Supprimer les dividendes : Bruno Le Maire et la CGT, même combat

La position du ministre Bruno Le Maire à l’égard des dividendes est révélatrice de la vision étatique de l’économie et du fonctionnement mal compris d’une économie libérale.

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Supprimer les dividendes : Bruno Le Maire et la CGT, même combat

Publié le 30 mars 2020
- A +

Par Michel Albouy.

Par la voix de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, on a appris que le gouvernement allait demander aux entreprises dont il est actionnaire de ne pas verser de dividendes en 2020 sur les résultats de 2019.

Pour la ministre « c’est une question de solidarité » et donc cela ne se discute pas.

De son côté, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, faute de pouvoir interdire aux entreprises privées de verser des dividendes à leurs actionnaires, entend renvoyer les dirigeants des grandes entreprises à leurs responsabilités.

Il a déclaré vendredi 27 mars 2020 : « J’appelle les entreprises, et notamment les grandes entreprises à avoir le sens des responsabilités et faire preuve de justice »

Comme Bruno Le Maire, tout ministre de l’Économie qu’il est, ne peut interdire à des entreprises privées de verser des dividendes si leurs assemblées générales le votent, il agite son petit pouvoir si jamais ces entreprises manquaient de solidarité : « Cette distribution sera considérée par le gouvernement comme la preuve que ces groupes sont en bonne santé et ont donc une trésorerie suffisante pour honorer leurs obligations financières. »

Donc pas question pour elles de solliciter les aides publiques d’urgence, Bercy se réservant la possibilité de retoquer toute demande de report d’impôts, de cotisations sociales et, si elles ont été accordées, de les rembourser avec des intérêts ; idem pour sur les demandes de garanties d’État auprès des banques en cas de nouvelles lignes de crédit, elles seront refusées.

Et notre ministre qui se croit endosser les habits de Che Guevara : « C’est moi qui signe les demandes et je les refuserai ». Nous sommes prévenus. Monsieur Le Maire sera intraitable dans cette guerre contre le coronavirus et contre les entreprises qui voudraient verser des dividendes à leurs actionnaires.

Avec un tel courage, notre ministre de l’Économie se fait des alliés à peu de frais. C’est ainsi que la CGT, par la voix de son secrétaire Philippe Martinez, et la CFDT avec son numéro un Laurent Berger, approuvent cette initiative qu’ils appelaient de leurs vœux depuis le début de la semaine de l’annonce. Et puis surtout, après ses propositions de nationalisations pour sauver nos entreprises de la crise sanitaire, monsieur Le Maire conforte sa position de ministre social de l’Économie.

On n’ose même pas dire socialiste car même le programme commun de la gauche en 1981 ne prévoyait de telles mesures !

De leur côté, les banques françaises ont déclaré vouloir maintenir leurs dividendes (Le Figaro, 28 mars 2020). C’est ainsi que BNP Paribas a annoncé qu’elle ne comptait pas changer sa politique et soumettra au vote des actionnaires lors de son assemblée générale du 19 mai 2020 le paiement d’un dividende de 3,10 euros par action, au titre des résultats de 2019. Même position chez la Société Générale et le Crédit Agricole qui a déjà provisionné son dividende.

Comme l’expliquent les dirigeants des banques, soigner les actionnaires est important après la chute de 30 à 40 % des cours depuis le déclenchement de la crise.

Ceci étant, – et cela n’a rien de dogmatique –  il ne faudrait pas que cette distribution ampute la solvabilité des banques concernées et leur capacité à prêter aux ménages et aux entreprises.

La position du ministre Bruno Le Maire à l’égard des dividendes est révélatrice de la vision étatique de l’économie et du fonctionnement mal compris d’une économie libérale. Tout se passe comme si le versement des dividendes était une cerise sur le gâteau des riches actionnaires et que naturellement en cas de crise sanitaire il fallait qu’ils s’en passent.

Dans ces conditions, pourquoi ne pas exiger que les propriétaires bailleurs renoncent à leurs loyers ? Le loyer est pourtant bien la rémunération des propriétaires bailleurs comme le dividende l’est pour les actionnaires ? Pourquoi faire une différence ?

Considérer l’investissement dans les entreprises – que soi-disant le gouvernement veut encourager – différemment de l’investissement dans l’immobilier revient à instituer des statuts différents entre investisseurs. Les bons étant ceux qui investissent dans la pierre et les mauvais ceux qui achètent des actions et qui au passage spéculent. Ce n’est pas avec de telles déclarations que l’on va réconcilier les Français avec leurs grandes entreprises.

Par ailleurs, selon la déclaration du ministre de l’Économie, seules les entreprises où l’État est actionnaire seront priées de ne pas verser de dividendes. Or, dans la plupart des cas, l’État est loin d’être l’actionnaire majoritaire et on ne voit pas très bien pourquoi la souveraineté de l’assemblée générale des actionnaires ne serait pas respectée.

Maintenant, si les actionnaires privés souhaitent renoncer à leurs dividendes compte tenu de la situation financière de leur entreprise, cela ne concerne qu’eux et leurs dirigeants. On ne voit pas très bien pourquoi l’État doit y mettre son nez.

En définitive, cette crise sanitaire, que personne ne minimise dans ses conséquences sociales, économiques et sanitaires, est un puissant révélateur de la vision cachée de nos dirigeants en matière d’économie. Même s’ils ont un passé politique de droite à l’UMP, comme Bruno Le Maire, ils n’ont rien de libéral.

Pour eux, l’État reste le seul garant du bon fonctionnement de l’économie, pas les entreprises ni les investisseurs privés. Oui, il faut que tout change pour que rien ne change, comme disait Giuseppe Tomasi di Lampedusa dans Le Guépard.

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  • Ce qui me fait rire c’est que le premier actionnaire de france….
    c’est l’etat… qui a des participations dans plus de 700
    entreprises …
    j’ai hâte de voir comment le ministre va retourner sa veste

    • Surtout qu’en tant qu’actionnaire, l’Etat se comporte généralement comme un actionnaire-super-prédateur, en arrivant même à déstabiliser les entreprises concernées.

      • Les entreprises vont de toute façon être nationalisées, et les actionnaires recevront en échange des titres d’un emprunt spécialement créé, qui porteront intérêt à taux négatif.
        Flûte, je n’aurais pas dû dire ça, BLM n’y aurait sûrement pas pensé tout seul !

  • Contrairement à ce que l’on pourrait attendre, cette annonce n’a eu aucun effet sur les cours des actions des entreprises françaises.
    C’est tout de même inquiétant quand la parole du ministre de l’économie d’un pays a si peu de crédibilité.

    • « cette annonce n’a eu aucun effet sur les cours des actions des entreprises françaises. »
      forcement , personne n’y croit vraiment

    • Je me perds en conjectures sur l’intérêt de cette mesure de prétendue « justice ».
      Ce que l’entreprise renonce à distribuer comme dividendes s’ajoute au capital et devrait donc augmenter d’autant la valeur boursière.
      Si l’actionnaire veut toucher son 1% il peut toujours vendre 1% de son portefeuille avec une fiscalité comparable voire meilleure.

      • En période de moins-values, la fiscalité devrait être en effet bien meilleure pour l’actionnaire, et donc bien plus défavorable pour Bercy !

    • Ce Le Maire est d’une nullité affligeante et sera vite oublié ! tout comme le reste de la bande d’amateurs de la république en marche-arrêt !

    • Ceux qui écoutaient ce g.uignol ont fait faillite depuis longtemps.

  • le dividende est la rémunération de l’actionnaire, comme le loyer pour le propriétaire d’immeuble, le coupon pour le détenteur d’une obligation d’emprunt d’état, le taux d’intérêt pour un livret bancaire. Pourquoi cette dichotomie/discrimination ?

    • et « en même temps  » le mot d’ordre c’est investissez…

      • et on bloque les loyers et en même temps..

        • etc etc.. et la France est libérale..

          • … lilibérale 😉

          • @jaqcques lemiere-NON la France est ultra-libérale…

            Au fait ce Bruno LM (je n’ai rien voulu écrire d’autre…quoique) ne voulait-il pas, déjà l’année écoulée, réformer le capitalisme ?
            S’il avait la culture que son agrégation de lettres modernes sous tend, il aurait dû lire Le Capital de Michel Leter et savoir que le capitalisme n’a jamais été fondé, donc sans date ni corpus, je cite à la page 260 : « Comment, dès lors qu’il n’a ni théoricien ni adepte dans le camp libéral au siècle de la révolution industrielle, le capitalisme a-t-il pu être présenté comme un système économique ? » et en page 259 « le capitalisme est mis en exergue non pas tant par les défenseurs du capital que par ses adversaires » Bruno LM se dévoile à l’image d’un de ses anciens chefs de parti RPR/UMP, Jacques Chirac comme un adversaire du capitalisme (cf. L’Inconnu de l’Elysées) ou plus rapidement un communiste (cf. Michel Rocard). Quelle ironie de lectures
            Le capital n’étant, entre nous, qu’un attribut des propriétaires des moyens de production.

  • IL est d’une incompétence et d’une nullité affligeante !!

  • Le maire, un Joe Biden français, espérons qu’il prend quotidiennement ses gouttes pour qu’on profite longtemps de son humour

  • La question est: les banques vont-elles demander l’aide de l’Etat?

  • Que l’État commence par rembourser aux entreprises les Acomptes sur Dividende qu’il a reçus en 2019 en tant qu’actionnaire !!!

    • L’état n’ayant pas d’autre ressource que l’impôt, l’état est le contribuable. Ne demandons rien à l’état que nous ne pourrions payer ou voudrions payer.

  • typo : vous avez écrit « bon fonctionnement de l’économie » il fallait évidemment lire « bon ponctionnement »

  • Bruno Le Maire menace à mots plus ou moins couverts s’il n’y a pas suspension de la distribution des dividendes, Bercy est conditionnée et il se réserve la possibilité de retoquer toute demande de report d’impôts, de cotisations sociales et, si elles ont été accordées, de les rembourser avec des intérêts. Mais j’appelle cela du chantage, BLM se prendrait-il tout à coup pour JLM (Jean-Luc Mélenchon) ?
    L’Etat d’exception, des violences d’État et des exactions d’individus se réclamant de son autorité (1793-1795) attention Bruno Le Maire
    Mais avant que la Terreur du XXIe siècle prennent ses marques, retenons que le socialisme, c’est prendre l’argent des autres, alors que la solidarité c’est de donner du sien

    « Le plus pervers ennemi de l’humanité ne pourrait avoir inventé un plan plus destructeur de son véritable bonheur que celui qui consiste à louer, aux frais de l’État, une corporation d’hommes dont le travail consisterait à amener leurs contemporains, sous de faux prétextes, à l’exercice de la vertu. » – William Godwin (1756 -1836)

    « Il est effrayant de penser que l’on pourrait ignorer quelque chose, mais plus effrayant encore de penser que dans l’ensemble, le monde est dirigé par des individus persuadés qu’ils savent exactement ce qui se passe » Amos Tversky

    « On ne pourra jamais convaincre totalement quelqu’un qu’il a tort. Seule la réalité a ce pouvoir »- Nassim Nicholas Taleb

    « Les politiciens sont des voyous qui, par accident ou par loi, peuvent disposer d’une partie des revenus de leurs concitoyens. » – H.L. Mencken

    « Le pouvoir corrompt le pouvoir absolu corrompt absolument » disait Machiavel
    Finissons par deux bons mots :
    « Mieux vaut se taire et passer pour un con, que de l’ouvrir et prouver qu’on l’est « – Coluche

    « On devrait inventer l’alcootest politique, on devrait faire souffler les hommes politiques dans un ballon pour savoir s’ils ont droit de conduire le pays au désastre. »-Coluche

  • Menacer les entreprises qui verseront des dividendes de ne pas pouvoir bénéficier des aides d’état car c’est lui qui les signe, c’est encore une fois sortir de l’état de droit et s’en remettre à la décision du prince.
    Probablement une gesticulation politique de plus pour faire solidaire.

  • Tout dirigeant d’entreprise qui prendrait ou (juridiquement impossible) suggérerait la suspension des dividendes en 2020 lors des Assemblées générales des actionnaires, serait ainsi soupçonné de connivence avec le pouvoir politique, les actionnaires sauraient à quoi s’en tenir pour le futur, un dirigeant d’entreprise donnerait la preuve de son irrespect du contrat de société passé avec les propriétaires de l’entreprise qui l’emploient

  • Il l’a dit lui même: il est trop intelligent pour qu’on puisse le comprendre …et moi, je dois être sacrément bouché pour ne rien saisir de sa logique

  • Alors là pour relancer l’économie il a encore tout faux notre Ministre défaillant… Quand les actions ont perdu 50% de leurs valeurs, supprimer un dû aux actionnaires sur des résultats d’entreprises c’est comme si il demandait aux entreprises de ne pas payer le salaire des salariés ! Pour rester dans sa logique imbécile, j’appelle à la suppression de l impôt sur le revenu de 2019 pour tous les contribuables

    • « Pour rester dans sa logique imbécile, j’appelle à la suppression de l impôt sur le revenu de 2019 pour tous les contribuables »

      Sauf que ce serait surprenant mais pas imbécile du tout!
      Les 70G€ de « manque à gagner » pour l’état feraient sauter la barre mythique des 3% mais se convertiraient en une impulsion de reprise quasi-immédiate doublée d’une obligation d’économie budgétaire vertueuse.
      Une aubaine.

  • C’est juste pour justifier le chomage des Ents et leur system qui est en décrépitude. Comme ca il va pouvoir les aidés en justifiant qu’ils n’ont pas pris de dividende (la connivence ca marche toujours)

  • 1974
    l’homme qui valait 3 milliards
    Avec Lee Majors

    >>>>>

    2020
    L’homme qui ne valait pas un Kopeck
    Avec Bruno Lemariole

  • Rappelez moi:
    N’est-ce-pas Sarko qui n’en voulait pas comme ministre des finances?

  • Es ce qu’il peut empêcher le versement de primes hors norme aux fonctionnaires de son ministère ?

  • Quelque chose m’échappe: les entreprises touchent des aides d’État pour les reverser en dividendes ? C’est bien ça ?

    • A partir du moment où les dividendes 2020 sont basés sur les résultats 2019, la trésorerie ayant été arrêtée au 31.12.19, on les verse !

      Si les résultats 2020 sont mauvais pour cause de Covid-19, cela aura une influence sur les dividendes de 2021…

      Pas la peine de mettre la charrue avant les boeufs (ou l’âne en ce qui concerne le ministre).

    • pour l’instant aucune aides n’ont été versé, juste des reports de charge, des prêts, et la prise en charge du chaumage technique mais c’est plus une aide indirecte au salariés qu’au entreprises.

    • @xc-C’est ce que se dit et lit en boucle dans toute la gauche, surtout la CGT dans les manif. mais aussi toutes les ONG notamment OXFAM qui vit de subventions des états (la France doit verser de souvenir 27 millions d’euros). On est tellement bien entre soi !
      Mais les sous de l’état ce sont quand même exclusivement ceux des entreprises car sans entreprises pas d’état enfin pas de sous.

  • Apparemment cela ne suffit pas à l’Etat d’avoir la main (lourde) sur la fiscalité des entreprises (notamment de production avant même le moindre chiffre d’affaires), sur le taux de charges dans un système d’assurance qu’il monopolise, sur le droit du travail, sur les normes de production et consommation…il entend décider désormais du montant des dividendes.
    Voilà qui va encourager de nombreux investisseurs à le faire dans nos entreprises..

  • Comme d’habitude l’état se mêle de ce qui ne le regarde pas parce qu’il ne se mêle pas de ce qui le regarde (équipements de nos soignants, sécurité des biens de ces dits équipements dans le cas qui nous préoccupe …)

  • Le Maire n est pas un genie mais pour une fois sa proposition n est pas debile: une netreprise peut pas a la fois demander de l argent a l etat (et donc faire payer le contribuable) car la tresorerie est a plat et dans le meme temps utiliser sa tresorerie pour ce qui n est pas essentiel: racheter ses actions pour les annuler ou payer un dividende

    Dans un ssyteme purement liberal l etat ne devrait pas subventionner les entreprises et donc si une entreprise veut verser des dividendes et faire faillite un peut plus tard, c est le probleme des dirigeants. Mais si on tends la main pour recevoir l argent du contribuable, il est legitime que le contribuable demande a ce que l argent soit employe au mieux

    • La situation difficile actuelle des entreprises est la conséquence d’une décision politique et non de celle des entreprises et qu’il est normal que l’Etat accorde des facilités pour assumer les conséquences de ses actes.

    • L’argent du contribuable serait employé au mieux s’il servait à renforcer les entreprises qui marchent le mieux malgré la crise… Ce que feraient d’ailleurs directement les contribuables si l’état leur laissait cet argent au lieu de le prendre pour aller aider les entreprises qui lui plaisent bien et qui marchent mal.

    • @cdg-Le Flash éco de Natixis du 27 mars 2020, expose graphique à l’appui que depuis la crise de 2008-09 les entreprises ont réalisé à la fois une forte hausse des acquisitions et de la détention de cash.

    • @cdg
      Bonjour,
      L’Etat prend 60% du chiffre d’affaire de n’importe quelle entreprise, surtout si elle est privée.
      Dans un systèe libéral, l’Etat ne prendrait rien du tout sur le chiffre d’affaire. Les entreprises pourraient alors mieux utiliser leur argent, en particulier par temps de crise économique.
      L’Etat ne fera qu’une chose : dépasser allègrement les 60% de taux de ponction.

    • Pour l’instant, il n’y a pas d’aides aux entreprises. Juste des reports de cotisations (et non des diminutions ou annulations).
      Quant aux promesses gouvernementales, elles n’engagent que ceux qui y croient!

      • @Cyde-Oh combien je partage votre point de vue ! (exactement 32 milliards de reports de charges sur le plan de 45, qui sera insuffisant bien sûr mais » l’état ne laissera tomber personne »).
        On comptera si nous survivons.

  • ce type est un bourgeois catholique encombré d’enfants qui descend de la cousine germaine de LXVI, dont le frère a épousé une allemande (Eine ID sogar!) et qui trahit sa classe sociale pour tenter de sauver sa misérable carcasse. Il est dans le même lit que l’aristo verräterin Ursula qui fait de même à Bruxelles.
    Tory men and whig measures, c’est bien connu.
    Mais comme l’a rappelé H16, let’s not have a good crisis go to waste…c’est ce que fait le petit soldat Lemaire

  • En bon socialiste Le Maire nie le droit de propriété et rejette donc le capitalisme. Heureusement que personne ne tient compte de ce qu’il dit.

  • On savait que ce type était un imbécile, mais il prouve par là qu’il est complètement débile!

  • Qu’ils soient de droite ou de gauche nos socialistes sont parfaitement interchangeables puisque étatistes formatés à l’ENA !!!! H16 l’a dit et reprend encore sa prophétie :  » il serait dommage de gaspiller une telle opportunité d’étatiser un peu plus le pays  » !!! Et nous aurons à profiter des corollaires : moins de liberté plus d’impôts !!!!

  • Après ‘Étatisation des retraites nous passons à la Confiscation des Dividendes. Alors en route pour la Soviétisation Marxiste Léniniste de L’économie française.

  • Dividendes ou pas, provisions ou pas, Le Maire ou pas, ce sont les assemblées d’actionnaires qui décident. Mais les assemblées sont plutôt compliquées à organiser, ces temps-ci. Bref, ce qui a déjà été voté sera probablement versé, mais rien n’est sûr pour la suite. Il y aura des reports, des suspensions, des divisions, des atermoiements, des oppositions. Et qui sait, il n’est pas impossible qu’on assiste au refus de certaines assemblées de voter les dividendes proposés par les directions, parce qu’ils seraient jugés trop élevés. Un comble. A ce stade, on observe deux mondes divergents, les entreprises non financières d’une part qui ne semblent pas avoir trop de souci pour couper dans les dividendes, et les entreprises financières d’autre part, très affectées par la baisse des cours.

    Nombreux sont ceux qui attendent un rebond aussi spectaculaire que la baisse lorsque l’épidémie aura pris fin. Pas question entériner la baisse de 40%, d’agir comme si cette correction avait défini une nouvelle norme. Les éléments de langage sont simples. La chute des marchés en février/mars n’était qu’un accident de parcours, une péripétie momentanée, un coup de canif égratignant à peine la cuirasse des profits passés. Déjà un mauvais souvenir, en somme.

    La bonne affaire de dividendes calculés sur la base de cours 40% plus élevés est toutefois un pari risqué, si jamais la distribution a lieu dans un marché de nouveau fortement baissier. Dans cette période de forte volatilité, la position la plus raisonnable consiste peut-être à maintenir des dividendes, mais de les conditionner aux niveaux des cours, autrement dit proposer des dividendes conformes à la situation actuelle et non plus fonction des résultats de l’année passée.

  • Humain… Très humain ! Logique… Très logique !
    Si je suis tout disposé à filer une pièce au SDF du coin de la rue, me viendrait-il l’idée de faire l’aumône au gus qui descendrait de sa Rolls ?
    Quant au refus de l’Etat de consentir au versement de dividendes pour les entreprises dont il est actionnaire, quoi de plus normal ? Jusqu’à preuve du contraire, c’est bien l’actionnaire qui est propriétaire de l’entreprise ? Non !? …

    • Il faut distinguer les décisions politiques et l’attitude de l’Etat actionnaire! Jusqu’ici l’Etat actionnaire s’est plutôt comporté en prédateur assoiffé de dividendes. Par ex, EDF a du emprunter pour assurer ses investissements tandis que l’Etat obligeait l’entreprise à lui verser plsrs milliards de dividendes.
      Cela m’étonnerait donc que l’Etat s’applique à lui-même ses oukases anti-dividendes.

      « me viendrait-il l’idée de faire l’aumône au gus qui descendrait de sa Rolls ? »
      N’allons peut-être pas jusque là, certes.
      Il ne faudrait peut-être pas non plus lui charger sa barque, non? Sinon, la prochaine fois, le gars en question privilégiera un investissement hors de France…

  • Je dirais aux entreprises, chiche ?
    Les dividendes étant soumis aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu, cela va faire un joli trou dans les recettes de l’Etat si les entreprises suivent les directives du ministre.

    • Et qui c’est qui va devoir compenser ce joli trou ? Le contribuable, par de nouvelles taxes, de nouveaux impôts et un emprunt forcé…

      • Les prélèvements sur les dividendes sont payés par les contribuables.
        Je suis d’accord avec vous, je voulais juste souligné que les propos de notre ministre sont schizophrènes. En souhaitant interdire les dividendes, ils se tirent une balle dans le pied puisque la conséquence sera une moindre entrée fiscale. D’autant que, vu le niveau de dépenses actuelles, il en a plus que besoin. Bien évidemment ils iront les chercher ailleurs, surement par la dette (impôt de de demain).

        • D’un autre côté, quel est l’intérêt pour l’État de prélever des dividendes sur ses entreprises s’il doit en même temps les aider financièrement ? … Autant laisser l’argent où il est, non ?

  • Dividende pour qu’elle année 2019 ou 2020 ?

  • Vu que de banques sont citées, il serait bien de préciser d’où proviennent les « bénéfices » de celles-ci. Frais de gestion, de découvert, de succession,etc (toujours supérieurs à l’inflation), magouilles sur les devises, les assurances, les compte-titres, etc… Ces « bénéfices » sont depuis quelques temps quasi redistribués aux actionnaires et en rachat d’actions (avec son cortège d’actions gratuites pour les CPS++), faiblement voire pas du tout pour l’investissement (comme nos grosses tôles du CAC40). Et vous voudriez que l’on pleure?

  • Supprimer les dividendes c’est supprimer le financement de l’économie! Bon courage

    • Ils auraient voulu décourager les investisseurs de venir en France, qu’ils n’auraient pas pu mieux faire. Trop forts!
      Ils sont dans de la gestion politique à très court terme. Faut-il qu’ils soient vraiment à la ramasse…

  • Il est clair que BLM ne comprend rien au fonctionnement de l’économie et en particulier ne comprend rien au capitalisme. Qui va investir, donc prendre un risque, sans rémunération de sa prise de risque? Et prendre un risque, n’est ce pas sous entendre risque de pertes aussi bien que possibilité de gain? Les dividendes c’est, avec la plus-value possible, la possibilité de compenser ses pertes, de permettre aux entreprises d’investir et à ceux qui les ont aidées à créer de nouvelles richesses, d’être récompensés. C’est la vie même de l’économie libérale.
    Mais ce qui est le plus irritant chez BLM et les représentants de cette pseudo-droite, c’est qu’ils n’arrêtent pas de se flageller devant la Gauche. Le message est, effectivement, comme le répète en mantra la CGT: « les salariés sont gentils, les capitalistes sont méchants et de plus comme ils sont « riches », il n’est pas nécessaire de les aider ; il faut même ne pas rater une occasion de les éreinter ».
    C’est lamentable! C’est démago! C’est bien le signe que BLM est passé par la machine à décerveler de l’ENA. Dans son cas, le moulinage est parfaitement réussi et les méchants capitalistes peuvent crever ( l’Etat aussi d’ailleurs puisque c’est quand même les impôts prélevés sur ces capitalistes qui lui permettent ses largesses).

  • Les dividendes payés en 2020 sont basés sur les résultats de 2019, tout le monde le sait. Cet argent est dans les caisses des entreprises concernées et celles-ci n’ont et n’auront aucun problèmes de trésorerie dans l’avenir , elles savent ou en trouver si besoin est, particulièrement les grandes entreprises du CAC40. Mais si cette rémunération des actionnaires sur l’année précédente est supprimée il faudrait peut etre suggérer à la CGT de demander la suppression de la participation et de l’intéressement versés aux salariés au titre des bénéfices 2019 de ces entreprises !

  • L’état joue encore aux pompiers pyromanes, comme d’habitude. Il faudrait peut etre rappeler à Monsieur Lemaire que les grandes entreprises soi-disant « Francaises » sont détenues en moyenne à 40% par des actionnaires étrangers et notamment des fonds d’investissements. Ces entreprises savent que, si elles ne versent pas de dividendes pour des raisons « idéologiques », ces fonds ne vont faire aucun des cas des « vapeurs » anticapitalistes du ministre Français. Non seulement ils largueront leurs actions à la prochaine occasion mais certains sont meme en mesure de déstabiliser les directions qui proposeraient ce genre de mesures lors des assemblées générales. On pourrait peut etre se demander pourquoi ces grandes entreprises ont besoin de l’argent des fonds étrangers dans leur capital. On pourrait aussi se demander pourquoi l’état Français fait tout ce qu’il faut depuis des années pour dégouter les Français d’investir dans le capital de leurs entreprises, D’abord par une fiscalité confiscatoire, ensuite en favorisant les placements genre assurance-vie afin de financer la dette abyssale que celui-ci a creusé au fil des ans.

  • Édifiant Bill Gates avait prévu la pandémie en 2015 https://www.youtube.com/watch?v=6Af6b_wyiwI

  • Je voulais aussi partager avec vous, que nous étions les champions du monde, de l’imprécation de ne pas verser de dividendes en 2020. Aucun autre pays n’y a pensé, encore une fois nous serons « le pays que le monde entier nous envie », mais ne copie pas.

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