Je fais ma part pour changer le monde : et si le colibri avait tort ?

Contrairement à une idée répandue dans le management, le colibri n’est pas du tout la bonne métaphore pour changer le monde.

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Colibrí By: rmariuzzo - CC BY 2.0

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Je fais ma part pour changer le monde : et si le colibri avait tort ?

Publié le 7 janvier 2020
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Par Philippe Silberzahn.

Face à la liste semble-t-il interminable des problèmes du monde, chacun est amené à se demander ce qu’il peut faire. Alors que nous discutions de l’effectuation avec un ami et que je défendais l’idée que pour changer le monde il vaut mieux viser petit, celui-ci me répondait : « Ah oui, c’est comme le colibri, je fais ma part ! »

En fait non, pas du tout, le colibri n’est pas du tout la bonne métaphore pour changer le monde.

L’histoire du colibri vient semble-t-il d’une légende amérindienne : la forêt est en flammes et tous les animaux s’affairent pour éteindre l’incendie. Même le petit colibri va au fleuve, met de l’eau dans son bec et vient jeter les quelques gouttes sur les flammes. Alors que les animaux se moquent de lui, il répond, pas démonté : « Je fais ma part ». Et toutes les belles âmes de s’esbaudir devant la profondeur philosophique de la posture dudit colibri.

Et pourtant les animaux ont raison, à double titre.

D’abord parce qu’effectivement, ce qu’il fait ne sert à rien, mais rien du tout.
Les trois gouttes qu’il va jeter dans les flammes n’auront de toute évidence aucun impact sur le feu qui continuera de plus belle. Il n’agit que pour la beauté du geste, que pour pouvoir dire « Voyez, j’ai fait quelque chose ! » alors qu’il n’a rien fait. Peut-être le colibri est-il donc en fait un prétentieux qui fait quelque chose n’ayant aucun impact, mais qui lui permet d’avoir bonne conscience, et surtout de signaler sa vertu à son groupe social de référence : « Ce que je fais ne sert à rien, certes, mais je suis avec vous, du bon côté. »

Malgré sa petite taille, il existerait peut-être des façons pour le colibri d’avoir un impact, mais ça ne semble pas l’intéresser. Faire sa part et rien de plus, cocher la case pour être tranquille, faire taire les critiques en étant moralement irréprochable semblent être les seules choses importantes pour lui, ce que n’ont pas manqué de noter les autres animaux, pas dupes, qui se montrent ainsi plus sages que la légende ne le fait croire, mais qui y ont pourtant le mauvais rôle.

Ensuite, les animaux ont raison car l’expression « Je fais ma part » traduit un modèle mental très fort selon lequel il existerait un grand schéma universel qui assignerait à chacun une tâche à accomplir. Chacun aurait une part du grand travail collectif et il conviendrait d’attendre que cette part lui soit assignée sans trop besoin de réfléchir.

Si le colibri pense que sa part c’est mettre trois gouttes d’eau dans un incendie de forêt, l’animal est-il si sage que cela ? Peut-il vraiment être un exemple pour nos belles âmes ? Ne devrait-il pas plutôt se demander ce qu’il pourrait faire d’intelligent et d’utile, compte tenu de qui il est : un colibri, que diable, pas un éléphant ? Bref, il pourrait réfléchir de manière créative et imaginer quelque chose d’intelligent à faire plutôt que de cocher une case imaginaire.

Que puis-je faire ?

La bonne question, en effet, reste donc la suivante : que puis-je faire, compte tenu de qui je suis, de ce que je connais et de qui je connais ?

Prenons un autre exemple, plus riche d’enseignements, et qui n’est pas une légende, celui de Madame Tao, que j’ai eu l’occasion d’évoquer dans un précédent article.

Tao Huibang est une chinoise illettrée qui se retrouve un jour soudainement à la rue avec deux enfants en bas âge lorsque son mari décède. Elle ne sait pas faire grand-chose à part du riz, alors elle vend des bols de riz aux étudiants du coin. Pour donner du goût, elle ajoute un peu de sauce piquante de sa région et qu’elle fabrique elle-même.

Elle finira par vendre sa sauce dans le monde entier et deviendra une star en Chine. A-t-elle fait sa part ? Non. Quand Madame Tao se retrouve à la rue et vend des bols de riz pour survivre, elle agit petit, mais cela a un impact. Un petit impact, mais un impact réel, pas comme jeter trois gouttes d’eau dans un incendie de forêt. Avec ses bols de riz, elle survit, et elle nourrit les étudiants sans le sou du coin. Elle ne fait pas sa part, elle fait, point. Et ce n’est pas petit par rapport à un univers de référence qui lui aurait assigné une tâche en fonction de ses capacités ; c’est petit par rapport à elle-même, mais pas négligeable.

On retrouve avec Madame Tao les principes entrepreneuriaux de l’effectuation :

  • principe n°1 : faire avec ce qu’on a sous la main, et notamment qui on est
  • principe n°2 : faire petit mais faire vraiment
  • principe n°3 : faire avec les autres

Ce n’est pas faire sa part ; on ne divise pas une grande tâche en assignant des sous-tâches d’importance variable. Il n’y a pas ma part dans un grand ordonnancement mondial. On ne part pas d’un grand problème pour aller vers l’individu ; on part de l’individu qui va lui-même vers le problème.

Et donc le colibri n’a rien compris à la façon d’agir pour changer le monde, et il n’est pas un bon exemple à suivre. Ne faites pas votre part ; inventez-la en fonction de qui vous êtes.

Pour en savoir plus sur l’action individuelle et le changement, lire mon article publié avec Dominique Vian (Skema) dans HBR France : Pour changer le monde, visez petit.
Sur les principes de l’effectuation, lire mon article introductif Effectuation : Comment les entrepreneurs pensent et agissent… vraiment.

 

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  • je suis perpelexe..

    d’abord » je fais ma part pour changer le monde »..ne laisse pas d’autre choix que d’admettre qu’il y a consensus pour « sauver » le monde..et m^me qu’il y a déjà un projet à suivre pour le sauver…( ça fait penser au rca)..
    auquel cas la formulation même ne laisse pas d’autre choix que de tous devenir un colibri et faire notre part déjà alloué.

    sauver le monde n’a rien à voir avec éteindre un incendie..
    on peut fuir ou éteindre un incendie..
    on ne peut pas fuir la fin du monde..

    bon …oui dans la vie on peut réfléchir à ce qu’on peut faire..etc..Mme Tao..ok..

    mais…à part ça…ce doit être moi..je ne comprends l’intérêt de la métaphore..

    • je fais non pas ma part mais ce que je peux pour faire aboutir les projets auxquels je crois..l’exemple de l’incendie est VRAIMENT curieux…

      et sinon..les projet politiques ampleurs universels sont en général bidon…

      • « Elle finira par vendre sa sauce dans le monde entier et deviendra une star en Chine. A-t-elle fait sa part ? Non. » euh….vraiment ..ou oui ..la prt de quoi au juste?

        je trouve que vous avez une tendance forcenée à la systématisation..vous voulezdiscerner et énoncer des règles..

        bon effectuation je ne sais pas ce que c’est..

        mais .principe n°1 : faire avec ce qu’on a sous la main, et notamment qui on est euh…..
        principe n°2 : faire petit mais faire vraiment petit est relatif..on peut entendre ça comme.. faire
        principe n°3 : faire avec les autres … en effet..

      • @jacques voici comment je comprends le cas colibri : il s’occupe d’un problème spectaculaire qu’il n’a pas causé, qu’il ne peut absolument pas améliorer . Son action est purement de façade : il se donne bonne conscience et se pose en donneur de leçon.

        • Le colibri agit, il prend sa décision seul et n’attend pas qu’un pompier ne vienne agir à sa place (comprendre l’Etat). Certes il n’a pas allumé le feu, mais ses 3 gouttes sauveront peut-être son petit nid. Ou celui du voisin. Ou tout autre objectif qu’il aura décidé d’essayer de sauver (Libre choix de sa générosité).
          Et ce colibri n’est pas du tout donneur de leçon ! Ce sont les autres qui lui demandent ce qu’il fait, lui il agit.
          Ce petit colibri agit en libéral.
          (Par contre, l’auteur, c’est un fameux cas… waouh… ya des restes du Réveillon là…)

          • C’est justement là où veut en venir l’auteur. Déjà, les autres animaux font aussi des choses d’après l’article (non précisé par contre et c’est dommage). Mais aller faire quelque chose qui dans tous les cas n’aura aucun impact (mettre 3 gouttes sur le feu ne sauvera pas son nid hein…).
            S’il avait voulu vraiment faire quelque chose, il aura par exemple apporté des objets (même petits) aux autres animaux qui eux peuvent faire les choses, ou avertir des changements du feu, ou autres.
            En gros, lorsqu’on se lance dans une action, mieux vaut qu’elle apporte vraiment à quelqu’un (soit même ou les autres).
            Dans le monde du travail, c’est la même chose, on voit pas mal de personne toujours occupée mais qui en réalité ne font rien (car font pleins d’actions juste inutiles qui leur bouffe leur temps, et celui des autres au passage)…

            • Maniaco, il vous faut peut-être lire la version complète de ce conte.
              https://www.zinfos974.com/La-legende-du-colibri-complete-avec-le-tatou-et-le-sanglier_a120915.html
              Personnellement, quand je lis le tatou qui se moque/s’énerve contre le colibri, j’y vois un magnifique exemple de « paradigme du contrôle social ». Le colibri aurait dû faire comme les autres ? « tenir sa place » ? Le colibri essaye lui au moins, il est peut servir d’exemple, il peut montrer la voie, ou il fait ce qu’il lui semble bon de faire.
              Je maintiens : ce colibri est libéral.
              Mais nous sommes ici dans un conte, on peut l’interpréter de bien des manières. Nous avons ici quelques experts en déformation de propos qui devraient s’y donner à coeur joie.
              Perso, avec un brin de malice, je pourrais dire que le colibri est socialiste (il défend seul l’intérêt de tous) et que les autres animaux sont libéraux car infoutus de s’organiser ou de prendre conscience de leur force commune. Mais je préfère ma première interprétation : ce colibri est libéral. (Et je m’identifie bien à lui)

              • Merci pour le lien. Ok pour le Tatou, qui lui ne fait rien. Le sanglier par contre fait une action qui elle pourrait avoir un réel impact sur la situation.

                • Le sanglier semble prendre conscience qu’il peut agir en voyant le colibri. Mais que je lis qu’il va défoncer les fûts d’essence, j’ai tout d’abord cru que ça allait être plus dommageable qu’autre chose :-).
                  Mais bon.. là on est dans l’exégèse.

  • Excellent article 🙂

  • L’histoire du colibri est effectivement pathétique . Je lui oppose le principe très chrétien trop oublié de subsidiarité : chacun s’occupe de sa sphère de responsabilité . Dans ce contexte : le colibri est complètement à côté de la plaque voulant s’attaquer à un problème sur lequel il n’a pas prise. Et Mme Tao en plein dans ce schéma . Ce n’est pas une question de « petite » ou « grande » action, c’est une question d exercer sa responsabilité dans sa sphère d influence.

  • @flimz le colibri s’occupe d’un problème sur lequel il n’a aucune prise . Ex : envoyer 10 euros pour les *** à l’autre bout du monde . Il se donne bonne conscience.
    Le colibri devrait s’occuper de sauver ceux dont il est responsable . ex : sa famille, son entreprise , son pays

  • C’est un hymne a l’égoïsme , on fait pour soi et pas pour les autres …si les autres profitent de mon choix , tant mieux pour eux.
    Je suis définitivement pas un colibri..ni une madame tao.. un gui sans doute .

  • A une personne « Premier degré absolu » , enseignante malgré tout, a qui je disais tout le mal que je pense de l’écologie politique et professionnelle, Elle m’a demandé si j’avais un composteur ! ? , J’ai répondu oui, (mon père m’a appris ça il y a plus de 60 ans). La personne a été rassurée. Colibri et composteur, c’est pareil, ça permet aux esprits simples de croire qu’ils sont utiles dans une gigantesque manipulation idéologique a laquelle il ne comprennent rien du tout, mais il croient que Greta peut les sauver !

  • On peut comprendre faire sa part de différentes manières comme celle de l’auteur (division d’une tâche en petites tâches identiques) ou faire ce que l’on peu avec ce que l’on a ce que propose aussi l’auteur finalement. C’est bien ce que fait le colibri.

    D’ailleurs il semblerait que la version intégrale du comte ressemble à ceci :

    Dans la forêt amazonienne, on peut apercevoir un arbre plus haut que tous les autres. Cet arbre a des branches qui semblent dire : « Venez à moi, peuple des oiseaux ! Venez à moi, je vous accueille. »
    Mais un jour, il y eut un immense incendie de forêt. Les oiseaux, impuissants, s’élevèrent dans le ciel, contemplant leur arbre partir en fumée. Ils distinguèrent pourtant un petit oiseau aller à la rivière prendre une goutte d’eau dans son bec et venir la déposer sur l’arbre.
    Et retourner à la rivière inlassablement prendre d’autres gouttes. Ce petit oiseau, c’est le colibri ! Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit :
    « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? »
    – Je le sais », répond le colibri, « mais je fais ma part. Vous aussi venez faire votre part pour éteindre le feu ».
    Et dans un même élan, les oiseaux s’élancèrent vers la rivière. Ces millions de gouttes formèrent une pluie si fine et si dense que le feu finit par s’éteindre.
    Depuis ce jour, l’arbre reverdit. L’harmonie est revenue et chacun a gardé en mémoire qu’il doit faire sa part.

    Je comprend que le colibri agit contrairement aux autres oiseaux tétanisés. La morale serait alors qu’il vaut mieux faire un peu que rien du tout. C’est un appel à l’action, à la mobilisation voire à la responsabilité. Maintenant si on fait intervenir d’autres animaux, au sol par exemple, le moyen d’action sera différent.

    • @Indivisible: « C’est un appel à l’action, à la mobilisation voire à la responsabilité. »
      C’est surtout de la pensée magique.
      Même dans le film Jivago, le directeur responsable de la construction d’un barrage rigole qu’on lui envoie une foule de « travailleurs motivés » quand il réclame une grue !
      Mais bon, si on peut se sentir responsable et conscientisé en regardant les célébrités de Hollywood conseiller d’être économe en fermant le robinet, marcher à pieds ou autre chose dans sa douche, libre à vous.

      • Quel rapport avec ce que j’écris !! Vous pensez avec un biais évidemment..
        On peut aussi lire ce conte comme une critique de la passivité devant les difficultés. Quand tout va bien on se laisse vivre et quand ça va mal on pleure..

    • Et la suite qui n’est pas dite ,le propriétaire de l’arbre a bien rigole de cette histoire en vendant a prix d’or ce géant de la forêt…
      Morale de l’histoire laissez donc faire les petits ,leur liberté est notre richesse,..et on retira les chaînes aux esclaves….

  • @Filmz: D’abord c’est une fable, donc le coté réaliste… Le colibri ne doit pas être compris comme une individualité réelle mais un symbole. Le colibri est le symbole de l’inefficacité. Point.

    Puis, vous falsifiez les propos de l’auteur, qui critique l’efficacité de l’action sans effet : C’est la phrase de Hollande sur « la France qui doit faire le geste » (Manille), alors que cela n’aura aucun effet et ne sera convaincant.

    • Non, l’effet de ce que fait le colibri est on ne peut plus incertain et aléatoire, et il est à peu près certain qu’il y a mieux à faire, même à son échelle, pour sauver ne serait-ce que lui-même et sa famille plutôt que prétendre sauver le monde en « faisant sa part ».
      A vous croire, en allant voter, vous seriez efficace. Alors, pourquoi sommes nous toujours dans la mouise ? Vous n’étiez pas encore arrivé à cette conclusion lors des dernières élections et vous vous êtes abstenu ?

    • Aller voter a bien un impact, celui de rendre clair le choix des électeurs.
      Voir quelqu’un courir partout dans les couloirs ne fait pas de lui quelqu’un qui fait quelque chose d’utile.

    • Le colibri est celui qui va dans les manifs ou qui dépose son bulletin de vote. L’utilité est que cela lui fait plaisir ou le valorise à ses yeux, mais c’est tout.

  • Article décevant. Auteur ridicule…
    Aucun sens poétique et aucun sens de la métaphore….
    En effet, une métaphore ne se comprend jamais « textuellement », mais grâce à un sens « décalé »….
    La métaphore du petit colibri nous apprend qu’au lieu de rester sidérés devant un événement, chacun peut réagir à sa mesure, à son échelle, même réduite pour que l’ensemble de ces actions apportent la solution d’ensemble au dit événement.
    En d’autres termes, chacun peut faire quelque chose d’efficace, à son échelle, même réduite, et non pas attendre, c’est là le deuxième message induite de cette métaphore, une action d’ampleur, salvatrice, décidée en haut lieu par les seules autorités.

    • Effectivement, l’action du Colibri n’est pas tant d’agir que de mettre en route les autres en montrant l’exemple et en les faisant réagir.

  • Nous, par exemple, modestement, nous agissons depuis des années, tel le colibri :
    – moins de voiture et plus de train
    – moins de supermarché et plus de circuits courts
    – moins de viande et plus de légumineuses
    – chinois zéro quand il existe une alternative européenne
    – chauffage bois bûche et moins de gaz
    – etc, etc…

    • Et……..plus d’impôts pour tous les autres ,vous remplacez le non subventionné par du subventionné

    • Eh bien posez vous maintenant la question : est-ce que toutes ces actions ont réellement eu un impact sur le réchauffement climatique (à votre échelle) ?

      • La réponse à la question est évidente, chacune de ces actions diminue significativement l’impact sur le réchauffement climatique à l’échelle d’un foyer (2 à 3 tonnes CO2eq économisables avec ces simples changements d’habitudes)

        • Sauf que le CO2 n’intervient pas sur le réchauffement (qui stagne d’ailleurs depuis 20 ans et amorce la chute vers le froid). Le CO2 est une conséquence du réchauffement, lui-même provoqué par les « fluctuations » du soleil.

      • toutes ces actions >< à votre échelle.
        Vous rendez impossible une réponse positive de par la formulation de votre question.
        Est-ce qu'une personne qui vote Tartempion a un impact sur le résultat des élections (à son échelle) ?

      • Ma réponse s’inspire de la métaphore du colibri.
        Que des centaines de millions de personnes fassent de même et les choses évolueront sensiblement.
        Nous faisons cela par respect de la nature et de ces ressources, tout simplement.
        Quant au réchauffement climatique, je pense qu’il ne sera pas catastrophique.

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