Après la crise du Coronavirus, il faudra remettre l’État à sa place

La liberté va nous permettre de sortir de cette crise, pas l’État.

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Après la crise du Coronavirus, il faudra remettre l’État à sa place

Publié le 26 mars 2020
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Par Olivier Maurice.

L’État allait sauver nos libertés, notre mode de vie. Souvenez-vous du beau discours de François Hollande au lendemain des attentats terroristes : pour sauver nos libertés, il faut savoir accepter une diminution temporaire des libertés. « La liberté c’est comme l’air qu’on respire, elle nous entoure et on n’y pense guère mais quand elle vient à manquer, on étouffe ». Quelques mois plus tard, l’état d’urgence exceptionnel fut intégré dans la loi, et la restriction temporaire des libertés est devenue la nouvelle norme.

Une fois passé le péril terroriste, voici maintenant qu’arrive le péril sanitaire. Et à nouveau péril, nouvelle réponse liberticide : bienvenue à l’état d’urgence sanitaire.

Restriction (voire interdiction totale) de la liberté de se réunir d’abord, puis restriction de plus en plus stricte de la liberté de se déplacer, de commercer, de se réunir, restriction de la liberté de vendre et d’acheter toute une série de matériels médicaux indispensables : masques, tests, gels, restriction de tester de nouveaux traitements, interdiction de vendre librement un médicament en vente libre depuis des décennies, restriction de la liberté de regarder ce que l’on veut sur Internet, interdiction de la vente d’alcool… le gouvernement a sorti son sifflet et son carnet à souches et a mobilisé ses fonctionnaires de police pour chasser et verbaliser tout ce qui n’entre pas entre les fourches caudines de sa manie du rangement, tout ce qui a le malheur de dépasser un tout petit peu du cadre et de l’organisation procédurière, tout ce qui sort du formulaire.

Toujours plus de servitude

Et il en profite pour subrepticement augmenter ses prérogatives, en ajoutant une bonne palanquée d’articles de lois et de décrets, en catimini, devant un parlement déserté et un pays paralysé par la peur. Tout en jurant que ces mesures exceptionnelles resteront exceptionnelles…

Personne n’est dupe : les mesures d’exception sont toujours l’ultime solution quand tout a échoué et la dramatisation de l’annonce des nouvelles mesures coercitives, devenue le nouveau feuilleton diffusé à 20 heures chaque lundi est le dernier rempart derrière lequel se cache un gouvernement totalement dépassé et qui aura à rendre compte des multiples erreurs dues à sa manie compulsive de vouloir s’occuper de tout et de ne jamais faire confiance à personne. Le dernier rempart pour tenter de faire illusion et essayer de camoufler son incompétence crasse.

Heureusement, il reste des îlots de liberté dans ce pays sur-administré et sur-contrôlé. Il reste des réfractaires au message mensonger répété en boucle du « ne vous inquiétez pas : l’État s’occupe de tout, tout va bien se passer ».

Il reste des Bernard Arnaud pour fabriquer du gel hydro-alcoolique sans attendre d’autorisation administrative ou de directive ministérielle. Il reste des entreprises pour livrer aux hôpitaux les stock de masques qu’elles avaient constitués pour protéger leurs employés. Il reste des médecins pour envoyer se faire voir les directives liberticides de l’administration.

Notre vie n’appartient qu’à nous

L’État s’est arrogé depuis trop longtemps un droit fondamental, sinon le droit le plus fondamental : il est droit et juste de se préoccuper personnellement de sa santé, de sa sécurité, de son intégrité.

L’État n’a aucun droit, aucune légitimité à limiter les libertés dans ces domaines, à part celle que nous voulons bien lui donner.

Nous avons été bien trop laxistes, bien trop gentils, bien trop perméables aux baratins des collectivistes qui dans leur rêve utopiste, ont cru que l’on pouvait tordre la réalité pour la faire se plier à leur vision morale et esthétique du monde. La réalité est froide, implacable, violente et sans remords. Elle n’a que faire des mots, des règlements, des lois édictées par les Hommes. Elle n’a que faire du beau et du bon. Elle n’a que faire des peurs et des caprices. Elle n’a même que faire des sciences, elle fonctionne très bien sans elles.

Il y aura un après Covid-19, un après Gilets jaunes, un après terrorisme, un après crash économique… Il y a aura un après cette crise sociale, économique, culturelle et philosophique que notre société traverse et dont l’épidémie actuelle n’est qu’un révélateur supplémentaire de son incroyable fragilité et de son inconcevable arrogance. En espérant qu’il faille ne pas trop attendre que cette liste s’allonge encore avant que les choses ne changent réellement.

Remettre l’État à sa place : celle d’être au service des citoyens

Cet après a déjà commencé. L’État devra rendre des comptes aux citoyens. Il devra dire pourquoi il était aussi démuni. Il devra expliquer pourquoi le deuxième budget au monde en termes de dépenses de santé a été incapable de fournir des masques, des tests, du gel, des blouses, des lits, des respirateurs, des logements pour les soignants et les encadrants des maisons de retraites.

Il devra expliquer pourquoi il a mis le pays entier en prison.

Il devra expliquer pourquoi il a pendant des années dilapidé des fortunes en subventions, en remboursement de billes de sucre, en paix sociale. Il devra expliquer pourquoi il a confié les rênes du pays à des comités Théodule rongés par les lobbies, les egos, les intérêts personnels, le carriérisme et les luttes de pouvoir.

La liberté va nous permettre de sortir de cette crise, pas l’État. L’État est en train de s’effondrer par blocs entiers dans une pathétique fuite en avant.

Prenez soin de vous.

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  • Un après, quel optimisme ! De mutation en mutation l’après ressemblera étrangement au présent en pire.
    La Chine a vaincu le virus, les sociétés hyper policés ont vaincu le virus… Voilà ce qui nous pend au nez.

  • L’illusion du contrôle de la situation est fournie par les « Ausweis » indispensables pour sortir de chez soi – nous en sommes déjà, je crois, à la quatrième version de ce document, obligatoirement sur papier. Avec les aberrations des amendes aux SDF, devenus « sans papiers », les  » je promène mon chien » quand on est accompagné d’un chien, les « je vais faire des courses » quand la voiture est pleine de courses et les « je me rends à une convocation administrative » alors qu’il faut pouvoir la montrer.
    Les Français étant des veaux, ne leur faudrait-il pas spécifier « je me rends à l’abattoir » pour les professionnels de la santé obligés de travailler sans protections ?

  • Merci pour cet article!
    Pourtant…je ne vois pas cela arriver: cette volonté de réduire la place de l’Etat doit etre porté par un parti politique, des gens,etc. Et pour l’instant, je ne vois rien de tel.

    Le problème des libertariens et des libéraux est qu’ils n’ont pas de représentation en bonne et due forme.

  • Il ne faudra pas leur demander des comptes en tant que représentants de l’état, mais en tant qu’accusés devant un tribunal après les avoir virés par référendum.

  • Si seulement l’Etat pouvait vraiment s’effondrer, on aurait alors peut-être une fenêtre de tir pour se débarasser du jacobinisme et du colbertisme réunis. Cancer de la société française qui la tue à petit feu.

  • l’état n’est rien ; sa seule force , c’est l’armée sous toute ses formes ; sans cela , l’état devrait faire face à la colère justifiée de millions de gens ; et alors là…..

    • Vivement un coup d’état militaire, alors….

    • la majorité des français sont des moutons, lobotomisés par l’Etat socialiste depuis des décennies …après cette crise il ne se passera rien ..les gens seront bien trop contents d’être en vie, le este ne sera qu’accessoire.

  • « L’Etat devra expliquer pourquoi le deuxième budget au monde en termes de dépenses de santé a été incapable de fournir des masques, des tests, du gel, des blouses, des lits, des respirateurs, des logements pour les soignants et les encadrants des maisons de retraites. »
    Il devra plus généralement expliquer pourquoi prétendant s’occuper de tout et ponctionnant à cet effet la majorité des richesses produites par le pays chaque année, plus que tout pays au monde, il arrive à si peu de résultats notamment dans ses services publics, moins que tout pays développé au monde.
    Cette crise devrait vraiment être l’occasion de se poser la question du rôle et du volume de l’Etat en France, alors qu’une majorité de nos concitoyens critiquent certes le gouvernement, MAIS réclament plus d’Etat encore, et plus de subsides et moyens de sa part.
    Tant qu’il y aura des nations autour de nous, tant qu’il y aura des événements exogènes qui atteignent subitement une masse de population (virus, crises financières, nuages atomiques, pollution..), on comprend qu’une riposte immédiate collective s’avère nécessaire que seul un Etat est capable et légitime de mettre immédiatement en œuvre.
    Mais cela ne justifie pas qu’il veuille s’occuper de tout par tout temps et qu’il ne soit jamais comptable de rien (sang contaminé, Crédit Lyonnais, AREVA, coronavirus, dette..).
    De fait, le tout-Etat ne fonctionne pas mais le sans-Etat-total est une chimère sans avenir opérationnel ni culturel en France.
    Oserions-nous un ordolibéralisme à la française, au moins pour engager le mouvement ?

    • Le fait que 50% des budgets hospitaliers soient consacrés à l’administration peut-il avoir un rapport à ce rendement médiocre ?

  • Quel optimisme, cet emploi du futur ! Tout cela risque fort de n’être que voeux pieux…

  • Après c’est cette crise l’état reprendra sa place c’est sûr :

    – explosion des impôts pour compenser le « manque a gagner »
    – augmentation du controle de la population et de l’information
    – nationalisations
    etc…

    • Avec un air de Venezuela et les tickets de rationnement pour tenir la population en laisse.

      Lrem, cette salle d’attente du fascisme.

  • « Après la crise du Coronavirus, il faudra remettre l’État à sa place… »
    J’ai comme un doute. Mais puissiez-vous avoir raison!

  • Un grand respect pour votre dernier chapitre…

    Reste que le jour d’après, doit passer par un Nuremberg…

    Pour ceci, si nous nous posons la question du « pourquoi », le « comment » en découlera.

  • Faut pas rêver, une fois passée la crise, ils vont encore plus écraser leur gros cul sur la gueule des gens !
    En fait, leur cul est tellement gros que vous ne voyez plus la tronche qui va avec.
    Même si quelques sous fifres seront sacrifiés pour expier nos fautes (pas les leurs), rien ne remettra en cause leur certitudes, rien n’ébranlera leur conviction imbécile du ‘service de la nation’ appris à l’ENA.
    C’est par cette illusion, que chacun sera récompensé ou châtié selon son dû, que les croyants de la secte ‘fRance’ perpétuent leur servitude, pour leur plus grand malheur…

    PS: Je lis principalement dans les réactions que ‘l’état n’en a pas fait assez’, que ses dirigeants ont été faibles et incompétents;
    j’en déduis : ‘il faut plus d’état, avec des gens costauds ‘, costauds comment ? plus costauds que nous, que qui ?
    ça promet…

    • C’est le syndrome de l’aspirine. Je pense comme vous, les gens vont se tourner encore plus vers l’Etat et réclamer des aides, des protections, des reports etc.

  • Qu’est-ce que l’Etat en France?
    Un bâtard de Louis XIV, colberto-marxisant, liberticide, égalitariste, cupide et lâche.
    Mais hélas, infantilisés et incultes beaucoup en redemande!

  • A Gaston 79,
    Pourquoi ?parce que çà a été embauches massives d’administratifs et de non soignants à la place de masques et de respirateurs!!!!!!!De créations de services aux noms plus alambiqués les uns que les autres mais sans aucun rapport avec le soin!
    Et les maires présidents d’hopitaux quand ils en ont un, s’en sont bien souvent servi par électoralisme pour des embauches de non soignants aussi,pour les soignants combien d’intérimaires étrangers pour pallier le manque de soignants?
    Si une réforme importante doit avoir lieu comme l’a annoncé le PR
    hier au soir elle ne pourra se faire sans une refonte complète du personnel et de la RH de ces hopitaux et alors là les syndicats l’attendront au tournant!

  • il n’y aura pas d’étincelle dans ce qui sert de cerveau aux Français. Hier j’entendais un SDF dire que les Juifs se fendaient la gueule avec la crise sanitaire.

  • L’Allemagne passe à 500 000 tests /semaine ,nous ‘on pourrait faire des tests mais on manque de réactifs et/ou d’écouvillons paraît-il maintenant.
    Encore une différence pays riche pays pauvre,nous nous sommes riches en « diversité » peu utile en cas de crise sanitaire!

  • il ne se passera rien, tant que les politiques ne se sentiront pas concrètement menacés (par le COVID lui-même ou un soulèvement (voir gilets jaunes).

  • Je suis assez partagé sur cet article. Je partage le point de vue selon lequel l’état a extrêmement mal géré cette crise à beaucoup de niveaux et devra effectivement rendre des comptes dès la sortie de crise (enfin je l’espère mais je suis prêt à parier que ce ne sera pas le cas). Et il faut effectivement laisser la place à l’expérimentation médicale le plus vite possible.

    Pour ce qui est du confinement j’avoue être d’accord malheureusement. Le but étant de lisser la courbe de l’épidémie, vu les difficultés actuelles je pense que c’est le moyen le moins mauvais malheureusement.
    A part la Corée du Sud qui est un exemple, beaucoup d’autres pays sont en état de confinement ou vont y arriver. Ça commence à mal tourner pour les britanniques (voir le live du monde qui explique qu’au moins 10% de la population serait contaminée (et jusqu’à 50% selon une étude), et je suis curieux de voir comment ça va évoluer aux USA.

    Pour la chloroquine, je pense avec un certain recul que ce n’est pas une si mauvaise idée. Je crois à la responsabilité individuelle, mais combien d’abrutis auraient eu des complications sévères suite à un surdosage ? Le sujet est à débattre, car on pourrait rétorquer combien de vies sauvées en parallèle ?
    Mais la question ne se pose pas forcément, étant donné qu’il faudrait une ordonnance pour commander de la chloroquine

    Bref beaucoup de mauvaises choses, mais un confinement malheureusement obligé de mon point de vue

    • « Combien d’abrutis auraient eu des complications sévères suite à un surdosage ? »

      On renvoie les gens qui toussent chez eux avec du paracetamol. S’ils croient que ça les soignent, ils ont encore plus de chance de se tuer avec un surdosage de paracetamol.

      Un prétexte de plus …

    • Le confinement devrait s’appeler auto-confinement et ses règles comprises plutôt qu’imposées par décret. Et prendre en compte le fait que la plupart des contaminations sont le fait de porteurs asymptomatiques…

  • Malheureusement je crains que ce soit plutôt l’état qui nous remette à notre place. La première … en matière de fiscalité !!!

    • Les victimes passées et à venir du virus ne seront pas exonérés des droits de succession. M’est avis que leur augmentation sera votée en loucedé.

      Souriez, Bercy vous enc****.

  • J’y crois pas une seconde a ce remise à la place de l’Etat. Les libéraux ne sont pas assez constants et se taisent trop facilement face aux étatistes de tous bords. Les avocats de la liberté n’ont pas les cojones d’aller au clash et de mettre leurs proches face à leurs contradictions. Le combat de la liberté c’est un combat de chaque jour de chaque instant. C’est ne pas accepter qu’on justifie le despotisme, meme celui ne nous touche pas, pas des sophismes sécuritaires. Et ça peu de gens même les plus libéraux, ont le courage de le faire. En société le libéral n’a que rarement le courage de nommer les vieux réacs et les cocos grande gueule par leur nom: Des vieux cons aigris qui justifient le despotisme par leur mépris de ce qui est différent et des suppôts de Staline à peine à peine voilés.

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