Port du masque : simple comme l’ABCD d’Olivier Véran

ABCD Let's start from the very beginning by Daniel Go(CC BY-NC 2.0) — Daniel Go, CC-BY

Après toutes les consignes contradictoires que nous avons eues, si nous réalisions enfin que tout ce qui concerne notre propre vie ne peut être décidé et choisi que par nous-mêmes ?

Par Margot Arold.

Olivier Véran aurait-il enfin compris que les couacs gouvernementaux et la complexité, voire la contradiction permanente des consignes sanitaires finissaient par brouiller l’écoute des Français ?

Sur France2, le ministre de la Santé a fini par reconnaître qu’ « il n’y a pas besoin d’obligation nécessairement en France pour qu’on puisse se protéger ».

Un message de responsabilité et de liberté que ne renieraient pas des libéraux.

Car oui, quand le message est clair, les consignes simples, et surtout quand les déclarations ne se téléscopent pas avec des contradictions systématiques, le Français, même s’il n’est pas ministre, comprend.

Voici : « Il y a une règle pour savoir quand porter le masque ».

Ouf. On l’attendait depuis 6 mois (oui oui, souvenez-vous, la pandémie, en février…) et enfin, on nous explique clairement une chose simple à comprendre, pleine de bon sens, et surtout, qui ne nécessite ni interdictions, ni intrusion de l’État dans les affaires personnelles, économiques, professionnelles : l’abécédaire du ministre est sans doute la déclaration la moins inepte de toutes celles qui ont été prononcées depuis six mois.

« Il y a une règle A-B-C-D pour savoir quand le porter :
A quand on est A risques,
B quand on est dans un lieu Bondé,
C dans les endroits Clos
D quand la Distance est impossible à gérer »

 

Bien sûr, on reconnaîtra la touche paternaliste de la formule, et on pourra se désoler d’une énième consigne. On n’est certes pas près d’entendre :

« Il y a une règle ABCD :
A pour Anti-étatisme, l’État n’a pas à se mêler de nos vies
B pour Bonheur, la recherche de celui-ci est garantie dans la Constitution… américaine,
C pour Choix, libre, évidemment,
D pour Droits naturels. »

Mais reconnaissons que la simplicité de la formule d’Olivier Véran laisse la porte entrouverte à notre responsabilité personnelle.

Si seulement on pouvait retenir de cette situation qu’à l’instar des consignes nombreuses et contradictoires de port du masque, la multiplication des interdictions, obligations et ausweiss en tous genres fait de nous des assistés permanents, des citoyens qui ne comprennent rien mais obéissent à tout.

Nous avons vu le prix que le gouvernement accordait à nos pauvres vies : pas de masques (ni même pour ceux qui nous soignent), pénuries d’anesthésiques, de respirateurs, Ehpad transformés en mouroirs.

Et si nous appliquions enfin la seule consigne qui vaille : tout ce qui concerne notre propre vie ne peut être décidé et choisi que par nous-mêmes. La propriété de soi est la seule à nous garantir que nous ferons le meilleur choix pour nous-mêmes : le nôtre.

 

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