Dépenses sociales : pourquoi sont-elles aussi élevées ?

La France est le pays où les dépenses sociales sont les plus importantes de tous les pays développés, et elles ne cessent d’augmenter régulièrement, d’année en année.

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Dépenses sociales : pourquoi sont-elles aussi élevées ?

Publié le 23 février 2020
- A +

Par Claude Sicard.
Un article d’Entrepreneurs pour la France

Les dépenses sociales se sont élevées à 812,4 milliards d’euros en 2018, représentant un peu plus de 60 % des dépenses publiques.

Aussi notre pays est-il le pays où les dépenses publiques sont devenues les plus élevées de tous les pays européens : on en est à 56,0 % du PIB, alors que la moyenne des pays de l’UE est à 35,8 %, et celle des pays de l’OCDE à 27,2 %.

Pour couvrir ces dépenses, l’État ne cesse d’accroître la fiscalité, ce que les économistes nomment « les prélèvements obligatoires », et, là encore, la France vient en tête de tous les pays développés. Autre phénomène préoccupant : la dette du pays qui ne cesse de croître.

Depuis 1975, en effet, les rentrées fiscales ne suffisent plus à couvrir toutes les dépenses, et chaque année l’État se trouve contraint de s’endetter un peu plus, au point que la dette extérieure du pays a fini par atteindre le niveau du PIB. La France se trouve donc en infraction vis-à-vis de la règle à respecter par les pays membres de la Zone euro qui interdit que l’endettement passe la barre de 60 % du PIB.

Le tableau ci-dessous indique comment nous nous situons par rapport à nos voisins :

dépenses socialesIl est donc important d’examiner le problème des dépenses sociales du pays, et de comprendre pourquoi elles sont si élevées : réduire les dépenses publiques comme cela est demandé de toutes parts, car la pression fiscale excessive que nous connaissons étouffe notre économie, ne peut se faire sans que l’on s’attaque aux dépenses sociales. C’est là que réside la difficulté.

Ce sont les dépenses de vieillesse et celles de santé qui ont crû le plus rapidement : la vieillesse représentait 10 % seulement du PIB en 1970, et nous en sommes actuellement à un peu plus de 15 %.

En recherchant les raisons pour lesquelles nos dépenses sociales sont bien plus importantes que dans tous les autres pays européens, on ne peut manquer d’en attribuer la cause à ce phénomène particulier qui caractérise l’économie de notre pays : la grave désindustrialisation de la France, notre pays étant devenu le plus désindustrialisé de tous les pays européens, voire de tous les pays développés.

Il s’agit donc d’un problème structurel, ce qui est extrêmement préoccupant : seule la Grèce est plus désindustrialisée que nous. La révolte des Gilets jaunes qui s’est déclenchée en novembre 2018, une révolte qui n’est toujours pas achevée d’ailleurs, a eu pour cause, précisément, cette grave désindustrialisation du pays, mais les médias ne l’ont pas évoqué.

Pour calmer la crise notre président s’est vu contraint de lâcher quelque 17 milliards d’euros, mais les revendications des Gilets jaunes pour un meilleur niveau de vie, un mouvement qui a été soutenu par plus de 60 % de la population, sont toujours là.

Pour confirmer le diagnostic que nous avançons, il est intéressant de voir comment à travers le monde se trouvent reliées les dépenses sociales aux niveaux d’industrialisation des pays ; rapprochement logique à faire puisque, comme nous l’avons montré dans d’autres articles, la production industrielle est le facteur explicatif clé de la richesse des pays.

Le graphique ci-dessous montre la liaison existant, statistiquement, entre le degré d’industrialisation des pays et l’importance relative des dépenses sociales publiques :

Dans le graphique ci-dessus les taux de production industrielle sont ceux publiés par la BIRD, et les taux de dépenses sociales sont ceux donnés par l’OCDE. L’équation de la droite de corrélation nous indique que pour le PIB par tête qui est celui de la France, les dépenses sociales de notre pays devraient représenter seulement 25,9 % du PIB, alors que nous en sommes à 31,2 %. Nous avons donc 5,3 points de PIB de dépenses sociales en excédent, soit 126 milliards de dépenses sociales en trop.

Il est facile d’identifier où se trouvent ces excès : il faut les rechercher avant tout dans les deux rubriques de dépenses les plus importantes, à savoir la vieillesse et la santé.

L’excès de dépenses de santé peut se calculer aisément en établissant une corrélation entre le niveau de richesse des pays et les dépenses de santé calculées, non pas en pourcent du PIB, mais par habitant. On a la corrélation suivante, en recourant aux statistiques de l’OCDE sur les dépenses de santé per capita, et aux PIB/tête données par la BIRD :

La France se trouve dans cette corrélation légèrement au-dessus de la droite de régression, et l’équation de cette droite nous indique que pour le PIB/tête qui est celui des Français nous avons 953 dollars de dépenses annuelles de trop, soit 19,4 % d’excès. Au niveau français, cela a représenté un excédent de dépenses de santé de 40 milliards d’euros en 2018.

Les dépenses sociales excédentaires du pays s’élevant, selon l’estimation avancée plus haut, à 126 milliards d’euros, on peut en déduire que l’excédent à imputer au poste vieillesse s’élève à 86 milliards d’euros, soit près de 24 % de trop.

En résumé, avec cette approche économétrique simple, on parvient aux estimations suivantes :

Les dépenses de santé sont impossibles à réduire car tous les spécialistes indiquent que notre système de santé est à la limite de l’explosion. Quant aux dépenses pour la vieillesse, les réformes sont en cours : l’estimation d’excès de dépenses que nous donnons, pour ce poste, recoupe parfaitement celle de France Stratégie qui estimait dans une étude que nous sommes en dépassement de 3,4 points de PIB par rapport à la moyenne européenne.

Malheureusement, il semblerait que les réformes que les pouvoirs publics tentent laborieusement de mettre en place ne déboucheront pas, finalement, sur de réelles économies à réaliser par les pouvoirs publics.

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  • Les prélèvements fiscaux et sociaux sur la santé sont les mêmes que sur toutes les entreprises françaises. Pour un praticien libéral s’y ajoutent l’impôt sur le revenu et c’est donc plus de 75% qui retombent dans l’escarcelle de L’État. Il est donc illusoire de baisser les dépenses sociales sans baisser les impôts.

    • le probleme c est que baisser les depenses sociales c est explosif politiquement. 45 % des depesnes c est les retraites. vous imaginez la bronca si on baisse celles ci ?. Apres vous avez 35 % sur les soins medicaux. Une baisse va aussi faire hurler ceux qui en profitent (aka les plus ages) et les professions medicales (moins de CA)

  • « Malheureusement, il semblerait que les réformes que les pouvoirs publics tentent laborieusement de mettre en place ne déboucheront pas, finalement, sur de réelles économies à réaliser par les pouvoirs publics. » Belle langue de bois : le budget de la vieillesse va augmenter dans un premier temps puis diminuer par baisse de la valeur du point. Le problème de la répartition était de toute façon temporaire par le décès des baby boomers. A partir de 2040 l’équilibre allait revenir. On a rien résolu en commençant par la transformation de régimes spéciaux en régimes spécifiques, donné de nouveaux droits…alors qu’il suffisait d’éliminer les régimes spéciaux !

  • je n’ai jamais compris pourquoi notre pays s’est ainsi désindustrialisé au fil des décennies , mais les dirigeants ont leur part de responsabilité ; il va sans dire que si les gouvernements tablent la croissance du pays sur le tourisme et les services , on n’est mal barré ; la population active est de 29 millions , et nous sommes 67 millions en France ; pas assez d’actifs donc dépenses sociales de plus en plus élevées ;

    • La désinsdustrialisation a été une option de nos politiciens dans les années 90-2000. Ils sont complètement responsables de l’erreur de jugement qui consiste à tout miser sur les services.

      • Les choix politiques ne sont pas la seule cause car une bonne partie des activités de l’industrie ont été externalisé c’est à dire comptabilisé dans les services. C’est le cas par exemple de l’intérim dans l’industrie comme du marketing et de l’informatique, etc. C’est un phénomène général.

        Le problème français c’est d’être ni fort dans l’industrie, ni fort dans les services.

      • L’arret du premier réacteur de la centrale de Fessenheim a eu lieu ce vendredi et représente plus de 2000 emplois. EDF et l’irsn voulaient le prolongement. Tous les riverains sont unanimes pour dire qu’il fallait prolonger.
        Et pourtant Macron sous la pression écologique a préféré l’arret.
        Macron via le durcissement de normes ( contrôle technique, malus) automobiles est en train de tuer le secteur.

        Alors non ce n’est pas le propre des années 90-2000 mais bien du manque de discernement de certains hommes politiques qui privilégient l’affichage à l’efficacité.

        • Et après avoir détruit l’industrie, voila que Macron, ce gringalet inculte et immature, s’attaque à détruire l’agriculture, au grand plaisir de l’Allemagne et des Pays-Bas, avec les interdictions des pesticides et herbicides, et autres interdictions dans ce secteur. Après il pourra s’attaquer au luxe, seul secteur où nous exportons encore! Et nos politiciens osent dénoncer le populisme alors qu’ils ne font qu’une chose, du populisme outrancier, cédant à toutes les lubies des crétins ignorants. L’installation des éoliennes étant la pire!

          • Combien de ponx et collatéraux pour contrôler, fouiner, scruter, accompagner, surveiller, conseiller, interdire, donner des leçons, réprimander tous ces « cas sociaux » . . .

    • On a instauré le ‘Bac pour tous’ avec la promesse de ne pas ‘finir’ à l’usine…

      Merci Tonton !

    • Je n’ai jamais oublié que l’objectif inavoué du socialisme – municipal ou national – était d’accroître la dépendance. La pauvreté n’était pas seulement le sol nourricier du socialisme : elle en était l’effet délibérément recherché.

      Margaret Thatcher

      Vous verrez comment les politocards jubileront à la réintroduction des tickets de rationnement.

    • Pourquoi?A cause des socialistes en 1981 ,entre leur idéologie marxisante de lutte des classes et Germinal en livre de chevet (cf tout le cirque fait autour du film avec le miteux et Renaud…) on en est là!

  • La collecte des dépenses sociales par les entreprises, dont ce n’est pas le rôle, affecte naturellement leur compétitivité.
    C’est une fiscalité masquée qui devrait être payée directement par les individus, et non d’une manière invisible lorsqu’ils consomment.

  • Il y a un biais dans cette analyse car il est seulement évoqué ici les dépenses sociales « publiques » qui mettent en effet la France en tête de ce classement. Mais attention, cela ne veut pas dire que ces dépenses, ou une partie, n’ont pas lieu ailleurs dans le cadre de contributions volontaires à des organismes privés (par exemple la retraite en capi chez nos voisins). On compare donc ici les seules dépenses publiques françaises aux mêmes dépenses publiques de nos voisins qui disposent en ce qui les concernent d’autres filières que le public pour compéter librement leurs couvertures sociales. La seule conclusion à tirer, c’est que les dépenses de santé sont beaucoup plus « publiques » (donc étatisées) en France qu’ailleurs. En revanche comme la gestion publique française est en général moins efficiente d’au moins 30 % vs la gestion privée concurrentielle, on a une petite idée (l’ensemble de la gestion sociale étatisée doit représenter une bonne centaine de milliards) du surcoût pour chaque français de ses dépenses sociales réalisées par l’Etat plutôt que par des organismes de son choix.

    • Il me semble (voire plus bas) que la distinction fondamentale est entre les dépenses sociales de type assurance et les dépenses sociales de type assistanat. Que l’assurance soit obligatoire ou au libre choix de celui qui s’assure n’est pas le point le plus important. Je vous accorde qu’une gestion étatique bureaucratisée est sans doute moins efficace mais le point clef est l’existence ou non d’un assistanat massif (des transferts à sens unique qui n’ont rien à voir avec de la véritable assurance) qui agit comme un boulet sur la population productive et incite une part toujours plus grande de la population à vivre aux crochets des productifs.

  • Les corrélations amènent à réfléchir mais, tout comme en sciences, ce n’est pas suffisant. Il faut mettre à jour des mécanismes.
    La notion de redistribution inclut en fait deux types de redistribution fondamentalement différentes. D’une part la bonne redistribution qui est similaire à une assurance (en moyenne une catégorie homogène reçoit autant qu’elle donne, même s’il peut y avoir des décalages dans le temps comme c’est le cas pour les retraites) et la mauvaise redistribution qui est un transfert net d’une catégorie vers une autre (les riches vers les pauvres pour caricaturer). Cette mauvaise redistribution ne peut pas se justifier comme une assistance aux plus faibles car qui peut croire sérieusement que plus de la moitié (c’est à dire tout ceux qui reçoivent un transfert net) de la population d’un pays développé souffre d’un handicap incurable ? Il y a certainement quelques pour cent de la population dans ce cas mais pas plus de la moitié. La bonne solution au problème est donc de récupérer ceux qui n’ont pas un déficit incurable. Cela passe bien sur par l’éducation (pas des stages bidons de quelques jours) qui ne devrait pas reculer devant des méthodes plus musclées (type formation militaire !)

  • une remarque…nous avons pas mal de macroeconomistes à la tète des pays…
    et es gens se servent des variables macroeconomiques comme outils de gestion macroeconomique!!
    imaginez un responsable français qui se pose la question de savoir si la france dépense « trop » pour la santé…
    il regarderait la corrélation pib dépense de santé dans le monde…et dirait on dépense trop ou pas assez..

    ces corrélations son biaisées…

    un pays communiste sans marché regarde un pays voisin libre pour se faire une idée des prix et des besoins..

    si un marché n’est pas libre les dépenses ne font pas sens..

    et pourquoi ne pas inclure la charité dans les dépenses « sociales »..
    qu’est ce que ça veut m^me dire une dépense sociale!!!

    • je veux dire…se comparer..
      va on comparer notre consommation de cassoulet à celle des chinois et se dire ça ne va pas?

      il faudrait imaginer qu’il y a quelque chose d’universel dans les « depenses sociales »..
      sans en plus normaliser par rapport aux ages et autres paramètres..

  • Plusieurs remarques :
    – où sont les USA dans le premier graphique ?
    – toujours dans ce graphique, on note l’existence de deux nuages de points distincts, pouvant chacun avoir leur droite de régression.
    – l’analyse des excès de dépenses serait affinée par l’âge moyen de la population.
    – en santé également, la part des dépenses de prévention dans les dépenses totales est un bon indicateur.
    – le prix de la consultation est aussi un indicateur d’excès de dépenses, avec une corrélation inverse (un prix fixé trop bas conduit à multiplier les consultations bâclées inefficaces).
    – pour les retraites, le niveau des pensions par rapport au salaire moyen donne une bonne idée de l’excès éventuel.

    En France, le déficit public est de 76 milliards, à comparer aux retraites des fonctionnaires coûtant 66 milliards. Les retraites des fonctionnaires ne sont tout simplement pas suffisamment financées et ce sont les générations futures qui seront mises à contribution sans qu’elles puissent s’exprimer, au mépris de la démocratie.

    • En France encore, on dénombre 12,3 millions de personnes âgées de 65 ans et plus, mais 17,2 millions de retraités. Pas la peine de chercher plus loin le problème.

    • mais de toutes façons les dépenses de santé font partie des choix des gens…

      ok ..au coeur du truc..combien au minimum coûte de soigner une fracture… ok pourquoi pas..ça semble simple…mais en réalité…
      …combien coûte de soigner une fracture au minimum, en évitant la souffrance, en guérissant vite, en étant soigné dans un établissement confortable en séparant les femmes et les hommes, ou je ne sais quoi que peut souhaiter un individu etc etc…

      on voit l’idéologie utilitariste sous jacente à ce type de corrélation..

      ce genre de graphique pourrait intéresser la part justement « sociale » des soins..celle où le patient n’est pas celui qui paye… pas les autres gens!!!

      • Si vous pouviez éviter l’abus des trois petits points, vous seriez plus lisible.

        • je sais bien, mais je poste des commentaires pas pour nécessairement pour être lu ou compris mais comme un exutoire..désolé..

          l’article me semble si évidemment être dans une optique collectiviste et donc idéologique que ce n’est pas une argumentation rationnelle qui fera changer d’opinion à l’auteur.ce dernier étant celui à qui je voudrais m’adresser..

          pourquoi y aurait il un indice de corrélation élevé entre dépenses sociales ou de santé et pib???
          pourquoi y aurait il une relation linéaire???
          on pourrait tout aussi bien imaginer que dans un pays donné la part des des dépenses de santé diminue avec le pib…

          il faut mettre l’auteur devant un constat bien connu si un service est collectivisé et on peut penser que c’est le cas pour la sécu ne parlez ni de prix ni de satistacftion des besoins individuels…
          vous ne pouvez pas connaitre les « besoins » de santé d »‘une personne, c’est la première illusion, ce n’est pas purement utilitariste..

    • « le prix de la consultation est aussi un indicateur d’excès de dépenses, avec une corrélation inverse »
      Oui, mais pas seulement. Il faut tenir compte du taux et des modalités du remboursement.
      Quand le patient n’a rien à avancer (tiers payant) et qu’une surconsommation ne modifie en rien une cotisation dont il n’a même pas conscience ou ce qui reste à sa charge (absence de franchise) , il n’y a aucune limite aux dépenses.

  • Il y a tout le travail nécessaire et même plus. Mais personne ne veut travailler si c’est seulement pour payer des impôts. Ce qui manque, ce n’est pas le travail mais les emplois.

  • idiot à l’os..
    il y a des pays libres..et donc où les gens choisissent leur dépenses de santé..et il y a des pays collectivistes où c’est l’etat qui décide des dépenses…

    dans un pays libre vous ne vous souciez pas de connaitre la corrélation, vous vous soignez selon vos désirs et vos moyens..

    l’idée que les dépenses de santé soient bien corrélés au pib est juste le reflet du préjugé que c’est quelque chose d’universel , on se demande bien pourquoi!!!..

    c’est dans un état collectiviste et utilitariste qu’on a le désir de minimiser les dépenses de santé globale..

  • Il faudrait expliquer que pour distribuer des richesses, il faut d’abord les créer. Tous les pays socialo-communistes ont fini ou finissent par devoir pratiquement tout importer en recourant à l’endettement. Les Soviétiques produisaient suffisamment de blé mais il pourrissait sur pied faute de moyens pour la récolte, le transport et le stockage.

    • C’est ce que les gens de gauche sont incapables de comprendre, et ce malgré la cagnotte fiscale de Jospin due au boom économique d’internet dans les années 1995-2000. Lorsque l’économie marche bien, l’argent rentre dans les caisses de l’état. Donc l’économie doit passer en toute première priorité. Pourtant ils font TOUT pour la saboter. Trump qui est un homme d’affaire et non un politicien, baisse les impôts et les taxes, et supprime toutes la réglementation abusive et inutile de l’état.

  • Cet article est fondé, mais trop abstrait et trop général pour que l’on puisse attaquer au problème.

    Pour rester sur un de mes points de compétence, la dépense vieillesse vient d’un âge de départ trop précoceCet article est fondu, mais trop abstrait est trop général pour que l’on puisse attaquer au problème.

    Pour rester sur un de mes points de compétence la dépense vieillesse vient d’un âge de départ trop précoce : https://www.yvesmontenay.fr/2019/02/10/retraites-un-probleme-demographique-avant-detre-financier/

    La solution simple est donc de l’augmenter, mais les dernières discussions avec les syndicats montrent une fois de plus un blocage. Et dans ce cas particulier l’opinion suit les syndicats

    • m’enfin…pourquoi voulez vous minimiser la dépense vieillesse, ne croyez vous pas que l’age de départ devrait dépendre des choix des gens et les dépenses ultérieures en être une des conséquences??
      brisez cette logique collectiviste et utilitariste!!!

  • Deuxième commentaire : je n’ai pas compris pourquoi la désindustrialisation était une des causes. Deux mots d’explication SVP

    • Je ne suis pas seul , merci!
      Surtout avant tout chose , il faudrait definir ce qu’est une industrie….apres…on discute…

      • Selon l’Insee, « relèvent de l’industrie les activités économiques qui combinent des facteurs de production (installations, approvisionnements, travail, savoir) pour produire des biens matériels destinés au marché ».

        Les activités économiques sont classées en rubriques dans les nomenclatures internationales et nationales (ISIC, NAICS, NACE, NAF).

        https://en.wikipedia.org/wiki/Economic_taxonomy

  • Non seulement le gouvernement ne prévoit aucune économie, mais au contraire une augmentation des dépenses année après année. Alors que le gaspillage de fonds publics est évalué à plus de 100 milliards par an!

  • Dans un réseau de distribution d’au. Si an augmentant sans cesse la puissance des pompes, et la pression de départ, l’eau arrive de moins en moins bien au robinet de l’évier de la cuisine, c’est qu’il y a des fuites.
    C’est ballot qu’il n’y ait pas un seul type ayant du bon sens dans tous les ministères , uniquement des guignols.

  • L’obsession de la desindustrialisation ! Toujours mis en avant dans la cause de tous nos malheurs ! Mais jamais demontree. ….Si la vie etait aussi simple..

    • Tres simple. L’industrie demande énormément de bras et de têtes. Il faut du monde pour concevoir les produits et les améliorer. Il faut du monde pour concevoir la chaine logistique. Il faut du monde pour monter et fabriquer les elements. Meme si une chaine est largement automatisée, il faut toujours des personnes pour programmer ces robots, corriger les pièces defectueuses et il y a toujours une partie manuelle. Et bien entendu, il y a tous les emplois indirects: gardiennage, cantine, comptabilite, informatique de gestion, nettoyage, transports en amont ou aval, conception ou alimentation en matière brute ou pièces,…

      Or tout notre système social étant collectivististe et non individuel et les cotisations sociales étant basées sur les revenus du travail, il faut impérativement un taux de chômage le plus bas possible ce que seule l’industrie permet.

  • C’est claire les vieux qui sont très malade et qui ont des retraites confortables devront disparaitre, en mettant au point un plan de type « Aktion T4 » nous devrions nous débarrasser également des femmes âgé malgré toute les belles paroles du gouvernement sur l’égalité des traitements rien n’a été fait

  • attention c est pas parce que 2 statistiques semblent evoluer dans le meme sens qu il y a reellement un lien (ici industrialisation/depense sociale). Le nombre d ascenceur a explose depuis les annees 60. De meme les divorces ont aussi ete plus courant. pourtant il est osé d annocer qu il y a une correlation entre la presence d acenseur et les divorces

    Sur le fond. Il est indeniable que les depenses sociales ont explosé. Une raison est le vieillissement de la population : plus de retraités = plus de pensions a payer et plus de soins medicaux (et la on parle de soins chers, pas d une boite d antibiotique a 5 € a cause d une angine)

    Sur ce point on peut pas faire grand chose et on peut se rejouir que les gens vivent plus vieux. Par contre on peut quand meme noter que pendant 30 ans la politique a toujours ete de charger les actifs de nouvelles taxes afin d ameliorer le sort des retraites (d ou une desindustrialisation). Ce mouvement deletere a conduit a avoir des retraites ayant un niveau de vie superieur aux actifs (INSEE) et n est pas pres de s arreter vu le poids electoral des retraités. Il n y qu a voir que dans la fameuse reforme des retraites actuelles, la seule categorie qui passe a travers les gouttes, c est justement les retraites actuels

  • Je partage votre point de vue sur l’industrie, qui est créatrice de richesses, ne serait-ce que par toutes les activités de services qui gravitent autour.
    Pour moi les politiques ont une énorme part de responsabilité : regardez les contraintes qui pèsent sur l’automobile, les malus délirants et les normes de conso invraisemblables… Après on va pleurer qu’on ferme des usines et que la dépense sociale augmente !!

    • et également le sacrifice des filières techniques, de l’apprentissage, au profit d’un objectif idéologique de 80% de bacheliers. La difficulté à trouver de la main d’œuvre compétente est une autre cause de la désindustrialisation, entièrement imputable aux politiques.

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