Graphiquement vôtre : en France, un enfant sur 30 est conçu par PMA

En considérant l’ensemble des techniques d’AMP (insémination et fécondation in vitro), 3,4 % des enfants français sont conçus grâce à ces techniques, soit un enfant sur 30.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Graphiquement vôtre : en France, un enfant sur 30 est conçu par PMA

Publié le 28 juillet 2020
- A +

Par Elise de La Rochebrochard.
Un article de The Conversation

Le premier « bébé-éprouvette » au monde, Louise Brown, fête ses 42 ans le 25 juillet 2020. La naissance de cette Anglaise signe une véritable révolution dans l’assistance médicale à la procréation (AMP ou procréation médicalement assistée, PMA). Cette technique permet en effet la fécondation d’un ovule par un spermatozoïde hors du corps de la femme, dans « l’éprouvette » du biologiste, in vitro selon le terme technique.

Jusqu’à cette première fécondation in vitro (FIV), les techniques d’AMP se cantonnaient à des inséminations « artificielles » (IA) qui consistent à déposer les spermatozoïdes du conjoint (IAC) ou d’un donneur (IAD) au niveau du col de l’utérus ou dans la cavité utérine pour qu’ils aillent féconder naturellement un ovocyte dans le corps de la femme.

Figure actualisée issue Population & Sociétés, n°556, Ined, juin 2018.
Ined, sur la base de données tirées de Groupement de l’étude des FIV en France (GEFF) ; ministère de la Santé ; registre FIVNAT ; Agence de la Biomédecine ; Insee — État Civil, Author provided 

 

En France, un enfant sur 30 est conçu par PMA

Premier « bébé éprouvette » français, Amandine est conçue en 1981 et naît le 24 février 1982. Par la suite le nombre de FIV ne va cesser de croître selon un rythme remarquablement linéaire (figure, courbe du bas). La proportion d’enfants conçus par FIV progresse de +0,5 % tous les 7 à 8 ans et ce sont désormais plus de 2,5 % des enfants français qui sont conçus par FIV, soit un enfant sur 40.

En considérant l’ensemble des techniques d’AMP (insémination et fécondation in vitro, voir courbe du haut sur la figure), 3,4 % des enfants français sont conçus grâce à ces techniques (chiffres sur l’activité AMP de 2017 avec des naissances survenant en 2017-2018), soit un enfant sur 30. Pour illustrer ce que cela peut représenter : en moyenne, au sein d’une classe à l’école, on s’attend à avoir un enfant conçu par AMP.

Élise de La Rochebrochard, Directrice de recherche, Santé Publique, Institut National d’Études Démographiques (INED)

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

The Conversation

Voir les commentaires (8)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (8)
  • Article constat mais quel est le message ??? Banalisation de la pratique justifiant de légiférer ou simple constat d’impuissance à limiter l’usage abusif de la science ???? Il manque à cet état des lieux la proportion de naissances aidées et justifiées par une pathologie réelle de la mère car tenter de réparer les imperfections de la nature est une des missions de la médecine mais satisfaire aux frais de la communauté les caprices de gens en bonne santé ayant choisi un mode de vie affective stérile est inadmissible !!!! Chacun doit assumer les conséquences de ses choix !!!!

  • A quand les chimères fabriquées par les marchants de fœtus ?

  • Trois commentaires à la fin de la journée au sujet d’un article sur la PMA. Où on voit à quel point ce qui est urgent et primordial pour ce pouvoir n’a rien à voir avec ce qui est urgent et primordial pour les français en général !

    • The Conversation est un repère de gauchistes patentés . . .

    • En même temps (lol) cet article n’a aucun intérêt. Juste un article constat. Il y a une augmentation du nombre d’enfants nés grâce à la PMA, en parallèle on peut rappeler que l’âge du 1er enfant recule très régulièrement, ceci expliquant cela (et s’imbriquant). Un article générique n’appelle pas vraiment de commentaires, le recours à la PMA ayant de multiples origines.
      En revanche votre lien vers un article mettant en avant l’incroyable chute des naissances prématurées est, lui, très instructif.

  • Oui et combien d embryons congelés ? Je n aimerais pas être les « parents » . Les labos lorgnent dessus…

  • L’article finit sans conclusion, personne ne comprend le message au final. Si le but est de discuter d’un sujet sociétal, il aurait été préférable de séparer les IA/FIV où les donneurs sont les 2 membres du couples (cas classique d’infertilité mais pas de stérilité), des autres cas (utilisation d’un donneur externe).

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
PMA
0
Sauvegarder cet article

Par Daniel Borillo.

Après la déclaration, sans réserve, de conformité à la Constitution par le Conseil constitutionnel, la nouvelle loi bioéthique a été promulguée le 2 août 2021. L’élargissement de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes célibataires et aux couples de femmes, tout comme la fin de l’infertilité (comme condition sine qua non à l’accès à cette technique) constituent, à n’en pas douter, une avancée incontestable.

Toutefois, l’enthousiasme diminue lorsqu’on constate que, dans le même texte, le législa... Poursuivre la lecture

Par Daniel Borillo.

Ce texte est un résumé actualisé d’une note de GenerationLibre : « Le jacobinisme bioéthique » rédigé par l’auteur lors du débat parlementaire.

L’Assemblée nationale a adopté le 29 juin le texte définitif de la dernière révision de la loi dite de bioéthique au terme de deux ans de navettes parlementaires. Le recours auprès du Conseil constitutionnel, porté par des députés LR et UDI le 2 juillet, pourrait retarder la promulgation du texte.

Cette nouvelle révision de la loi constitue une occasion de prés... Poursuivre la lecture

Par Daniel Borillo.

Contrepoints : Quels sont les risques concrets et identifiables de la GPA motivant son interdiction en France ? Y a-t-il risque d'exploitation de femmes défavorisées, de marchandisation de l'humain ?

Daniel Borrillo : Il n’existe aucun risque concret invoqué par l’État pour interdire la GPA. Il s’agit d’une appréciation in abstracto selon laquelle cette pratique porterait atteinte à la dignité humaine, mènerait à la marchandisation du corps et à la réification des enfants. Bien que les études scientifiques pr... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles