Raoult, The Lancet, l’État : des questions d’éthique… et de politique

Il est permis de se demander quelle autorité morale a l’État pour dire ce qui est éthique ou ne l’est pas.

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Raoult, The Lancet, l’État : des questions d’éthique… et de politique

Publié le 1 juin 2020
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Par Patrick de Casanove.

« Le professeur Raoult a-t-il pris des libertés avec les règles éthiques ? » titrait Libération le 26 mai 2020. Un comportement éthique ne saurait se définir par un comportement qui se conforme aux règlements en vigueur.

« L’éthique est la science de la morale et des mœurs. C’est une discipline philosophique qui réfléchit sur les finalités, sur les valeurs de l’existence, sur les conditions d’une vie heureuse, sur la notion de « bien » ou sur des questions de mœurs ou de morale. »1

L’éthique selon le Comité d’éthique du CNRS

Il n’est pas inutile de se reporter à ce qu’écrivait le Comité d’éthique du CNRS le 07 avril 2020 : « Recherche en temps de crise sanitaire : débats éthiques et respect de l’intégrité scientifique ». Cela vaut la peine d’être cité largement.

« Dans un message commun, le Comité d’éthique du CNRS et la Mission à l’intégrité scientifique du CNRS rappellent les principes inhérents à la recherche scientifique et biomédicale dans ces temps de crise sanitaire : le respect des règles éthiques humanistes et une démarche garantissant le caractère fiable, rigoureux et honnête des recherches.

Face à la pandémie du coronavirus COVID-19, la recherche scientifique se trouve confrontée à trois exigences en tension les unes avec les autres. D’un côté, la recherche biomédicale se doit de respecter des principes éthiques humanistes, tout en agissant dans l’urgence afin de trouver au plus vite des solutions thérapeutiques pour mettre fin à la pandémie. D’un autre côté, dans sa communication avec le grand public, elle doit répondre aux questionnements légitimes de la population, tout en évitant les effets d’annonce et en demeurant sobre, prudente, didactique et précise. Enfin, dans sa quête inconditionnelle de vérité, la recherche scientifique doit fonder sa démarche sur des principes d’intégrité scientifique qui paraissent, parfois, difficilement compatibles avec l’urgence. Pour autant, cette situation n’autorise pas que l’on s’affranchisse d’aucun de ces principes. 

Rappelons que l’intégrité scientifique recouvre l’ensemble des règles et valeurs qui régissent l’activité scientifique et en garantissent le caractère fiable, rigoureux et honnête. Leur observance est indispensable ; elle seule assure la crédibilité de la science et justifie la confiance que lui accorde la société.

Rien ne justifie qu’au nom d’un pragmatisme de l’urgence, on contourne les exigences de la démarche scientifique et les procédures usuelles, en particulier la fiabilité et la transparence des méthodes utilisées, l’évaluation critique des publications par les pairs et l’absence de conflits d’intérêts. […]

Les questions éthiques que pose la recherche biomédicale peuvent faire débat, tout particulièrement dans le contexte de la crise actuelle. Elles ont été récemment analysées par Emmanuel Hirsch, professeur d’éthique médicale à l’Université Paris Saclay dans un article intitulé « Recherche biomédicale : quels principes éthiques en temps de pandémie ? » (The Conversation, 27 mars 2020). Nous reprenons ici certains de ses propos.

      • Le recours à un traitement non validé en période de crise sanitaire pose des questions d’éthique 
      • Il y a un devoir moral de mettre en œuvre des essais rigoureux et à respecter les critères internationaux de bonne pratique des essais cliniques
      • L’éthique de la recherche en situation de pandémie est une éthique de la responsabilité, de la rigueur, mais aussi de la prudence. Son cadre d’exercice est inspiré par des valeurs d’humanité, de préservation de la dignité, du respect de la personne, d’intégrité et de loyauté
      • La transparence sur tous les aspects des soins, le consentement éclairé, la liberté de choix, la confidentialité, le respect de la personne, la préservation de la dignité » mais aussi, afin d’évaluer les effets du traitement, l’« obligation morale de collecter et de partager toutes les données générées, y compris à partir de traitements fournis pour un “usage compassionnel ». (accès à un médicament non approuvé en dehors d’un essai clinique). »

Que peut-on en déduire ?

On ne peut que constater que, contrairement à ce qu’écrit Libération le 8 avril 2020, cet avis, ni même son quatrième paragraphe cité par le journal, ne « charge » le professeur Raoult. Par exemple :

« Le recours à un traitement non validé en période de crise sanitaire » est légitime s’il est éthiquement justifié. Quand ce traitement est le seul immédiatement disponible il ne semble pas y avoir de doute.

« Il y a un devoir moral de mettre en œuvre des essais rigoureux et à respecter les critères internationaux de bonne pratique des essais cliniques » L’essai randomisé en double aveugle contre placebo n’est donc pas le seul valide. Un essai ouvert ou observationnel « rigoureux et qui respecte les critères internationaux de bonne pratique » l’est aussi.

Enfin « l’accès à un médicament non approuvé  » est éthique quand il y a transparence sur tous les aspects des soins et que toutes les « données générées sont collectées et partagées ».

Il est facile de se reporter à ses nombreuses interventions, publications ou au site de l’Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) Méditerranée Infection pour vérifier que ces critères sont respectés.

Par contre, quant on se réfère à des analyses sérieuses de l’étude du Lancet telles que l’entretien de Corinne Reverbel le 26 mai dans « Bercoff dans tous ses états. », ou l’entretien de Marcos Eberlin dans FranceSoir, on constate que l’article du Comité d’éthique du CNRS fournit des arguments pour la disqualifier.

Ainsi quand Marcos Eberlin écrit dans son entretien à France Soir : « Dans cette enquête tout semblait questionnable : la méthodologie, l’échantillonnage, les méthodes statistiques utilisées. Sans oublier les conflits d’intérêts », cela fait écho aux éléments suivants de l’avis : « Dans sa quête inconditionnelle de vérité, la recherche scientifique doit fonder sa démarche sur des principes d’intégrité scientifique » ou encore « Rappelons que l’intégrité scientifique recouvre l’ensemble des règles et valeurs qui régissent l’activité scientifique et en garantissent le caractère fiable, rigoureux et honnête. »

D’ailleurs plus le temps passe, plus des voix s’élèvent pour en dénoncer les failles. Même des pays s’y mettent : « Covid-19 et hydroxychloroquine : le Maroc et l’Algérie recadrent l’OMS. » Le Maroc a eu de bien meilleurs résultats face à la COVID-19 que la France. Sa position est donc des plus robustes.2

Étude Lancet, réactions en chaîne inappropriées

Il faut se demander pourquoi une étude, à l’évidence peu fiable, a entraîné une réaction en chaîne aboutissant à la suspension par l’OMS des essais cliniques en lien avec la COVID-19 et utilisant de l’hydroxychloroquine et à l’interdiction en France de l’hydroxychloroquine chez les patients atteints par SARS-coV2.

La réponse est probablement liée au fait que nous sommes, depuis le début de la COVID-19, dans une gestion politique et émotionnelle de cette épidémie. Cette gestion politique a été mauvaise par l’OMS et désastreuse par l’État français. Ni l’un ni l’autre ne veulent perdre la face. Ils ont tout fait pour trouver un bouc émissaire et ne pas subir les conséquences de leurs errements.

L’étude du Lancet leur fournit un alibi en or massif pour sonner l’hallali contre le Pr Didier Raoult dont le tort principal est d’être une « grande gueule » pas politiquement correcte.

Nous sommes là au cœur du problème : le poids démesuré de la politique, qui sait tout et régente tout. Notre vie est suspendue aux décisions d’une autorité centrale dont la Voix ordonne. Aucune décision ne saurait être prise avant que la Voix n’ait parlé. Les acteurs de terrain sont laissés de côté, toute initiative leur étant interdite.

La vraie vie est ignorée par nos gouvernants déconnectés de la réalité. Puisque la « vraie vie » est ignorée, les conséquences, dramatiques pour elle, qui résultent des décisions politiciennes sont très mal appréhendées. À moins qu’elles ne soient recherchées parce que supposées entièrement curables par une « bonne » politique étatique et la voie pour un avenir meilleur. Le pouvoir de l’État en sortirait alors renforcé. Cela éclaire la décision politique de confinement total et punitif.

À partir de là il est permis de se demander quelle autorité morale a l’État pour dire ce qui est éthique ou ne l’est pas.

Éthique ? Vous avez dit éthique ?

Dans le domaine de la santé

Où est l’éthique quand l’État s’immisce dans les plus petits détails de la profession médicale, restreint la liberté de prescription et d’initiative ? Quand les médecins ne peuvent plus prescrire et soigner en leur âme et conscience en respectant leur principe : « d’abord ne pas nuire » ?

Où est l’éthique quand, dès le début de l’épidémie, le gouvernement limite aux cas évolués l’utilisation du seul traitement, qui à condition d’être pris le plus tôt possible, pourrait être efficace ?

Où est l’éthique quand il est interdit aux personnes âgées en EHPAD de voir leurs proches, leurs enfants et leurs petits-enfants au prétexte de leur sauver la vie, alors que cette vie leur appartient ? Où est l’éthique quand des personnes au crépuscule de leur existence sont privées du bonheur de la vie sociale et familiale ?

Où est l’éthique quand l’irrationnel et l’émotionnel inspirent le gouvernement qui gère par la peur une épidémie qui lui a échappé, alors qu’elle était médicalement maîtrisable ?

Où est l’éthique quand le gouvernement enferme toute la population d’un pays parce qu’il a failli ?

Où est l’éthique quand la Sécurité sociale trahit ses principes fondateurs et ne gère plus que des enveloppes budgétaires ?

Élargissons le débat

Où est l’éthique quand toute l’organisation d’un pays repose sur ce que Bastiat appelle la « spoliation légale » qui est ce qui porte atteinte légalement aux Droits Naturels et n’est rien d’autre que le vol légal de la vie des gens ?

Où est l’éthique quand une majorité qui n’est qu’électorale et de circonstance impose ses caprices à la population ?

Où est l’éthique si l’on fait références aux turpitudes de la vie politique, aux petits accords entre amis, aux éliminations parfois très réelles d’opposants, à l’instrumentalisation du fisc et de l’URSSAF pour briser des adversaires, à une justice qui n’est que réglementaire.

Où est l’éthique quand les atteintes aux biens et aux personnes restent impunies et que la loi ne s’applique pas partout ?

Où est l’éthique quand on traque les automobilistes et que l’on laisse agir les malfaisants ?

Où est l’éthique quand aucun budget n’est équilibré depuis 1974 et que la dette publique s’accroît sans cesse, faisant reporter son poids sur les générations à venir ?

Où est l’éthique quand pétris d’orgueil les gouvernants ne se remettent jamais en question et persistent systématiquement dans leurs erreurs ?

Où est l’éthique quand l’Éducation nationale participe à la destruction de la culture française ?

Où est l’éthique quand l’État écrit une Histoire officielle ? Quand l’État censure la liberté de pensée et d’expression avec la loi anti fake news et une loi contre la « haine sur internet » dite loi Avia ?

Conclusion

Les politiciens voudraient nous faire croire que l’éthique se limite à se conformer à des règlements qu’ils définissent seuls. Or il faut comprendre que quand la loi est pervertie, c’est-à-dire qu’elle accomplit ce qu’elle devrait interdire, la justice et l’éthique n’existent plus et le pouvoir est totalitaire. L’éthique consiste à respecter les Droits Naturels des individus : Liberté, Propriété, Personnalité. Le seul rôle de la loi est de les garantir et les protéger.

Or, l’État ne les respecte que très peu et les respectera de moins en moins. Malheureusement le gouvernement profite de la crise catastrophique dans laquelle il a plongé de pays pour accroître son pouvoir. C’est-à-dire se mêler de tout et tout diriger. La vie privée n’existe plus, la liberté économique est détruite. Tout cela au nom des « leçons à tirer de la COVID-19 ».

  1.   http://www.toupie.org/Dictionnaire/Ethique.htm
  2. « 26 mai 2020, ce pays est le 54e pays le plus touché au monde en nombre de cas. Concernant le nombre de morts enregistrés, il est le 51e pays le plus touché

    Au Maroc, 7532 cas confirmés ont été dénombrés au 26 mai 2020, soit 99 cas supplémentaires par rapport au 25 mai 2020. Cela représente 21,61 cas pour 100 000 habitants, tandis que les chiffres pour la Chine et la France sont respectivement de 6,28 cas et 266,24.

    Au 26 mai 2020, 200 décès dus au coronavirus ont été rapportés au Maroc. Cela représente un nouveau décès par rapport au 25 mai 2020). Pour 100 cas, cela représente 2,66, tandis que le rapport est de 5,35 en Chine, 13,97 en Italie et 14,94 en France. »

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  • Superbe article, de ceux que je copie et conserve. Merci.

    Un commentaire quand même : j’ai commencé ma vie professionnelle dans un Etat stalinien (on ne choisit pas toujours où votre société vous envoie !). Deux phases dans votre article me terrifient, car cela je l’ai vécu, “en vrai” : « Notre vie est suspendue aux décisions d’une autorité centrale dont la Voix ordonne. Aucune décision ne saurait être prise avant que la Voix n’ait parlé. ».
    Et je me rends compte que, dans l’apparence de liberté qui est la nôtre, nous glissons vers la réalité d’un Etat concentrationnaire, duquel il nous est interdit de sortir, dans lequel il faut demander des permissions pour se déplacer, dans lequel le Pouvoir dit le Bien et l’Interdit. Comme à Tirana en 1973.
    Put.n, mais comment en est-on arrivés là ?

    • Par la démission de tout un peuple face aux excès de l’état.

      • Et aussi parce que, contrairement à la sphère d’influence de l’URSS, l’Occident avançait dans une emprise sur les citoyens de plus en plus intrusive, mais en proclamant « liberté » et « démocratie ». De quoi anesthésier l’esprit critique que l’ondevrait toujours voir face au pouvoir.

      • Mais non, enfin, le peuple a voté, toujours librement. Il a apprécié la gamelle, il a savamment fait la roue pour parler de l’égalité, pour faire le beau, suivre tous les cégétistes, les gilets jaunes, les antifas, s’est réjoui de la faillite des industries et a seulement déploré que la tranche de jambon ne soit pas assez grosse. Il n’a pas hésité à abuser de la Sécurité Sociale, à frauder, les médecins souvent à appuyer cette fraude, par clientélisme. Il a baissé le pantalon devant le fisc tout puissant, réclamant plus d’impôts….pour les autres, les riches.
        Le peuple mérite cette perte de liberté, et j’espère que ça continuera, j’en suis même sûr, jusqu’à l’investigation, comme en Suède à certaine période, de l’inspection des tiroirs à lingerie des femmes pour s’assurer de la correction de leurs moeurs.
        Un peuple esclave, addict à l’avantage, à la sollicitude, doit supporter le poids du Grand Frère.
        L’URSS a dû arriver a quia pour que le régime s’effondre. La France doit aller à la ruine, mais ce sera encore long.

      • Moi,je crois que, en partie les Français ne votent pas assez. Beaucoup se plaignent, par exemple, de Macron mais sont-ils allés voter pour lui barrer la route alors qu’on savait de quel bois il se chauffe. Une fois élu, c’est difficile à déboulonner sauf en recréant une ambiance d’émeute.

        • Mais si ils sont aller voter. Voter « pour Macron » parce qu’on leur a expliqué (la Voix, les média… ) que Fillon était un monstre Ultra-Libéral et que Marine Le Pen était une raciste donc le diable. Ah, bien sûr ils n’ont pas tant voté « pour » que « contre »… mais ils ont voté, et le système a bien utilisé ce vote.

        • vu le choix qu’il y avait, à savoir différentes sensibilités de socialisme…

  • ce que je sais , c’est qu’un jour on aura la vérité ..( les usa viennent d’envoyer des tonnes chloroquine au brésil..)

    L’état français c’est d’abord des administrations , y compris la santé. La caractéristique des administrations c’est « aucune responsabilité » jamais!
    aucune prise de risque .. jusqu’au jour ou cette absence d’initiative apparaîtra au grand jour comme « une faute ». là on décrétera que l’ETAT a failli (pas l’administration)
    et c’est le contribuable qui payera les dommages , et aucun responsable ne sera identifiable comme d’habitude

  • il n’y pas de miracle, sans test avec groupe témoin..juger de l’efficacité d’un traitement est ardu surtout dans une maladie essentiellement bénigne…on va rappeler que si on s’en tenait à la mortalité apparente comme témoins alors le bon remède serait..le nombre de tests…

    une chose est certaine ce qui ennuie est la personnalité de raoult et ça je le comprend elle me pose problème aussi, et l’attitude de raoult vis à vis des autorités et là je peux comprendre raoult…

    il ne va

    • pas falloir « juger » raoult en fonction de ce saura finalement de la létalité de la maladie… mais en fonction de l’apocalypse annoncée ou possible..

      raoult a donné sa part de démonstration FOIREUSES de l’efficacité de son traitement!!!

      bon une remarque on est pas encore certain que cette épidémie soit terminée…
      « dieu merci » on a la suède pour voir ce que donne cette épidémie « au naturel ».. on comptera les morts et on comparera aux pires grippes..https://www.worldometers.info/coronavirus/country/sweden/

      si on juge raoult…qu’on juge salomon quand il a affirmé que le confinement avait sauvé 60 000 vies.. que l’on juge macron quand il a soudainement changé de comportement..

      et bon sang q’on arrête de dire que la science est au commande..la science c’est la connaissance or ce virus on ne le connait TOUJOURS pas si bien…. non on pilote à vue…

      il faudra bien un jour que les scientifiques même rappellent aux gens qu’un modèle n’est pas de la science, les modèles sont un outil qui peut permettre ( ou pas) de progresser dans la connaissance scientifique..

      cette crise a mis en évidence les tares de notre pays..;dans le doute dans un péril grave, les gens admettent une restriction temporaire des libertés , voire des réquisitions… TEMPORAIRES et JUSTIFIÉES..en outre on peut comprendre que des impossibilités pratiques conduise la police à des verbalisations absurdes.. mais il ya une grande différence entre verbaliser une mémé qui prend l’air en la traitant de criminelle ou en lui rappelant justement qu’on fait comme on peut..

      et il faudra bien sur demander à salomon, combien de morts CAUSÉES par le confinement ..

      oh pénible…

      • du traitement de raoult je ne pense encore …rien..
        de raoult..il a un problème d’ego…

        depuis le début il dit » je soigne ».. »je sais »..

        avec pour résumé je suis médecin je passe outre les test qui permettent de voir si mon traitement est efficace..et en m^me temps je suis un grand scientifique un sachant etc…
        pénible…

        pour l’aspect public allez sur les forums..il apparaît clairement que la raison est en général du coté des critiques de raoult…tandis que les gens qui le soutiennent le font pour des raisons non pertinentes…autorité du personnage, caractère rebelle, rejet de macron, et dénonciation de big pharma…

        • tous les chapeaux a plume ont un probleme d’ego

        • Raoult a démontré par des analyses et des dosages que son traitement réduisait la durée et la quantité de virus présent dans l’organisme. C’était suffisant pour l’utiliser faute de mieux dans l’urgence de soigner des patients qui n’avaient aucun traitement disponible. Dépister et traiter.
          Mais il y a plus intéressant Raoult n’a eu à déplorer le décès que d’un seul patient de moins de 60 ans ce qui est une très grande différence avec Paris et le Nord

          • IHU 3316 personnes traitées, 18 décès
            Autriche 16731 cas positifs, 74 décès
            UAE 34557 cas positifs, 27 décès
            La seule conclusion est que les décès ne sont pas le bon critère.

            • Erreur :

              Autriche 16731 cas positifs, 668 décès. 49,825 tests/Millions.
              UAE 34557 cas positifs, 264 décès. Cela fait du 7/mille, 213,608 tests/Millions.
              Ce que préconisait Raoult : tester, isoler, traiter.

              • Pardon, j’ai mis trop de précipitation à recopier des chiffres et je me suis trompé de colonne, mais ça n’empêche que nous sommes d’accord au moins sur le tester, isoler. Et ça n’empêche pas que les décès soient un critère totalement non pertinent.

          • Ca peut être du placebo justement. Mais même du placebo soigne et d’autant plus qu’on a confiance dans celui qui le prescris. En tout cas ça marche forcément mieux que de ne rien faire du tout.
            Cette crise a montré surtout que même sans savoir, les agences ont disqualifiés toutes les pistes de manière assez sournoises : La vitamine E, oui mais non ; la chloroxine, c’est pas fait pour ça ; les masques non…

          • sur la réduction de la charge de virus la conclusion est prometteur..
            les patients de moins de 60 ans etc..don ça marche..désolé par pour moi..
            c’est raoult qui affirme depuis le début..JE SOIGNE.. la charge de la preuve est sur lui avant tout;. et on doit ajouter si il est intellectuellement honnête avec les données dont il disposait à ce moment..

            ce que vous allez faire..c’est m’expliquer la façon dont vous pouvez déterminer si le traitement raoult marche comme vous dites..

            donc établir une procédure de comparaison a posteriori..

            en premier lieu qui raoult a traité . ensuite aller chercher ailleurs un tel groupe traité par ailleurs de façon similaire..je vous souhaite bien du plaisir!! c’est du boulot!!! pourquoi croyez vous qu’on fasse des groupes témoins? parce que la démarche a posteriori est presque impossible..il ya toujours des biais ..

            je ne juge pas le traitement raoult..ce n’est pas le débat pour moi .je juge raoult..

        • Cette polémique est ridicule, car il soigne des malades dans son hôpital, il n’est donc pas difficile de vérifier si ceux-ci sont guéris ou pas! Prendre parti pour ou contre sans tenir compte des faits est typiquement français!

          • dans le cas du covid 19 les « malades » n’ont en général pas besoin de soins…

            raoult est devenu le spécialiste de l’argument foireux..

        • Personnellement je ne soutiens pas Raoult. J’ai une formation d’ingénieur scientifique (pas médecin certes) et en me renseignant sur le sujet auprès de plusieurs médecins /chirurgiens/autres acteurs de la santé j’en suis arrivé à la conclusion suivante, au delà de la personnalité de Raoult dont qui n’a aucune place dans un débat digne de ce nom :

          Au lieu de nous balancer son étude statistique de classe C (une observation du plus faible niveau d’après le comite scientifique), il aurait tout autant eu l’occasion de faire une étude randomisée en double aveugle (classe À) puisque le temps nécessaire était le même.pouqyoi ne l’a t il pas faite alors que cela aurait instantanément levé le doute ? Mystère. Mais de l’avis de tous le personnel de santé qualifié (médecin, specialiste…) cette étude ne vaut rien.

          Deuxièment en mediatisant à outrance son traitement, énormément de patients ont refusé de prendre d’autres traitements expérimentaux, ralentissant la recherche pour d’autres remèdes potentiels. Cela ne regarde que moi, mais j’estime que c’est une attitude criminelle

      • Je suis désolé mais un modèle mathématique c’est de la science pure. Par contre on fait des hypothèses (qui peuvent être contestables et doivent surtout être vérifiées) pour permettre d’appliquer les modèles mathématiques et d’en tirer les conclusions (c’est le but des modèles). Des résultats aberrants issus des modèles (par rapport à la réalité, ou d’autres résultats mathématiques connus et prouvés) permettent alors d’invalider les hypothèses du modèle en question.

        • Faut surtout que ça soit auto-cohérent à partir de Postulats. La réalité n’a pas forcément lien.
          Par contre en physique ou biologie, un modèle n’est qu’une simplification plus ou moins précise mais doit toujours être auto-cohérent et n’admettre aucun cas invalidant.

        • Non. Les mathématiques ne sont pas une science. Elles ne reposent pas sur la méthode scientifique. Qu’elles servent dans les sciences est un autre point. Un modèle mathématique c’est, quand c’est utilisé seul et sans confrontation à la réalité, de la philosophie, pas de la science. La science c’est le cycle continu observation -> théorie -> hypothèse falsifiable -> test (donc observation) -> modification de la théorie ->… Les mathématiques et la modélisation c’est postulats/axiomes -> déduction conditionnelle, sans cyclicité.

          • le résultat d’un modèle est de la science du plus faible niveau une connaissance ..scientifique..du SEUL modèle.

    • une maladie essentiellement bénigne…

      Vous n’en savez rien.Elle vous détruit les poumons. Vous pouvez avoir un tiers des poumons endommagés sans vous en apercevoir, à moins d’être sportif.

      • oh pour défendre raoult je pretend ne pas comprendre le point…
        parce que raoult vous a donné un résultat sur les poumons des gens qu’il a soigné??
        il parle mortalité..

        et vous voyez le bordel..

        raoult dit je soigne et ensuite on verra exactement en quoi a consisté le bénéfice..

        ça pue ça rend les débats infaisable .quand allez vous faire le distinguo entre le traitement raoult et raoult!!! et entre science et médecine.

        car en effet ,il est convaincu, et je le suis d’ailleurs aussi en partie en béotien ,que réduire la charge virale doit avoir des avantages…

  • Merci M. de Casanove, vous avez si bien dépeint ma pensée. Je vous souhaite une bonne journée et je m’emploi dans mon cercle relationnel à faire part de vos réflexions.

  • Une étude dont les données ne sont pas accessibles, dont les procédures ne sont pas accessibles ne devrait pas être publiée. L’empressement du ministre de la santé à faire interdire la HCQ est une faute très grave.

    • Arguments de perroquet ! Une étude publiée doit respecter le secret médical des personnes concernées par une anonymisation complète, et si elle utilise des procédures classiques en statistiques, elle n’a pas à les ré-expliciter au profit du grand public. Il est parfaitement contradictoire de demander à la fois que tout soit accessible et que certaines études ne soient pas publiées ! Il est aussi particulièrement dangereux de remplacer la défense d’une thèse par l’attaque méthodologique des études qui ne produisent pas les résultats espérés en soutien de cette thèse. Surtout quand on n’a pas soi-même produit les études comparables bien menées, et qu’on n’explique pas pourquoi on ne l’a pas fait…
      Ceci dit, le ministre de la santé n’a effectivement pas à s’en mêler, et la responsabilité des médecins prescripteurs et des patients qui acceptent doit être totale.

      • Toute expérience ou analyse qui n’est pas reproductible par les autres est très critiquable voire suspecte

        • Ben ça fait des mois que je demande, et d’autres avec moi, que ce soit l’IHU qui produise ce type d’expérience, avec les critères de jugement adéquats, c’est-à-dire le nombre d’entrées en réa par rapport au nombre de personnes positives au stade où elles auront été testées. Les réponses du style « on avait commencé, mais on n’a pas poursuivi » ou « non au big data » ne tiennent pas la route. Les statistiques sont disponibles, semble-t-il, pour l’IHU comme pour les auteurs de l’étude TheLancet…

      • Il ne s’agit pas de donner les noms et adresses des malades mais le nom des hôpitaux, le nombre de malades par hôpital, les dates des observations, les autorisations pour utiliser ces données, etc.
        Toutes choses qui manquent dans cet article, que j’ai lu, et m’a semblé en bon scientifique, bourré d’invraisemblances.

        • L’article m’a paru léger, mais certainement pas plus que les résultats de Raoult.
          Et surtout, les arguments de Raoult pour le démolir sont eux-aussi très politiciens, alors qu’on aurait pu attendre une sorte de mépris en défendant sa propre étude… sauf qu’elle ne tient pas la route. Et ça va dans le sens de l’article, d’une politisation inacceptable qui ressemble plus à de la campagne électorale qu’à de la science.

          • Je précise que dans le cas de Raoult, il est essentiel de pouvoir prouver que les patients non-retenus dans la cohorte ne sont pas ceux dont la probabilité de décès était trop élevée. 350 exclus sur 1411 éligibles suffisent à rendre l’étude non-concluante.

    • Il a réparé sa faute originelle d’utiliser le hcq uniquement en phase finale, la big pharma l’a protégé avec cette étude bidon… D’où sa précipitation ainsi que celle de l’oms.. Il y a une éthique entre truands ?

  • De cette polémique supplémentaire à propos de l’hydroxychloroquine,il semblerait que The Lancet,pourtant La référence, soit devenue un recueil de publicités rédactionnelles au gré des labos .
    Par ailleurs l’étude Discovery dont on attend toujours les résultats,pourtant annoncés régulièrement par le ministre de la Santé,semble ne pas progresser du fait entre autres problèmes que de nombreux patients ne veulent pas rentrer dans le groupe placebo.
    Que va t-il advenir des futures études avec groupe placebo ,chères à nos autorités,quand les patients refuseront le placebo?

    • C’est bien dommage que les études à placebo soient devenues chères à nos autorités, parce qu’elles sont à l’origine chères à tous ceux qui ont la méthode scientifique à coeur, et qu’elles devraient le rester. Le résultat sera une scission entre la science dans les pays où le respect de ces bonnes pratiques sera maintenu, et de la pseudo-science dans les pays où les médias et les politiciens prennent le pas sur la vérification scientifique. Les gagnants à très long terme ne seront certainement pas ceux que vous ou moi souhaiteraient (à mois que votre pseudo ne soit celui d’un parti chinois 🙂 ).

      • Je tiens à porter à votre connaissance que l’épidémie est en train de se terminer et qu’une étude en double aveugle est de ce fait impossible sur une aussi courte durée

      • Si vous attrapez brutalement une maladie peu connue et mortelle, Pensez a demander uniquement des placebos pour tout traitement.

    • On ne demande pas l’avis du cobaye, on le laisse dans le flou… Ce qui veut bien dire que l’usage de placebo est totalement stupide sur une maladie dangereuse ou le risque est la mort ou des séquelles pas trop joyeuses.

      • L’usage d’un médicament non validé ou l’usage d’un placebo entraînent pour le patient exactement le même risque. C’est la base même du calcul de risque. Ensuite, on peut accuser les autorités de fausser la perception du risque en ne prenant pas en compte les indices de validation, ou les promoteurs de tel ou tel traitement de faire de même en présentant des indices de validation biaisés, c’est de la politique, et même de bonne guerre si on se croit en guerre. Mais il ne saurait être question de prétendre que le risque d’un médicament non validé n’est pas la mort ou des séquelles pas trop joyeuses !

        • J’imagine assez le test d’un vaccin contre ebola avec un placebo… En effet le risque de mourir est identique mais le risque de survivre comment est il ?

          • Le risque de survivre, je ne connais que sa définition comme (1-risque de mourir). Vous en avez une autre ? Et là on parle d’un traitement, non d’un vaccin. Tous les vaccins sont testés contre des groupes témoins : les personnes n’ayant pas reçu le vaccin et dont on observe, rétrospectivement si possible, si elles ont contracté ou non la maladie. Ce qui me consterne et m’atterre est qu’un vaccin n’est un vaccin, ou un traitement un traitement, qu’après avoir été validé suivant la méthode scientifique. Si je vous affirme que l’injection d’eau de mer vaccine contre Ebola, que je suis un spécialiste des risques rares mondialement reconnu, que j’ai injecté des milliers de personnes en Bretagne et que le taux d’infection par Ebola y est bien inférieur à ce qu’il est en Sierra Leone, donc que ça marche, vous allez me rire au nez avec raison. Si le ministre prend prétexte de cette manière insensée de valider les vaccins pour interdire les injections d’eau de mer, vous allez revenir sur votre jugement ? Ce serait faire les choses dans le mauvais ordre… La première chose à faire est de réduire au silence les politiciens qui se mêlent de ce dont ils ne devraient pas. La seconde est de sortir des préjugés et impressions pour ne prendre en considération que les réalités expérimentales dans des études correctement structurées.

        • @MichelO: Ce que vous appelez « vérification scientifique » est une quantification, une évaluation statistique, une mesure de ce qui existe. Et là est le problème : comment pouvez vous mesurer ce qui n’existe pas encore ? Comment pouvez vous valider un traitement si vous n’avez pas assez de malades ?

          • Je ne peux pas. C’est bien le problème ! Mais par défaut, un traitement doit être supposé n’avoir aucun effet, c’est l’hypothèse scientifique H0, qu’il faut réfuter. Prendre comme hypothèse H0 qu’il serait plus bénéfique que maléfique est une perversion qui nous sort de la science et nous entraîne dans la politique.

            • Aucun traitement n’a aucun effet, sinon, c’est du vent. Une molécule efficace a toujours des effets secondaires. Ce qu’il faut évaluer, c’est si le positif l’emporte largement sur le négatif, ce qui n’est pas une mince affaire en médecine thérapeutique.

              • Et impossible à réaliser dans l’urgence. Face à une recette methodolique qui prendrait trop de temps, il y a une autre façon d’aborder raisonnablement le problème : faire une analyse des risques.
                D’un côté un risque réduit d’effets secondaires, d’autant plus réduit que le traitement utilise des molécules connues depuis des décennies et qu’il est administré sous contrôle en milieu hospitalier. De l’autre, une espérance de gain quasi infinie puisqu’il s’agit ni plus ni moins que de rester en vie.
                Ce pari a été valable jusqu’à l’arrivée de l’étude du Lancet, dont heureusement tout porte à croire aujourd’hui qu’elle est foireuse…

                • Ca ne tient pas. Le risque d’effets secondaires n’est pas le même puisque le dosage est 6 ou 10 fois plus fort que l’habituel. Et les vulnérables ont été écartés du traitement, donc le pari n’est pas un pari honnête. Je me suis certes mal exprimé, Gerald555 m’a heureusement corrigé, mais une présomption telle que vous la décrivez n’a rien à voir avec une analyse des risques, de même que la validité du pari n’a rien à envier en foiritude à l’étude TheLancet.
                  Et l’on retombe encore une fois sur l’argument que je dénonce depuis des mois : si le gouvernement fait des c….ries, suffit-il de s’opposer au gouvernement pour donner une valeur aux c….ries alternatives qu’on propose ? Argument qui pourrait s’appeler en France « alternance électorale »…

                  • Certainement pas 6 à 10 fois. Vous devez confondre avec la chloroquine dans la prophylaxie du palu, 100 mg par jour (*).
                    Dans le traitement du lupus ou de la polyarthrite, les doses de Plaquenil administrées sont du même ordre de grandeur, en phase d’attaque, que le traitement Raoult (400 à 600 mg).

                    (*) En curatif, on monte même à 900 mg le premier jour puis 300 mg les jours suivants. Quoiqu’il en soit l’HCQ est encore mieux tolérée que la CQ.

                    • Je ne confonds pas, je fais une distinction entre l’absence reconnue d’effets secondaires dans un usage généralisé et les risques dans un usage somme toute peu fréquent et en conditions très surveillées.

                    • D’ailleurs, si ces doses sont sans risques, pourquoi avoir éliminé de l’étude Raoult au moins 33 patients avec des contre-indications cardiaques, par exemple ? Même si la moitié seulement en décédait, on passerait de 0.47% à plus de 2%. Et 350 personnes, dix fois plus, on été éliminées, par crainte d’effets secondaires et d’intolérance pour une bonne proportion d’entre elles.

                  • 6 ou 10 fois plus fort que l’habituel.
                    2 fois le premier jour, mais après non, cela baisse à 400 mg pendant 9 jours. Pas un de plus.
                    Contre 100 à 400 mg sur de longues années.

                    Les posologies maximales journalières sont respectivement
                    de 3,5 mg/kg/jour pour l’hydroxychloroquine
                    pour un lupus.
                    Si au terme d’un mois de traitement
                    l’efficacité semble insuffisante, une augmentation temporaire
                    des doses à 600 mg/jour pour l’hydroxychloroquine et 300 mg/
                    jour pour la chloroquine peut être tentée avant de conclure
                    à l’échec du traitement…
                    Le traitement d’entretien vise à prévenir les récidives et les
                    poussées générales de la maladie. On se contente habituellement de 200 mg/jour d’hydroxychloroquine ou de 100 mg/
                    jour de chloroquine.

                    L’hydroxychloroquine à la dose de 400 mg/
                    jour est le traitement de base incontournable
                    de l’atteinte articulaire du lupus, elle peut être
                    prescrite pendant la grossesse, son efficacité n’est
                    attendue qu’après 4 à 6 semaines. Des dosages
                    sériques peuvent permettre de contrôler les taux
                    thérapeutiques et l’observance.

                    • Le lupus est une maladie rare et invalidante. Ca ne permet pas de présumer que les effets secondaires du plaquenil y restent du même ordre que pour les doses correspondant à la prévention du paludisme.

        • Vous oubliez que l’hydroxychloroquine n’est pas un médicament nouveau et qu’on en connaît parfaitement les risques éventuels.

  • Mille mercis pour ce coup de gueule que je partage complètement.

    Nous vivons dans un monde de plus en plus orwellien avec la novlangue.

  • Magnifique article, j’aime quand les libéraux parlent d’éthique.

  • Cette histoire montre l’atteinte à la liberté qu’est le principe de précaution qui permet à l’Etat de restreindre les libertés comme bon lui semble.

    La question n’a jamais été de savoir si le traitement fonctionnait ou pas, ou s’il était dangereux ou pas : la seule question est de savoir à qui incombe les responsabilités de suivre et de prescrire ce produit.

    Ps : mention spéciale à tous ceux qui se prononcent pour la légalisation des drogues et qui ont appuyé la prohibition d’une drogue auparavant en vente libre …

    • L’État a piétiné le principe de précaution en ne maintenant pas les stocks, de masques entre autres, en réduisant le nombre de lits dans les hôpitaux, alors que depuis 20 ans, partout dans le monde, des rapports sérieux alertaient sur la grande probabilité d’une pandémie.

    • Vous avez bien résumé le problème : à qui incombe la responsabilité.

      À ce sujet, un article juridique tout récent indique que contrairement à ce que l’on croit (ou dois-je dire : ce que nous disent les médias ?), la prescription de l’HCQ est toujours possible, mais sous la responsabilité du médecin, ce qui signifie qu’un patient pourrait se retourner contre le médecin lui ayant prescrit l’HCQ, alors qu’il ne le pourrait pas si la molécule avait été autorisée (cf en particulier la fin de l’article).
      https://www.vududroit.com/2020/05/interdiction-de-lhydroxychloroquine-quand-olivier-veran-patauge/

  • Soyez rassuré tout dictateur finit tristement sa vie

  • Et LEVI l’ambitieux, quel est son rôle dans tout ça?
    Il doit se pavaner d’aise.

  • Arrêtons avec
    avec ce grand scientifique dont l’institut a été financé par l’état à hauteur de plusieurs millions d’euros a dit roselyne hier soir.. Qu’une sommité tripatouille ses chiffres est un scandale… Sur 20 patients si vous en retirez 3 qui passent en réa et 2 qui décéderont.. Y a un problème méthodologique non..!!! L’hydroxychloroquine est l’arnaque de cette pandémie..et la position prise dès le début.. « j’ai le traitement » un boulet que
    que l’infectiologie va porter bien longtemps.. Jetons donc un œil sur les productions de cet institut de fonctionnaires.. Et sa gestion.. Vous libéraux ne pouvez qu’approuver… Quant à envoyer des tonnes de chloroquine en Afrique.. C’est très bien.. Contre le palu…

  • Merci pour votre article et votre analyse.
    Vous éclairer ma pensée. Je garde et diffuserai autour de moi.
    Concernant le Pr RAOULT même si beaucoup s’empressent d’essayer de le stigmatiser est l’opposé d’une « brute en blanc ».Il vit son serment . Écouter, soigner à tout prix avec tout mes moyens dont il dispose même si à l’issue comme tous médecins digne de ce nom il sait qu’il aura son « petit cimetière ». Au moins il n’attend pas, il agit, il ose. Lui n’est pas un sachant c’est un savant. Il sait que la science n’évolue qu’avec le doute.

    • Quand il n’y a pas de vaccin le devoir d’un médecin est de sauver la vie du malade avec ce qu’il a à sa disposition. Son devoir est de sauver les vies! Certains semblent l’oublier en se focalisant sur l’éthique scientifique.

      • La vraie question est : l’HQC a t elle sauvé des vies ? Même en excluant l’étude très suspecte du Lancet la réponse semble être non

        Que l’on expérimente en temps de crise évidemment, il faut le faire. Mais baser ses conclusions sur une étude bidon de très faible valeur (étude statistisue de classe C au lieu d’une étude randomisée en double aveugle de classe À) c’est de foutre de la gueule du peuple et de ses patients. Et des médecins qui travaillent sur d’autres traitements en respectant des protocoles fiables qui permettent de faire ava’cer la connaissance. Même en temps de crise

  • Ou est l’éthique du gouvernement à utiliser les résultats d’une étude utilisant une base de données constitué des dossier santé électronique des patients des établissements de santé (selon les revendications même de la société) qui ne respecteraient pas nos normes RGPD ? Par exemple, un établissement hospitalier européen devrait faire savoir l’utilisation de ses dossiers par ses patients ou les autorités sanitaires.

    Je rappelle qu’il y a un gros doute sur l’existence réelle d’une telle base de données.

  • Dès le début, le gvt a été très mal a l’aise avec le traitement du Dr Raoult. Cela paraissait compréhensible car il ne s’agissait pas en apparence d’une étude randomisee en double aveugle.
    De fait, le traitement a donc été réservé aux cas graves en secteur hospitalier.
    Puis arrive l’étude publiée dans le Lancet, sur les patients traités à l’hôpital, donc les cas graves en réalité… pas plus randomisée ni en double aveugle que celle de l’IHU de Marseille.
    Or on lui accorde immédiatement dans ce pays une crédibilité qu’elle ne mérite pas. Ce que confirment les auteurs eux-mêmes qui estiment que seule une étude randomisée en double aveugle pourrait valider (ou non ?) leurs conclusions.
    La position française qui va jusqu’à suspendre les essais cliniques en cours, est incompréhensible sur le plan scientifique. Pas sur le plan politique, si on la perçoit comme une revanche vis à vis de Raoult.
    Il y a aussi sans doute qqe chose qui fait trembler le pouvoir en place : il a manifestement fait le mauvais choix sanitaire (si ce qu’a publié le Lancet est vrai) en réservant le traitement aux cas les plus graves, dont tout le monde affirme dès le départ qu’il ne sert à rien en phase avancée de la maladie.
    Ainsi interdire tout traitement à l’HCQ revient à vouloir enterrer le débat, alors qu’il reste possible que ce traitement fonctionne correctement à un stade précoce de la maladie (comme d’autres anti-viraux sur d’autres maladies). Ce qui, si c’était confirmé, pourrait mettre le gvt dans une situation politique catastrophique…

    • Une hypothèse qui me paraît tenir la route : utiliser l’étude du Lancet, même complètement foireuse si l’idée est de vérifier l’efficacité du « protocole Raoult », permet au gouvernement de stopper l’administration de HCQ aux malades hospitalisés dans un état avancé, administration qu’il avait autorisée de façon incompréhensible et manifestement très hasardeuse, pour dire le moins. Ce qui permet au gvt de « retomber sur ses pattes » sans perdre la face, puisqu’en s’appuyant sur une étude publiée dans une revue prestigieuse.

    • D’après certains bruits, des membres du gouvernement et le Dr. Raoult étaient en bisbille avant qu’on ne parle de coronavirus. Quelqu’un a des sources qui pourraient confirmer alors que les décisions sont de la pure politique ?

  • La première partie de l’article est bien et vraie. Le paragraphe « élargissons le débat » n’a rien à faire dedans, et n’expose que l’éthique voulue par l’auteur (mais je n’appelle pas ça de l’éthique, l’auteur mélange opportunément).
    Je lance une question d’ailleurs : une éthique peut-elle être purement individuelle ?

  • Et on y rajoutera la tentation de Big Brother, une surveillance numérique des citoyens, à la faveur de l’épidémie.
    Malheureusement j’ai bien peur que Big Brother devienne une triste réalité.
    La crise sanitaire a montré qu’en agitant la peur de la mort, on arrive à faire accepter n’importe quoi à des peuples même ceux qui aiment le plus la liberté.
    A partir du moment où on vous trace dans votre vie intime, c’est d’un état totalitaire dont il est question et plus d’état autoritaire. Nous sommes arrivés dans le monde de Huxeley « Le meilleur des mondes » et celui de G Orwell « 1984 »
    https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/societe/le-pari-du-big-brother-119845?fbclid=IwAR0PDkUlYnKPeNnY5cV-zfAq_11pO8ELtavgTCfDLCf8b_sTCkCZ2oSF_sQ

    • Oui, et pour mettre cette surveillance en place, il importe que l’on ne puisse pas soigner la maladie. Ou du moins, que le public le croie.

  • Voila des décennies que « Libération » et ses sbires chient sur l’Ethique, la Liberté et l’humanisme, Au nom d’une idéologie gochiasse reconvertie dans la bien-pensance. Comment peut-on encore donner le moindre échos a ces nuisibles !

  • L’IHU-MI n’a pas à produire une étude à la demande de ses détracteurs. Sa seule responsabilité est de mettre ses données anonymisées à disposition de la communauté médicale à des fins de recherche. A ceux qui contestent la démonstration scientifique de l’IHU-MI de démontrer le contraire.

    Alors que se multiplient des études dont l’honnête citoyen correctement éduqué comprend sans effort douloureux qu’elles sont pour certaines falsifiées, jusqu’au scandale ultime Surgisphere révélé en moins de 24 heures, rendant la précipitation de Véran d’autant plus suspecte, personne n’a jusqu’à présent été en mesure de démontrer le contraire des préconisations de l’IHU-MI, ni en terme d’efficacité du protocole, ni en terme d’effets secondaires. Sauf à prouver le contraire, l’IHU-MI a respecté à la lettre les critères scientifiques de l’EBM, qui ne se limite pas aux études randomisées en double aveugle contrairement à ce que certains voudraient faire accroire. Face à l’IHU-MI, ce sont essentiellement des affirmations péremptoires sans preuve, dont beaucoup sont mâtinées de mensonges éhontés, sans parler des insultes et des menaces de mort. On peut aisément le vérifier : l’EBM ne prévoit pas la menace de mort comme méthode scientifique.

    En France, Buzyn, Véran et d’autres vont devoir justifier les interdictions successives émises depuis janvier dernier, juste avant que l’épidémie ne touche la France, avec une prescience qui tient du miracle. Alors qu’il n’existe aucun traitement à disposition en dehors du protocole, l’avoir interdit dans les faits au plus grand nombre est une décision disproportionnée limitant abusivement la liberté de prescription, soit une immense perte de chance pour les malades, une faute gravissime commise à l’échelle d’un pays. Il aurait été pourtant si simple de laisser faire, de ne pas interdire a priori, de ne pas se mêler du colloque singulier entre médecin et patient.

    Derrière cette affaire, c’est la médecine libérale qui est en jeu. Les citoyens de ce pays doivent s’attacher à la défendre sans faiblir, simplement pour protéger leurs vies et celles de leurs proches.

    • Si l’IHU avait produit une étude sérieuse, et répondait sur les questions scientifiques sans s’écarter du sujet, le débat ne se serait pas déplacé vers les aspects politiciens douteux dénoncés à juste titre par l’article.

      • N’inversez pas l’ordre des responsabilités. C’est indigne. Ce faisait, vous ajoutez au désordre du monde.

        Buzyn et Véran ont politisé le débat en interdisant l’HCQ. Ils n’auraient pas commis la faute gravissime d’interdire, de s’immiscer scandaleusement dans le colloque singulier entre le malade et son médecin, le débat n’aurait pas été politisé. Parallèlement, l’étude de l’IHU-MI est tout à fait sérieuse et répond aux interrogations scientifiques. Les données sont accessibles, les résultats probants, et plus important que tout, les malades de l’IHU-MI a priori mieux soignés qu’en l’absence de protocole. L’IHU-MI soigne, il ne fait pas de politique. Il est loin au-dessus du minable marécage politicien. Ceux qui sont venu de toute la France pour être correctement soignés l’ont parfaitement compris.

        Aux accusateurs de démontrer leurs affirmations, comme il se doit.

        Las, pour l’instant, tout ce qu’on voit dans le camp des accusateurs, ce sont des hystériques grassement stipendiés pour leur basse besogne et des études honteusement falsifiées. Pourquoi ce besoin irrépressible de tricher si la vérité scientifique était aussi évidente ? On n’a rien de probant dans ce camp là, incapable de prouver ses accusations malsaines. On a seulement droit à des insultes ad hominem et des menaces de mort. Rien de très glorieux, rien qui ne puisse susciter l’adhésion des honnêtes citoyens ébahis devant tant de haine gratuite. En bref, c’est le camp de la honte. Ce serait risible s’il n’y avait pas eu tous ces décès qui auraient pu être évités.

        • Tous ces décès auraient d’abord pu être évités avec des masques et du gel hydroalcoolique… Et non, les résultats ne sont pas probants, il y a de nombreuses interrogations que normalement l’IHU aurait pu lever, en principe, sur la représentativité de la cohorte en l’absence de groupe témoin, si l’étude avait été vraiment concluante. Pourquoi a-t-il préféré lancer des débats médiatiques ? Ne serait-ce pas pour que les fidèles ne se rendent pas compte qu’ils auraient guéri de toute façon, sans venir des six coins de l’hexagone à Marseille ? Religion ou politique, on sort de toute façon de la science… Et du coup, l’essentiel de vos revendications, comme l’avenir de la médecine libérale, sont prises dans un tourbillon qui les rend inaudibles, ce qui est bien dommage !

          • Je suis d’accord avec vous, une situation bien française où l’HCQ est le prétexte d’une opposition système/anti-système où l’important consiste à régler son compte à l’adversaire. La plupart des libéraux et conservateurs ont donc logiquement choisi leur camp oubliant que la question de fond était la prise de position indue (quelle qu’elle puisse être) de l’Etat (probablement pour une affaire d’égo entre individus) qui aurait dû rester neutre comme ce fut le cas en Allemagne ou en Suisse. C’est la liberté thérapeuthique du médecin qui prévalait, les autorités se limitant à des recommandations. Bref être pro ou anti Raoult n’est pas le sujet.

            Maintenant voyons les faits, ces travers étatiques n’ont visiblement pas empêcher les médecins français de prescrire l’HCQ plus qu’en Allemagne ou aux Etats-Unis semble t-il. Moins que les italiens ou les espagnols toutefois. Pourtant les chiffres de décès ne nous disent rien.

          • « pour que les fidèles » : vous voyez que vous ne pouvez pas vous empêcher d’employer une terminologie désobligeante, insultant d’un même mot les soignants et les malades. Tant que vous n’aurez pas compris que, ce faisant, vous desservez votre propos, vous continuerez à être inaudible.

            « la représentativité de la cohorte » : les caractéristiques des patients de la cohorte sont connues. Vous pouvez faire tous les redressements que vous voulez, comparer avec des données hospitalières n’ayant pas utilisé le protocole comme groupe témoin et conclure. Vous exigez de l’IHU-MI qu’il produise ce travail. Mais l’institution n’est pas là pour satisfaire vos desiderata : d’abord soigner. Les données sont à votre disposition, ne vous gênez surtout pas.

            • Quand on m’attribue le qualificatif « indigne » alors que je me contente de pointer du doigt les effets bénéfiques qu’aurait pu avoir une étude plus sérieuse au plan scientifique, je reconnais que je m’énerve un peu. Je constate que quand je reste dans l’euphémisme et le politiquement correct, mes propos sont aussi inaudibles que ceux de nombreux commentateurs que je vois sur les plateaux télé et avec lesquels je suis, sur ces points, en accord. Quand je dis que l’étude ne montre pas que le protocole Raoult guérisse d’autres patients que ceux qui auraient guéri de toute façon sans lui, vous me rétorquez avec un argument d’autorité comme quoi ce serait un traitement et qu’il m’appartiendrait, moi, de faire cette étude alors que je n’en ai pas les moyens (accès aux données, etc.).
              Pour la cohorte, ses caractéristiques sont connues, elles diffèrent suffisamment des caractéristiques des victimes graves du covid, et se rapprochent suffisamment de celles des spontanément guéris pour que je puisse affirmer, vu mon background scientifique, que sans information supplémentaire, rien n’y prouve une efficacité quelconque du traitement. Les médecins que j’admire sont ceux qui savent répondre « Laissez, ça guérira tout seul ». Pour moi, c’est ça soigner.
              Enfin, les missions de l’IHU ne se limitent pas à soigner, mais comprennent l’innovation, la recherche, et l’application de cette recherche. Il reçoit pour cela des fonds et des moyens sans commune mesure avec ce que pourrait réclamer un scientifique individuel retraité comme moi, c’est à eux de combler les failles dans leurs études, pas à moi.

          • @ MichelO
            Comment savez vous que les résultats ne sont pas probants alors que les collègues de Raoult de cet hôpital affirment le contraire?

        • Raoult a dit une connerie.. Énorme.. Pour un grand scientifique sois disant :
          J’ai le traitement pour stopper le virus..
          Bin non il l’avait pas…. point final… Tout le reste c’est du blabla…

  • Tous ces débats et interdictions inutiles seraient quasi inexistants si nos (naïves) institutions limitaient la puissance de l’Etat et donc du pouvoir politique. Que voulez-vous qui empêche les dérives vers le contrôle de tout dans la société dans l’incompétence générale et l’arbitraire. Mais j’espère qu’avec cette expérience pandémique, nos collectivités locales se seront réveillés et exigeront plus d’autonomie réelle.. et 100% approuvés par les citoyens (défiance critique vers le l’Etat central).

    • Espoir bien vain ! Et en particulier parce que l’idée de nos collectivités locales n’est pas de libérer le citoyen du pouvoir central, mais d’exercer localement la dictature aujourd’hui centralisée.

      • Peut être d’ailleurs c’est assez français de penser à votre manière et ceci s’explique sans doute parce que l’adjectif « local » est bidon, pas de responsabilités puisque l’Etat veille.

        • Je ne comprends pas trop ce que vous voulez dire, mais personnellement, je soutiens le principe de subsidiarité : rien ne doit remonter si ça peut être réglé au niveau où ça se trouve. A commencer par le niveau individuel.

    • On est dans une guerre de mandarins qui ont utilisé leurs réseaux pour régler leur compte. Même sans l’état ils auraient attaqué par l’ordre des médecins ou autre.

  • Je suis en tout point d’accord avec cet article, qui à propos de l’affaire Raoult résume bien la situation : « Ils ont tout fait pour trouver un bouc émissaire et ne pas subir les conséquences de leurs errements. »

    Cependant le passage du CNRS sur l’éthique me semble en effet taillé pour , ou plutôt contre, le Pr Raoult : en première lecture, c’est ainsi que je l’ai compris.
    Évidemment qu’en période de crise, on ne peut pas blâmer un médecin d’essayer de soigner ses patients avec les moyens du bord, aussi imparfaits soient-ils, qu’ils s’appellent chloroquine ou autre (plusieurs antibios semblent avoir donné de bons résultats, par exemple). C’est s’y opposer qui est contraire à l’éthique !
    Du reste, chacun notera que nous arrivons, en tout cas dans l’hémisphère nord, à la fin de l’épidémie, et qu’à ce jour AUCUNE étude randomisée en double aveugle digne de ce nom n’a été publiée, et que nous risquons bien de ne pas en disposer pour la simple raison qu’il n’y a plus de malades pour éventuellement s’y prêter.

    Sur la liberté de soigner leurs malades par les médecins, je trouve que la liberté des malades est, étrangement, souvent oubliée. Notre santé ne dépend-elle pas avant tout de nous-mêmes, ultimement ? Chaque soin délivré par un médecin ne devrait-il pas m’être dans le cadre du consentement éclairé de son patient, autrement dit par l’exercice de sa liberté – informée par le médecin, ou autre – et de celle du médecin ? Il ne fait à mes yeux aucun doute que ceci est le point central, et que toute tentative de l’État et des hommes de l’État de saper cette liberté est fondamentalement mauvaise.

    • Je vois toujours ce même blabla obsessionnel dans la prose du CNRS qui nous est infligée:
      « comité d’éthique »: encore un de ces machins oxymoresques qui prétend qu’un club autosatisfait peut imposer sa petite conception du bien à tous les individus,
      « jugement des pairs »: cette tarte à la crème chère à tous ces maîtres à penser qui ne veulent admettre que leur consensus étriqué inhibe la découverte et l’innovation. Le progrès émane de la résistance aux erreurs des pairs qui monopolisent le haut du pavé.

      • Les pairs, jusqu’à il y a peu, ne monopolisaient pas le haut du pavé et jugeaient la seule démarche. Un comité de lecture n’avait rien à voir avec un comité d’éthique ou de conseil. Les lecteurs faisaient la distinction entre les éditoriaux et les articles scientifiques des revues « peer-reviewed », prenant les premiers avec prudence et les seconds avec sens critique mais sans y lire d’opinion.

  • La recherche de nouvelles molécules et leurs mise au point et la médecine clinique n’ont rien a voir. La médecine d’urgence pendant une pandémie sur un virus inconnu, encore moins. Le Covid nous aura permis de constater que même de médecins de bureau, de agences de santé, et de plateau télé ignorent ces choses fondamentales.
    Une nouvelle molécule, après avoir été testées sur de animaux sera administrées en double aveugles a des individus non malade et rémunérés pour ce travail de cobayes. Après avoir analysés tous les effets sur un homme bien portant, on l’essaiera en lui demandant son autorisation sur des malades consentants. Il faut être le derniers des escrocs pour demander qu’un traitement avec des médicaments déjà sur le marché et archi-connus suivent en pleine pandémie mortelle les règles des test de molécules encore inconnues.

  • Ceux qui jettent l’opprobre sur le Professeur Raoult devraient lire l’ouvrage de John Irving « L’oeuvre de Dieu, la part du diable », ou au moins en voir le film. Ils comprendraient alors que respecter la force des lois, c’est aussi comprendre la justesse qu’il y a, parfois, à savoir les transgresser. De ce point de vue, le Professeur Raoult fait preuve d’une grande sagesse, ainsi que les médecins qui acceptent de prescrire son traitement : ils savent que l’oeuvre de Dieu s’accomplit parfois avec la transgression, car c’est par le respect strict des règles que s’accomplit, parfois, la part du diable.

    Gratitude envers l’auteur de l’article et Cavaignac pour leur sens de ce qui est juste et éthique.

    Salutations affligées à MichelO car il nous promet un enfer pavé de règles inapplicables quand l’obsession de les faire appliquer nous aura fait mourir dans le respect d’une légalité idéale.

    • Salutations itou ! Je suis contrit de ne pas m’être fait comprendre : je condamne les règles, je défends les principes de réflexion critique individuelle contre l’exploitation médiatique de la crédulité populaire…

  • « L’étude du Lancet leur fournit un alibi en or massif pour sonner l’hallali contre le Pr Didier Raoult »

    Je crois que c’est surtout Donald Trump qui est visé par l’OMS dans cette affaire de l’étude du Lancet

  • j’ai du mal à comprendre cette hargne contre le professseur Raoult. Il propose un traitement dans des conditions particulières et cela semble marcher.
    Pour le reste, laissez le tranquille… Qu’est ce que cela peut faire aux autres… ?

    Mais laissez la paix aux gens en France est devenue inconcevable.

    • Tout à fait d’accord, et réciproquement, que le professeur Raoult cesse de expliquer à tout instant tout ce que lui sait mieux que tout le monde sur le covid ! On le croirait en campagne électorale…

      • Il suffit de ne pas aller écouter ses interviews : personne ne vous oblige. De même que personne ne vous oblige à prendre du plaquenil si vous êtes malade.
        Toutefois, il a un regard sur le phénomène du COVID qui est intéressant et qui incite à la réflexion.
        Et je pense qu’il en sait beaucoup plus que tous ceux qui l’insultent ou qui mentent (politiques).

        • Il suffit de couper les infos dès qu’on entend « Raoult a déclaré je suis une star, l’élite », ou « Raoult a déclaré que 40 à 60% des personnes étaient immunisées », je suis d’accord. Mon problème, auquel je serais heureux que vous me donniez une solution, est que je ne sais pas quand remettre les infos pour quand même suivre l’actualité.

          • je pense que l’on est beaucoup plus matraqué par les consignes gouvernementales que par les interviews du professeur Raoult…, (quand celles-ci ne sont pas tronqués par les médias payés par nos impôts).
            Après, si vous avez encore besoin d’écouter les infos gouvernementales pour suivre l’actualité… c’est votre liberté.

          • La seule solution (et elle n’a presque que des avantages) : arrêtez d’écouter ou de regarder les nouvelles qui ne sont jamais qu’une part infime de ce qui se passe, triées, arrangées et « éditorialisées » par quelques journalistes dans l’espoir que vous pensiez ce qu’ils pensent. Allez plutôt sur internet, lire un peut tout, un peu rien, en Anglais, en Français, en Espagnol ou autres langues que vous pratiquez. Si vous voyez « Raoult » vous ne lisez pas ou juste deux lignes et vous pourrez avoir ce que vous voulez et juste ça. C’est d’ailleurs un peu comme ça que je lis la « littérature scientifique » le titre pour savoir un peu de quoi ça parle, puis l’abstract si ça me semble intéressant, si l’abstract est intéressant : la conclusion, si je suis convaincu de l’intérêt à ce point, le papier dans son ensemble.
            Faut être sélectif, c’est bien et ça « muscle le cerveau ». Ecouter/regarder « les infos », c’est le contraire, ça atrophie l’esprit, le sens critique. Et ça n’informe pas vraiment.

            • Oui, merci, c’est un peu ce que j’essaie de faire. C’est aussi comme ça que je lis la littérature scientifique.
              Cependant, la navigation sur internet est assez tributaire de ce qu’on tape dans les moteurs de recherche, sinon le tri est difficile. Mais je reconnais qu’en parcourant le « live » de CNN et en prenant ça « with a grain of salt » connaissant leur position, on en apprend bien plus qu’avec les chaînes d’info de la télé française. De même, en se faisant envoyer les tables des matières des journaux scientifiques auxquels on s’intéresse, on reste branché sur l’actualité. Le problème reste que certaines infos pratiques restent alors totalement ignorées, par exemple, comment deviner seul que les visites dans les Ehpad vont être facilitées alors qu’on n’a pas pu aller depuis 3 mois voir sa mère à plus de 100km de chez soi et qu’on vient de recevoir la version précédente du document régissant ces visites ?

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