDF cotisent également comme vous et plus que par rapport au régime général, le complément apporté par la TCA est infime par rapport au volume de cotisation..vous noterez au passage la transparence de ce système qui aurait pu être noyé dans d’autres taxes bref effectivement vous payez une infime partie des retraites EDF comme moi je paye la retraite du boulanger en lui achetant son pain… et la caisse de retraite des IEG étant bénéficiaire, elle reverse vers d’autres caisses déficitaires dont peut être la votre qui sait !!

    • De toute façon, d’une manière ou d’une autre, c’est toujours le client qui paye au final.

  • Quelle concurrence ?
    L’auteur semble ignore, ce qui est hallucinant, que la grande majorité des « concurrents » d’EDF s’approvisionne en MWh nucléaires … chez EDF, à un prix « cassé » de 46 €, car en dessous du coût complet d’environ 60 € de production de ce MWh.
    Il reste quelques petits producteurs éoliens ou solaires, qui sont grassement subventionnés, donc pour lesquels la concurrence n’a aucun sens.
    Si les consommateurs « profitent » de cette situation totalement ubuesque (EDF est spolié de son nucléaire et les énergies renouvelables spolient les consommateurs avec des taxes), elle n’est pas durable.
    Si on continue sans rien changer, EDF devra déposer le bilan, il n’y aura plus de nucléaire, donc de prix bas et même d’électricité du tout.
    C’est quand même simple à comprendre, surtout pour un « think tank » (!!)

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Nous avons montré dans un précédent article que la stratégie énergétique 2050 annoncée par le président de la République relance insuffisamment le nucléaire, et que décarboner de façon compétitive et résiliente l’économie française à l’horizon 2050 nécessite de disposer à cette échéance d’une puissance installée nucléaire de l’ordre de 85 GW (60 à 65 % du mix électrique).

EDF est en grande difficulté financière, à cause de la sous-évaluation du prix de vente de l’ARENH (Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique), fixé à 42 euro... Poursuivre la lecture

sécurité sociale
2
Sauvegarder cet article

Récemment, la Cour des comptes a refusé de certifier les comptes de la Sécurité sociale pour des raisons de fiabilité sur le montant de son déficit. Entre autres : un désaccord de près de 10 milliards d'euros sur le déficit du régime général entre 2020 et 2021… mais aussi des erreurs importantes sur le versement des prestations de retraite.

Cela n’aura échappé à personne : en plus d’être une gabegie financière, la Sécurité sociale souffre d’un cruel manque de transparence. Aujourd’hui, le niveau d’étatisation est tel que la France occu... Poursuivre la lecture

Par Cécile Philippe.

Alors que la liberté d’expression et plus généralement les libertés civiles sont plébiscitées par les Français, le libéralisme économique, quant à lui, continue de susciter la suspicion voire le rejet chez la plupart des gens, y compris à droite. Ce terme est en effet connecté à des questions difficiles comme la mondialisation, le profit, les délocalisations, la loi du plus fort, etc., et génère des sentiments négatifs comme la peur ou l’envie.

 

Pour pallier les défauts d’un libéralisme « débrid... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles