Affaire Griveaux : le symbole de la crise du débat démocratique

OPINION : le goût de la liberté et le respect des différences ont cédé la place à un certain moralisme de bas étage nous venant des États-Unis.

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Benjamin_Griveaux by NickK(CC BY-SA 4.0)

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Affaire Griveaux : le symbole de la crise du débat démocratique

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 19 février 2020
- A +

Par Patrick Aulnas.

L’affaire Griveaux ne clôt certainement pas l’affaissement progressif du débat politique. Elle constitue seulement un pas supplémentaire vers les abîmes. C’est la démocratie, c’est-à-dire la liberté, qui est atteinte lorsque le spectacle de l’exécution médiatique remplace le débat policé. La politique consistant à trouver des compromis acceptables pour vivre ensemble dans la paix, c’est en réalité la violence qui prend le dessus peu à peu. On peut tout craindre pour l’avenir lorsque politiciens et citoyens s’invectivent au lieu d’échanger des idées.

Tout le monde doit endosser la responsabilité de cet échec. Il est collectif, multifactoriel, à la fois moral, éducatif, technologique. Il serait facile de diaboliser les politiciens, les dirigeants ou les élites intellectuelles, mais nous sommes chacun responsable de nos échecs, à des degrés divers.

L’échec de l’élévation par la culture

L’élévation du niveau culturel de la population devait produire une élévation du débat politique. C’est ainsi que l’on voyait l’avenir autrefois, du moins si l’on n’adhérait pas au fascisme ou au nazisme. Mais la grande ambition d’apporter la culture à tous a échoué. C’était un rêve poursuivi jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle. Il faut bien le dire : la société technicienne a écrasé dans une certaine mesure l’ambition culturelle. Il fallait former des professionnels compétents et les systèmes d’enseignement se sont donc orientés vers la formation technologique.

Est-il réaliste de penser que l’élévation morale peut provenir de la culture ? Qu’elle aurait permis d’éviter les violences verbales, les bassesses des échanges politiques actuels ? Oui, en théorie, car la culture privilégie la pensée et aide à cantonner les passions. Mais quand on observe le comportement de certains dirigeants bardés de diplômes de niveaux élevés, on en vient à douter. Nous devons cependant encore y croire. La jeunesse est réceptive au dialogue, aux nuances, à la subtilité de la pensée. Il faut lui permettre d’y accéder. Ouvrir l’esprit de ceux qui regardent avec espoir vers l’avenir interdit de désespérer.

L’échec de l’accession à l’information

Le développement des médias audiovisuels (radio, puis télévision), aujourd’hui omniprésents, aurait pu laisser penser que des esprits plus éclairés naîtraient d’une telle abondance d’informations. Il n’en a rien été. L’accès à l’information ne suffit pas. Encore faut-il qu’elle soit de qualité.

Le niveau actuel des journaux télévisés grand public sur TF1, France 2 et France 3 en dit long sur les priorités des décideurs. Publiques ou privées, les chaînes ont recherché l’audience à tout prix. Les anecdotes et les faits divers dominent, la géopolitique est à peu près absente. Il s’agit d’illustrer par l’image ce dont tout le monde parle.

Les chaînes d’information en continu, plus récentes, favorisent la confrontation, sur l’actualité immédiate, parfois stérile et purement spectaculaire. Le débat conceptuel sur les grands problèmes politiques, économiques, sociaux est absent. Là encore, la concurrence a conduit au nivellement par le bas.

L’échec d’internet pour le grand public

Internet est un instrument de recherche absolument fabuleux. Il fallait, voici seulement trente ans, parcourir les bibliothèques, acheter de multiples ouvrages, s’abonner à des revues papier, pour suivre de façon approfondie telle ou telle question. Internet a fourni un accès libre ou par abonnement à une information généraliste ou spécialisée de qualité.

Chacun peut même aujourd’hui, avec une facilité déconcertante, créer un blog ou un site internet pour diffuser sa propre information. Mais tout cela ne concerne statistiquement qu’un tout petit nombre de personnes.

Le grand public s’est rué sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc.). La grande masse des échanges sur ces nouveaux outils de communication est d’une dramatique nullité. Les politiciens les ayant eux-mêmes utilisés pour une propagande très basique, ils ont contribué à abaisser le niveau du débat. L’exemple de Trump est emblématique. Les réseaux sociaux sont aujourd’hui l’élément le plus négatif d’internet, une véritable calamité.

La montée du puritanisme

Enfin, le goût de la liberté et le respect des différences ont cédé la place à un certain moralisme de bas étage nous venant des États-Unis. La France a toujours dissocié la vie privée et la vie publique. Les Français n’ont pas été choqués lorsqu’ils ont appris que François Mitterrand avait une fille adultérine, Mazarine. Les relations de Benjamin Griveaux avec les femmes ne nous concernent pas tant qu’elles relèvent du libre consentement.

Dans les pays anglo-saxons, au contraire, une petite morale publique simpliste plane au-dessus de la liberté, probablement induite par la religion protestante. Le domaine de la sexualité est particulièrement sensible. Un seul exemple : les attaques féroces à l’encontre de Bill Clinton nous avaient surpris.

Nous pensions, en majorité, que ses relations avec sa secrétaire concernaient sa vie privée et qu’il ne nous appartenait pas d’en juger. Mais tel n’était pas l’opinion dominante aux États-Unis. Le puritanisme américain, fruit de l’Histoire, reste présent aujourd’hui et il est honteusement exploité politiquement.

Nous ne devons pas sombrer dans cette bassesse et maintenir, par des sanctions pénales particulièrement sévères, la protection de la vie privée.

Qu’il s’agisse de la diffusion de la culture ou de l’information, des technologies numériques, de la morale publique, tout est parfaitement clair. Nous connaissons la bonne direction. Mais des forces difficilement contrôlables nous entraînent vers la mauvaise.

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  • « Tout le monde doit endosser la responsabilité de cet échec. »
    certes , si la france était une vraie democratie.. peut etre.. c’est assez loin d’être le cas .. le niveau d »‘abstention est là pour en attester..
    La 5 eme republique est morte.. autant s’en apercevoir

    • Claude Henry
      Sur le principe vous avez raison: la constitution de la Vème République et les institutions qui en découlent, constituent un corpus obsolète et, en tout cas, indigne d’une démocratie moderne.
      De plus, le système électoral mis en place, après l’adoption de la constitution que nous incriminons, fait en sorte que l’on s’est écarté du concept du vote à la proportionnelle de la représentation nationale.
      La Macronie que nous subissons – aventuriers, inconséquents, imposteurs, cons – n’est de fait que la résultante de l’application abusive des possibilités offertes par une constitution et par des règles électorales qui ont abouties à une exceptionnelle concentration-confiscation de pouvoirs pour laquelle, 18,19 pour cent d’électeurs – éblouis par des promesses électorales fallacieuses – ont acceptés en quelque sorte de signer un chèque en blanc…
      Pire encore, avec le concours des français « nouveaux » et la bénédiction de la magistrature – « la justice » – il y a fort à parier que nous aurons à subir un « requinquenat… »

      • vous avez raison .. mais là on atteint un niveau d’incompréhension jamais égalé..
        la prochaine élection va etre rock & roll

  • Encore un article et un « penseur » qui s’égare sur une fausse piste.
    Le débat n’est pas de savoir si la diffusion d’informations sans l’autorisation d’une des parties en cause est contraire aux principes démocratiques ou juridiques.
    Le vrai débat est de savoir s’il est normal qu’un homme politique qui revendique -et personne ne l’y a obligé- d’oeuvrer pour la famille adopte une vie privée à l’opposé des convictions qu’il dit avoir.
    La réponse vient d’elle-même pour un esprit normalement constitué et peu sensible a l’affichage du comportement sexuel de ses voisins.

    Oser dire que la France « cède à un moralisme de bas étage venant des Etats Unis », c’est faire l’éloge de l’hypocrisie et du mensonge. C’est là une idée inacceptable pour un esprit normalement constitué.
    Il faut un minimum de morale dans l’exercice du métier d’homme. Et si les politiciens n’en ont pas, et que les journalistes acceptent cela, il faut rappeler à toute cette populace de gens qui se prétend supérieur, que l’homme est censé avoir un cerveau et s’en servir.
    Pour les gens précités, le cerveau a été déplacé vers la bas de leur corps, entre leurs deux jambes.

    Enfin, il faut rappeler -et c’est vraiment indispensable- aux gens qui veulent avoir une « vie publique » qu’à partir du moment où ils ont fait ce choix, rien de leur vie ne pourra plus être « privé » et il convient -quand on est un homme- d’assumer les choix que l’on fait.
    Cela fait longtemps en France que les politiciens sont des gens « ni coupables, ni responsables ».

    • en effet l’affaire griveau n’est que la mise en evidence de sa connerie

      • Il a seulement suivi le conseil du dicton  » aide-toi, le ciel t’aidera » qui doit être une incitation à la masturbation, ce qui explique sa surdité aux revendications des GJ.

      • En connerie politique, il est désormais le maître-étalon.

      • @claude henry: « en effet l’affaire griveau »

        Sachons distinguer l’orthographe de « l’affaire GriveauX« ,
        du « nouveau Griveau du premier-jour-de-sa-vie-à-protéger-sa-famille » !

        😉

    • On en viendrait presque à (nous faire) croire que c’est à « l’insu de son plein gré » qu’une caméra était cachée dans le slip de Griveaux… pauvre petite victime ! j’espère qu’il y a une cagnotte en ligne.

    • Bien d’accord. Le puritaniste n’est pas celui qu’on croit. C’est en réalité l’homme ou la femme politique qui exige de son peuple une parfaite moralité (ne pas fumer, ne pas aller aux p…, ne pas piquer dans la caisse etc) et qui, lui ou elle, n’hésite pas à s’en affranchir au premier virage. Le puritaniste, c’est celui qui feint face caméra de mener une vie vertueuse et frugale, respectueuse des valeurs familiales et qui tel Tartuffe fait le contraire en privé.
      Le citoyen ne désire qu’une chose : qu’on arrête de lui mentir ! Et cela commence (et finit) par le comportement individuel de son personnel politique, dont il attend cohérence et honnêteté intellectuelle.
      De Fillon à Griveaux, en passant par De Rugy, Baupin, Cahuzac, tous sont tombés pour cette raison : le personnage n’était pas conforme aux leçons qu’il distribuait…

    • « Le vrai débat est de savoir s’il est normal qu’un homme politique qui revendique -et personne ne l’y a obligé- d’œuvrer pour la famille adopte une vie privée à l’opposé des convictions qu’il dit avoir. »

      Tout à fait !! Le problème est qu’en démocratie, mentir aux électeurs, c’est leur voler leur voix. Or ce vol n’est pas puni, donc, comme toujours, quand la justice est absente, les gens finissent par se faire justice eux-même.

    • Oui, il est étonnant que sur ce site libéral les 4 articles au minimum déjà parus sur ce sujet restent sur une définition de la vie privée qui date de plus d’un siècle (avant les possibilités d’enregistrement de l’image et du son), tout en prônant des législations, avec leurs lots de sanctions, qui ne peuvent qu’être inefficaces et en même temps déboucher sur une surveillance généralisée des comportements lors des échanges.
      Alors qu’il suffirait de définir l’atteinte à la protection de la vie privée de chaque individu comme le vol de ce qu’il a décidé lui-même de protéger.

      • La DDHC date de 1789, ça la rend obsolète? Ce n’est pas parce que le moyens de commettre un délit ou un crime permettent de le commettre plus facilement que ce n’est plus un délit ou un crime . Il appartient à chacun de protéger sa vie privée s’il ne veut pas la voir étalée au grand jour . Griveaux est le seul responsable de ce qui lui est arrivé . En plus, quand on voit à qui il a fait confiance au point de lui envoyer ça on est en droit de se demander ce que l’on peut attendre de cet abruti . Il est la preuve vivante qu’une buse qui se prend pour un aigle restera une buse, quoi qu’elle fasse

        • Ni la DDHC ni la protection de la vie privée ne sont obsolètes, et cependant nous arrivons aux même conclusions dans le cas de Griveaux.

          Un autre exemple : est-il normal que l’image d’une personne située dans un espace public soit considérée comme privée sur le seul critère d’être enregistrée sur un support numérique ?

  • Pour Bill Clinton, ce n’est pas tant la pipe qui a été condamnée que le mensonge au congrès. Mais c’est un peu incompréhensible en France, où le mensonge des accusés est un droit.
    Les EU ont aussi une allergie aux Tartuffes. En contr’exemple, l’enfant illégitime de Schwarzenegger ne l’a jamais empêché d’être réélu. Par contre, de nombreux candidats prônant les valeurs morales et pris à batifoler ont vu leurs chances d’être élu s’évanouir.

  • n’y aurait il pas une sorte de vengeance de la part des gens envers les politiques , via les réseaux sociaux ? après tout , les dits politiques nous donnent des leçons qu’ils ne s’appliquent pas à eux même ( faites ce que je dis pas ce que je fais ) ; ils se cachent derrière un masque ( madame griveaux a découvert qui était son mari via les réseaux sociaux ) ….c’est à tout un chacun de faire attention à ce à quoi ils’expose ; et aux politiciens de bien vouloir se tenir à carreaux ;

  • Grivois n’a que ce qu’il mérite !
    Ceci dit, on aurait pu faire l’économie de cette « affaire » puisque le personnage est un loser et que ses chances à la mairie de Paris étaient infimes . . .
    Encore un article où Mr Aulnas est égal à lui-même : macroniste convaincu qui ne veut pas le dire, il met « l’affaire Grivois » sur le compte d’un changement de paradigme des français qui , selon lui, « virent à l’américaine », et ne fait aucunement allusion au responsable de cette situation : Macron.
    Car depuis que Macron est au pouvoir, les minorités (le mot « mineur » leur va si bien !) s’en donnent à « coeur joie » : féministes, Schiappistes, écolo-vegans, gays, . . . tous demandent une part du gâteau et le « puceau de la république » (cf Emmanuel Todd) la leur sert sans contreparties !
    On se plaint que des technologie de communication, internet et les réseaux sociaux . . . puissent dévoiler tout ou partie de la vie privée d’un homme public or l’artillerie lourde a elle-même été déployée pour nous surveiller, nous citoyens, dans les moindres recoins de notre vie de tous les jours : le fisc nous espionne, notre comportement est désormais jugé par nos pairs, une « note de bon/mauvais citoyen » nous est désormais attribuée, « big brother » nous surveille . . . mais ces « déviances étatiques » ne devraient pas s’appliquer à ceux (et celles) qui les mettent en place , Macron et sa bande ?

  • « la démocratie, c’est-à-dire la liberté » … non, tout simplement non.

    « cet échec. Il est collectif » … encore non.

    « L’élévation du niveau culturel de la population » Ah, ça c’est intéressant tellement c’est lourd de sous-entendus contestables.
    D’abord on y lit qu’il y aurait un niveau inférieur et un niveau supérieur de culture, une vision des choses susceptible de choquer tout le monde, moi par exemple, grand amateur d’une musique qui cogne très fort, peu souvent qualifiée de culturelle. Vexé je suis.
    Cher collègue, il faut cesser de tout voir d’un œil de prof, c’est à dire comme un intellectuel pétri d’une certaine culture et qui a du temps. Il n’y a rien de déshonorant à n’avoir ni l’un ni l’autre. N’avoir pas lu la princesse de Clèves (comme moi) n’a jamais empêché personne ni de réussir dans la vie, ni d’être heureux, ni de devenir quelqu’un de bien. Comme le constatait le sage assis, « un imbécile qui marche va plus loin que moi ».
    Votre ambition de voir tout un chacun, une fois équipé de son bagage culturel (mais lequel en fait ?), se préoccuper de géopolitique est pire encore. Je sais bien que les journaux de TF1 sont d’un niveau très modeste. Mais le vulgum pecus, qui suit les résultats du foot plutôt que la nième crise au moyen orient, lui n’aurait jamais eu l’idée folle de vouloir aller la régler lui même, cette foutue crise, ajoutant ainsi au bordel. En fait il s’en fout un peu et c’est grande sagesse de sa part. Voyez notre BHL national, quelle culture … quel fouteur de merde ! SI le gens préfèrent être divertis qu’encul…turés, où est le mal ? Laissez les jouer avec les réseaux sociaux.

    • L’électro, c’est de la m**** ! (attention, je n’ai pas critiqué les personnes qui écoutent cette musique, pas d’amalgame donc et pas de menaces de mort, s’il vous plaît !) 😀
      Plus sérieusement, +100 à votre commentaire 😉

      • Ne vous inquiétez pas, je faisais allusion à ma passion du Métal, et plus précisément du death metal et du thrash. Aucune chance que j’écoute de l’électro, cette daube pour ados retardés sous amphétamines.

  • « Là encore, la concurrence a conduit au nivellement par le bas. »

    Il faudrait que l’état se charge de mettre de l’ordre dans ce marché.

  • ben voyons !

    chute de la culture ? Je ne sais pas. Mais chute de l’instruction et de l’intelligence, oui avec l’échec complet de l’éduc nat.

    en revanche succès total pour l’accès à l’information grâce à internet grand public : mais cela demande une bonne dose d’instruction/intelligence pour faire le tri.

    L’affaire Grivaux n’est qu’une révélation supplémentaire de la nullité des politiques et du côté totalement artificiel de leur pseudo aura qui est le prétexte pour qu’ils fassent n’importe quoi et surtout ne rendent pas de compte.
    Internet les met à nu et c’est une EXCELLENTE chose !!!

    La démocratie ne peut que mieux s’en sortir.

    C’est douloureux pour le microcosme politique, car « la vérité est rarement amusante, sinon, tout le monde la dirait » (Michel Audiard).

    Mais la Vérité est salutaire : merci internet qui permet de diversifier l’information et contourner les monopoles français.

  • Tout le monde doit endosser la responsabilité de cet échec…
    Je ne crois pas. C’est contraire au principe de responsabilité individuelle et de nombreux citoyens, essayant de s’élever intellectuellement et moralement, subissent les conséquences des lâchetés et compromissions d’une classe politique préoccupée uniquement de la prochaine élection.

  • Formidable !!! J’avais copié la phrase « C’est là une idée inacceptable pour un esprit normalement constitué. » pour l’inclure dans mon commentaire, et surprise ! Cette phrase a disparu de l’article !
    Lol, n’est-ce pas ?
    Mais quand on lit, concernant l’information, que « la concurrence a conduit au nivellement par le bas. », on ne peut que comprendre la volonté de euh.. comment dire.. « gestion discrétionnaire et exclusive de l’information » :-).

  • « les attaques féroces à l’encontre de Bill Clinton nous avaient surpris. » Sauf qu’en Droit français, cela constitue un viol. Un petit patron s’essaierait au 10ème de cela qu’il se retrouverait en prison.

    • La stagiaire de Clinton était majeure et consentante, je ne vois pas où était le viol. Peut-être faites-vous allusion au viol de la vie privée de Clinton par un juge que cette question sans rapport avec l’enquête en cours ne regardait pas.
      Et comme il est interdit là-bas de mentir à un juge, je ne comprends toujours pas pourquoi Clinton a nié au lieu de refuser de répondre à une question hors-sujet, s’affichant en prime comme défenseur de la vie privée de tous.

  • Euh, c’est assez simpliste comme article…
    Commencer par insinuer que c’est la faute à tout le monde que Griveaux a envoyé une vidéo de son plaisir, pour finir sur c’est la faute à Trump que les discussions sur Facebook / Twitter sont nulles, c’est simplifier grandement le débât ; justement le point que l’auteur dénonce… Dommage donc.

    • C’est surtout vouloir continuer à cacher les turpitude de toute une caste de parasites . Que P Aulnas fasse partie de ceux qui pleurent la disparition de la mafia Clinton du paysage politique, qu’il ne supporte pas très bien que Trump ait su s’exonérer de la main mise des politocards de métier, c’est son choix et son droit mais, de grâce qu’il cesse de défendre l’indéfendable . Les atteintes à toute sorte de libertés en temps que sport national ne peuvent déboucher que sur de la violence . La médiocrité des politiciens s’étale au grand jour grâce au net et contrecarre les marchands de baratin des canaux de l’information d’hier à la botte des pouvoirs par simple intérêt économique . Les fake news sont plus faciles à vérifier aujourd’hui qu’elles ne l’ont jamais été, et curieusement elles se trouvent plus souvent à travers d’informations tronquées, extraites de leur contexte, ou carrement orientés par le fait de journalistes qui s’exonérent de toute déontologie et ont perdu le sens même de leur rôle de contre pouvoir en n’étant plus que des propagandistes . Qu’il disparaissent ne causera de problème à personne de sensé .

  • Qui c’est qui va rentrer une main devant une main derrière en Saône et Loire?Dur d’être un Rastignac à l’heure du numérique!

  • Tellement en désaccord avec cet article, du début à la fin, que je ne sais pas par où commencer. Déjà, confondre (avec obstination semble-t-il) morale et culture, il faut le faire.
    Quant au couplet sur Trump et le « puritanisme » américain… avec des médias à 99% contre lui, heureusement que Trump a eu les réseaux sociaux pour parler directement à la population. Ça embête la nomenklatura bien-pensante (la preuve encore), mais c’est la démocratie.
    Quant au « puritanisme » et à ce mépris à peine voilé pour les protestants, il s’agit avant tout de dénoncer toute forme d’hypocrisie de la part de gens qui, quand même, sollicitent nos suffrages pour conduire le pays en notre nom, et dans ce cadre disposer de pouvoirs élevés. Le personnel politique a un devoir d’exemplarité, surtout en matière d’honnêteté, et tant que des gens se prétendant « cultivés » voire supérieurs ne l’auront pas compris et feront tout pour faire taire ceux qui veulent simplement informer le public – ce qui est une des bases d’une démocratie – le fossé ira s’accroissant toujours davantage entre cette soit-disant « élite » et la population ; et cela ne pourra que mal finir.

    • Juste une perle, parmi d’autres :
      « Les Français n’ont pas été choqués lorsqu’ils ont appris que François Mitterrand avait une fille adultérine, Mazarine »

      Parlez pour vous, M. Aulnas : si le fait qu’un élu 1. ait une liaison adultère et 2. (plus important, puisque lié à sa fonction et à notre argent) entretienne et sa maîtresse et sa fille adultérine sur notre dos, sans nous demander notre avis ni nous informer, ce qui s’appelle du vol ; si cela ne vous dérange pas, grand bien vous fasse. Mais défendre Mitterrand et ensuite accuser les Américains de puritanisme vous enlève toute crédibilité.

  • Ce n’est pas la première fois que je lis des articles de Mr Aulnas toujours aussi idiots et pétris de bien pensance comme celui-ci ! je suppose que Mr Aulnas doit être pote du rédac en chef de Contrepoints pour continuer à écrire de telles bêtises non ?
    Je me souviens qu’il avait écrit, avant que la réforme des retraites soit discutée, qu’il était heureux d’être moins payé (certainement beaucoup > 3000€/mois s’il bénéficie d’une retraite de prof fonctionnaire agrégé !) ! que cela ne le dérangeait pas si c’était pour « réformer »! Hollande disait q’un riche gagnait plus de 3000€/mois ! le coût d’un loyer d’un appartement familial à Paris quoi !

  • « L’exemple de Trump est emblématique. »
    Oui, emblématique de la bulle où est l’auteur pour écrire un article aussi confondant de conformisme.

    Il y a à peine une semaine, richard Malka, l’avocat de Mila affirmait qu’il fallait un « droit à insulter les religions », soit une idée et pas un individu. Et aujourd’hui, alors que politiques et média dénoncent l’outrage à la Démocratie (idée), il rejette la performance artistique d’un artiste connu pour ses controverses, qui justement prétend s’attaquer à leur hypocrisie.

    Cet article dénonce les réseaux sociaux ? Mais justement, sans eux, les Français n’ont pas pu confronter leurs opinions de l’affaire Mitterrand. Ainsi, il a fallu quelque temps avant que ne remonte par les sondages jusqu’à l’élite politique, médiatique (et économique) qui soutenait Polanski, le refus des français face à cette contradiction avec les lois existantes.

    Les réseaux sociaux permettent de corriger les sondages aux questions complaisantes des média. Car à poser une question sous la seule information des média et sans pouvoir exprimer et écouter de critique, ce n’est pas une démocratie.

  • C’est un festival cet article.
    .
    « Démocratie = liberté » dans la France de 2020, ou même de 1970, il fallait oser, les démocraties représentatives n’ont jamais été autre chose que l’élection d’aristocrates d’état en général peu friands de moins de pouvoirs.
    .
    « Culture=liberté », il fallait oser aussi tant la majorité des intellectuels se sont acharnés à promouvoir et défendre les pires causes. On ne retient aujourd’hui que les dissidents, ceux qui chantaient la liberté, mais si les peuples laborieux ont toujours demandés qu’on leur foute la paix, ce n’est pas le cas de la plupart des intellectuels qui étaient surtout de grands-organisateurs-du-bonheur-des-autres-malgré-eux.
    .
    Quant à la « chute du débat politique » : début 20ème, les coups bas et les insultes, fleuries il est vrai, étaient la norme et il n’était pas rare que les politiciens règlent leur comptes à coup de pistolet et de fleuret, au moins il y avait là une sorte de responsabilité et gestion du risque.
    .
    Ce que veulent les peuples actuellement est assez clair et ce n’est pas du tout la même chose que ce que veulent « les élites cultivées » mises au pouvoir par la « démocratie-liberté ».

    • merci pour ces rappels !

      au début du 20ème, les politiciens savaient s’exprimer avec talent (cf les mots de Clémenceau et autres).

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