Entre Chine et Amérique, faut-il choisir l’Amérique ?

Est-il possible d’apporter une réponse libérale à l’injonction guerrière « avec moi, ou contre moi », dans la division Chine-Etats-Unis ? Opinion.

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Entre Chine et Amérique, faut-il choisir l’Amérique ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 17 mai 2020
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Par Christian Michel.

C’est un diktat. Aujourd’hui, comme en 2001, les Américains somment les Européens de prendre parti. « Si vous n’êtes pas pour nous, vous êtes contre nous. » Il ne s’agit pas de terrorisme cette fois, qu’aucun civilisé ne saurait cautionner, mais de la Chine. Et là, c’est une vraie question. La réponse n’est pas évidente.

Des historiens citent à cette occasion les causes de la guerre du Péloponnèse, telles que les rapporte Thucydide, et la situation dans laquelle se trouvait Sparte, la puissance dominante, face à une rivale émergente, Athènes.

« Ce fut la puissance montante des Athéniens et la peur qu’elle inspirait aux Spartiates qui contraignit ceux-ci à entrer en guerre. » Si les Spartiates ne neutralisaient pas Athènes à ce moment-là, la cité de Périclès les aurait bientôt dépassés, économiquement et militairement.

On appelle cette circonstance « le piège de Thucydide », et les Américains y sont pris. La guerre qu’ils livrent à leur montante rivale est commerciale, et elle s’intensifie. On n’en est plus aux tarifs et quotas douaniers contre la Chine. Le Département du Commerce réclame désormais des compagnies américaines qu’elles relocalisent aux États-Unis leurs usines chinoises, ou qu’elles les transfèrent en Corée, au Vietnam, en Inde, n’importe où, sauf les laisser en Chine.

Mais le gouvernement américain ne s’en prend pas seulement à ses ressortissants. Il exige des Européens qu’ils en fassent autant. Ça a commencé avec Huawei, au soupçon que leurs antennes 5G contiendraient des logiciels espions – ce que n’ont pu confirmer les services secrets britanniques, français et allemands. Le harcèlement s’étend maintenant à toutes les entreprises européennes actives avec la Chine, implantées là-bas ou pas, sans autre raison que le déplaisir de Washington.

Si les marchandises ne traversent pas les frontières, les soldats le feront

Le Parti communiste chinois a signé un contrat social implicite avec son peuple. « Je vous laisse vous enrichir, et vous me laissez au pouvoir. » Ce qui n’est pas trop différent du « Enrichissez-vous » de notre illustre Guizot contre le suffrage universel. Si les Américains atteignent leur but, qui est de casser la croissance chinoise, il est possible que l’opinion publique se retourne contre le Parti, et exige des réformes libérales.

Ce n’est pas le cas en Iran, et il est bien plus probable qu’en Chine aussi le Parti communiste se maintiendra. Il trouvera aisément un autre discours de légitimation, le nationalisme. Les Chinois y adhèrent passionnément. Le récit national est celui d’un grand peuple, le plus nombreux, qui fut longtemps le plus prospère, avant que sous d’incompétents monarques, il ne soit dépouillé, dépecé, humilié, et envahi. Seul le Parti communiste, dans l’esprit d’une large majorité, peut rendre aux Chinois leur rang dans le monde et leur fierté.

Si les dirigeants américains écoutaient les historiens, ils apprendraient un précédent, celui du Japon. Puissance industrielle ascendante dans les années 1920, le Japon subit plus que d’autres la Grande Dépression. Les scandaleux tarifs Smoot-Hawley et leurs pareils en Europe, paralysant l’exportation, entrainèrent le gouvernement impérial à chercher ailleurs que dans la réussite économique une légitimité nouvelle.

Ils crurent la trouver dans les prouesses militaires : invasion de la Chine, occupation de l’Indochine – jusqu’à Pearl Harbour. N’eût-il pas mieux valu laisser les Américains acheter les montres et les bicyclettes bon marché que les Japonais exportaient ? La citation de Frédéric Bastiat, en sous-titre ci-dessus, ne doit jamais être oubliée.

La Chine est d’un autre ordre de grandeur que le Japon de 1941. Militairement elle ne compte que 300 fusées à tête nucléaire, un dixième du stock américain. Ses forces navales et aériennes ne pèsent pas lourd. Mais elles se musclent. Elles referment un peu plus chaque année le piège de Thucydide sur les États-Unis.

Entretemps, le conflit occupe d’autres lieux. Le Parti communiste a désigné 10 technologies critiques dans lesquelles le pays doit dépasser les États-Unis : intelligence artificielle, espace, nanotechnologies, télécoms, robotique… Le succès dans ces domaines appartient au pays qui inspire le plus grand nombre de chercheurs, et considérant le nombre croissant de ses diplômés de haut niveau, ce pays-là, statistiquement, est la Chine.

Si la Chine incube les technologies du futur, spatialement, elle est notre voisine. Le petit promontoire d’Asie où nous vivons sera bientôt relié à la grande masse du continent par les Nouvelles Routes de la Soie, projet géopolitique mégalomane d’un réseau de voies terrestres et maritimes, irrigant toutes les économies sur son passage, de la malheureuse Wuhan, qui est la gare principale de départ, jusqu’à Rotterdam. Les Chinois payent. Pourquoi refuser ?

Car Venise et toute l’Europe furent les grandes gagnantes des anciennes routes de la soie (ainsi que l’Empire ottoman). Alors que les États-Unis replient leur économie sur elle-même, l’Europe serait mal avisée de bouder un accès facile aux 4 milliards d’agents économiques en Asie, portés par une vague de créativité et d’enrichissement.

Que reste-t-il de l’Amérique ?

Après l’effroyable guerre civile de 14-18, qui l’a ruinée, l’Europe fut supplantée par les États-Unis dans l’ordonnancement du monde. Mais les Américains sont de notre sang, parlent une de nos langues, pratiquent une de nos religions, partagent les valeurs européennes. Pendant toute la Guerre froide, la culture américaine fut pour le monde entier un objet de fascination. « Nous sommes les enfants de Marx et de Coca-Cola » admettait le génial gauchiste Godard.

Mais quelle image, quel exemple, quel modèle, offre au monde l’Amérique actuelle ? Un pays fracturé culturellement, un président déboussolé, son opposant ennuyeux comme la pluie, une gérontocratie qui n’eut d’égale dans l’histoire moderne que l’URSS de Brejnev.

Bien sûr, les dirigeants peuvent changer. Mais l’image est bien celle d’une hégémonie finissante – une population qui ne croit plus à ses légendes, une nomenklatura du fric qui fait sécession, un pays mortellement surendetté, qui n’a pour seul argument à faire valoir dans le monde que sa capacité à le détruire. Est-ce sur ce cheval-là que nous voulons parier ?

Il faut croire en nos idées

L’alternative est risquée. Odieuse, pour beaucoup. L’argument reste valable que les valeurs de l’Amérique sont les nôtres, que la Chine représente l’étranger absolu, que son régime politique est criminel, que tel le pot de terre, l’Europe n’a aucune chance contre ce géant de fer, et qu’il faut préférer une démocratie grinçante et cahotante à une dictature bien huilée.

Mais c’est sur ce point, justement, que les libéraux doivent s’interroger. Il en va du fondement même de nos valeurs. Y croyons-nous ? Car s’il est vrai que les êtres humains, anthropologiquement, préfèrent la liberté à la servitude, que cette préférence à long terme se traduira par davantage de créativité dans les sciences, les arts, les modes de vie, et par une économie plus prospère, alors la dictature chinoise est condamnée.

Elle ne doit sa légitimité qu’à une économie de rattrapage, qui peut ignorer le débat puisque la route est toute tracée. Il suffit de suivre ce qui a marché dans les économies avancées, éviter le coût de leurs erreurs (celles de l’URSS, notamment), et voilà la croissance. Mais le pays, désormais arrivé comme ses devanciers à la limite des terres connues, ne lui faudra-t-il pas accepter la pluralité des décisions sur les voies inexplorées à suivre ? La pluralité, c’est-à-dire, le libéralisme. C’est ce qu’ont fait les autres dragons asiatiques, Taïwan, la Corée du Sud, Singapour.

La Chine met plus de temps. Elle est immense, elle partait de plus loin, la majorité de sa population est encore sous-développée. Mais si nous affirmons que son avenir n’est pas libéral, alors nous déclarons que le libéralisme n’est pas nécessaire à une société humaine, qu’il s’est installé ici ou là sur la planète par accident, a réussi fortuitement, et qu’un autre régime politique, par exemple issu de nouvelle technologies privatives de liberté, nous conviendrait aussi bien.

Si nous pensons que libéralisme n’est pas l’horizon universel, alors il n’est pas d’autre solution aux rivalités géopolitiques que la guerre – c’est ma croyance contre la tienne. Si en revanche, nous sommes assurés de la justesse et de la justice du libéralisme, la guerre n’a plus de raison d’être. La vérité s’impose d’elle-même, on ne l’impose pas. Les Chinois y viendront, comme toute société humaine1.

L’alternative chinoise

Je n’ignore pas les faiblesses structurelles de l’économie chinoise, ses entreprises étatiques zombies, sa corruption, la pyramide des âges inversée. Je connais les crimes du régime, les discriminations ethniques, les persécutions religieuses, les emprisonnements arbitraires, le musellement des médias, les violations à tous les niveaux des droits humains.

Mais un libéral n’est cohérent que s’il tient ces infamies pour temporaires, comme elles le furent dans notre propre histoire. Donc la soumission au diktat américain ne va pas de soi.

Ou disons ceci : parce qu’il y aurait un réel avantage à se tourner vers la Chine, il existe un réel avantage à résister aux Américains – à ne pas plier l’échine devant leur diktat.

Il faut donc pour les Européens ne pas acculer le Parti communiste chinois à une réponse nationaliste. Des factions au sein de l’équipe dirigeante maugréent contre l’autoritarisme du trop puissant Secrétaire général, le culte de sa personnalité, sa mauvaise image internationale, qui reflète sur tout le pays. Assaillir la Chine les obligera à se rassembler autour de son chef. Ce n’est pas le but.

Il faut commercer avec la Chine, accepter des investissements chinois et investir là-bas, aux mêmes conditions, dénoncer les crimes du régime et, aux protestations d’ingérence, montrer que l’Europe est une amie au franc-parler, qu’il faut l’accepter telle qu’elle est dans tous les échanges, intellectuels autant qu’industriels, ou alors les Routes de la Soie seraient à fonds perdus.

Il ne s’agit pas d’équivalence morale, ou de jouer machiavéliquement sur les deux tableaux, mais à l’injonction guerrière « avec moi, ou contre moi », d’apporter la réponse libérale.

  1. J’ai écrit de nombreux articles après septembre 2001 contre l’intervention occidentale en Afghanistan et surtout contre la guerre en Irak. L’argument, à l’époque comme aujourd’hui, était qu’il fallait croire à nos idées libérales, les laisser s’infiltrer au Moyen Orient, et ne pas obliger les libéraux là-bas à choisir entre elles et leur culture. Imaginons un chef d’orchestre à Paris pendant l’hiver 1939. Est-ce qu’il peut faire jouer du Wagner, même s’il adore cette musique ? Peut-on aisément se dire libéral pro-occidental, quand une armée occidentale tient le pays sous sa coupe ? L’invasion américaine de l’Irak, heureusement pas suivie par la France, mais tragiquement applaudie par beaucoup trop de libéraux, fut le désastre qu’on connaît.
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  • Endettée jusqu’au cou , empêtrée dans ses contradictions , la France aurait encore quelque chose a dire? un choix a faire?
    entre universalisme et repli sur soi, entre libéralisme et communisme?
    alors qu’on ne sait meme pas comment finir l’année?*
    encore une fois restons modestes car nous n’avons plus aucune influence autre que sur quelques roitelets africains, les produits dits « deluxe »,et un tourisme bien menacé

  • Excellente analyse.
    Et puisqu’il s’agit de se poser une question à laquelle la France toute seule n’aurait pas selon Claude grand chose à dire (et là je ne le suis pas), la question corollaire est qu’on doit aussi se demander si l’Amérique de Trump a raison de replier l’Amérique sur elle-même alors que le PCC est en train de faire la Chine great again.
    C’est une vraie question à se poser en Europe mais aussi au sein de tout le monde occidental.
    L’Occident doit-il se crisper en ordre désordonné, ou devrait-il de façon coordonnée accompagner le mouvement et favoriser à long terme la contamination libérale de la Chine.
    La question ultime serait alors, le libéralisme serait-il à terme assez puissant pour faire tomber le colosse?
    Pour cela, il lui faudrait aussi démontrer sa capacité à ne pas sombrer dans un étatisme de plus en plus preignant dans le monde occiendental, sans quoi il ne sera pas un modèle beaucoup plus désirable pour la classe moyenne et l’élite exclue du pouvoir.
    Cela n’en prend pas le chemin, en France tout du moins. L’Europe du Nord semble mieux immunisée que l’Europe du Sud sur ce terrain-ci.

    • La contamination libérale? C’est un régime communiste au cas où vous l’auriez oublié!

    • La réponse est plus simple que ça : en règle générale, plus on fait l’économie de grands principes (principe de parcimonie) mieux on se porte et tout est plus une question de degré d’application que de grands principes rigides. Donc commencer par promouvoir le libéralisme chez soi (vertu de l’exemple). Ensuite à choisir entre la Chine et les USA, je choisis moi-même donc la Chine ET les USA en fonction de mes intérêts du moment. Et avec les Chinois tout au plus un peu de prudence dans l’exportation de technologies stratégiques, mais avec doigté car toute technologie devient obsolète ou mainstream en 15 ans (c’est pour ça que la durée de vie des brevets est de 17 ans). Au final, la priorité est de diminuer le poids de l’état et de l’administration en France, après on pourra penser à commercer avec la Chine et les USA : d’ailleurs pourquoi la France a t’elle un tel déficit commercial extérieur? L’état et l’administration ne seraient-ils pas un peu fautifs?

  • Dans cette affaire le temps joue pour le libéralisme: peut-être faut-il attendre la fin du rattrapage chinois sans leur donner la possibilité de nous dépasser sur les aspects technologiques et économiques (en tout cas il faut maintenir un niveau élevé de concurrence) et viendra très probablement le moment où les chinois souhaiteront plus de libertés (ne serait-ce que démocratiques: combien de chinois ayant vécu dans un autre pays par exemple pour étudier, se rend compte de la dictature dans son pays? Un bon paquet et certains ne veulent plus y rentrer)

  • Formateur dans la finance….cela veut tout dire…..bon vent….

    • Pas formateur mais « des années formatrices dans la finance » qui, comme chacun sait, mène à tout à condition d’en sortir, ce que l’auteur a fait

      • Sauf que la finance oublie à peu près tout des vraies valeurs, de la philosophie et de la spiritualité…..tant que le monde n’aura pas compris cela , aucun progrès n’est à attendre! L’homme ne vit pas que et par l’argent, il serait grand temps de le réaliser….

        • La philosophie et la spiritualité sont essentielles… quand elles demeurent des disciplines individuelles respectueuses des libertés d’autrui. La finance est un rappel bienvenu à la logique des faits et au refus de l’endoctrinement par des arguments fumeux mais bien présentés. Ceux qui condamnent son pragmatisme et son réalisme sont pour moi toujours suspects d’une volonté malvenue de régir la vie de leur prochain…

          • Non monsieur….c’est la finance qui doit être soumise à la philosophie et à la spiritualité, garantes des réflexions essentielles pour le bien commun de l’homme…..la finance pour elle même ne peut que dériver vers l’égoïsme et le repli sur soi….tout le fonctionnement de notre société le démontre chaque jour un peu plus….

            • « oublie à peu près tout des vraies valeurs, de la philosophie et de la spiritualité »
              Vous voulez parler de quelles valeurs? Déterminées par qui? Vous?
              Quant à la spiritualité… Vous incluez celle à l’origine des dictatures théologiques, de l’inquisition, du terrorisme religieux…etc? Sans allez si loin dans les applications pratiques oppressives, vous incluez toutes ces « spiritualités » bloquant voire réprimant tout mode de vie un tant soit peu différent?
              La finance n’est pas un but en soit, juste un outil qui se moque de vos choix de vie perso.

              « des réflexions essentielles pour le bien commun de l’homme… »
              Aah, le bien commun! Défini par qui? Vous? Par des sachants qui vont l’appliquer aux non-sachants?
              70 ans ans d’application forcenée de vos notions de spiritualité, de philosophie et de bien commun, ne vous ont pas suffit? Vous avez des exemples de réussite supérieure aux modèles libéraux?

              « tout le fonctionnement de notre société le démontre chaque jour un peu plus…. »
              Parce que vous trouverez que notre pays suradministré, aux 57% de part de l’Etat dans le PIB, aux 47% du PIB en prélèvements étatiques, est un pays subissant les affres de l’horrible finance internationale sans visage ni âme? C’est la finance internationale qui est à l’origine de la situation de notre pays ou l’Etat lui-même?

            • Evitez de nous sortir les sempiternels poncifs socialistes sur la finance et les dégâts qu’elle infligerait soi-disant sur notre société!

        • donc les gens ne vivent pas que pour l’argent .. alors a quoi doit on ces gréves incessantes des syndicats de gauche qui réclament des augmentation de salaire? c’est une illusion d’optique?

          • « syndicats de gauche » ? Mais existe-t-il des syndicats de droite ?

            • je note que mon commentaire (ma question) totalement neutre se prend -2. Diantre… la liberté d’expression a la vie dure ici, comme la possibilité d’avoir un dialogue.

              • Ce n’est pas parce qu’on prend un -2 qu’on est censuré ou que le dialogue est fermé ! Vlan, du coup je remets un -1

                • Merci. J’étais remonté à -1, grâce à vous je repasse à -2.
                  Vous êtes sans doute nouveau ici :-). Vous allez comprendre.

                  • Pas vraiment nouveau non, plutôt même légèrement ancien… En tout cas votre stratégie semble avoir du mal à prendre, vous voilà à -5 !

  • Je suis d’accord avec l’auteur sur l’urgence de ne pas céder à cette injonction totalitaire« avec moi, ou contre moi » . Maintenant ses justifications sont foireuses et je pèse ce mot. On le sent obligé de justifier le commerce avec la Chine par des justifications morales et idéologiques: il a le besoin de penser que la Chine sera un jour libérale. Il pose que le liberalisme a vocation universelle : oula rien que ça …. on en a vu des thèses qui avaient des vocations universelles , elles ont toutes mené au chaos et la mort . C’est transformer le libéralisme en une idéologie !!! Le libéralisme est de laisser les autres libres … de ne pas l’être . Et donc la Chine peut tout à fait avoir pour vocation de rester totalitaire et dirigiste. Un libéral se doit de continuer à commercer avec elle , tout comme nous commerçons tous les jours avec les pays pétroliers, des pays africains totalitaires etc . car le commerce pemet l’echange et la prospérité des deux parties et donc contribue à consolider la paix . Inutile d’invoquer le libéralisme pour cela.

    • Surtout que les américains font des injonctions sans contreparties, voire nous piquent les marchés par derrière comme ils ont fait avec l’Iran. On a plutôt intérêt à se distinguer d’eux et créer des forces indépendantes.
      “Les états n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts.”

  • Je ne peux pas être en désaccord plus profond avec ce point de vue.

    Il s’agit au contraire de renforcer notre alliance avec le pays du monde ou la liberté et la démocratie ont été comme nulle part ailleurs le ressort de l’histoire et à qui nous devons notre libération de la plus terrible des dictatures.
    On ne peut pas évoquer évoquer Trump – qui est un épiphénomène résultat des excès politiques et médiatiques de la gauche tribale au USA – et vouloir se placer dans une perspective de long terme, Trump finira par retourner dans sa tour de Manhattan et les USA resterons le phare de la liberté dans le monde.
    Je trouve comme un goût de gaullisme dans ce point de vue : détestation des USA – car ils sont nous en mieux – affection pour un certain « multipolarisme » et donc pour les dictatures qui l’incarnent.
    Enfin évoquer la liberté du commerce international (Trump et la guerre commerciale en ligne de mire) comme l’alpha et l’oméga de la pensée libérale quand on a été un financier et qu’on vit à Londres (je suis désolé de cette attaque ad hominem, mais c’est trop énorme) il n’y a pas mieux pour éloigner le Gilet Jaune moyen de l’idée de Libéralisme – et si on veut réformer ce pays il faut tenir compte des GJ. La liberté du commerce international est souhaitable mais elle ne doit pas se faire au détriment d’autres principes libéraux plus fondamentaux en particulier l’état de droit – quand un pays ne respecte pas l’état de droit dans son commerce international par exemple la Chine il est tout à fait envisageable de mon point de vue d’entraver le commerce en provenance de ce pays pour défendre sa propre population des effets néfastes.
    Il y a encore beaucoup à dire sur certaines interprétations historiques dans l’article mais j’ai voulu faire court.

    • USA phares de la liberté dans le monde ? Vous rigolez j’espère ?
      Les guerres pour des motifs fallacieux, mensongers, les interventions militaires « opportunistes », l’extra-territorialité de certaines décisions (cf les banques françaises mises à l’amende car elles faisaient affaire avec l’Iran), Guantanamo, les atteintes aux droits de l’Homme, l’espionnage massif des citoyens et des puissances étrangères, amis ou ennemies, à des fins économiques ? Trump le fou étatiste sera, j’espère, rangé dans les placards de l’histoire.
      Mais je ne suis pas anti-américain (merci pour les WWI et II, merci pour la coopération dans plein de domaine, merci pour la fermeté vis-à-vis de la Corée du Nord, etc etc), mais je m’en méfie comme d’un voisin trop porté sur la bouteille et les armes, imprévisible et qui ferait sauter le quartier pour ses intérêts.

      • Bien sûr que les USA sont le phare de la liberté dans le monde, nulle part ailleurs les lois ne protègent l’individu de la main-mise L’État comme le fait la constitution américaine.

        On peut discuter des heures sur la qualité ou l’utilité des interventions américaines dans le monde, mais ce n’est pas le sujet, les USA c’est le pays de la liberté de l’individu. J’aimerais juste vous rappeler une notion, « real politik », comme ça en passant, pour vous faire comprendre qu’on peut protéger la liberté pour ses concitoyens et empiétant sur celles d’étrangers, ça arrive dans l’histoire…

        Quand votre fourre-tout anti-américain sans trouver la moindre qualité aux USA (ha si ! une authentique, la WW2, merci trop généreux, et une historiquement fausse la WW1, où leur intervention tardive n’a pas été décisive) prouve la piètre qualité de vos informations et votre parti pris.

        Ajoutons « Trump le fou étatiste » pour finir de confirmer la nullité de vos analyses, sans vouloir attribuer une quelconque qualité à ce président, par ailleurs, on peut affirmer que Trump n’est pas fou et n’est pas étatiste, en tout cas beaucoup moins que la totalité des Démocrates et la plupart des Républicains.
        Si vous suiviez ou compreniez vraiment l’actualité américaine et l’actualité libérale, vous auriez pu écouter l’interview de Justin Amash par Nick Gillespie pour Reason, où cet ancien député Républicain qui brique maintenant l’investiture des libertariens explique qu’il pense que Trump est profondément pour le « limited governement » mais qu’il change parfois trop rapidement d’avis et qu’il est malheureusement entouré de conseillers issus de l’establishment républicain qui contredisent cette tendance naturelle, mais bon c’est plus facile de se reposer sur des clichés.

    • Ca veut dire quoi « la Chine ne respecte pas l’état de droit dans son commerce international » ?
      La chine est tyrannique, mais on peut dire la même chose de pays comme l’Arabie Saoudite. Donc pourquoi devrions-nous entraver le commerce en provenance de Chine mais pas celui en provenance de l’Arabie Saoudite ?

      • parce que la Chine ne respecte pas les règles du commerce internationale, quoiqu’elle ait adhéré à l’OMC (ex : lutte contre la contrefaçon, dumping financier, monnaie non convertible il me semble…).

        • C’est le discours d’un camp. Les USA font de la fausse monnaie tout comme l’Europe, aident certains secteurs, protègent la propriété intellectuelle à géométrie variable.

      • La Chine triche sur tous les plans pour piller l’Occident financièrement et technologiquement. Elle sous évalue sa monnaie, fait du dumping commercial et empêche par tous les moyens les importations de l’étranger. Il n’y a donc PAS de liberté du commerce dans le monde car TOUT le monde triche! Acheter sur ebay un article aux USA, vous payerez 45% de sa valeur pour le récupérer de la douane, ainsi que j’ai dû le faire!

        • « Evitez de nous sortir les sempiternels poncifs socialistes sur la finance et les dégâts qu’elle infligerait soi-disant sur notre société! ». ça ne vous rappelle rien ?

  • S’il faut choisir, je choisis la Chine !
    Trump ni Xi ne sont immortels. La seule modification à faire en Chine est de revenir à un Président rééligible une fois tous les 4 ans. Et ils le feront.
    Les chinois ne veulent pas envahir, faire la guerre, conquérir. Ils veulent commercer. Laissons les commercer, c’est pour notre plus grand bien. Les américains en revanche, mauvais perdants, sont plus belliqueux que jamais.
    Les citoyens chinois ne rêvent que de nos rêves : des vacances, de l’argent, de la liberté, de la consommation aussi ! Mais ne touchons pas à leur pays, ils en sont très fiers. Ils ont très peur de l’éclatement du pays d’où l’écrasement horrible du Xinjiang( pour éviter la sécession) les menaces contre Taïwan, les revendications (légales) du Tibet. Ca passera avec les succès commerciaux et économiques.
    En outre, la population de la Chine commence déjà à décroître et à vieillir. Soyons patients, laissons les jeunes chinois arrogants et belliqueux prendre de la bouteille, et la Chine sera d’ici 20 ans un ami cultivé et agréable à fréquenter ?
    L’Amérique, riche de l’adhésion aux thèses libérales de son peuple, restera prospère mais une ou deux petits gifles diplomatiques ne lui feraient pas de mal ?
    La France ? Sans l’europe, elle disparaît du radar !

    • Le choix n’est pas entre la Chine et l’Amérique, mais entre, comme vous le dites, obéir à des Américains ou commercer avec des Chinois. Dans un cas comme dans l’autre, il y a de grands dangers pour ses libertés et pour son bonheur individuel, si on se montre naïf ou trop dénué d’esprit critique. La Chine ne viendra pas à un président élu tous les 4 ans, l’Europe ne giflera pas salutairement l’Amérique, mais le commerce entre les 3 blocs pourra peut-être, si nous y travaillons tous individuellement, revenir à des échanges entre individus et entreprises et se libérer de la tutelle politicienne.

    • L’illusion serait de croire que la Chine se définie uniquement au travers de Xi Jin pin. Celui-ci étant le fils d’un de haut cadre du PCC de l’époque de Mao, il est le représentant d’une nomenklatura quasiment héréditaire depuis Mao. Il y a une réelle continuité dans la direction du PCC qui en fait contrôle toute la société chinoise sur le plan politique jusque dans les moindres villages qui sont dirigés par des membres du PCC ; jusque et y compris les entreprises d’apparence privée grâce à un système de représentants du PCC qui siège dans les organes de direction. Tout cela permet la mise en place de stratégies de très long terme (c’est d’ailleurs le but) cohérentes et coordonnées.

    • Qui vous garanti que les Chinois ne veulent pas envahir, faire la guerre, conquérir? Leur attitude en Mer de Chine, bafouant ouvertement le droit international et la liberté de navigation vous est inconnue?

    • Comment peut-on dire que la France sortirait du radar sans l’Europe? Est-ce que la Suisse est sortie du radar ?

    • A part le commentaire sur la France sortie du radar, je suis entièrement d’accord avec vous ! Laissons les Chinois vieillir, c’est que nous avons de mieux à faire.

  • L’auteur appuie ses propos sur des postulats contestables : « La vérité s’impose d’elle-même, on ne l’impose pas. Les Chinois y viendront, comme toute société humaine », « un libéral n’est cohérent que s’il tient ces infamies pour temporaires, comme elles le furent dans notre propre histoire « .

    • Oui c’est la faiblesse de la posiution de l’article; il ya un coté très angélique a espérer que les idées permettront de contrer le développement de la puissance chinoise.

  • Très bon article, mais qui oublie une piste : l’Europe en tant qu’unité. Pourquoi l’Europe ne devrait être que la petite soeur un peu sotte de la Chine ou des USA ? Au niveau des valeurs, USA et Europe ne sont pas si proches que ça : peine de mort, port d’armes, interventionnisme, utilisation des nouvelles technologies, mainmise du religieux sur des pans de l’économie et politique, etc.
    Le malheur de l’Europe, très visible en France, est de se prendre pour le centre du monde au lieu d’agir pour être le centre du monde. Alors perso, je ne choisis pas les USA ni la Chine, je choisis l’Europe !
    Et faudrait pas oublier l’Amérique du sud, l’Afrique qui ne doit pas devenir (ou rester) le supermarché des ressources premières des trois autres, l’Inde qui elle fait son bonhomme de chemin.

    • Chat-Bleu:
      Sur la question du port d’armes, certains pays comme la Suisse ont une mentalié plus « américaine » que « européenne »

      • Ne confondez pas port d’arme et détention d’arme. Et la philosophie derrière cela est tout à fait différente. Je n’ai pas souvenir de Suisses armés protester (occuper) à l’intérieur de bâtiments publics d’autorités démocratiquement élues.

        • Chat-Bleu:
          Peut-être parce que beaucoup de politiciens suisses ont l’intelligence de ne pas trop pousser à bout la population, contrairement aux élus du parti démocrate américain. (J’ignore si mon propos est correct, c’est juste une hypothèse…)

          • Vous avez dû louper le chapitre sur la démocratie dans vos études. Votre pseudo, c’est de la provocation ? Donc n’importe quel groupe (ce pourrait être des communistes, là sans doute vous seriez un peu plus critique…) peut débarquer en armes au parlement pour faire « bonjour, nous ne sommes pas d’accord avec ce que vous décidez, donc, nous groupe X, demandons que vous changiez selon nos désirs ».
            Punaise… mais vive la dictature militaire ! Vive les coups d’états ! A mort la démocratie représentative !
            Vous haïssez à ce point les libertés des gens ? Vous n’aimez que votre liberté égoïste ?

            • Chat-Bleu :
              Dans la pensée libérale il y a une différence entre (a) et (b) :
              a : porter une arme
              b : menacer d’agresser des innocents
              Pour les libéraux (a) n’implique pas forcément (b)

              • je ne sais pas si mon commentaire de ce matin est en modération ou pas.. mais en tout cas, ces manifestants armés sont en « b ».
                Si je débarque devant chez vous en pick-up, avec un P90, tenue camouflage et que je m’installe avec un mégaphone pour dire « Constitution, fais ce que je veux », vous vous sentirez menacé, non ?
                Ces gens ne sont que pour leur liberté égoïste, ils oublient la responsabilité ! Si je dois craindre un gouvernement militaire liberticide, ce sera de ces gens-là.

                • Dans un monde libéral, les réglementations étatiques sont réduites autant que possible, mais ceci est contrebalancé par le fait que les business prennent des engagements en s’imposant eux-mêmes des réglementations privées du fait notamment qu’ils sont en concurrence entre-eux. ( Si ces business ne respectent pas les engagements qu’ils ont pris ils seront accusés de fraude et poursuivis en justice. ) Par exemple, si 99% des gens sont non-fumeurs, il est possible (mais pas certains) que les restos ne discriminant pas les fumeurs auront moins de clients (et donc risqueront la faillite) comparativement à des restos concurents choisissant de s’imposer la règle « interdit aux fumeurs ».
                  Suivant la même logique, il est possible (mais pas certains) que les business qui vendent des pick-ups, des pistolets mitrailleurs P90, des tenues de camouflages, des mégaphones, et qui ne discriminent pas les individus pacifiques qui ont une « mauvaise réputation » auront moins de clients (et donc risqueront la faillite) comparativement à des business concurents choisissant de s’imposer la règle « vente interdite aux individus pacifiques qui ont une mauvaise réputation. » En résumé : dans un monde libéral, non seulement les criminels n’auront pas le droit de s’armer (ce sera illégal tout comme c’est déjà le cas dans le monde actuel), mais en plus il n’y aura aucune garantie qu’un individu pacifique (quelqu’un qui a un casier judiciaire parfaitement vierge) parvienne à se procurer un pick up, un P90, une tenue de camouflage, et un mégaphone. Le simple fait que cet individu pacifique a une « mauvaise réputation » peut avoir pour conséquence que tout le monde refuse de commercer avec lui. D’autre part, dans un tel monde libéral les rues n’appartiennent pas à tout le monde, elles sont privatisées, donc il y a aucune garantie que l’individu reçoive l’autorisation de circuler vers le lieu où il veut protester.

                  • Votre commentaire est assez formidable :-).
                    – « autorisation de circuler » : je devrais montrer patte blanche à mon voisin, mon survoisin, etc pour aller à une manifestation ? Les mots « liberté de circulation, d’expression et d’opinion », ça vous parle ? Ma voisine est une anti (ou pro) LGBT, elle va donc m’interdire le passage devant chez elle. Comme je DOIS passer devant chez elle, je dépends d’elle.
                    – « mauvaise réputation » : je vois que la Chine et son « contrôle social » vous inspirent ! Comment savoir si quelqu’un a bonne ou mauvaise réputation si ce n’est en ayant une parfaite connaissance de ses activités, opinions, faits, etc. Si un hôtelier veut me louer une chambre selon ma réputation, il doit la connaitre, non ?
                    – Pour les règles que les entreprises s’imposeraient, j’ai ri :-). J’ai eu cours il y a moins de 30 minutes sur les usines SEVESO. Lubrizol, AZF, Bophal, ça vous parle ? Donc vous me dites que ce genre d’usines, déjà très fortement contrôlées par des organismes divers, auxquelle s’imposent des règles de sécurité draconiennes, et qui ont malheureusement connus des accidents dramatiques, ces entreprises s’imposeraient d’elles-mêmes des exigences encore plus élevées ? LOL. La sécurité a un coût vous savez. Et l’employeur n’aime pas ce coût car tant que tout va bien, ben ça va bien :-).
                    – Pour prendre un autre exemple : les produits chimiques : sans réglementations, vous pouvez être sûr que des produits peu chers seraient utilisés à outrance quelque soit leur toxicité pour les travailleurs et les consommateurs. Comment je le sais ? ben… il suffit de regarder ce qu’il se passe là où les entreprises font ce qu’elles veulent :-). Inde, Bangladesh, Afrique noire, etc…
                    – Si vous me dites « oh mais elles seront sanctionnées par les consommateurs ». Lol. Déjà faut que le consommateur soit au courant. Perso, je n’ai pas visité l’usine qui fabrique mes chaussettes. Vous oui ? Avec vous, le travail des enfants se seraient arrêtés par magie, par grandeur d’âme des employeurs.
                    Constitution : il va sérieusement revoir votre argumentation de un, mais également les principes du libéralisme. Car là, vous m’avez juste décrit un monde avec beaucoup moins de libertés.

                    • Chat-Bleu :
                      « Liberté de circulation » signifie liberté de circuler chez soi ou chez quelqu’un qui nous tolère. « Liberté d’expression » signifie liberté de s’exprimer chez soi ou chez quelqu’un qui nous tolère. Liberté de circulation et d’expression ne signifient pas « personne n’a le droit de m’empêcher d’aller dans une église et d’insulter Jésus, ou d’aller dans un mariage et crier que la mariée est moche, ou d’aller dans un enterrement/évènement triste et chanter comme au carnaval de Rio »

                    • Chat-Bleu :
                      Fondamentalement, ce qui cloche avec le « contrôle social » en Chine c’est le fait qu’il n’est pas survenu volontairement, c’est-à-dire le fait qu’il est instauré de force par le gouvernement.

                    • Chat-Bleu :
                      Si l’Inde, le Bangladesh, et l’Afrique noire étaient, comme vous le prétendez, des paradis pour les capitalistes (car selon vous ils y font « ce qu’ils veulent »), ces régions feraient partie des plus riches et paisibles au monde. Bangalore rivaliserait avec la Silicon Valley. Mumbai et Lagos rivaliseraient avec Hollywood. Kinshasa serait en mesure de reprendre au sérieux ses ambitions liées à l’énergie nucléaire datant des années 60-70… Au lieu de ça, ces régions sont des enfers où règnent la pauvreté et la violence à cause de gouvernements tous plus incompétents et corrompus les uns que les autres. Sans la présence des multinationales occidentales, il est à craindre que ces régions seraient encore plus dans la merde.
                      Pour résumé :
                      Avec les multinationales : les travailleurs sont « exploités »
                      Sans les multinationales : les travailleurs sont au chômage et crèvent de faim. Ou alors ils se reconvertissent dans la criminalité. Par exemple, ce sont dans les endroits où il y a le plus de chômage que le groupe terroriste Boko Haram réussit à recruter le plus de monde.

                    • Constitution :
                      – je vais acheter tous les terrains autour de chez vous. Vous sortiez comment ? en hélico ?
                      – Contrôle social est imposé ou « fortement » suggéré par l’Etat chinois, mais vous oubliez de dire que les sociétés privées chinoises en raffolent et que les citoyens chinois sont grands consommateurs de technologie, et s’y plient ASSEZ volontiers. (faut vous renseigner sur la philosophie chinoise concernant la vie privée, rien à voir avec la notre).
                      – Donc pour vous, capitalisme = faire ce qu’ils veulent ? Ah bon.. vous avez une bien mauvaise image du capitalisme; ou vous avez mal interprété mes paroles. Ces endroits sont des enfers car l’état de droit y est absent et que des clans vont règner LEUR règles (oh tiens.. on dirait presque ce que vous appelez de vos voeux dans votre première réponse : des clans qui TOLERENT que des gens se déplacent, fassent commerce, aient une opinion).
                      Constitution : sans rire, à chaque réaction, vous définissez de plus en plus un monde sans foi ni lois, sans prospérité, sans libertés.

                    • Chat-Bleu :
                      _La différence entre les capitalistes et les hommes de l’état (fonctionnaires, politiciens…) , c’est que les capitalistes risquent de faire faillite s’ils prennent des mauvaises décisions (refus d’interdire ou d’accepter certaines personnes dans un établissement, refus d’ouvrir ou de fermer une rue à certaines personnes, refus de vendre ou de ne pas vendre un pick up à certaines personnes, etc…) Si au contraire un politicien comme Obama prend une mauvaise décision (ex: renflouer les banques après la crise de 2008, intervenir en Libye en 2011) la seule chose qu’il risque c’est de ne pas être réélu en 2012. Si Trump prend une mauvaise décision (ex: guerroyer avec l’Iran plutôt que faire en sorte que les USA réagissent à une pandémie aussi efficacement que la Corée du sud) la seule chose qu’il risque c’est de ne pas être réélu (après quoi il lui restera encore l’option d’attendre que ses enfants se ré-accaparent du pouvoir à sa place, tout comme dans le cas de Bush père et Bush fils.)
                      _Sur le sujet de la liberté de circulation, vous critiquez un monde libéral où les habitants d’un lieu sont dans l’impossibilité d’en sortir (excepté en hélico ou voitures volantes…), sans vous rendre compte que le monde actuel comporte un grand nombre d’états comme l’Arménie, certains pays des Balkans, Israël, qui sont entourés d’états ennemis bloquant leur accès au monde extérieur. L’avantage du monde libéral comparé au monde actuel, c’est que les décisions d’empêcher aux gens de circuler, de s’exprimer, de commercer, etc… ne seront plus autant prises par des fonctionnaires qui n’ont de compte à rendre à personne, mais par des capitalistes qui risquent de faire faillite s’ils s’entêtent à faire n’importe quoi.
                      _Sur le sujet des citoyens chinois grands consommateurs de technologie qui se plient volontiers au contrôle social dont raffolent certaines sociétés privées chinoises, demandez-vous pourquoi ces citoyens chinois ne se montrent-ils pas plus prudents ? Parce que le gouvernement les a déresponsabilisé. Quand les gens sont irresponsables : ils font des achats sans se poser de questions. Quand les gens sont responsables : avant de faire des achats ils se font conseiller gratuitement par des proches, ou ils paient des spécialistes qui établissent une liste de produits ou services à éviter. Quelle est la différence entre ces « spécialistes » et des fonctionnaires prétendant protéger les consommateurs ? Les « spécialistes » sont des capitalistes donc, au risque de me répéter, ils risquent de faire faillite s’ils s’entêtent à faire n’importe quoi, ce qui n’est pas le cas des fonctionnaires.

  • « à l’injonction guerrière… apporter la réponse libérale »

    D’abord, il n’y a pas d’injonction guerrière dans la volonté de punir la Chine coupable du virus, nouveau crime s’ajoutant aux autres crimes de son gouvernement, seulement une injonction de justice. Aucun discours guerrier sérieux de la part des USA jusqu’à présent. S’il y a un discours guerrier mis en pratique, c’est du côté chinois qu’il faut regarder, agressions dans les eaux internationales, annexion d’îlots transformés en bases militaires, revendications scandaleuses à l’encontre de Taïwan, des Philippines, du Viet-Nam, menaces contre le Japon, agressions contre la Corée (par l’intermédiaire de la marionnette du Nord), incursions militaires en Inde, le Tibet écrasé et rayé de la carte…

    Ensuite, si tenir un discours de fermeté est une injonction guerrière, alors la dénonciation des crimes du régime, le franc-parler prôné par l’auteur, est une parole en l’air, une coquille vide sans conséquence pour faire semblant de refuser une équivalence morale qu’en réalité on admet. Cela ressemble quand même un peu à un projet machiavélique.

    Enfin, il n’existe pas de réponse libérale possible à l’international. Le libéralisme se développe au sein de nations. Entre les nations, il n’existe que l’anarchie qui, comme chacun devrait le savoir, n’est pas l’absence de loi mais l’excès de lois. Quand bien même on penserait commercer avec des Chinois tout à fait honorables, en réalité derrière eux se tient toujours le PCC et ses crimes. On ne peut commercer librement avec des individus qui ne sont pas libres. Ce serait un libéralisme de façade, un faux-semblant.

    Il n’est pas pertinent d’opposer injonction guerrière et réponse libérale. En réalité, l’une ne va pas sans l’autre, de même que la liberté ne va pas sans la responsabilité. Il ne peut y avoir de liberté durable sans injonction guerrière à l’encontre des dictatures qui ne respectent pas les règles.

    • Je pense en plus qu’il n’y a pas vraiment d’intention guerrières de la part de la Chine du moins pas à l’échelle globale. Ils n’ont pas besoin de cela tant leur géostrégie d’encerclement et d’étouffement du mon occidental est efficace même sil est vrai qu’elle prend du temps.

  • « Le Parti communiste a désigné 10 technologies critiques dans lesquelles le pays doit dépasser les États-Unis »

    On croirait entendre un politicien français expliquant son plan quinquennal industriel, avec 5 ans de retard sur le monde comme d’hab.

  • Article très intéressant sur une problématique capitale pour notre « monde ». Je m’intéresse à la Chine depuis longtemps avec une accuité partciulière depuis 5 ans envrion. La géostratgie chinoise est impressionnante de puissance et d’efficacité. J’en suis arrivé à la conclusion que les routes de soie comportent certes une dimension physique (Infrastructures pour employer un langage marxiste) mais également une dimension immatérielle (Superstructure ) qui passe par les technologies de l’information comme la 5G qui va permettre de contrôler énormément de choses partout sur la planète (qu’il y est des spywares ou pas est indifférent quasiment) et de recueillir des masses de données colossales pour celui qui maîtrisera la 5G. Par exemple le modèle économique de la firme américaine repose sur le déployement de la 5G qui permttra de développer les voitures sans chauffeur. Cela permet de percevoir un peu les enjeux de la 5G dont la firme chinoise Huawei est le leader mondial incontesté. La décision de Trump d’interdire l’utilisation d’Android à Huawei a été un coup d’arrêt brutal de la progression chinoise. Pour combien de temps? rappelons nous que le président XI Jinpin a été nommé président à vie par ses pairs du comité central du PCC. Ce n’est pas pour ses beaux yeux mais c’est pour mener des stratégies de long terme. Et c’est bien là une des faiblesses des occidentaux où les dirigeants sont élus pour 4 ou 5 ans! Le grand strétège Sun zu était spécialiste des stratégies latérales un peu cmme au jeu de go où l’on encercle l’adversaire pour l’étouffer. Les nouvelles routes de la soie prises dans leur dimension pleinière (infrastruture et superstructure) rélèvent de cette démarche. Il va être bien difficile pour le monde d’y échapper. Juste une question de temps pour une civilisation qui compte déjà plus de 5000 ans d’antériorité…

    • Les dirigeants chinois sont admiratifs et envieux du « softpower » américain. Ils voudraient bien disposer du même pouvoir de séduction pour conquérir leur place dans le monde. Pas de chance avec cette épidémie dont ils sont responsables qui vient saboter leur stratégie de séduction.

      Les Américains ont offert au monde le Rock n’ Roll et le Coca-Cola. Les Chinois ont offert au monde le Sars-CoV-2 transmis par les nouvelles routes de la soie. Si vraiment il faut choisir entre les deux, franchement, le choix est vite fait.

      • Les chinois, (comme les français) pensent le soft power piloté par l’Etat.
        Pour les Etats-Unis, ce sont les entrepreneurs à la manoeuvre (GAFAM)…

        Le problème français n’est pas tant de choisir entre américains et chinois, c’est d’exister tout simplement. Quand on n’est pas capable d’équilibrer ses comptes et que l’on dépend de l’étranger pour boucler ses fins de mois, on n’a plus aucune crédibilité, influence et on n’est plus qu’une balle de ping-pong.

        Quant à l’Europe, la commission européenne l’a achevée (il n’y a pas plus de gruyère quand on rassemble uniquement les trous).

      • @cavaignac +1 et les accidents nucléaires qui vont suivre. Il se construit des centrales comme des petits pains. Dans une dictature l l’incident nucléaire c est 100% de chance de « succès ». Heureusement nous sommes loin…

      • oui bien sur le choix est vite fait mais la question est auront nous vraiment le choix. Les routes de la soie permettront aux Chinois de contrôler les principales matières 1ère venues d’Afrique (l’Afrique est en train de devenir dépendante de la Chine), la diffusion des produits fabriqués en Chine et l’approvisionnement en produits européens. Elle permtteront aussi le contrôle de nombreux ports et aéroports. Paradoxalement effectivement la pandémie va ralentir l’influence chinoise car l’occident a pris conscience de sa grande dépendance vis-à-vis de la Chine pour des produits aussi stratégiques que les médicaments et va reprendre en partie le controle de ces productions. Cela va s’étendre à d’autres produits. Une certaine défiance de l’Occident v/ la Chine serait notre meilleur atout pour éviter l’encerclement.

        • Ca ne va durer qu’un temps, car pour produire des médicaments, il y a de la pollution que personne ne veut gérer et ce sera vite re-délocaliser en Asie.

  • Aïe aïe aïe… que d’âneries dans ce texte, un véritable condensé.

    faites affaire avec la Chine communiste s’il vous chante M. Michel, au prétexte angélique qu’elle finira, par une obscure « loi » de l’Histoire, par se tourner vers la démocratie, mais sans moi.
    C’est proprement incroyable de lire ce genre de choses. Il faudrait des pages pour démonter les arguments avancés, je n’en ai ni le temps ni l’envie, tellement on part de loin.
    Quant à moi, aucun doute, je choisis la démocratie avérée – depuis bientôt 250 ans, quand même. Bien du plaisir à vous.

  • En fait l’auteur de l’article nous demande de choisir entre une démocratie imparfaite et une dictature parfaite.

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