La dépense publique bat des records

Le besoin de financement de l’Etat atteint des records en 2020. Les dépenses sont deux fois supérieures aux recettes.

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La dépense publique bat des records

Publié le 31 juillet 2020
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Par Victor Fouquet.
Un article de l’Iref-Europe

En cours d’examen au Parlement, le troisième projet de loi de finances rectificative (PLFR) prévoit un déficit budgétaire tristement historique de 222,1 milliards d’euros (et même de 224,4 milliards d’euros dans la version du texte adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale et déposée au Sénat), soit une aggravation de 131,3 milliards d’euros par rapport aux prévisions de la loi de finances initiale pour 2020.

Fait éloquent : les dépenses nettes du budget général y sont 2,2 fois supérieures aux recettes nettes.

Quelle logique préside à la multiplication des plans sectoriels ?

À titre de comparaison, le déficit budgétaire de l’État dépasse de plus de 75 milliards d’euros le niveau de déficit atteint lors de la crise financière de 2009-2010, lequel constituait déjà un record.

L’ampleur du déficit est d’autant plus inquiétante qu’il vient s’ajouter à un stock de dette existante, c’est-à-dire à une longue suite de déficits incontrôlés, eux-mêmes très importants.

Le besoin de financement de l’État atteint en 2020 désormais 363,5 milliards d’euros (224,2 milliards d’euros au titre du déficit et 136,2 milliards d’euros au titre de l’amortissement de la dette à moyen et long termes), un montant supérieur de près de 120 milliards d’euros à celui, déjà exceptionnel, atteint lors de la crise de 2009-2010.

En attendant le « plan de relance », lequel pourrait faire l’objet d’un quatrième PLFR (succession là aussi inédite dans notre histoire budgétaire) ou être intégré au projet de loi de finances pour 2021, l’hétérogénéité du troisième budget rectificatif interroge.

S’y mêlent saupoudrage budgétaire et planification catégorielle. Le PLFR 3 ouvre ainsi des crédits supplémentaires dans pas moins de dix-sept missions du budget général de l’État, là où les deux premiers PFLR ne couvraient qu’un faible éventail de politiques publiques.

Parmi celles-ci, la mission « Plan d’urgence pour la crise sanitaire » (52,8 milliards d’euros), créée spécialement au titre de la lutte contre la pandémie, devient à cette occasion la deuxième mission du budget de l’État, derrière la mission « Enseignement scolaire » (74,1 milliards d’euros) et avant la mission « Défense » (46,1 milliards d’euros).

On peine surtout à comprendre la logique qui préside à la multiplication des plans sectoriels. Ils apparaissent nécessairement arbitraires, eu égard à la situation en réalité très disparate entre les entreprises d’un même secteur.

Ils encouragent de surcroît chaque secteur à se manifester à son tour pour réclamer tous azimuts sa part du butin. Ce faisant, ils ne peuvent que susciter la désillusion de ceux dont les revendications ne seront pas satisfaites.

Il aurait mieux fallu s’en tenir au critère le plus neutre et le plus objectif possible, à savoir la perte de chiffre d’affaires ou de marge nette sur une période donnée.

Le gouvernement a ainsi annoncé des plans de soutien au secteur automobile (8 milliards d’euros), au secteur de l’aéronautique (15 milliards d’euros), au secteur du tourisme (18 milliards d’euros), au secteur des médias et de la culture (434,4 millions d’euros), ainsi encore qu’au secteur des nouvelles technologies (30 millions d’euros de crédits budgétaires nouveaux et 150 millions d’euros de crédits redéployés).

Pour l’heure, toutefois, plus de 90 % des quelque 40 milliards des plans sectoriels sont reportés sur les années 2021 et suivantes. Ce qui laisse craindre un impact pléthorique de ces différents plans sur le budget de l’État dans les années à venir, indépendamment donc des mesures nouvelles qui pourraient à l’automne prochain être engagées au titre de ladite relance.

La dépense publique ne compte pas sur sa capacité à la financer

Tout se passe comme si la nécessité de la dépense publique devait être établie indépendamment des capacités du pays à la financer – ou, pire, comme si elle n’avait pas à être établie du tout.

Prenons l’exemple dans ce PLFR 3 de l’aide à la restructuration de Presstalis, à hauteur de 100 millions d’euros, engagée au titre du soutien aux secteurs des médias et de la culture. La crise sanitaire n’a fait qu’accroître les difficultés financières préalablement substantielles d’une société commerciale en réalité minée tout à la fois par l’attitude en son sein de certains syndicats, la mauvaise gestion de son activité, le nombre trop élevé de salariés et de dépôts, les notes de frais exorbitantes de ses anciens dirigeants et l’organisation archaïque de son service.

Pourquoi l’État, et à travers lui tôt ou tard le contribuable, devrait-il supporter le coût de cette incurie pour la énième fois puisque les plans de redressement de cette société se succèdent à marche forcée ?

La pratique durable de déficits budgétaires colossaux présente un autre danger : dès lors qu’elle peut être financée par le déficit et la dette, la dépense publique n’entretient plus avec l’impôt de lien mécanique, ce qui a pour effet pervers d’affranchir les décideurs publics de la contrainte fiscale et finalement de toute responsabilité à l’égard des générations présentes et futures…

La France cumule les handicaps, lesquels s’imbriquent les uns dans les autres. À la situation extrêmement dégradée des comptes publics s’ajoute ainsi, avec un recul du PIB évalué par l’OCDE à – 11,4 % au terme de l’année 2020, la pire récession économique depuis 1944 (- 15,5 %).

De façon peu surprenante, un rapide coup d’œil sur les différences de performances économiques montre que celles-ci sont directement corrélées à l’intensité du confinement mis en place dans les différents pays.

Dans son rapport sur le PLFR 3, Albéric de Montgolfier, sénateur LR d’Eure-et-Loir et rapporteur général de la commission des finances du Sénat, observe à cet égard que « l’intensité et la durée des mesures de confinement mises en place en France laissent à penser que notre pays devrait figurer parmi les plus affectés économiquement par la crise sanitaire ».

L’indice de restriction de l’Université d’Oxford (ou Oxford Stringency Index), dont l’objet est de mesurer sur une échelle comprise entre 0 et 100 et de comparer le degré de sévérité des mesures de confinement national, met d’ailleurs en exergue la rigueur du confinement français par comparaison à d’autres pays ayant fait le choix de mesures plus souples, tels l’Allemagne, ou ayant refusé de confiner, tels la Suède.

Il s’ensuit que l’écart de (dé)croissance avec les pays les moins touchés, tels que justement l’Allemagne (- 6,6 % du PIB) et la Suède (- 6,7 % du PIB), atteindrait presque 5 points de PIB.

Qu’espérer à court terme ? Malgré un rebond rapide de la croissance, désormais attendue par le gouvernement à + 8 % en 2021, le PIB français resterait à l’issue de l’année prochaine inférieur de près de 4 points au niveau de 2019 et de plus de 6 points au niveau anticipé avant la crise de la Covid-19. Assurément, le réveil sera long, et longtemps douloureux.

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  • Ce gouvernement va réussir le fossoyage de notre pays !

    • Pas celui-là en particulier… Mais depuis des années, par exemple, l’État s’évertue à mettre du fric dans des sociétés boiteuses au nom de l’emploi au lieu d’investir dans des métiers d’avenir et des activités porteuses !
      En cela, l’État qui pilote l’Éducation Nationale et en particulier l’Enseignement Supérieur dans des voies où les jeunes formés sont déjà trop nombreux depuis des dizaines d’années mais ON a d’excellents profs de ces spécialités alors ON continue…

      • … pas celui-là tout seul certes, mais il y aura apporté une des plus « brillantes » contributions. En particulier 10 pour le chamboule tout et 0 sur tout le reste.

  • N’oubliez surtout pas de compter les 3 semaines de vacances a un prix probablement faramineux du calife élyséen sur la côte,alors que nombre de français ne pourront pas s’offrir un jour vacances.
    ……

    • Euh il me semble que ce we c’est noir comme un chassé croisé juillet/août du monde d’avant .

    • Remarque un peu ridicule :
      un président quel qu’il soit, utilise ou (peu utiliser) pour ses vacances des locaux de la République, il dispose d’une protection (qui coûte où qu’elle soit) les frais privés sont payés par l’intéressé.
      D’autre part, ces éventuels coût de «vacances a un prix probablement faramineux du calife élyséen» répartis sur l’ensemble des citoyens adultes du pays représentent combien de centimes (1 ou 2)… Est-ce utile d’en faire une montagne ? Avant, peut-être faut-il parler des abonnés perpétuels au RSA et autres aides dites-sociales ?

      • Et puis au moins, les vacances de Macron sont nos vacances puisqu’ils va cesser de casser les b. pendant ce temps la.

        En revanche était-il indispensable de nommer de nouveaux ministre et secrétaires d’état (avec 50% en plus) pour les envoyer immédiatement en vacances (à 10000E par tête).

  • Quelle magnifique occasion! Nos politiques étaient dans l’impasse et la rigueur budgétaire allait finir par s’imposer… Et voilà le covid 19 et tous les freins sont lâchés: un pognon de dingues a se partager! Nos petits enfants paieront: Folie collective?

    • On peut en effet croire qu’ils ont saisi l’occasion. Moi, après réflexion, je formule l’hypothèse que certains gouvernements Européens, dont évidemment la France, ont créé l’occasion en exagérant la crise : annihilation et interdiction des masques au début de la pandémie, interdiction du seul traitement potentiel existant, interdiction d’un médicament pourtant en vente libre durant des décennies, mesure coercitive de confinement général, fuite en avant budgétaire, de cadeaux et autres…
      Tout ceci ne donnait pas vraiment le choix à l’Europe, du genre : si la France tombe, tout le monde tombe…

      • «interdiction du seul traitement POTENTIEL existant, interdiction d’un médicament pourtant en vente libre durant des décennies»
        Médicament (avec contre indication) prescriptible en traitement hospitalier pas interdit !
        Et… l’amiante aussi était utilisé durant des dizaines d’années et aujourd’hui c’est interdit ; en fait, il n’y a que les imbéciles imbus de leur soit-disant savoir qui ne change pas d’avis !
        PS: C’est vrai, j’ai pris de la Nivaquine durant des années ; il y en avait, mis à disposition pas notre sorcier, en libre service à la cafétéria.

        • C’est ça, on s’est aperçu en février 2020 que ce médicament prescrit à des centaines de million de doses, en vente libre dans les pharmacies était devenu tout à coup dangereux, genre le médiator… Pouvez-vous nous parler des procès en cours contre ce médicament, et référencer toutes les plaintes contre ?

        • Comparer l’HCQ avec l’amiante, il faut le faire… et pourquoi pas le curare avec le jus d’orange, tant que vous y êtes ?

        • A Jean-M64.
          « Médicament (avec contre indication)… » Quel scoop !
          Connaissez-vous un médicament sans contre indication ? Moi, non !!!
          Si tel était le cas, pourquoi chaque boîte vendue en pharmacie est-elle accompagnées d’une notice énumérant les effets indésirables et les contre indications ? Est-ce pour s’amuser ? pour faire bien ?

      • Tout à fait d’accord, je crois aussi que l’exagération de la crise est voulue, bien que les motivations finales soient nombreuses et largement inconnues. Quant aux masques, affirmer leur inutilité dès le début de la crise me semble plus être un « cri du coeur » iiréfléchi, car nos politiques, aussi cons qu’ils soient, savaient parfaitement que les masques ne servaient à rien ( en Asie on voit surtout des femmes en porter pour ne pas avoir le visage hâlé, signe d’activités agricoles). Ensuite ayant réfléchi ( ça leur a pris un moment quand même) ils ont compris tout le parti qu’ils pouvaient tirer de cette épidémie pour contraindre, interdire, taxer tout et n’importe quoi, mettre des amendes et enlever des points de permis par exemple ( très efficace contre le coronaV).
        Et l’Europe a suivi la France plutôt que les pays d’Asie déjà touchés et en phase de lutte active et pragmatique contre le virus.

        • Je suis d’accord sur les masques au début de la crise, tout aussi inutile que maintenant… Mais les mensonges des dirigeants en disent long sur leur honnêteté…

        • Non, l’Europe n’a pas suivi la France. Tous les pays sans dirigeants courageux devant le deferlement médiatique ont suivi les consignes des « experts ». En particulier ceux de la très mondialiste OMS.

      • La France est aujourd’hui le vrai sujet d’inquiétude européen.
        A cet égard, européen convaincu, je suis profondément triste d’être français. Et le prochain quinquennat s’annonce sous les mêmes auspices ?

    • Quelle rigueur budgétaire ?
      Quel que soit l’endettement autoriser un déficit de 3%… en tant que particulier ON se retrouve en prison (ou à l’asile) !
      Pour moi de la rigueur se serait simplement une limite de 50 ou 60% d’endettement, en-dessous autorisé à voter un budget à 3 et même 5% déficitaire et si le pays est au-dessus de cette limite : budget 3% créditeur !

  • L’argent des autres,pardon,public ,coule à flots,on apprend ce matin que France Télévision est « épinglé » pour avoir versé 2 très gros chèques à une ancienne miss météo et un ancien journaliste au mépris des règles en vigueur. »EPINGLE », on s’en fout !qu’est ce que cela veut dire?rembourseront-ils ?NON ,la gabegie de l’argent des autres continue.
    Un film relate la vie en Allemagne de l’Est ,le titre est « La vie des autres ».
    En France le titre du film est « L’Argent des autres »!!!!!!!!

  • ce qui est hallucinant dans ce pays c’est que c’est l’Etat qui nous met dedans avec ses conneries (, mauvaise gestion des entreprises publiques,du covid etc..) on est champion du monde de la taxe et du prélèvement et les français ne réagissent pas et font comme si tout allait bien..ce pays mérite-t-il le sauvetage ? je commence vraiment à douter.

    • Oui ! «champion du monde de la taxe et du prélèvement» mais aussi super champion des aides sociales…
      Et si l’on veut arrêter des spolier ceux qui se donnent de la peine à essayer de réussir dans leur vie, il faut réduire la voilure pour ceux qui n’ont que la main tendue comme objectif. Pas supprimer mais n’allouer que sur une courte période, par exemple, 6 mois de RSA dans une période de 10 ans (1 an pour une femme seule avec enfant)

      • Je ne suis pas tout à fait d’accord sur  » ceux qui n’ont que la main tendue », on ne leur donne pas l’occasion d’essayer de faire quelque chose de mieux et d’en tirer un bénéfice. L’Etat socialiste veut garder ses gens à sa botte, dépendants… Des gens qui s’en sortiraient tout seuls sans aide, ne voteraient pas pour les pastèques ou les roses-rouges.

    • Regardez le 20 heures quelquefois et vous comprendrez pourquoi les Français font comme si tout allait bien.
      Le premier ministre n’a-t-il pas dit, lors de sa prise de fonctions, que la croissance française était parmi les meilleures d’Europe avant la crise?
      Plus c’est gros, plus ça passe…

  • « Qu’espérer à court terme ? »

    Réponse : un grand n’importe quoi tout azimut. (Après nous le déluge) ….

    A long terme, soit un abandon de l’Euro pour dévaluer massivement, soit une mise sous tutelle de la France pour sur-endettement.

    • A alan.
      « A long terme, soit un abandon de l’Euro pour dévaluer massivement, soit une mise sous tutelle de la France pour sur-endettement. »
      La mise sous tutelle me paraît la solution la plus adéquat. Le budget serait géré avec rigueur et en notre faveur ; alors que la dévaluation massive, avec nos clowns à roulettes, serait une nouvelle opportunité pour poursuivre la gabegie sans vergogne.

  • Les aides sociales sont un choix structurel de société en France,plus facile de se faire élire en donnant de l’agent qu’en proposant du travail.

  • Rebond rapide de la croissance? Ils rêvent ! Les plans de relance du passé ont tous échoué. Que ce soit le New deal de Roosevelt ou ceux des années 1970-80 chez nous. Les désillusions de nos socialistes vont être terribles. La seule relance qui marche est de libérer les entreprises des entraves qui les ligotent. Mais ça il n’en est pas question en France! Surtout qu’en plus avec leur écologie débile ils tuent le secteur automobile qui emploie des centaines de milliers de personnes où bien encore Airbus et Air France!

    • Je ne suis même pas sûr que « nos socialistes » s’illusionnent sur les effets du plan de relance à venir. Je crois que leur obsession est de limiter les dégâts sociaux pour éviter un mouvement de type GJ^10 – leur objectif suprême étant de… rester au pouvoir. Et bien sûr un max de démagogie (la carotte) et de coercition (le bâton) pour accompagner le tout. Ne jamais oublier que l’objectif majeur des politiciens, aujourd’hui, est de se maintenir au pouvoir coûte que coûte. Le pouvoir – et les avantages qui vont avec – enivre, il devient vite une addiction ; quand en plus les citoyens se comportent comme des moutons doublés de pigeons, pourquoi se priver ?
      Si les Français ne se réveillent pas et ne virent pas ces malpropres, CPEF.

    • Rebond rapide, si c’est très possible!

      Imaginons que vous ayez 10 activités, vous en sacrifiez 9 pendant un trimestre pour cause de corona.
      Décroissance de 90%.

      Au trimestre suivant, vous permettez une seule des 9 autres activités.
      Croissance de 100%: vous êtes un magicien…

      Bon, il reste 80% des gens au chômage, mais chuuuuttt

  • L’état dépense l’argent qu’on lui donne, rien à redire ça, il ne va pas quand même le garder dans un bas de laine. Si on lui donne cet argent sans doute qu’il fait confiance aux preteurs… Ouais, les preteurs ont un intérêt à mettre en ruine un pays qui ose avoir une armée et même des bonbinettes dissuasives et qui à malgré tout un poids important en afrique, dernier continent que le capitalisme fou, sont fadas les anglo saxon avec le pognon, n’a pas encore totalement essoré.
    On est sans doute d’accord pour dire que nous avons eu que des présidents bandits de grands chemins après la chute du general, sarko a failli ne pas l’être mais vite il a eu conscience que sa peau était en jeu.. comme trump, tous les médias sur le dos, c’est pesant à la longue..

  • Bon, c’est moins pire que si c’était désespéré. Le PIB de la France publié ce matin en première estimation pour le second semestre ressort à -13,8%, contre une anticipation de -15%. Pour mémoire, le premier trimestre franchouillard s’est soldé par une baisse déjà vigoureuse de -5,9% (encore révisé à la baisse), lui-même suivant un quatrième trimestre 2019 déjà en récession (-0,1%), pour un recul total de -18,96% cumulés sur 3 trimestres. 460 milliards de PIB se sont évaporés en neuf mois. Forcément, ça va bien se passer.

    La concurrence (sauf erreur) :
    – Allemagne : -10,1% au T2, -2% au T1
    – Belgique : -12,2% au T2, -3,6% au T1
    – Espagne : -18,5% au T2, -5,2% au T1
    – Italie : -12,4% au T2, -5,4% au T1
    – Portugal : -14,1% au T2, -3,8% au T1
    – Zone euro : -12,1 au T2, -3,6% au T1
    – USA : -8,2% au T2, -1,3% au T1

    • Petite erreur : les 460 milliards sont la projection en PIB annuel des trois trimestres de récession. La perte réelle cumulée est de 345 milliards pour l’instant. Malheureusement, le troisième trimestre 2020 ne semble pas parti sur de très bonnes bases.

  • Les énarques ne comprennent rien à l’économie de marché, et ont un complexe de supériorité injustifié qui leur fait penser qu’ils sont compétents en toute matière, alors qu’ils sont simplement formés pour être des exécutants, sans d’ailleurs être formés en certaines matières indispensables pour un management efficace.

    Les français ont élu depuis 10 ans les plus improbables des Présidents, certainement compétents pour livrer le petit déjeuner au petit matin, ou pour plastronner sur un véhicule militaire, que pour diriger un pays structuré et le faire progresser.
    Ils doivent s’en prendre à eux-mêmes.
    Ajouter à cela : une propagande médiatique que Goebbels lui -même jalouserait, et cela donne la catastrophe Macron, incapable de traiter les problèmes et incapable de prendre une décision de leader.

    • Comme disait un certain philosophe contemporain : « Quand on élit un gamin comme Président de la République, il ne faut s’étonner de rien par la suite ! »

  • Si Victor descend de son illustre homonyme Nicolas, la crédibilité de l’article n’est plus à mettre en doute… même si ce n’est pas le cas d’ailleurs ?

  • Plutôt qur de saupoudrer des subventions et concevoir encore une usine à gaz, mieux aurait valu supprimer l’IR et l’IS pendant 2 ans…

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Par Jean-Philippe Delsol. Un article de l'Iref-Europe

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