Requiem pour une PMA déjà moribonde 

Le législateur introduit la levée de l’anonymat des donneurs de gamètes, prélude à la reconnaissance de l’accès aux origines biologiques.

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Requiem pour une PMA déjà moribonde 

Publié le 15 août 2021
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Par Daniel Borillo.

Après la déclaration, sans réserve, de conformité à la Constitution par le Conseil constitutionnel, la nouvelle loi bioéthique a été promulguée le 2 août 2021. L’élargissement de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes célibataires et aux couples de femmes, tout comme la fin de l’infertilité (comme condition sine qua non à l’accès à cette technique) constituent, à n’en pas douter, une avancée incontestable.

Toutefois, l’enthousiasme diminue lorsqu’on constate que, dans le même texte, le législateur introduit la levée de l’anonymat des donneurs de gamètes, prélude à la reconnaissance de l’accès aux origines biologiques. Si aujourd’hui, la plupart des PMA s’effectuent avec les gamètes du couple, dans le cas des lesbiennes, le don d’un tiers est désormais indispensable.

Certes, les enfants ainsi conçus n’auront pas une filiation établie avec le donneur mais son inscription dans l’acte de naissance suscite plusieurs inquiétudes puisque la loi crée d’ores et déjà deux catégories d’enfants : ceux nés naturellement et ceux nés grâce à un don. Depuis la fin des catégories  d’enfant légitime et d’enfant naturel, le droit n’avait pas inscrit un marquage différenciant le mode d’engendrement.

PMA, anonymat et filiation

Ce retour à une conception biologique de la filiation constitue également une ingérence de l’État dans la vie privée des familles. En effet, jusqu’à nos jours, les moyens de procréer (voie charnelle ou PMA) ne se reflétaient pas dans l’acte de naissance (instrument public). Et si le jugement d’adoption ou l’acte de reconnaissance apparaissent en marge de l’état civil des personnes, c’est parce qu’il s’agit d’un enfant déjà existant. Dorénavant, dès lors que l’enfant est le fruit d’un couple de femmes, il faut le signaler publiquement ex ante.

Cette régression du droit civil de la filiation est le résultat d’un long combat réactionnaire favorisé par une expertise mobilisée par la gauche socialiste, réactualisé par le Rapport Touraine et cristallisé dans la dernière révision de la loi. Derrière l’accès aux origines se reconstitue un ersatz de la filiation puisant sa force dans l’élément biologique et qui risque bien d’être revendiqué un jour.

Il ne s’agit plus d’utiliser les vieux arguments conservateurs brandis par la Manif pour tous : « Un papa, une maman », mais de préserver « l’ordre symbolique de la différence des sexes » et « la loi du Père », pour reprendre la vulgate anthropo-psychanalytique qui a colonisé le droit civil de la filiation.

La question de l’accès aux origines semble pourtant légitime à condition qu’elle soit clairement dissociée de la filiation. L’ensemble d’associations qui revendiquent ce nouveau droit ne cessent pourtant de le rappeler : on ne cherche pas un parent mais un géniteur. Les associations homoparentales, celles des enfants qui cherchent leurs origines ainsi que leurs avocats condamnent l’établissement d’un régime à part pour les enfants issus d’une PMA tel que l’inscription du mode de conception dans l’acte de naissance. C’est pourquoi traiter de la question des origines dans la loi bioéthique est non seulement hors-sujet mais induit aussi une confusion lourde de conséquences.

En effet, rapprocher la question de l’engendrement d’une réforme sur la parenté risque de créer une « filiation de souche » qui renvoie à la reproduction biologique, tandis que les autres formes de filiation viendraient s’ajouter, une fois établi dans la loi ce nécessaire arrière-plan génétique par la levée de l’anonymat et l’inscription du don dans les actes de naissance.

Les codes civils modernes établissent clairement cette distinction en interdisant explicitement l’indication dans l’acte de naissance de l’origine de la filiation.

Ainsi, l’article 559 du Code civil argentin dispose que :

L’officier d’état civil doit rédiger l’acte de naissance de telle sorte qu’il ne soit pas indiqué que la personne est née hors mariage, qu’elle est adoptée ou qu’elle est issue d’une technique de reproduction assistée.

De même, l’article 7.2 de la loi espagnole 14/2006, souligne que :

D’aucune manière, l’inscription dans les registres de l’état civil ne pourra faire apparaître des données à partir desquelles soit possible déduire le mode de procréation.

D’autres pays comme la Belgique, le Canada ou le Royaume-Uni ont tout simplement appliqué la règle de la présomption de la coparenté pour permettre l’établissement automatique de la maternité de la conjointe de la mère.

La France, réputée être une république universaliste, vient de créer un nouveau mode de filiation réservé aux couples de femmes : la « déclaration anticipée de volonté ». Autrement dit, les deux femmes du couple devront établir une reconnaissance conjointe de l’enfant avant sa naissance auprès d’un notaire.

La liberté de gérer l’information sur l’origine de la filiation est réservée désormais aux couples hétérosexuels, lesquels peuvent continuer à bénéficier de la présomption de paternité, grâce à la vraisemblance biologique, comme le dit le Conseil d’État.

Outre la discrimination vis-à-vis des couples et des enfants, la loi ne peut qu’accentuer la pénurie de gamètes. En effet, un sondage montre que 70 % des Français refuseraient de faire un don de gamètes en cas de levée d’anonymat du donneur dans un contexte où, selon l’agence de la biomédecine, le nombre de donneurs est largement insuffisant (un donneur pour 10 demandeurs) et il ne sera plus possible d’utiliser des gamètes pour lesquelles le donneur n’aura pas consenti à la divulgation de son identité. De surcroît, la gratuité n’a pas été mise en question par la nouvelle loi.

Il ne faut pas s’étonner alors, qu’en pratique, personne ne voudra faire don de ses gamètes plaçant la PMA dans une totale incertitude.

Pour finir avec une note positive : les couples pourront toujours continuer de se rendre dans des pays plus libéraux comme l’Espagne, par exemple, où l’anonymat est garanti et où il n’existe pas de pénurie de gamètes puisque les donneuses d’ovocytes reçoivent une compensation de 1000 euros et les donneurs de sperme de 50 euros. Et contrairement à la France, la méthode ROPA (réception d’ovocytes de la partenaire) est légale permettant ainsi à chaque partenaire de participer au processus de grossesse.

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  • J’avoue ne pas comprendre – le problème est plus, me semble-t-il, dans l’obligation pour les deux partenaires d’exprimer leur accord devant notaire pour éviter que l’une « fasse un enfant dans le dos » à l’autre, alors que les couples hétérosexuels ne doivent pas ( encore ? ) déclarer qu’ils veulent « faire un enfant »

    • Moi je n’ai pas compris non plus pourquoi l’anonymat des donneurs aurait été levé par la gauche socialiste, celle-là même qui est à l’origine de cette PMA, quand on se doute, comme le sondage cité en temoigne, que cela peut constituer un frein au don…
      Tout ceci est-il preuve d’incompétence ou bien réponse par anticipation ou bornage de la loi pour complaire à ses opposants ?

      • Une partie de la gauche ne croit pas à ce qu’elle prône et se sert de ces « avancées » comme arme politique pour acquérir le pouvoir. Pareil pour la fiscalité, l’immigration, la répression économique, le néo-féminisme, l’antiracisme etc. etc.
        .
        Pour la PMA le but politique est atteint, la contestation balayée, il s’agit maintenant de ne pas laisser les autres profiter du « progrès » de faire des enfants sans père.

  • Sincèrement je suis en désaccord quasi total avec l’article. Je comprend bien ce que veulent les couples de lesbiennes, avoir un enfant à elles.
    Eh bien ce n’est pas possible, la réalité biologique s’impose à la loi. L’enfant aura un géniteur mâle, qui sera biologiquement le père.
    Et au contraire, la levée de l’anonymat est positive pour moi:
    Comment accepter pour une femme de faire un enfant avec n’importe quel homme? Comment accepter pour un homme de faire un enfant avec n’importe quelle femme?
    Cela ouvre enfin la porte du choix du donneur. Quant au manque de donneurs, cela n’a rien à voir avoir l’anonymat, mais bien plus avec la longue liste de conditions débiles (sans parler de la gratuité…).
    Quant à la reconnaissance automatique du père marié, c’est tout aussi idiot, cela entraine l’interdiction des tests de paternité en France…

  • « Alexandre Bukovski »: ce n’est pas Alexandre, mais Vladimir, ce n’est pas Bukovski, mais Boukovski, parfois écrit Boukovsky. Ce grand bonhomme, qui s’est battu seul contre l’URSS, ne mérite pas qu’on massacre ainsi son nom.

  • Mille excuses. Erreur sur l’article.

  • Avec la levée de l’anonymat des donneurs de sperme, y aura-t-il des hommes assez téméraires pour effectuer ce genre de don, avec le risque de se voir recherchés pour le versement de pensions alimentaires pour des enfants « naturels » (dénomination antérieure à 2006) pour lesquels ils n’auront aucun droit ni pouvoir ?

  • Voud dites:  » l’ enfant est le fruit d’un couple de femmes », pouvez vous m’expliquer comment cela est biologiquement possible, un ovule peut feconder un second ovule?

    • Chez les wokes tout est possible car ils vivent dans leur dogmatisme. Bientôt un homme pourra accoucher!

    • Techniquement cela ne me paraît pas inenvisageable, deux cellules haploïdes feront bien la paire.
      La parthénogenèse est aussi à envigaser, elle existe dans de nombreuses espèces.

    • A françois85
      Un peu d’humour.
      Puisque l’idéologie socialo en a décidé ainsi, la Nature n’a qu’a s’y soumettre. Ben voyons, comment « Dame Nature » ose-t-elle contrecarrer les décisions de notre arrogante et prétentieuse socialo-oligarchie concentrée de « science infuse » !!!

    • Le fruit de leur volonté ? J’ai tiqué aussi, puis je me suis dit que sans cette volonté, pas de fruit ?

  • Des milliers et des milliers de personnes en France soufre de ne pas connaitre leurs origines. E Guigou a enterré le problème après avoir promis le contraire. En conséquence : La législation française est une des plus attardées en la matière, du droit a l’accès a ses origines. La « PMA pour toutes » est arrivée par dessus un problème existant. (Point de vocabulaire : La loi votée sur la PMA institue strictement une GPA réservée aux femmes.)

  • Et l’intérêt de l’enfant, dans tout ça ? Il n’a pas demandé à naître.

    • Ils s’en contrefoutent de l’enfant, ce sont des revendications sociales. Psychologiquement l’enfant connaîtra de gros problèmes, mais cela leur importe peu.

      • selon l’égoïsme dominant on choisit un mode de vie sexuelle stérile par nature et on veut pouvoir jouer à la poupée quand même donc le Saint Esprit ne frappant qu’une fois il faut des donneurs de matériel génétique et si on veut éviter des mariages consanguins il faut connaitre ses origines mais ces dames et bientôt ces messieurs ( GPA ) n’en ont cure !!!!

        • On ne choisit pas d’être homosexuel ! Et le désir de maternité est très fort. La probabilité du mariage consanguin est infime.
          Connaître ses origines est primordial, mais l’enfant ne cherche pas un « père », mais à connaître le physique, le caractère de ce père. Il faudrait obliger chaque donneur a laisser une photo et un message ☺️ avec les paillettes.

    • Ah non, pitié ! Pas cet argument…
      Vous avez demandé à naître vous ? Quelqu’un ici a demandé à naître ? Quelqu’un a t-il pu choisir la famille où la cigogne allait le déposer ?…
      Ne plaquez donc pas vos lubies sur le reste des Français qui n’ont certainement pas la même approche familiale que vous.

  • Ils sont de plus en plus dingues !

  • La PMA ne se justifie que pour les vrais couples mariés (homme et femme) stériles. Dans tous les autres cas, ça équivaut à un droit à l’enfant, qui réduit l’enfant à un bien et non à une personne.

    • A Berliner
      Parfaitement d’accord avec vous.
      Rien de nouveau, Homo ou lesbienne ont toujours existé, l’Antiquité les mentionne. Qu’ils vivent comme ils le souhaitent, c’est leur choix, leur droit, je le respecte.
      Dans cette histoire lesbienne/homo, le gros problème actuel c’est la double revendication contraire : d’une part, la reconnaissance de leur différence (légitime) et d’autre part, l’exigence aux mêmes droits des couples hétéro : avoir des enfants. Propos contraires et inconciliables, sauf à considérer l’enfant comme une marchandise à laquelle on à droit, comme vous le dites si bien.
      La vraie question à se poser est : quand, ces lesbienne/homo assumeront-ils et accepteront-ils réellement leur différence ? Cette réclamation contradictoire démontre l’immaturité et l’incohérence de leur réflexion. Quant aux discours « ils s’aiment » et « peuvent aimer les enfants comme les autres » sont des paroles sentimentalistes pour faire pleurer les chaumières. La question ne doit pas dévier dans la sensiblerie mais doit s’orienter sur l’avenir et l’équilibre de l’enfant. Un enfant a besoin d’un père, d’une mère et connaître sa filiation. Il est déjà assez douloureux lorsque la vie lui inflige la perte de l’un ou de l’autre. Ne créons pas d’emblée des situations psychologiques conflictuelles à un être à venir.

    • Comme pour le sida, hein ? Une punition divine ! Bonjour le retour au moyen âge !
      Je me suis trompé de site ou quoi ? C’est pas Contrepoints, journal libéral… C’est La Croix ou Valeurs actuelles ?

      Modération : ce commentaire répondait à un commentaire entre temps modéré pour insultes

  • Gare au trafic de spermatos !

  • « La loi crée d’ores et déjà deux catégories d’enfants : ceux nés naturellement et ceux nés grâce à un don » : ce n est pas la loi qui crée, ce sont les faits bruts des personnes qui se livrent à cela. Amusant que l auteur, libéral de foire, demande à l etat de corriger une inégalité crée de toutes pièces par des individus. Le libéralisme ce n est pas cela. C est je me débrouille et assume sans demander de l aide à l etat .

    • « C est je me débrouille et assume sans demander de l aide à l etat . »

      Et comment faites-vous quand l’Etat vous l’interdit ? Votre débrouillardise et votre refus, plus qu’honorable, de l’assistanat ne vous épargneront pas le tribunal ou la prison.
      La condition nécessaire pour vous meniez une vie tranquille et indépendante, libérale quoi, est que l’État minimise ses règlements, ses interdictions et sa répression.
      Hier vous n’etiez pas libre de vous marier si vous n’étiez pas hétéro. Hier vous n’aviez aucun droit parental – par exemple il était impossible d’aller récupérer l’enfant de votre conjoint à l’école – si vous étiez lesbienne. Etc.
      Je m’étonne qu’un(e) libéral(e) ne puisse comprendre que le reflux de la pression étatique dans le domaine familial soit plutôt une bonne chose. Les libéraux ne demandent l’intervention de l’État que pour le régalien. Où est le régalien dans les affaires familiales ?

      • @jeremy l etat ne vous interdit pas d aller faire un gamin avec qui vous plaît. L etat devrait refuser de rendre des « services » qui sont d ordre purement privés . Si une lesbienne veut faire un enfant sans relation sexuelle c est son problème, pas le vôtre ni le mien et encore moins celui de l etat.

      • La PMA « artisanale » n’a jamais été interdite.

  • si l’on accepte de prendre un peu de recul, on constaterait qu’en fait, il s’agit de savoir qui sera l’héritier ou l’héritière du donneur de gamètes. Tant que l’anonymat est garanti et effectif,il n’y a pas de problème mais qu’en est-il à partir du moment où le donneur est connu et solvable ? Il me semble qu’il y a déjà eu quelques procès en reconnaissance de paternité……Toute la dialectique actuelle consiste à faire avaler l’un en faisant passer l’autre…..Ne me demandez pas pourquoi, la réponse est évidente !

    • Il est certain que si on avait assorti ce ‘droit’ à connaître son géniteur biologique d’une impossibilité complète et définitive à exiger héritage, pension, aide, soutients divers et variés ni même possibilité à faire reconnaître une filiation légale, cela aurait suscité moins de pb.
      Mais cela en aurait fait perdre également bcp d’intérêt aux yeux de ceux qui sont à l’origine de cette nouvelle loi càd des socialistes…

  • Les gauchistes n’ont ni nation, ni histoire, ni religion, voici maintenant la suppression du père et de la filiation considérée comme aussi superflue que le reste.
    Quand on voit les problèmes chez les enfants adoptif ou nés sous x, la durabilité des couples lesbiens et le « succès » des familles monoparentales, on se dit que ça va bien se passer.
    La famille est le premier cercle qui permet de se passer de l’état, la flinguer n’est pas une bonne idée, ce sont les états conservateurs qui résistent le mieux à l’étatisme aux USA.
    .
    Mais peu importe mon avis de « conservateur réactionnaire », libéralement l’état n’a pas faire payer les autres pour une « avancée sociale » qui est un faux droit et les 3000 lois ajoutées chaque année mènent le pays au désastre.
    Je me battrais pour la liberté (réelle) de cette minorité qui me déteste et nie mon rôle biologique et sociétal quand ce ne sera plus à mes frais et quand le pays sera devenu un tant soit peu libéral ce qui commence par ne plus piller les gens sous n’importe quel prétexte.
    .
    « La proportion d’hommes doit être réduite et maintenue à environ 10% de la race humaine. » – Sally Miller Gearhart égérie du néo-féminisme.

    • Il faudrait arrêter de mêler tous les sujets. Je ne me reconnaît ni nation, ni religion, quand à l’histoire, ça se discute. Tous les jours je réclame la liberté de travailler librement sans que le gouvernement ne vienne mettre ses sales pattes dans mes affaires. Alors, je suis de gauche ou de droite selon vous?

      Si pour avoir un peu plus de liberté économique, il faut afficher le plus grand conservatisme sur tous les sujets de société, alors non monsieur, je ne suis pas d’accord avec vous. Mais comme nous sommes sur un forum libéral, je ne saurais vous tenir rigueur de nos désaccords!

      • « Si pour avoir un peu plus de liberté économique, il faut afficher le plus grand conservatisme sur tous les sujets de société ».
        .
        Ma position légale est uniquement « pas avec mon argent » et pas sur ma propriété et c’est pareil pour les autres sujets: tant que l’état me vole pour accorder ces « libertés » c’est non.
        .
        Philosophiquement nous sommes très différents mais du moment qu’on tombe d’accord sur l’aspect légal il n’y a aucun désaccord, nous sommes tout deux libéraux.
        .
        (PS: je suis athée ce qui ne m’empêche pas de reconnaitre le rôle fondamental de la croyance chrétienne dans la genèse du libéralisme et le fait que la religion est inévitable: autant garder celle-là qu’en voir arriver d’autres qui sont parfaitement nocives (comme l’écologisme)).

        • Merci pour cet éclaircissement. Je pense aussi qu’on est d’accord sur l’essentiel. Après, est-ce que le christianisme a fait moins de morts que l’escrologisme, je ne suis pas sûr, mais je préfère ne me fier ni à l’un i à l’autre.

        • « Ma position légale est uniquement « pas avec mon argent » et pas sur ma propriété et c’est pareil pour les autres sujets: tant que l’état me vole pour accorder ces « libertés » c’est non. »

          Alors rendez-moi le pognon que l’État m’a piqué pour éduquez vos enfants, vous verser des allocations familiales et soigner votre cirrhose du foie ! Pardonnez-moi de prendre ce dernier exemple, c’est votre propos digne d’un café du commerce qui m’y invite…

  • On ne peut que craindre que certains de ces enfants ne revendiquent une part d’héritage de leur géniteur et que certains juges ne soient prêts à leur accorder. Il est donc évident que cela crée un risque inacceptable pour ce dernier alors qu’il agit par altruisme

  • « En effet, un sondage montre que 70 % des Français refuseraient de faire un don de gamètes en cas de levée d’anonymat du donneur ».
    Et c’est fort heureux. Tout ce qui peut freiner la fabrication d’enfants sans pères est de bon aloi.
    Je m’interroge sur le niveau intellectuel d’hommes assez insouciants pour mélanger leur patrimoine génétique avec celui d’une personne totalement inconnue. Je gage que ce ne sont pas les QI de compétition qui fréquentent les CECOS.
    Je proteste aussi contre l’emploi de termes comme « avancée », alors que toute ce qui ressort de l’insémination artificielle est au contraire une régression. Le « Meilleur des Mondes » n’est pas une promesse, mais une abomination.

    • Je vous rejoins sur ce que l’on considère comme une avancée qui n’est en fait qu’une pratique « vétérinaire »
      Sauf que dans l’élevage animal, il existe une traçabilité rigoureuse pour éviter les problème de consanguinité.

      • @jean Paul oui et chez les animaux les bébés gpa sont élevés par leur mère porteuse. Les petits humains n ont pas cette chance .

  • L’auteur oublie un petit détail : les enfants ne restent pas bébés et donc à l’âge adulte ( et même un peu avant ) comprennent que s’ils ont deux mamans il y a obligatoirement eu une intervention extérieure et certainement pas divine !!!! Par suite comment éviter les mariages consanguins si aucun accès aux origines biologiques n’est possible ???? Quant aux  » vieux arguments conservateurs … » l’auteur a le droit d’avoir une opinion mais pourrait sur un site libéral respecter celles des autres !!!! Pour conclure tout en se réjouissant de  » progrès  » ( ???? ) importants il faut comme c’est la mode qu’il critique car ce n’est jamais assez !!! on sent que l’auteur aurait bien aimé que la GPA soit promue afin de satisfaire les couples d’hommes par égalité avec les couple de femmes !!! On est très loin d’une vision libérale mais très près d’une vision libertaire !!!!

  • Cet article m’a donné la nausée. Si peu de respect pour l’être humain !
    Considérer un enfant comme une vulgaire marchandise ? Quels sont ses ancêtres ? D’où vient-il ? Et le droit de l’enfant ? Peu importe ! On veut « la chose », on y a droit comme tout le monde ! A quand les nurseries où l’on choisira « son bébé », comme certains choisissent, dans des animaleries, leur « bébé 4 pattes » de compagnie ? Quoique dans ces lieux, nombreux sont ces animaux possédant un « pédigrée-passeport « , mentionnant leurs « ancêtres » sur plusieurs générations, des clients exigeant cette information.
    L’enfant de l’humain aurait-il moins de droit que l’animal prédigéré ??? A la lecture de l’article ci-dessus, la réponse est oui. Cette marchandisation de l’être humain, drapée de sentimentalisme de bas étage, est là pour satisfaire l’égoïsme individuel : je veux ce bien ! 9 mois plutard l’infanticide autorise le : je ne veux plus ce bien !
    En Espagne, les prix sont fixés pour « les donneurs » : ovocytes 1000 € ; sperme 50 €. Si, les uns sont rémunérés les autres doivent payer, donc quel prix pour les « receveurs » ? Mutisme de l’article. Car quoi, rien de plus légitime la demande du coût, la philanthropie ne poussant pas ces organismes à travailler à perte. Business is business ! Le commerce du « bébé humain » apparaît petit à petit !
    Sans tomber dans un moralisme sectaire, le minimum que l’on puisse exiger de l’Homme c’est le respect de la Vie, et particulièrement celle d’un enfant qui est vulnérable et sans défense !

    • Bravo et merci pour votre commentaire imprégné d’humanisme.
      Si la loi bioéthique avait été soumise à référendum, ce qui aurait été tout à fait légitime, il n’est pas certain qu’elle eût été votée en l’état.

  • L auteur devrait se mettre dans la peau de l enfant. A partir d un ceratin age, il va comprendre qu il ne peut avoir 2 mamans et qu il a forcement un pere quelque part.
    Et donc il va peut etre souhaiter savoir qui. Pourquoi lui interdire ca ?

    Quant a remunerer les producteurs de spermes ou d ovules, c est une solution court terme. Qui est interessé a livrer son sperme pour 50 € si ca doit vous valoir un proces un paternité ?
    Comme pour les pays qui achetent du sang, vous allez avoir comme vendeur uniquement des gens qui n ont rien a perdre

    PS: aux USA vous pouvez choisir votre donneur sur un catalogue avec photo, taille, niveau d etude … un peut comme pour la redoute. Personellement je desaprouve ce consumerisme mais si on reste sur le plan pratique, quel etudiant de polytechnique va accepter d y figurer pour quelques centaines d euros aujourd hui (et une palanquee de pensions alimentaires demain)

  • « En effet, un sondage montre que 70 % des Français refuseraient de faire un don de gamètes en cas de levée d’anonymat du donneur »
    Voilà bien le fond du problème, pourquoi un geste considéré comme altruiste par les progressistes s’opposerait à la fin de l’anonymat ?
    Parce que 70% des donneurs sont des hommes irresponsables.
    Donner la vie n’est pas un acte gratuit et engage la responsabilité des tous les acteurs.
    Combien d’enfants né sous PMA seront traumatisés de ne pas connaitre leur géniteur ?
    Avoir un enfant n’est pas un droit mais une responsabilité et c’est une très bonne chose que le législateur se préoccupe enfin de
    l’enfant à naître.

  • Bel exemple d’arguties légalistes dans lesquelles nous entrainent tous ces mouvements woke, lgbtqirstuvwxyz … et j’en passe (je ne sais pas si l’alphabet aura assez de lettres pour nuancer ces fantaisies) . Que conclure ? Chassez le naturel, il revient au galop …

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