La BCE veut une politique monétaire écolo

La BCE veut « verdir » la politique monétaire. En route vers le dirigisme monétaire !

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La BCE veut une politique monétaire écolo

Publié le 28 janvier 2020
- A +

Par Vladimir Vodarevski.

La Banque Centrale Européenne veut verdir la politique monétaire.

Vert comme le dollar, monnaie symbole de la puissance des USA ? Non, vert comme écologie politique.

La BCE veut intégrer la protection du climat à sa stratégie ! Ce qui est une révolution. Car il ne s’agit pas là d’un objectif économique, mais purement politique. Nous entrons dans l’ère du dirigisme monétaire.

La chute de l’étalon-or

Quelle transformation pour la monnaie !

À la base, la monnaie est juste un instrument d’échange qui permet de dépasser le troc. Elle a d’abord été une marchandise, qui pouvait être acceptée dans tous les échanges. Le bétail a été utilisé comme monnaie. Les métaux se sont imposés à la longue, et notamment l’or.

Quand la monnaie fiduciaire est apparue, les billets de banque, l’or jouaient toujours un rôle. Un billet n’est autre qu’une créance sur une banque. Une sorte de reconnaissance de dette de la banque. L’émission des billets était indexée sur le stock d’or de la banque. Notamment celui de la banque centrale, du pays, quand les banques centrales ont commencé à être créées.

Le système, qui est celui de l’étalon-or, a parfaitement fonctionné, offrant une stabilité monétaire. C’est sous ce système que s’est développé, avec la révolution industrielle, le plus grand progrès économique jamais connu par l’humanité.

L’une des monnaies les plus stables était le franc germinal, qui a traversé quasiment sans encombre les tourments du XIXe siècle.

Tout s’est effondré avec la Première Guerre mondiale. Elle a été financée par l’inflation, la planche à billets comme on dit, mettant à bas tout le système monétaire. Des tentatives maladroites ont été menées pour rétablir l’étalon-or, sans succès. L’entre-deux guerres a été une période de crises, finalement. Après la Deuxième Guerre mondiale, les accords de Bretton Woods ont mis en place un ersatz d’étalon-or.

Dans ce système, les monnaies ont une parité fixe par rapport au dollar. Les banques centrales doivent donc avoir des réserves en dollars pour créer de la monnaie, comme autrefois elles devaient posséder de l’or.

Le dollar, lui, reste indexé sur l’or. Le système fonctionna quelques années, mais les USA n’ont pas respecté l’indexation sur l’or. Ils ont créé beaucoup trop de monnaie par rapport à leurs réserves en or. Le système s’est effondré, avant même que Nixon n’y mît définitivement fin.

Ce qui a amené le régime en cours aujourd’hui.

La monnaie administrée

Dans le régime actuel, les banques centrales contrôlent complètement la création monétaire, ou tentent de la contrôler. Elles augmentent le rythme de cette création quand elles l’estiment nécessaire, et le ralentissent dans le cas contraire. Elles utilisent pour cela les taux d’intérêt, qu’elles baissent pour accélérer la création monétaire, et qu’elles augmentent pour la ralentir.

Il n’y a plus de lien avec l’or.

Les banques centrales peuvent également injecter directement de la monnaie nouvellement créée sur les marchés financiers. Les banques centrales contrôlent, ou tentent de contrôler, complètement la création monétaire, en fonction de ce qu’elles estiment bon pour l’économie.

Un autre volet du contrôle de la création monétaire, moins connu que le taux d’intérêt qui est lui très médiatisé, est l’encadrement réglementaire très strict et très contraignant des banques. Elles sont au centre de la création monétaire, car la création monétaire, c’est le crédit.

Les banques centrales créent en proportion moins de monnaie directement. Les taux d’intérêt servent à contrôler le crédit bancaire. Mais les banques doivent aussi obéir à des ratios prudentiels très stricts, en fonction des crédits qu’elles accordent.

Par exemple, une banque qui accorde essentiellement des crédits immobiliers pourra disposer de moins de fonds propres qu’une banque qui accorde essentiellement des crédits aux entreprises, considérés par la réglementation comme plus risqués. C’est la réglementation, donc, qui décide de ce qui plus ou moins risqué, et comment les banques doivent faire face aux risques.

Ces ratios prudentiels sont définis par le Comité de Bâle, sorte de réunion de gouverneurs de banques centrales et de représentants d’autorités prudentiels de plusieurs États, essentiellement occidentaux.

Quand à la BCE, comme la Federal Reserve, la banque centrale des USA, elle est présentée comme étant indépendante. Mais son président est nommé par les dirigeants de la zone euro. Tout comme le président de la Fed est nommé par le président des USA.

Comment qualifier le système monétaire actuel ?

Comme il consiste à piloter l’économie par la monnaie, on le considère souvent comme monétariste. À tort, car les monétaristes préconisaient une hausse régulière modérée de la masse monétaire, et non un pilotage de l’économie par les taux d’intérêt.

Le système est plus proche du keynésianisme, puisqu’il considère qu’injecter de la monnaie est bon pour l’économie, et approuve une inflation modérée. Accessoirement, il permet aux États d’avoir des déficits abyssaux continuellement. C’est peut-être le but, finalement.

Mais c’est surtout un système administré, qui dépend entièrement des décisions de ceux qui le dirigent. Même les banques ne sont pas autonomes. La contrepartie étant qu’elles sont protégées contre la faillite. La monnaie est donc passée d’un instrument d’échange à un système administré, dans le but de piloter l’économie. Aujourd’hui, la BCE veut passer à une nouvelle étape.

Le dirigisme monétaire

S’il se faisait, ce verdissement de la politique monétaire représenterait  deux innovations majeures.

— En matière d’objectifs pour la BCE

Une banque centrale a normalement des objectifs économiques. La stabilité monétaire, une inflation modérée, un soutien à la croissance. Actuellement, on peut ajouter que la BCE soutient les politiques d’endettement des pays de la zone euro.

Intégrer le climat dans les objectifs de la BCE, c’est intégrer quelque chose qui n’a plus rien d’économique. C’est un objectif politique, une prise de position politique. La BCE sort du domaine dévolu à une banque centrale. D’instrument d’échange, la monnaie devient instrument politique. C’est du dirigisme monétaire.

— Une innovation au niveau de l’Union européenne

La BCE aide les États à appliquer leurs politiques en facilitant l’endettement. Avec cet objectif politique, la BCE court-circuite les États de la zone euro. C’est une brique de plus dans les pouvoirs supra-nationaux de l’Union européenne, un renforcement du pouvoir de l’Union européenne, une centralisation accrue.

La monnaie semble être le couteau suisse du dirigisme aujourd’hui. Elle sert déjà à diriger l’économie. La BCE veut s’en servir pour diriger un autre aspect de la politique, non économique cette fois.

Jusqu’où ira le mouvement ?

On pourrait d’ailleurs s’interroger sur la légitimité de la BCE d’imposer une politique. Car, d’une part, cela ne fait pas partie de son mandat. D’autre part, un organisme non élu peut-il décider de la politique à mener dans la zone euro ?

Théoriquement, la BCE doit se limiter à son mandat. Mais il a déjà été prouvé que son interprétation pouvait être très large.

Par exemple, normalement, la BCE ne peut pas financer les États. Mais, il a été jugé qu’elle pouvait le faire indirectement en rachetant des obligations d’État. La question du mandat de la BCE dépendra surtout des rapports de force politique.

On ne sait pas encore comment la BCE va mettre en œuvre cet objectif politique. D’ailleurs, il faut que son conseil se mette d’accord, ce qui n’est pas encore fait. Mais ce qui est bien c’est qu’on connaît déjà les effets économiques qu’aurait une telle politique.

Tout ce que peut faire la BCE, c’est injecter de la monnaie dans les secteurs qu’elle considérera climato-compatible.

Et, depuis Richard Cantillon, au XVIIIe siècle, on sait ce que cela produit : de l’inflation.

Plus précisément, ceux qui peuvent se positionner au début de l’injection de monnaie peuvent faire de grands bénéfices. Cantillon en avait l’expérience. Les autres, le commun des mortels, subiront l’inflation. En fait, on parle de bulle aujourd’huii.

On en a connu un exemple récemment.

Dans les années 2000, la politique monétaire des USA a favorisé l’accession à la propriété, à travers les crédits subprime. Tout le monde vantait cette politique, qui créait un effet richesse. Au final, nous avons eu la plus grande crise depuis 1929 !

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  • Tout ça est compliqué ,très compliqué ,une question que je me pose. Si l’écologie disparaissait ,nous porterions nous mieux ?

    Une seule certitude nos porte-monnaie seraient mieux remplis ,le coût de la vie plus faible ,nos libertés plus grandes….qu’est-ce qu’on attend pour faire la guerre aux écolos ?

    • L’écologie ne sert ici que de prétexte pour financer l’économie (lire « la diriger) et « relancer la croissance ». S’il n’y avait pas l’écologie, il n’y a pas le moindre doute qu’une cause sociale (ou autre) aurait pris sa place.

      • Il n’y a sans doute mieux a faire pour relancer la croissance que de construire de l’inutile decréer des taxes carbone ou de bousiller le marché automobile ,…comme si toutes les autres industries performantes étaient interdites a l’Europe ….si la parole était libre on crierait , trahison !

    • Le problème écologique est réel, il n’est pas politique mais relève de l’éducation et du respect de notre espace commun. L’écologisme c’est une toute autre histoire qui permettrait à une catégorie de dictateurs de cadrer nos vie à la manière stalinienne, pour le climat le doute est permis mis par la contradiction qui doit être etouffée, ^pourquoi ?

      • Ma dernière phrase n’est pas claire, je me reprends « pour le climat le doute est permis, mais pas la contradiction qui doit être étouffée, pourquoi ? »

  • la bce n’avait pas l’objectif de maintenir ’emploi etc…ce qui est déjà un objectif politique…

    • @jacques lemiere-NON, l’objectif principal de la BCE est d’assurer la stabilité des prix. L’emploi n’est qu’un effet secondaire de sa politique monétaire

      • désolé, j’avais du aller voir un jour sur un site.peu importe assurer la stabilité des prix est un objectif politique…

  • La BCE, comme la Commission européenne, tirent les conséquences des dernières élections au Parlement européen. La forte poussée des partis écolos dans l’Union les incite à mener des politiques vertes. A long terme le désastre économique est garanti, mais à court terme ils surfent sur la vague…

  • Garantir la monnaie par des pots de peinture verte en remplacement de lingots d’Or, l’idée est séduisante, la difficulté sera de déterminer la couleur précise et officielle de l’étalon de couleur. Attention de ne pas choisir le Vers du fruit ou le Ver-Mifuge.

  • Si la première guerre mondiale a été en effet financée par l’inflation, il faut rappeler l’importance l’adoption en 1913 du Federal Reserve Act, auquel s’était opposé Charles Lindbergh en ces termes:
    « Cette Loi établit le trust le plus gigantesque de la terre.
    Lorsque le Président signera ce projet de loi, un gouvernement invisible, celui de la puissance monétaire, sera légalisé. Le peuple peut ne pas s’en rendre immédiatement compte, mais le jour du jugement n’est distant que de quelques années. Les trusts réaliseront bientôt qu’ils sont allés trop loin, même pour leur propre bien. Pour se délivrer de la puissance monétaire, le peuple devra faire une déclaration d’indépendance. […]
    Ceux de Wall Street n’auraient pas pu nous tromper si vous, les Députés et les Sénateurs, n’aviez fait de ce Congrès une fumisterie [ … ] Si nous avions un Congrès du peuple, il y aurait la stabilité. Le plus grand crime du Congrès est son système monétaire. Le pire crime législatif de tous les temps est perpétré par ce projet de loi bancaire. Les groupes parlementaires et les chefs de partis ont de nouveau agi pour empêcher le peuple d’obtenir le bénéfice de son propre gouvernement. »
    Quant à Wilson, il déclara en 1916: « Notre système de crédit est concentré (dans le Système de la Réserve Fédérale). Par conséquent, la croissance de la nation et de toutes nos activités se trouve entre les mains de quelques personnes. »

  • Merci pour cet article qui met en relief un problème fondamental.
     » Intégrer le climat… C’est un objectif politique, une prise de position politique. La BCE sort du domaine dévolu à une banque centrale. D’instrument d’échange, la monnaie devient INSTRUMENT POLITIQUE.
    Avec cet objectif politique, la BCE court-circuite les États de la zone euro. C’est une brique de plus dans les pouvoirs supra-nationaux de l’Union européenne. »
    La finalité réelle de l’UE apparaît de plus en plus clairement: il s’agit d’une finalité politique qui consiste à dépouiller peu à peu les Etats de leurs prérogatives pour les transférer à une instance supranationale non élue.
    Ce processus est à comprendre comme une sorte d’expérimentation de l’idéologie d’un gouvernement mondial auquel les instances nationales seraient soumises au nom de l’efficacité économique, de la nécessité écologique ou encore des « droits de l’homme » (comprendre droits des minorités).

  • « À la base, la monnaie est juste un instrument d’échange qui permet de dépasser le troc. »: ça commence très mal, ce cliché ne repose su rien d’autre que l’imagination des premiers économistes classiques. Nous n’avons aucune trace archéologique ou ethnographique d’une société fonctionnant à base de troc.

    Sur la crise de 2008 il serait bien de sortir d’une vision simpliste tout noir ou tout blanc: oui la politique monétaire a incité les gens à devenir propriétaire de façon irresponsable, mais aussi les banques ont fait n’importe quoi avec cette décision et se sont montrées irresponsables. Il est hypocrite de défendre une liberté totale des entreprises tout en se défaussant sur le rôle de l’Etat quand celles-ci font n’importe quoi.

    • On a toutes les traces nécessaires, notamment avec la découverte de biens produits et échangés à des milliers de kilomètres dans les endroits les plus inattendus (exemple des peignes en ivoire fabriqués dans le nord de l’Europe à partir de matières brutes importées d’Afrique pour transformation, et les produits finis retrouvés en Grèce). Les échanges « internationaux » et la spécialisation du travail existaient en l’absence de monnaie d’échange. Le troc, forcément.

      Quand on ne sait pas, on demande avant de parler.

      • @Cavaignac-Les monnaies grecques antiques sont un témoignage à la fois abondant et varié de la civilisation grecque. Apparue en Asie Mineure à la fin du VIIe siècle avant J.-C.
        Quelles sont vos référence datées dont vous faites état ?
        merci de votre retour

      • Votre pique finale ne vous grandit pas.
        Si vous pouviez précisez l’époque de votre exemple et comment vous êtes sûrs que la monnaie n’existait pas à ce moment là, je suis preneur.

        • Parce que la monnaie, quelle que soit sa forme, laisse des traces. Quand vous n’en trouvez pas, alors que vous avez les preuves d’échanges à grande distance, et même de spécialisation du travail, vous devez admettre l’hypothèse du troc.

          Voir le « Pompéi de l’âge de Bronze » en Angleterre, site daté vers -1800. Voir également la civilisation minoenne ayant dominé la Méditerranée entre -3000 et -1450, reconnue comme le principal centre du commerce de l’époque. Crésus, « l’inventeur » de la pièce de monnaie (pour simplifier), viendra beaucoup plus tard.

        • A propos de la forme.

          « Comment vous êtes sûrs » : étonnante remarque, alors que c’est vous qui faites preuve d’une assurance bien mal investie. Puis, l’affirmation selon laquelle « Nous n’avons aucune trace archéologique » paraît un peu trop péremptoire, alors qu’il est relativement aisé de la contredire. Plus de prudence ne serait pas superfétatoire.

          Enfin, après avoir commencé votre commentaire par « ça commence très mal, ce cliché ne repose su rien d’autre que l’imagination », vous ne pouvez pas valablement vous plaindre de recevoir une petite pique en retour.

  • Ce qui n’est pas rassurant avec cet article, entre autre, c’est que même en quittant ce pays la France qui spolie légalement, cette fameuse BCE, (et donc l’europe de l’euro) nouvelle forme de bananerai à produire des assignats sur le climat me semble irrémédiablement condamnée un jour ou l’autre à nous faire (nous les citoyens, collectivement) littéralement bouffer l’hostie supranationale; Comme disent les frères rapetou, ou que tu sois, pas possible que tu en réchappes ! Où aller?

  • Il aura fallu à peine quelques semaine à Lagourde pour faire pire que son prédécesseur, qui pourtant avait déjà fait fort. Bref, l’euro, comment dire… Vous pouvez faire une croix dessus et vous dépêcher de passer à autre chose. Whatever it takes !

    Le dollar, la livre britannique (merci le Brexit), l’or (tant que son achat n’est pas interdit), le bitcoin, des cigarettes, du papier… n’importe quoi pourvu que ce ne soit pas de l’euro. Si vous avez de l’épargne, de l’assurance-vie, si vous détenez une créance, un simple compte courant, soldez tout et fuyez l’euro tant que vous le pouvez. Si vous espérez une rente (essentiellement la retraite), ne comptez pas dessus car son pouvoir d’achat va s’effondrer (pas besoin de réforme, Lagourde s’en charge). Si vous avez des achats à faire à l’étranger, dépêchez-vous avant que les prix ne s’envolent. Si votre salaire est en euro, exigez des augmentations avant la tempête car aucune négociation collective ne permettra de corriger la dépréciation monétaire magistrale qui vient. L’inconnue réside toutefois du côté des Allemands. Combien de temps encore vont-ils tolérer le saccage de la monnaie sans réagir violemment ?

    Note : question retraites, l’objectif réel de la réforme pourrait apparaître plus tôt que prévu. L’effondrement de l’euro va couper l’Etat obèse français de ses sources de financements sur les marchés. Sans financement, plus de déficit possible. Or, le déficit servait jusqu’à présent à payer les retraites des fonctionnaires (environ 70 milliards de déficit pour 70 milliards de pensions versées). Les fonctionnaires étant désormais placés dans le régime commun, c’est l’ensemble des retraités qui seront mis à contribution pour financer leurs pensions, permettant à l’Etat de continuer à fonctionner sans déficit. On comprend que le gouvernement accepte toutes les concessions syndicales car ce n’est pas son problème. Ce qui importe, c’est de se débarrasser le plus rapidement possible de la charge des pensions des fonctionnaires sur quelqu’un d’autre. Pas à dire, cette réforme, bien joué !

    • @Cavaignac-L’état n’a pas à se « débarrasser le plus rapidement possible de la charge des pensions des fonctionnaires sur quelqu’un d’autre » puisque c’est le budget général voté chaque année en loi de finances qui prend à sa charge le paiement de retraites, donc l’impôt. Rien ne changera dans la réforme car elle n’est pas systémique c’est à dire qu’elle repose toujours sur la répartition, c’est la méthode de comptage de trimestres qui passera en points.
      Christine Lagarde a prévenu que les français devaient choisir entre leur épargne et un emploi. Là c’est vraiment inquiétant, car elle va vraiment faire main basse sur l’épargne non seulement des français mais des euro-européens.

      • Un régime de retraite unique justifie qu’on puisse répartir les efforts éventuels sur l’ensemble des individus concernés. Le moment venu, quand la crise sera venue, l’Etat cessera de payer les pensions du public et demandera à l’ensemble des retraités de se substituer, au nom de la solidarité, par une baisse générale de toutes les pensions, publiques comme privées.

        Le calcul est simple. Au lieu de cesser de financer les retraites des seuls fonctionnaires, l’Etat réduira de 20% l’ensemble des pensions, ce qui sera suffisant puisque les fonctionnaires représentent 20% de la masse. 20% de baisse générale en pleine crise, ça passera comme une lettre à la poste. Et l’Etat aura réglé du même coup son problème de déficit, comme par miracle. Elle est pas belle, la vie ?

        Bref, caché derrière cette réforme, l’Etat se donne les moyens de spolier les retraités du privé pour assurer sa survie. D’ailleurs, la connivence des principaux syndicats de fonctionnaires avec le gouvernement est spectaculaire dans cette affaire. Pas étonnant, ils savent où ils vont.

      • Quant à l’épargne, vous avez raison. Le patrimoine liquide des Français représente 5000 à 6000 milliards d’euros. Il y a largement de quoi rembourser la dette publique et sauver les banques faillies par une bonne grosse spoliation tout à fait classique. Les assurances-vies et les livrets d’épargne passeront à la trappe en priorité (1800 milliards d’encours), puis une partie des comptes courants pour faire bonne mesure.

        Vous qui épargnez ici, abandonnez tout espoir…

        Les emplois ont bon dos. En réalité, ce sont les Etats obèses en fin de vie que Lagourde cherche à sauver malgré tout. Les emplois, elle s’en fout comme de son premier carré Hermès porté avec l’affectation nécessaire pour faire son élégante. Mais pas sûr que son apparence superficielle soit suffisante pour séduire les Allemands.

    • c’est effectivement surprenant que les allemands ne se manifestent pas plus malgré le souvenir de la crise des années 20.
      Certes Angela Merkel est en fin de carrière. Cela pourrait changer avec son (sa) successeur(se).
      On pourrait alors voir un retour au mark dans l’Europe du nord…

    • « L’inconnue réside toutefois du côté des Allemands. Combien de temps encore vont-ils tolérer le saccage de la monnaie sans réagir violemment ? »

      Pendant encore très longtemps. C’est un pays de vieux démilitarisé. De plus, je mettrais ma main à couper que les nantis sont allés vivre au Portugal ou en Espagne depuis belle lurette.

      Reste plus que l’Allemand moyen qui a tout mis à la Deutsche Bank et qui va devoir gérer son nouveau voisin venu de très très loin. Les Polonais préférant désormais l’UK.

  • Deux issues possibles : l’association vert-BCE rend la BCE populaire, ou alors elle permet de rendre le vert impopulaire….

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