Le citoyen solidaire va-t-il enterrer l’individu libre ?

Si l’individu qui est le support du citoyen ne s’appartient plus, n’est plus propriétaire de soi, de quoi le type de citoyenneté proposé par Emmanuel Macron est-il le nom sinon de l’asservissement ?

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macron_president_louvre by French Embassy in the U.S. on Flickr (CC BY-NC 2.0)

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Le citoyen solidaire va-t-il enterrer l’individu libre ?

Publié le 24 octobre 2020
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Par Alain Laurent.

À la différence des annonces concrètes directement relatives à l’instauration du couvre-feu et aux nouvelles sollicitations de la « pompe à phynances » chère à Ubu, certains éléments de langage employés par Macron dans son intervention du 14 octobre dernier ont trop peu retenu l’attention des commentateurs alors qu’ils le méritaient amplement. Ils se révèlent en effet idéologiquement imprégnés et porteurs d’une conception pour le moins problématique de la liberté individuelle qui a de quoi inquiéter tous ceux qui y sont véritablement attachés.

Mais avant d’y venir, il faut faire un sort à une expression non moins troublante qui a fleuri dans les médias pour une nouvelle fois qualifier la posture en l’occurrence adoptée par le Président de la République : celle de « père de la Nation ».

Père de la Nation, infantilisation et punition collective

Si le chef de l’État surjoue la figure éculée et paternaliste de père de la Nation, il s’ensuit fatalement que les citoyens sont réduits à l’état infantilisant de mineurs irresponsables dont le sort dépend avant tout des protectrices décisions du chef suprême.

Et c’est bel et bien ainsi que Macron s’est comporté en nous enjoignant d’« ouvrir les fenêtres plusieurs fois par jour », de sans cesse « se laver les mains », et d’être moins de six au sein de leur « bulle sociale » (superbe expression !) privée : ils n’auraient pas songé à le faire d’eux-mêmes !

Mais il y a pire. Le père de la Nation s’est mué en « père sévère » (Lacan) et père fouettard en décrétant un couvre-feu draconien et indifférencié, aux allures de punition collective, ce degré zéro de la responsabilité politique, infligée aux grands enfants inconscients que nous serions tous.

Il fait ainsi payer cher à tout le monde sa propre impéritie et imprévoyance estivale. Car qui a alors toléré sans sévir ces méga-clusters que furent rave party sauvages et rassemblements tribaux sur les plages ? Qui a sans cesse seriné que pratiquement seuls, les plus âgés pouvaient mourir du virus – donnant l’illusion aux plus jeunes qu’ils étaient dotés de super-pouvoirs les rendant invulnérables et inoffensifs ?

Pour tardivement réparer les dégâts qu’il a provoqués, le pouvoir politique a du coup préféré priver tout le monde, et d’abord les personnes responsables, de libertés individuelles élémentaires (moins celles de « faire la fête » que, dans le spectacle et l’hôtellerie-restauration, de pouvoir travailler). Alors qu’il eût mieux valu sévir seulement mais durement contre les irresponsables ne respectant pas rigoureusement les gestes barrières.

Le libre individu enterré par le citoyen solidaire

Venons-en à ce chef-d’œuvre de rhétorique néo-solidariste et citoyenne qu’est le passage censé donner tout leur sens aux mesures punitives et infantilisantes :

« On s’était habitués à être une société de libres individus. Mais nous sommes une nation de citoyens solidaires », suivi de « Une nouvelle communauté est en train de se constituer en France ».

Tout en opposant Nation à société, mais surtout « libre individu » et « citoyen solidaire », la présence du Mais au milieu de l’énoncé principal annonce clairement que le second serait en antinomie avec le premier, et doit désormais s’y substituer. On pourrait dauber sur le fait que sous le régime de l’hyper-réglementation bureaucratique et de l’oppression fiscale, se sentir libre individu relevait en partie du rêve, tandis que grâce aux effets anesthésiants de l’État-providence tutélaire, nombre d’individus ont régressé au stade… infantile de la servitude volontaire et de la mise perpétuelle sous assistance.

Sur le fond, comment imaginer que des citoyens ne soient pas d’abord – ontologiquement, anthropologiquement et moralement – des individus ? Et si possible d’authentiques libres individus, à savoir des individus rationnels chacun responsable de lui-même et non pas des zombies écervelés soumis à leurs caprices passagers et incapables de s’astreindre à quelque autodiscipline ?

La citoyenneté, quant à elle, ne vient qu’ensuite. Ce n’est pas d’elle que provient la liberté première de l’individu, mais c’est elle qui l’habille socialement et en principe la garantit en la déclinant en d’indispensables droits et obligations, qui donc règlent la relation aux autres citoyens et la participation aux affaires publiques : telle est la grande et indépassable leçon de John Locke.

Pour que la liberté individuelle s’en trouve renforcée et non pas amoindrie, encore faut-il que le citoyen ne se définisse pas par une appartenance soumise et excessivement inclusive à la cité ou la Nation.

Si celles-ci sont conçues comme des totalités auxquelles le citoyen appartient au sens où elles en seraient les propriétaires pouvant en disposer à leur guise (on peut craindre que ce soit le cas dans la perspective de Macron !), si donc l’individu qui est le support du citoyen ne s’appartient plus, n’est plus propriétaire de soi, de quoi ce type de citoyenneté est-il donc le nom sinon de l’asservissement ? Car il n’est alors plus qu’une particule élémentaire dont les libertés (en ce moment, celles d’aller et venir sans agresser quiconque) dépendent du bon plaisir du Prince.

Les ambivalences du solidaire

Le citoyen de Macron ne s’oppose pas seulement au libre individu mais est en outre décrété solidaire.

Voici donc à nouveau mobilisée l’idée de solidarité, usée jusqu’à la corde tant la doxa contemporaine en a abusé pour l’appliquer aussi aux causes les plus douteuses, par exemple la redistribution forcée.

Au demeurant, elle n’a rien de spécifiquement moral : nazis, mafieux et djihadistes étant solidaires entre eux. Et pourquoi devrait-on être forcément solidaire à sens unique de concitoyens insolidaires, irresponsables, ou qui veulent notre peau ou bien ne songent politiquement qu’à nous dépouiller ?

Cela dit, dans l’actuel contexte de catastrophe sanitaire, c’est la moindre des choses que l’être activement envers les victimes du virus et les personnes les plus vulnérables.

Mais cela doit relever d’une solidarité volontaire, conditionnelle – en s’abstenant déjà de nuire aux autres en leur faisant courir des risques. Dans cette perspective, un libre individu peut parfaitement être aussi un citoyen solidaire et peut-être est-il seul à pouvoir l’être. Mais n’aurait-il pas été plus judicieux d’en appeler à une responsabilité de soi, qui s’ouvre logiquement sur le souci des autres ?

Où donc était passé le chantre de l’émancipation individuelle, donc d’un libre individu « en même temps » citoyen et solidaire ? Que Macron vienne le 21 octobre d’invoquer une « communauté de citoyens libres » est de meilleur aloi, sous condition que ladite communauté ne recouvre pas insidieusement une société de contrôle social intrusif et de mise sous tutelle des libres individus.

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  • il est surtout le père d’une nation en déliquescence complète avec une partie de la dite nation ( toujours les mêmes ) qui fait un doigt d’honneur à macron tout en profitant de la solidarité forcée des gens qui travaillent ; et cette fraction là de la nation , on ne va pas l’emmerder …..

  • Sous couvert de « solidarité », le discours macronien cache une réalité beaucoup moins séduisante : l’embrigadement général et la répression de toute ligne déviante. Tout le reste n’est que blabla.

  • Camarades ! quelle beau défi que cette opportunité que nous offre ce Méga Virus de la Mort !! Solidarité ! Solidarité ! Tous ensembles tous ensembles ouais !! ouais !!! Chers enfants, abandonnez maintenant cet individualisme honteux qui et joignez-vous joyeusement au projet collectiviste que je vois : j’ai tout prévu : Vous êtes les graviers de ce béton que je m’apprête à gâcher, je suis le ciment. Nous allons faire ensemble un beau béton solidaire !!! Compte dessus mon pépère ;o)

  • Ce qui me dérange le plus dans ces contraintes anti-contagion est leur caractère ridiculement uniforme découplé des spécificités locales et même contreproductif qui me rappellent l’adjudant de mon service militaire adepte borné du « je ne veux voir qu’une tête ».
    Le confinement, c’était interdiction de s’aérer tout seul loin de tous à la campagne.
    Le couvre-feu depuis hier c’est interdiction de sortir la poubelle la nuit dans mon village isérois sans vie nocturne et exempt du moindre cas covid.

  • Malgré mon age, je ne me considère pas « à risque » car en bonne santé, avec une bonne hygiène de vie, je n’ai jamais eu depuis le début de l’épidémie de crainte particulière d’attraper le covid. Cependant, après plus de 6 mois de messages anxiogènes du gouvernement, donnant de plus en plus une image apocalyptique de la situation, j’ai peur!!!!!!!!
    Attention cependant, ma peur n’est pas celle de la maladie , mais plutôt des conséquences des mesures prises soi-disant pour nous protéger. En effet, l’impression générale qui ressort est que les mesures de plus en plus contraignantes sont de moins en moins efficaces et plutôt contre productives sur la propagation du virus, et fortement négatives vis à vis de l’activité économique. Les politiques prétendent que c’est le non respect par les français des consignes contradictoires qu’il délivre qui est la cause de cette extension du virus, or quand je vois tous les passants portant leur muselière dans ma ville, je les trouve bien dociles dans le respect de ces contraintes. Après la peur, la culpabilisation!!!! Tout cela sent ( pue!) la manipulation à plein nez. J’en veux pour preuve que dès le début du confinement dont on attendait monts et merveilles quant à son efficacité ( jamais démontrée d’ailleurs) on a vite parlé de l’arrivée de la « seconde vague », pur fantasme dénoncé par la plupart des virologues sérieux. On nous ressort maintenant la solidarité, l’altruisme dont nous devrions faire preuve sous peine d’être considérés comme des criminels irresponsables, vieux discours manipulateur complètement éculé! CPEF

    • Tout ça n’est guère nouveau, hélas. L’Etat est coutumier du fait : quand tout va bien, c’est grâce à lui, quand ça mal, c’est de notre faute.
      La reprise de l’épidémie a évidemment bien peu à voir avec un soit disant relâchement. Sinon, c’est dès le mois de juin, dès la sortie du confinement, quand nous avons repris le chemin des restos, des loisirs, des réunions familiales et amicales, des transhumances estivales, que le truc aurait redémarré…
      Cette reprise, c’est la vie normale d’une épidémie dans un pays qui n’est pas (encore) collectivement immunisé.
      Pour le reste, le gouvernement en est réduit à faire de la gesticulation politique, entre mesures fantasques (comme le masque dans la rue, le couvre-feu à 21 h) et mensonges plus ou moins éhontés (où sont par exemple les 12000 lits de réa annoncés par Véran en août, où sont les preuves du relâchement des Français qui, en réalité, appliquent toutes les consignes données, y compris les plus farfelues ?)…

    • Nous sommes nombreux, je pense, à partager votre vision des choses et votre inquiétude.
      Je suis de passage à Paris après 2 semaines d’absence, et je trouve que de plus en plus de gens marchent dans la rue sans masque, ou bien avec le masque sous le nez ou sous le menton. C’est minoritaire, certes, mais j’y vois quand même un signe que le discours du pouvoir convainc de moins en moins.

    • La fable de la deuxième vague, avec le port du masque comme signe de la crédulité de la population, était juste destinée à entreenir la psychose en attendant l’arrivée de la grippe saisonnière et autres bronchites.
      Un rapport de la banque mondiale indique que ce cirque est prévu durer cinq ans…

      • Je vous fiche mon billet qu’il ne va plus y avoir le moindre malade de la grippe cet hiver: ce seront tous des covideux. Les chiffres des contaminés sont bidon. Quand on sait que chaque médecin reçoit 30€ pour chaque nouveau malade estampillé « covid », ils vont gonfler les statistiques un maximum. Les morts d’un cancer ou d’une crise cardiaque vont se découvrir un « Covid post mortem ».
        Il va falloir suivre de très près les statistiques de mortalité en fonction des causes.
        Ce qui sera plus difficile à cacher ce sera le nombre total de décès. Je prédis que ce sera le même que l’année dernière aux morts du printemps près (ces morts du printemps ne se retrouveront pas dans les décès de l’année prochaine).
        En revanche, comme le dit Raoult, vu le nombre de morts au RU, « je ne sais pas ce qu’ils leur font ». Un traitement au curare, mais à haute dose, sans doute…..

    • Je suis totalement d’accord avec vous. J’ai 77 ans et je suis effectivement à risque d’être plus gravement atteint et donc je me protège moi-même en faisant attention et, comme chaque hiver avec succès, en prenant ce qui renforce une immunité qui avec l’âge devient défaillante. Je suis capable de faire attention à moi sans avoir à subir les injonctions permanentes de minus habens comme Olivier Véran (certainement un des pires produits de la Macronie) ou des médecins des plateaux télés. Je suis encore plus scandalisé quand on m’appelle « fragile » car je suis âgé. Je ne suis pas fragile et si je passe de vie à trépas demain pour une raison ou une autre, j’aurais bien vécu une vie complète et on ne peut rien demander de mieux. Ceux qui sont fragiles sont les jeunes: ils risquent de mourir avant l’âge de 40 ou 5à ans, ils risquent le chômage, ils risquent l’extrême pauvreté dans laquelle la politique lamentable de ce gouvernement nous plonge à coup sûr. Ce sont donc les jeunes qu’il faut protéger et non les vieux. J’ajouterai qu’une société qui fait l’inverse montre à quel point elle est malade

  • L’auteur, dont on ne peut que partager les idées, omet cependant de préciser que la collectivisation des risques de santé (avec comme « pitch » ce concept foireux de « solidarité » a commencé il y a bien longtemps. Ce sytème consiste à punir ceux qui ont un style de vie correct et à récompenser ceux qui, au contraire, se comporte sans sousci de leur santé.
    Nous sommes donc arrivé à un stade où environ 70% des dépenses de santé sont liées, plus ou moins, à des maladies auto-infligées.
    Ce qui donne une idée du potentiel énorme qu’un meilleure allocation de resources, pourrait libérer.
    Ironiquement, ce virus, qui apparaît comme un révélateur des erreurs des bureaucraties politiques de santé, aurait pu engendrer un choc salutaire et ouvrir un vrai débat sur la privatisation complète du secteur dans lequel la loi de la productivité pourrait faire des merveilles.
    L’un d’entre elles, puisque l’on arriverait rapidement à des services meilleurs et moins chers, qui seraient donc aisément accessibles aux plus démunis, serait de démontrer que la »main invisible » est bien plus « solidaire » que la « main visible » du politique.

    Le renforcement, à l’occasion de cette pandémie, de la collectivisation des risques de santé, tout à fait prévisible par ailleurs, nous emmène un peu plus dans la nuit de la tyrannie.

    • +++ ! Ce qui est manifeste au regard du ratio qualité/prix de notre très cher bureaucratique système de santé, très médiocre.

    • « environ 70% des dépenses de santé sont liées, plus ou moins, à des maladies auto-infligées »

      Plus ou moins : à 70% près, sans doute… Au fait, les pathologies liées à l’âge, considérez-vous qu’elles sont auto-infligées, puisqu’il est toujours possible de se suicider à 60 ans pour les éviter ?

      Pas possible de laisser passer ce discours faux. C’est non seulement parfaitement subjectif (bonne chance pour prouver formellement l’origine auto-infligée d’un cancer ou d’un SIDA par exemple) mais surtout un très mauvais argument si l’objectif est d’aboutir à l’indispensable privatisation des assurances santé et de la production de soins, afin qu’elles profitent d’une bienfaisante concurrence. En dehors de la santé publique forcément limitée à la question des maladies contagieuses, ainsi qu’à celles de la couverture territoriale et des équipements lourds, on ne voit en effet pas quel rapport pourrait exister entre l’activité d’un Etat régalien sain et la maladie ainsi que son financement, peu importe l’origine des pathologies, sauf dans le cas particulier où ce serait l’Etat lui-même qui les provoquerait (cas des militaires par exemple).

      Savez-vous seulement que les deux-tiers des dépenses de santé sur la durée de vie d’un individu sont concentrés dans les dernières années de vie, et qu’un tiers de ces dépenses est concentré sur les dernières semaines de vie, voire les derniers jours ? Pour tout le monde, vous y compris.

      Dites-vous bien qu’une fois les assurances santé privatisées, vous continuerez à payer pour les maladies des autres, peu importe qu’elles soient auto-infligées ou pas. N’espérez pas faire la moindre économie par ce biais puisque ce n’est pas le problème. Il y a certes des économies à faire pour une meilleure allocation des ressources, mais ça ne se traduira certainement pas par une baisse des cotisations individuelles.

  • père de la nation : quelle blague, surtout jouée parquelqu’un qui n’a pas voulu jouer au papa pour de vrai…

  • Excellent article. Merci. Mais quelle perte de temps et de talent de devoir dire de telles évidences contre l’imbécillité des propos des cuistres qui ont fait mains basses sur des pouvoirs abusifs. Ces fantoches politiques dépassent sans cesse leur seuil de compétences. Rien de ce qu’ils disent ne peut être crédible. Qu’ils se taisent!

  • ces phrases sonnent le glas de la liberté individuelle au profit d’une masse indifférenciée. Il est curieux que personne n’ait souligné cette énormité. C’est même très inquiétant

  • A propos d »individu, le film Marin Eden est en ce moment visible sur OCS.

  • Faut pas se mettre la rate au court-bouillon pour si peu. C’est du pur blabla de circonstance.
    Quand ça réforme l’assurance-chômage, quand ça diminue les impôts, quand ça ferme des services en zone rurale, etc. nous sommes une » société d’individus libres ».
    Quand ça instaure de nouvelles contraintes pour la sécurité routière, quand ça met en place en couvre-feu pour protéger l’hôpital et les vieux, etc. nous sommes une nation de citoyens solidaires.
    Le plus amusant est le couplet sur la « nouvelle communauté »… au moment même où l’Etat en vient à lutter contre le communautarisme !

    • @Jérémy Lapurée
      Bonjour,
      « Quand ça instaure de nouvelles contraintes pour la sécurité routière, quand ça met en place en couvre-feu pour protéger l’hôpital et les vieux, etc. nous sommes une nation de citoyens solidaires. »
      Bernard Cazeneuve avait dit concernant les morts sur la route :
      « L’Etat prend des précautions, il multiplie les contrôles mais rien ne peut se substituer à la responsabilité individuelle » :

      « J’en appelle donc à ce qui ne fera jamais l’objet d’aucune attestation, d’aucune justification, et d’aucune règle, c’est bien l’esprit de responsabilité de chacun pour le bien de tous. » – Oliver Véran, ministre de la Santé, le 07/05/2020. (après avoir fait tout son possible pour nous empêcher d’exercer notre responsabilité individuelle, laquelle ne souffrerait d’aucune règle.)

    • @Jérémy Lapurée
      Bonjour,
      « Quand ça instaure de nouvelles contraintes pour la sécurité routière, quand ça met en place en couvre-feu pour protéger l’hôpital et les vieux, etc. nous sommes une nation de citoyens solidaires. »
      Ca avait dit aussi concernant la sécurité routière :
      – « L’Etat prend des précautions, il multiplie les contrôles mais rien ne peut se substituer à la responsabilité individuelle » – Bernard Cazenueuve.

      Concernant la santé :
      – « J’en appelle donc à ce qui ne fera jamais l’objet d’aucune attestation, d’aucune justification, et d’aucune règle, c’est bien l’esprit de responsabilité de chacun pour le bien de tous. » – Oliver Véran, ministre de la Santé, le 07/05/2020… après avoir fait tout ce qui était possible pour nous empêcher d’exercer notre responsabilité. Tiens !? elle n’est qu’un « esprit », comme l’insécurité n’est qu’un sentiment.

  • Jadis on disait : charité bien ordonnée commence par soi-même !

  • La  » conception problématique de la liberté individuelle  » ne s’enracine-t-elle pas dans la religion républicaine qui couvre notre pays d’une chape de plomb? Une religion politique ne peut tolérer la liberté…
    https://institutdeslibertes.org/islamisme-un-filet-inextricable/

    • Et l’expression « père de la nation » est juste destinée à entretenir la confusion entre nation et république. La nation ´a pas besoin de père, elle a bsoin d’une Constitution qui soit respectée et ne soit pas qu’un outil au service d’un pouvoir de plus en plus totalitaire.

  • Pourquoi serais-je plus solidaire que l’Etat? Que je sache, c’est lui et lui seul qui décide de considérer que les jeunes sont à sanctionner parce que étudiants/sportifs/fêtards, que les restaus/troquets sont à bannir, que les vieux doivent être isolés et euthanasiés, que les rares qui travaillent encore doivent impérativement finir leur job avant le couvre-feu, que des départements soient classés rouge et pas les autres, etc… Solidaire d’un fonctionnaire qui s’en ballec du moment qu’il touche sa prime covid?

  • Au risque de me répéter, lisez tous le fin mot sur l’HCQ:
    https://hcqmeta.com

  • je pense que d’après le lien suivant:

    https://geodes.santepubliquefrance.fr/#bbox=239569,6264912,40236,23447&c=indicator&f=0&i=sg_iris_imp.ti&s=2020-10-12-2020-10-18&selcodgeo=75119&t=a01&view=map9

    Quand vous zoomez sur l’élysée, qui se trouve dans le 8e, pour ceux qui ne savent pas situer la France sur une carte 🙂 , il paraîtrait que le 8e serait très concerné par les mesures de restriction, mais est ce que ce sera vraiment le cas ?

  • J’avais aussi trouvé le discours de M Macron très perturbant sur le plan de la liberté.

  • Les Français n’en peuvent plus des annonces liberticides de Castex.

    • S’ils n’en peuvent plus, ils n’ont qu’à se révolter. En commençant par enlever leur masque qui ne sert à rien.
      C’est leur soumission qui entraîne une mesure après l’autre.

  • Mme Macron était malade du Covid. N’est-il pas « cas contact » le sieur Macron ? Qu’est-ce qu’il fait dehors à l’ouvrir sans muselière ? Muselière dans laquelle il s’étouffe.

    « Père de la Nation »… « Jupiter » ne lui convient plus ?
    Définition :
    – « Le Père de la Nation désigne une personnalité ayant joué un rôle primordial dans la fondation de son pays ou dans la mise en place du régime politique de son pays. On le désigne parfois sous le nom de Père de la Patrie ou Père fondateur. » (wikipédia)
    Macron est à des années lumière de mériter un tel « titre » honorifique.

    Pour qu’il y ait un ensemble : Société, Nation, Citoyens, il faut des individus. Les individus forment la Société, la Nation, les Citoyens.

    • J’ajoute que l’une des caractéristiques de la démocratie, est la liberté des individus ; une autre est la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la Justice (inexistantes en France).
      Pas de citoyens libres => pas de démocratie. Point de république.
      Pas de séparation des pouvoirs => point de démocratie. Point de république.
      Pas d’indépendance de la Justice => pas de démocratie. Pas de république.
      La France se définit comme une République et démocratie, et n’est ni l’une ni l’autre.

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