Résidences étudiantes privées : l’alternative pour la rentrée ?

L’avenir du logement étudiant se trouverait-il donc dans le secteur privé ? C’est en tout cas ce que laisse penser la conjoncture actuelle.

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Résidences étudiantes privées : l’alternative pour la rentrée ?

Publié le 12 août 2020
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Par Léonard Bordais.

C’est bientôt la rentrée ! Et comme chaque année, de nombreux étudiants rencontrent le même problème : trouver un logement. Face à la pénurie de place en résidence Crous, beaucoup se tournent vers l’alternative de la résidence privée.

Résidences étudiantes : une offre toujours insuffisante

La question du logement étudiant ne date pas d’hier. Non réglée, elle revient sur la table à chaque rentrée universitaire. Il faut dire que le problème est de taille. Selon une étude de l’Afev (Association de la fondation étudiante pour la ville) réalisée en 2015, 68 % des 18-30 ans rencontrent des difficultés pour trouver un logement. Une offre insuffisante, des loyers souvent trop élevés, etc.

Autant d’éléments rendant la recherche d’un appartement difficile. De plus, la question de l’emménagement soulève de nouvelles difficultés pour beaucoup d’étudiants. Effectuer un déménagement à moindres frais quand on arrive seul dans une ville n’est pas une mince affaire.

Certes, l’État propose la location de studios en résidences Crous. Ne dépassant généralement pas les 20 m², ils disposent d’un mobilier sommaire mais suffisant. Mais le nombre de logements se révèle trop insuffisant. On compte 169 000 places contre un effectif de près de 2,5 millions d’étudiants séjournant en France.

La solution des résidences privées ?

De plus en plus d’étudiants se tournent alors vers l’alternative des résidences privées. Celles-ci proposent des appartements entièrement meublés. Dans plusieurs d’entre elles, les abonnements comme l’eau ou l’électricité s’avèrent déjà inclus dans l’offre.

À cela s’ajoutent divers services complémentaires comme la location d’une place de parking ou la présence d’une laverie. Ces résidences font donc directement concurrence à l’offre étatique. Leur nombre ne cesse d’ailleurs d’augmenter. Elles sont présentes dans de grandes villes étudiantes (Lyon, Montpellier, Marseille, etc.) et des villes plus petites comme Angers ou Mulhouse.

L’État pousse à cette alternative privée

Constatant son incapacité à régler le problème du logement étudiant, l’État laisse la place au marché. Comment ? En poussant les particuliers au financement de résidences étudiantes privées ! Investir dans un logement en résidence services donne en effet la possibilité de réduire ses impôts.

Ce type d’investissement bien spécifique permet de bénéficier des avantages du statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel). Il offre par exemple une déduction fiscale de 11 % étalée sur neuf ans.

L’avenir du logement étudiant se trouverait-il donc dans le secteur privé ? C’est en tout cas ce que laisse penser la conjoncture actuelle. Certes, de nouvelles places en résidences Crous se créent. Le gouvernement souhaite d’ailleurs la construction de 40 000 nouveaux logements d’ici 2017.

Mais cette incitation à l’investissement ainsi que l’augmentation importante du nombre de résidences privées semblent confirmer cette tendance. Étonnant ? Pas vraiment… Comme dans beaucoup de domaines, l’initiative privée et le marché apportent une réponse bien plus réactive que les pouvoirs publics.

Article initialement publié en août 2016.

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  • J’ai découvert le site Swapandstudy qui est 100% gratuit et qui permet de mettre en relation des étudiants décohabitants afin qu’ils réalisent un échange réciproque, chez leurs parents. Cette formule permet de réduire à 0 tous les frais de logement. Il n’y a aucune notion d’argent pour réaliser l’échange, le concept me semble très intéressant !!! En plus le site fonctionne à l’international… L’échange peut être réalisé pour une année scolaire, une période de stage, en France comme à l’étranger.

    • @ Martin

      De fait, joli site, genre « système D » nécessitant cependant des gens de « bonne volonté » dans le style de cette « nouvelle économie » par internet ou j’échange 3 heures de jardinage contre 4 heures de baby sitting , de privé à privé, hors taxe, hors cotisations sociales, hors cadre légal (lourdement) réglementé et hors transaction financière! Si vous pensez « uberisation », ce ne sera pas moi qui vous l’ai soufflé!

      C’est clairement la réaction du « peuple » à un état à vocation de « mêle-tout » qui profite de chaque occasion pour réglementer cette pseudo-égalité chimérique, en taxant et redistribuant après son prélèvement de plus que sa « dîme », toute transaction entre citoyens

      Une fois de plus, on voit naître une économie qui échappe au système officiel trop gourmand en devenant « underground », système qui a existé des dizaines d’années en Italie, par exemple où les gens ne vivaient pas mal, malgré des chiffres « nationaux officiels » catastrophiques!

      Mais ce système devient évidemment inacceptable (pour le pouvoir) dans un pays où ce pouvoir exige 57,5% de PIB pour ses frais de fonctionnement! De là à penser que l’état, perpétuel désargenté, finira bien par mettre son nez dans ces échanges, il n’y a que quelques années de patience!

  • Bonjour à tous
    Rectification au sujet de l’investissement en LMNP : pour que la déduction de 11% étalée sur 9 ans soit effective, il faut coupler le statut LMNP à la loi Censi Bouvard
    Seul, le statut LMNP permet d’amortir son bien pour créer un déficit fiscal, et ne pas payer d’impôt sur ses revenus fonciers

    Sinon pour ce qui est solutions de logement étudiant innovantes, j’ai récemment lu un article sur PINPO, ce que certains appellent le flat-dating, l’appart’-dating ou le matching. Seuls les locataires et les propriétaires qui susceptibles de s’entendre peuvent être mis en relation
    L’application est disponible sur l’Apple Store

  • A paris et probablement dans les grandes villes la loi a provoqué un resserrement drastique de l’offre en interdisant la location de chambres (chambre de bonne) inférieures a 9m2 de surface sans assurer leur remplacement.

  • Et que dire du nombre d’étudiants incapables de suivre car on leur a donné le bac? En rétablissant la moyenne il n’y en aurait que 50%

  • une solution parmi tant d’autres
    Certains migrants préfereraient les capsules plutût que de coucher sous les ponts ? https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/6d/CapsuleHotel.jpg

  • Les commentaires sont fermés.

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