Transformer les travailleurs indépendants en salariés ne les aidera pas

Obliger les entreprises à considérer les travailleurs autonomes comme des salariés pourrait réduire les revenus de ces derniers et les priver de ce premier pas sur le marché de l’emploi.

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Transformer les travailleurs indépendants en salariés ne les aidera pas

Publié le 14 février 2020
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Par Peter St. Onge1, et Daniel Dufort2.

Le Canada importera-t-il l’expérience californienne de destruction d’emplois, risquant ainsi de mettre le travail à la pige hors de portée des Canadiens qui en ont besoin ? Une publication de l’IEDM montre qu’obliger les entreprises à considérer les travailleurs autonomes comme des salariés pourrait réduire les revenus de ces derniers et priver nombre d’entre eux de ce premier pas sur le marché de l’emploi.

« La création spectaculaire de nouveaux emplois à temps partiel grâce à l’internet et à des applications a permis d’élargir la gamme de services pour lesquels les gens sont prêts à embaucher, en plus de faciliter grandement le fait d’œuvrer ou d’embaucher pour du travail occasionnel », rappelle Peter St. Onge, économiste senior à l’IEDM et auteur de la publication.

L’économie sur demande (gig economy, économie des petits boulots, désignant des travailleurs indépendants et sous-traitants qui sont payés à la tâche, NdlR) a en effet créé en moyenne plus de 60 000 emplois au Canada par année entre 2005 et 2016. Les consommateurs peuvent maintenant embaucher plus facilement quelqu’un pour livrer l’épicerie, pelleter l’entrée, promener le chien, tondre la pelouse ou, simplement, engager un chauffeur qui arrive à l’heure.

Malheureusement, les législateurs sont de plus en plus hostiles à cette nouvelle création d’emplois. « Une loi californienne entrée en vigueur le 1er janvier 2020 avait pour objectif d’améliorer les conditions des travailleurs à la pige. En pratique, elle a entraîné des licenciements massifs de travailleurs autonomes dans les médias et l’industrie du cinéma », explique Peter St. Onge. « Malgré les bonnes intentions, obliger les employeurs à offrir des avantages sociaux aux travailleurs contractuels risque en fait de leur être bien plus nuisible. »

De plus, perdre son travail ne nuit pas seulement au travailleur maintenant, mais peut affecter ses perspectives d’emploi. Une étude a trouvé que le simple fait d’occuper un emploi à temps partiel, même involontairement, réduit de plus de 80 % les probabilités d’être sans emploi un an plus tard – de 25 % pour les travailleurs sans emploi à seulement 4 % pour les travailleurs à temps partiel. « En d’autres mots, une bonne façon d’obtenir l’emploi que vous souhaitez est d’occuper un emploi – n’importe quel emploi – dès maintenant », résume M. St. Onge.

La réalité canadienne en est une de grande mobilité ascendante.

Une étude de 2012 des données du recensement a révélé que 83 % des personnes qui étaient dans les 20 % les plus pauvres en 1990 étaient passées à une catégorie de revenus plus élevés dix ans plus tard. En 2009, 40 % de ces personnes avaient même rejoint les deux premiers quintiles. Les emplois temporaires ou au bas de l’échelle sont souvent une condition préalable à la pérennité de ce phénomène.

« Au lieu de rendre l’embauche de pigistes et des travailleurs à temps partiel plus difficile, les gouvernements devraient la faciliter. La liberté de contracter et de travailler à sa guise n’est pas seulement un droit fondamental, c’est aussi l’un des moyens les plus efficaces d’aider les travailleurs marginaux qui ont besoin de ce premier échelon », de conclure Peter St. Onge.

Sur le web

  1. Economiste senior à l’IEDM.
  2.   Directeur principal des relations externes, communications et développement à l’IEDM.
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  • un job c’est du gré a gré, c’est un accord entre 2 parties..
    le probleme c’est quand les syndicats et l’etat s’en mêlent, et si ils le font c’est qu’ils n’y trouvent pas leur compte// on oublie d’alimenter le racket institutionnel ? hop c’est interdit

    • Entre 2 parties qui ont les memes pouvoirs du negociation…..Vous vivez dans un reve..

      • quel pouvoir de négociation? tu veux bosser? voila les conditions .. çà ne conviens pas ? vas ailleurs
        voila la regle , tout le reste c’est du pipeau

        • La règle c’est qu’à force de proposer de la merde à des prix de merde, il y en a qui préfèrent se mettre au chômage, et après on vient dire qu’il y a des postes vacants donc on fait venir des sans papiers, comme ça l’employeur n’a jamais à augmenter le prix du travail, il y aura toujours quelqu’un pour faire le travail. Tu parles d’un « marché ».
          Dans une société bien organisée, on divise le travail, des administratifs pour gérer la paye et les marchés, des techniciens pour faire le travail, des cadres pour coordonner. Là pour économiser 3 cacahuètes, « l’indépendant » se tape les 3 boulots, il fait plus d’heure et il est payer en moyenne 15% de moins qu’un salarié pour un travail équivalent. Tu parles d’une avancée.

      • Qu’est ce que vous ne comprenez pas: gré à gré ou accord entre 2 parties?

  • Ce qui m’interpelle, c’est que le besoin de ces jobs ne disparaît pas : une fraction sera donc couverte par des emplois salariés. Pour le reste ? Travail au noir ? Heures sup dissimulées ? Pénurie simple et plus faible production ? Pour les deux premiers, il y aura augmentation du nombre de fonctionnaires « nécessaires » pour contrôler ( vous reprendrez bien un peu d’urssaf ? ) Pour le dernier, il y aura réduction du PIB et augmentation du chomage.

    • Pour le côté travail au noir, à votre avis pourquoi la lutte contre l’utilisation de l’argent liquide est-elle de plus en plus intense ? Ce n’est pas seulement parce-qu’il permet l’achat de kalach au marché noir (et encore, de ce côté on est tranquille maintenant, les vendeurs au marché noir sont légalement obligés d’utiliser des moyens de paiement traçables pour ces transactions, quand elles dépassent 1000€ – on est sauvés !)

    • Vu ce que l’Etat laisse passer comme travail au noir et heures sup’ dissimulées, par manque de moyens et/ou de volonté, c’est pas ça qui va changer la donne.
      Je suppose que n’importe qui ici peut citer 3 indépendants, magasins, artisans qui font du black à crever.
      Un exemple ? Réparation de mon cher petit vélo : facture reçue ya trois jours. Vu que chaque facture émise est numérotée, je peux voir que c’est la 5ème facture émise cette année par cet indépendant qui n’a jamais dû se plaindre de la fréquentation de son magasin.
      Pour revenir à l’article, quand il est écrit « travailleurs autonomes », je rigole… cela veut dire « travailleur fragile donc captif » et certainement pas travailleur libre.

      • Vous allez adorer le transhumanisme, on va bientôt vous greffer un neurone… Heureux veinard

      • Il y a dans un certain nombre d’activités des pratiques plus ou moins légale,s notamment chez ceux qui manipulent des espèces et ont des clients particuliers.
        Après, sans vouloir défendre ces pratiques, on peut comprendre que les pouvoirs publics laissent plus ou moins faire, parceque si tout devait rentrer dans l’ordre, les conséquences seraient la disparation de nombreux petits boulots, l’explosion du chômage et des aides sociales et tous les effets collatéraux liés à l’inactivité.
        Ce système, pervers, est la contrepartie de notre droit du travail très rigide, dans lequel (c’est connu) il y a les insiders et les outsiders. Indirectement les avantages des insiders se font sur le dos des outsiders. Tout le monde en a plus ou moins conscience, mais les choses étant ainsi, on évite d’y toucher.

  • « En d’autres mots, une bonne façon d’obtenir l’emploi que vous souhaitez est d’occuper un emploi – n’importe quel emploi – dès maintenant »

    Au pays où les chômeurs peuvent refuser toutes les offres d’emploi qu’on leur propose, sans pour autant perdre leurs indemnités? Ah! Je rêve!

    • Vrai mais… faux. Un chômeur est soumis à des contrôles, qui peuvent remettre en question les allocations s’il n’est pas prouvé leurs efforts pour retrouver un emploi.
      J’ai été chômeur, et certaines offres d’emplois soumises par le Forem (Pôle Emploi) sont ridicules, totalement hors de mes compétences, très en-dessous ou au-delà de celles-ci aussi. Bien sûr, je me serais planté aux entretiens d’embauche.
      Si vous voulez mettre des gens incompétents à des postes où ils seront malheureux et peu productifs, je n’appelle pas ça une grande avancée…
      Il y aura toujours des profiteurs fraudeurs, mais discutez un peu avec des chômeurs, avec des gens pas toujours très qualifiés certes, mais avec de la volonté. Les offres d’emplois requérant 5 ans d’expérience pour être mandaï, les offres d’emploi avec une masse de responsabilités folles payées à peine plus que le SMIC, les pièges à l’emploi où travailler rapportent moins que le chômage, etc.

      • Vous écrivez pour des questions relatives à la Belgique, ou le statut d’indépendant existe depuis pas mal de temps, il y a des entreprises qui en recrutent qui exigent l’exclusivité même pour un indépendant, les tribunaux du travaillent préfère ne rien savoir

        • Oui, les faux indépendants. Pierrat ci-dessous dit quelque chose d’intéressant : « les pouvoirs publics laissent plus ou moins faire ». En effet, je mets ma main à couper que tous les contrôleurs connaissent l’un ou l’autre « fraudeur » patenté qui est soit protégé (c’est mal), soit « toléré » car négligeable, ou utile dans quelque village ou situation particulière.
          Comme dans n’importe quel système, l’application strict des lois ne peut être que dommageable.
          Pour avoir abordé le sujet avec quelques indépendants, ils font tous en sorte d’avoir toujours un petit truc en faute, ainsi le contrôleur a son nonoss à ronger, remet un beau dossier, fait du chiffre, l’indépendant fait mine de coopérer et d’être de bonne foi, et hop :-).

  • Si un lien de subordination de fait peut être établi avec le donneur d’ordre, le contrat peut être requalifié par un juge ou l’administration

  • Le salariat est de moins en moins adapté à notre monde.
    D’un côté l’entreprise vit constamment dans l’incertitude, les (fortes) variations continuelles de son CA et son bénéfice, de son environnement concurrentiel et de la clientèle. De l’autre, on demande à l’entreprise d’offrir à ceux qui travaillent pour elle, des conditions fixes: salaire, horaires, type de tâche, lieu de travail… Le fossé entre ces 2 contraintes antinomiques grandit un peu chaque jour.

    • En France c’est assez vrai, le salarié surprotégé est un risque sans parler des petites entreprises dont les marges réduites par la fiscalité les fragilisent à l’extrême.
      Dans des pays libéraux à « faible » législation et fiscalité comme la Suisse, le salariat se porte très bien, la population active y est plus élevée qu’ailleurs, le chômage bas et la plupart des entreprises une fois installées sont pérennes.

      • ou le Danemark, avec sa flexibilité du travail et son imposition sur le revenu record (La pourcentage prélevé varie ainsi, selon l’emploi occupé, de 41% à 60% du salaire brut, selon le Figaro). MAIS le Danemark a aussi l’un des taux d’imposition les plus faibles sur les entreprises.
        Et le Danemark a aussi un taux de fonctionnaire plus élevé que la France. (145 contre 80 pour mille).
        Le Danemark est-il un pays libéral ? Avec son taux d’imposition sur les sociétés très bas et la flexibilité du marché du travail, et sa réussite économique et sociale ?
        Ou le Danemark est-il un pays socialiste ? Avec son taux d’imposition sur le revenu et TVA très élevés, son très grand nombre de fonctionnaire et sa réussite économique et sociale ?
        Ou bien.. ni l’un ni l’autre 🙂

        • « le Danemark a aussi un taux de fonctionnaire plus élevé que la France »

          Ils sont moins bien payés et n’ont quasi aucun des avantages qui rendent les fonctionnaires français inamovibles quelles que soient leur performance et leur utilité, sans même parler des salariés hors fonction public qui ne rentrent pas dans les calculs.
          Rapportés au PIB par habitant, les fonctionnaires Danois et Suédois coûtent bien moins cher que les Français (1,1 et 0,9 contre 1,5 pour les Français).
          La Suède et le Danemark sont indéniablement beaucoup plus libéraux que la France, quasiment dans le top du classement avec la 12ème et 15ème place pour la liberté économique contre 71ème pour la France. Ils n’ont pas ce côté anticapitaliste suicidaire des gauchistes français.
          C’est grâce à un tissu économique très dynamique que la Suède et le Danemark financent de grosses dépenses sociales sans déficits et sans trop de dettes.

          • Moins bien payés, c’est à voir, « Le salaire minimum des enseignants du primaire et du secondaire danois est 80% plus élevé que celui de leurs homologues français » (extrait Francetvinfo).
            Pour le reste, mis à part l’inutile fausse phrase sur l’anticapitalisme des Français, vous avez raison.

            • Les chiffres que j’ai cités sont pour l’ensemble des fonctionnaires, les profs sont donc une (bonne) exception et vous faites encore erreur sur l’anticapitalisme des Français. Selon une enquête Ifop 2011, 75% des Français trouvent que le capitalisme doit être abandonné, c’est le taux le plus élevé des dix pays sondés.

              • Selon le sondage de l’IFOP de 2011, cité par latribune.fr : « Selon l’Ifop, pour un Français sur trois, le capitalisme n’est pas un bon système et il conviendrait d’en sortir »
                Selon La Croix, sur ce même sondage : « Ils sont les plus nombreux (33 %) à juger qu’il faut désormais abandonner le système capitaliste, ».
                Donc pas 75%. Sans doute avez-vous fait une malencontreuse erreur, cela arrive à tout le monde, n’est-ce pas ? :-). Personne ne vous traiterait de menteur compulsif pour cela :-).
                Pour rappel, les choix possibles dans ce sondage étaient :
                – Fonctionne plutôt bien et faut le conserver
                – Fonctionne mal mais il faut le conserver car pas d’alternative
                – Fonctionne mal et doit être abandonné.

                Si on groupe les deux dernières propositions, on arrive à 75% en effet. MAis vu que la 2ème proposition ne dit pas qu’il faut abandonner le capitalisme, ce groupage n’a pas de sens, vous en conviendrez :-).

                • « ces derniers sont même 65% à considérer qu’il faut conserver ce système « qui fonctionne plutôt bien », contre 15% à peine en France »

                  Blâmez le journaliste, cela dit les français sont bien les plus opposés au capitalisme contrairement à ce que vous disiez.
                  Cette idéologie est parfaitement visible et quantifiable dans les chiffres désastreux de l’économie française.

                  • Vous voulez parler, par exemple, du PIB par habitant en parité pouvoir d’achat qui est supérieur à celui du Japon, de la Corée du Sud et égal à celui de UK ? Oui, désastreuse économie française.

                    Comment les Français font-ils pour être à la fois épouvantablement chauvin et critiquer autant leur pays ?

                    • Je veux parler de la régulation et de la fiscalité anti-entreprise qui fait que la France a un des taux d’activité les plus bas des pays riche sans même parler des services défaillants, des 200 milliards d’emprunts, de la dette officielle et hors bilan, des 750 zones de non-droit etc. etc.
                      .
                      Évidemment pour un petit bobo socialiste dans votre genre, tout va bien.

                    • Ah, il semble que votre manque de maitrise des concepts simples vous joue encore des tours.
                      Lier régulation et fiscalité au taux d’activité n’a pas de sens.
                      « Le taux d’activité correspond au nombre d’actifs rapporté à l’ensemble de la population en âge de travailler. ». « Le nombre d’actifs est l’ensemble de la population entre 15 et 64 ans retranché de la population dite « inactive », c’est-à-dire les personnes ne travaillant pas et ne recherchant pas activement un emploi ou n’étant pas disponibles rapidement pour en occuper un.
                      Aucune notion de chômage dans l’histoire, vous ne comprenez pas ce que vous dites, je le crains fort.
                      Pour info, il est à noter que le taux d’activité de la France est plus élevé que le Luxembourg et la Corée du Sud, c’est amusant, non ?
                      Et pour info, encore, une personne occupant un temps partiel (ils sont 37 % aux Pays-Bas) est considéré comme actif (tout comme un chômeur est considéré comme actif).

                      Les zones de non-droits étaient aux environs de 80 en 2016 selon LCI. Si la définition a changé, il est possible que d’autres rentrent dans les chiffres actuels, mais je ne crois pas que la situation se soit empiré pour que ce chiffre décuple à périmètre constant.
                      Et n’oubliez pas que ces quartiers sont plein de petits libertariens anti-étatistes :-). Vous devriez être content. De jeunes entrepreneurs suivant la loi du marché, offre/demande, pas de compte à rendre à l’état, ne cotise pas, c’est vrai, mais ont une espérance de vie courte et ne vous coûteront rien en retraite. :-).

                    • « Lier régulation et fiscalité au taux d’activité n’a pas de sens. »

                      Donc selon vous on peut fiscaliser les entreprises à 100% sans impact sur l’activité.
                      Parfait, je note ce délicieux autogoal supplémentaire.
                      https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000747046&dateTexte=20200216

                    • Ai-je dit qu’on pouvait fiscaliser à 100% une entreprise sans impact sur l’activité ? Non, bien sûr que non. Vous déformez mes propos ou vous ne les comprenez pas. Mentez-vous ? Affabulez-vous ? Délirez-vous ? Comblez-vous les trous de votre compréhension par des phrases au hasard ?

                      Pour la magnifique liste des Zones Urbaines Sensibles que vous fournissez, je vous informe de deux choses :
                      – ces ZUS n’existent plus depuis 2015 (vous vous étiez déjà référé à un institut démographique disparu en 2005 et à un sondage de 2011, l’actualisation de vos connaissances serait souhaitables).
                      – Une ZUS n’est pas une zone de non-droit :-). Vous faites des amalgames opportuns (malhonnêtes ?) afin de prouver vos dires. Une ZUS « Définies dans la loi de novembre 1996, elles sont « caractérisées [notamment] par la présence de grands ensembles ou de quartiers d’habitat dégradé et par un déséquilibre accentué entre l’habitat et l’emploi »

                      Ces ZUS ont été remplacé par les QPPV (quartier prioritaire de la politique de la ville), qui regroupent 1500 quartiers, et dont le critère principal est la pauvreté (« Le principal critère pour le découpage des quartiers a été la concentration en pauvreté définie par l’Insee en comparant, depuis des données issues d’études effectuées sur un carroyage de 200 mètres ou par IRIS, le revenu des habitants au revenu médian de référence »)
                      (extraits de wikipédia)

                      Pas d’auto goal Guillaume P, car il n’y a pas de match. Vous jouez aux billes en truquant vos propres règles.

                    • Concentrez vous, même si c’est très difficile pour vous.
                      Le cœur du débat était l’impact d’une très haute fiscalité des entreprises sur l’activité économique d’un pays. Vous avez évidemment répondu complètement à coté du sujet, choisissant de jouer sur les mots parce que comme l’imbécile du proverbe vous êtes incapable de regarder la Lune plutôt que le doigt.
                      .
                      PS: Les ZUS (ex ZEP, maintenant QPV) étaient bien 750 à la base et quand vous passez pour un ignorant comme d’habitude vous jouez encore sur les mots. Je vous ai déjà dit que votre analphabétisme fonctionnel ne vous permettait que des arguties puériles. Le cœur du débat, la Lune que vous êtes incapable de voir, c’est que ces zones et ce qui s’y passe (émeutes, agression de pompiers et policiers) est bien un signe de déliquescence dans un état aussi dépensier.
                      https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_urbaine_sensible
                      « Euh… mais il n’y a pas de Lune dans ces quartiers !?… » quel crétin 🙂

                    • Comment peut-on parler avec vous vu que vous n’êtes pas capable d’utiliser les bons termes, que vous êtes approximatif dans leurs acceptations, et que vous trafiquez votre pseudo-raisonnement pour expliquer vos incohérences, erreurs, mensonges, déficiences des messages précédents ?

                    • Seul un imbécile peut comprendre qu’il pleut réellement des cordes ou qu’on parle d’autre chose que de taux d’activité en emploi quand on mentionne la fiscalité record des entreprises.
                      Ça résume toutes vos interventions ici : vous êtes juste capable de réussir vos provocations, mais largement pas assez intelligent pour soutenir une discussion qui ait un sens.

        • @pantone

          « Et le Danemark a aussi un taux de fonctionnaire plus élevé que la France. (145 contre 80 pour mille). »
          Exact.
          Sauf que le terme ‘fonctionnaire » ne veut pas dire tout à fait la même chose qu’en France.
          En dehors de qq fonctions régaliennes (Justice, police, armée…etc), ce ne sont plus que des agents de l’Etat travaillant sous des contrats de droit privé donc licenciables. Ces statuts sont majoritaires maintenant et le seront de plus en plus avec le remplacement progressif des anciens. Qui plus est une part de la rémunération se fait au mérite sous forme de primes et il n’y a plus de promotion automatique.
          Bref, on est très très loin du statut français de fonctionnaire.

          https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/c-est-comment-ailleurs/c-est-comment-ailleurs-le-statut-des-fonctionnaires-au-danemark_2389324.html

          • Oui, vous citez le même article que moi.
            Ce qui est étrange, c’est de dire alors « fonctionnaire » des personnes sous contrat de droit privé. Dans cette optique, les ministres du culte en Belgique, étant payés par l’Etat, sont des fonctionnaires.
            Les barèmes de salaire à l’ancienneté sont encore d’application dans bon nombres d’administration et sociétés privées (les grosses en général).
            La rémunération au mérite, je trouve cela parfois étrange, voire inhumain, dangereux, et hors de propos. Comment dire qu’une infirmière a été plus « productive » ? Comment dire qu’un enseignant a été plus « performant » ? Comment dire qu’un ambulancier a atteint des « objectifs » ? Comment dire qu’un employé de mairie, préposé aux cimetières et population a délivré un travail remarquable ?
            Une partie du travail actuel n’est plus d’effectuer le travail, mais d’évaluer le travail des autres, le sien, et de regarder en continu le classement. En gros, vivre dans le stress continu de la performance et de la compétition. Usant pour l’homme, avilissant et destructeur. L’homme prisonnier du système. La carotte et le bâton…

            • Le « mérite » d’une infirmière c’est évidemment d’arriver à l’heure, de faire son travail consciencieusement, d’être compétente, agréable et humaine avec les malades etc.
              En bon socialiste, vous confondez « mérite » et « productivité financière » pour mieux décrédibiliser une notion pourtant essentielle, voir vitale dans des prestations imposées comme celles de la fonction publique.
              C’est parce que les socialistes haïssent le « mérite », la performance et la compétition que l’état le plus coûteux au monde n’offre plus que des services minable.
              Les mauvais ne sont jamais sanctionnés, les bons jamais récompensés, c’est tout le drame du socialisme.

              • Pourquoi parler du socialisme ? Aucune idée…
                Pour moi, « arriver à l’heure, de faire son travail consciencieusement, d’être compétente, agréable et humaine avec les malades », c’est la base même du travail. Si le travailleur ne remplit pas ces critères, ce n’est simplement pas un bon travailleur. Je connais le système des PDR (Personal development review), où le chef dit « bon ben tu as fait ton job normalement, euh.. ok, voilà… je te mets 90%, ya aucun critère objectif, aucun indicateur, aucune cible permettant d’évaluer une quelconque performance ou progression. A l’année prochaine »…
                Simplement ridicule dans un grand nombre de situation ET où au final seuls les points négatifs influencent la note…

                (pour info, vous avez dû louper mes autres commentaires, mais je ne suis pas socialiste)

                • Encore une stupide argutie hors sujet, le doigt, la Lune !
                  Ça ce sont typiquement des slogans socialiste: « La rémunération au mérite, je trouve cela parfois étrange, voire inhumain, dangereux, et hors de propos […] la performance et de la compétition. Usant pour l’homme, avilissant et destructeur. L’homme prisonnier du système. « 
                  .
                  Vous êtes 0% libéral, d’où vos score hilarant ici.

  • Les commentaires sont fermés.

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Par Jean-Philippe Delsol. Un article de l'Iref-Europe

L’Europe et notre président de la République en particulier ne cessent de dénoncer d’anciens pays de l’Est comme la Hongrie ou la Pologne pour leur vision d’une démocratie illibérale, c’est-à-dire adhérant à une culture politique qui disqualifie en son principe la conception libérale. Mais la machine macronienne poursuit pourtant de manière méthodique sa politique illibérale tendant à renforcer sans cesse l’emprise de l’État sur la société.

Cette fois, ce sont les régimes d’i... Poursuivre la lecture

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