Les meilleures retraites du monde ? Les Français n’y croient plus

Rassurez-vous : même si les Français veulent de la capitalisation pour leur retraite, le gouvernement et les syndicats s'y opposeront avec force.
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Les meilleures retraites du monde ? Les Français n’y croient plus

Publié le 9 décembre 2019
- A +

Par h16.

Comme prévu, l’action syndicale du 5 décembre a largement débordé (tant en délai qu’en violence) ; casses et violences maintenant habituelles des troupeaux humains en mal de frissons se sont ajoutés à un énième mouvement de protestation des services publics refusant de s’aligner sur la situation nettement moins privilégiée du privé, et le message général a largement porté : il est vraiment hors de question que les régimes spéciaux de retraite financés par le privé soient vaguement modifiés, tout comme il est impossible d’imaginer la moindre réforme des retraites françaises sans que l’habituel noyau dur des collectivistes ne paralyse tout le pays.

Et comme on les comprend ! Pour eux, aucun doute possible : le système actuel de retraites françaises est particulièrement plantureux, et d’autant plus qu’on en est directement bénéficiaire, qu’on a fait carrière dans les services publics ou qu’on en est encore salariés, et mieux encore si l’on se qualifie pour l’un des fameux régimes spéciaux particulièrement généreux.

Pas étonnant dans cette situation d’entendre régulièrement les leaders syndicaux, Philippe Martinez en tête, répéter à l’envi qu’on bénéficie du « meilleur système de retraites du monde ». Pour ce dernier, c’est même tout le « socle social » qui est « l’un des meilleurs au monde ».

Évidemment, tout dépend pour qui.

S’il semble acquis que c’est bien le cas pour ceux qui peuvent partir en retraite bien avant 60 ans et toucher une pension quasiment équivalente à leur dernier salaire, il en va probablement assez différemment pour tous les commerçants ou les artisans dont la retraite pleine n’est possible qu’après 60 ans et pour lesquels les pensions sont notoirement plus faibles (elles tournent autour de 281 euros par mois pour les commerçants et 348 euros pour les artisans, à comparer aux 2636 euros brut de moyenne des retraités SNCF, par exemple).

Eh oui, aucun doute : c’est bien d’intérêts catégoriels dont il est encore une fois question en France, pays de l’Égalité Pour Les Autres. Les actuels grévistes, harpant sur l’inamovible argument du « Le public fait grève par solidarité avec le privé », tenteront toujours de faire croire qu’en bloquant le pays, ils garantissent que les avantages de tous, y compris les non-grévistes, seront préservés.

C’est bien évidemment un mensonge complet, à plusieurs titres.

D’une part, à l’évidence, les avantages des uns ne sont pas financés par une génération spontanée de richesses : ce sont les bien « les autres », c’est-à-dire ceux qui ne bénéficient pas de ces avantages, qui abondent à ces régimes. La solidarité, ici, ne marche bien que dans ce sens là. Question égalité, on repassera.

D’autre part, lorsque les avantages et les droits des salariés et indépendants du secteur privé ont été régulièrement rabotés les décennies passées (notamment pour parvenir à financer les largesses offertes au secteur public), il n’y a pas eu un mouvement, pas une grève. Les leaders syndicaux d’alors et ceux d’aujourd’hui se sont bien gardés de mobiliser qui que ce soit pour défendre ces catégories-là. On se souviendra même des réactions outrées de ces mêmes syndicats lorsque certains indépendants et salariés du privé lancèrent des mouvements de protestations sans en passer par eux (les Pigeons en sont un exemple frappant). Là encore, il est difficile de nier l’évidence d’une lutte bel et bien catégorielle.

En outre, pour un système qui serait l’un des meilleurs du monde, on ne peut que s’inquiéter de la multiplication des rafistolages qu’il a déjà subis, avec des réformes majeures en 1993, 1999, 2003, 2008, 2010 notamment,

Enfin, et c’est à mon avis le point le plus important, il apparaît de plus en plus mensonger de faire croire que l’ensemble des Français serait effectivement pour la conservation du système en l’état, ou même de faire croire que le peuple serait compactement favorable à l’actuel système par répartition, louangé par Martinez et tant d’autres comme « le meilleur au monde » : non, ce n’est plus le cas depuis plusieurs années, les Français ne veulent plus d’un système de retraite uniquement par répartition.

Deux récentes études démontent en effet l’idée selon laquelle le peuple serait encore unanimement favorable à ce système globalement inique et inévitablement voué à la faillite : une étude du Fondapol et un sondage du CECOP pour le Cercle de l’Épargne, montrent assez bien qu’aucun consensus n’existe sur la question.

L’étude Fondapol montre ainsi que plus de la moitié des jeunes de 18 à 24 ans (52 %) privilégie le système de financement par capitalisation pour leurs futures retraites. Il semblerait qu’une majorité de ceux qui entrent actuellement sur le marché de l’emploi comprend très bien le jeu de dupes que représente la répartition qui aboutira pour eux à une retraite misérable ou nulle, malgré des ponctions croissantes sur leurs salaires actuels.

Quant à l’étude CECOP, elle aboutit au même constat lorsqu’elle interroge sur l’introduction d’une part de capitalisation dans le régime des retraites : c’est une majorité de Français (57 %) qui y est favorable, et notamment 61 % des jeunes de 18-25 ans (cf. tableau p.8). Sans surprise au passage, 75 % des commerçants et artisans seraient favorables à l’introduction d’une part de capitalisation. Pour ceux dont les retraites sont actuellement les plus faibles (avec les agriculteurs), on ne sera pas trop étonné.

Rassurez-vous cependant : l’idée même que les Français pourraient devenir maîtres de leur propre retraite, choisir combien cotiser, quand, à quel rythme et dans quel but, voire – soyons carrément fous – imaginer partir plus tôt ou plus tard en fonction de leurs besoins ou de leurs contraintes, tout ça n’est absolument pas sur la table.

Tant du côté des syndicalistes que du gouvernement lui-même, cette question n’est surtout pas posée : comme on le comprend en lisant par exemple l’entretien accordé par Delevoye, le « Haut Commissaire aux retraites », insuffler un peu de liberté dans ce pays est une véritable hérésie que les autorités et les syndicats s’entendront à combattre avec la dernière énergie. Ainsi, parlant des jeunes, le Haut Commissaire explique :

« Ceux qui pensent à leur retraite sont convaincus qu’ils ne pourront compter que sur eux-mêmes, en mettant de l’argent de côté. Cette idée de la capitalisation progresse. Moi, j’ai envie de me battre pour le modèle par répartition, et cette réforme va permettre de le sauver et le consolider. C’est une réforme pour les jeunes. »

Autrement dit : les jeunes ont bien compris qu’ils allaient se retrouver en slip, mais le gouvernement se battra pour qu’il n’en soit pas autrement. Épaulés par les syndicats collectivistes et la frange de population largement créditrice des largesses du système, on peut donc raisonnablement parier sur un nouveau blocage long du pays, un enlisement rapide de toute négociation, une évaporation de toute solution crédible un peu durable et, conséquemment, un abandon en rase campagne des velléités de réformes.

Ce pays est donc foutu.
—-
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  • il faut ajouter a çà que ce sont les syndicats qui gèrent les caisses de retraites… vaches a lait substantielles pour leurs organisations..

    • De plus, le principe de la retraite à point est déjà en place sur les complémentaires… Elles aussi gérées par les syndicats…
      Donc expliquer après que le système à point est une honte, troporrible ou autre, cela devient du bon foutage de figure.

      • Il y a des caisses autonomes qui fonctionnent bien. D’autre part, laisser à l’Etat, ce gestionnaire si avisé, le soin de gérer tout le système est une très mauvaise idée.

  • En versant 400 Euros mensuellement, on arrive après 44 ans, avec un intérêt modeste de 2% à la somme de 316000 Euros. De quoi avoir une rente mensuelle de 1200 Euros . Et comme il y a moyen de faire mieux que 2%, du 4% sans risque…

    Rien à voire avec la misère que nous sert l’état. L’état doit bien financer ses fastes, Homards Géants, Château Yquem, Lafitte…
    À nous les serfs, à eux les cerfs grand-veneur…

    • Pas certain que ce calcul soit exact et surtout universel ….400€ , un smicard, il les vole a qui ?

      • Le smicard, il s’efforce alors de gagner 400€ de plus que le smic… Quand on voit ce que les artisans sont prêts à payer de bons ouvriers, ça n’est pas si difficile.

      • Et ses 1000€ par mois, quand il sera retraité, il les volera à qui ?

      • Le SMICARD a un salaire mécaniquement plus élevé si on ne lui prélève pas automatiquement « pour sa retraite » (i.e. du vent). Quand on fait un raisonnement, on le fait jusqu’au bout, n’est-ce pas. Si on se place hors de l’hypothèse « état rapace », le salaire complet est versé, le smicard touche en gros 1500€ (superbrut actuel) au lieu de 1100 (net actuel). Les voilà, vos 400€.

        • Si en plus il choisit lui-même son assurance santé, à la place de la Sécu qui lui coûte un bras, il devient carrément classe moyenne.

        • Le smicard si on ne lui prélève pas ..il consomme et ne pense surtout pas a sa retraite…et il aurait raison ,un tient vaut mieux que tu l’auras..dans le fion

          • Il n’y a qu’en France que les salariés ne pensent pas à leur retraite et font confiance à l’Etat. Si ça peut changer, et c’est pour une fois ce que sous-entend l’article pour les jeunes, ce pays a enfin une chance d’échapper aux sévices dans le fion…

          • Voilà : le smicard est un gros mammifère un peu con qui consomme et ne pense pas à sa retraite.
            Bien que ce point de vue soit faux partout dans le monde, ça n’empêche pas certains, Français notamment, de persister à tenir ce genre de raisonnements, ce qui en dit bien long sur le mépris de ceux qui le tiennent à l’égard des smicards.

      • Le smicard c’est 10% de l’ensemble des salariés. Et concerne majoritairement des jeunes qui vont progresser et ne plus être smicards s’ils ont 2 sous de courage.
        Alors on ne va pas dénigrer un bon système à cause d’une minorité.

        • Le salaire médian est de 1772 euros, 82% des salariés sont à peine plus haut que le SMIC en réalité, les opportunités sont médiocres c’est l’effet du socialisme.
          En Suisse libérale, le salaire médian est de 5933 euros.

          • Je n’aime pas beaucoup les comparaisons sans raison. Il faut déjà savoir si vous parlez de salaire brut ou net. Et ne pas oublier le niveau des prix en Suisse. Pas sûr qu’à la fin du mois, il en reste beaucoup plus en Suisse

            • D’ailleurs c’est bien simple, les Suisses se bousculent pour quitter leur pays et venir en France.
              Ah tiens, non, c’est l’inverse.
              On se demande pourquoi.

            • Le salaire médian est calculé selon les mêmes normes.
              Au pouvoir d’achat la Suisse est 2ème, la France 12ème, une fois tout payé il reste bien plus aux Suisses qu’au français et vous négligez encore une chose :
              La suisse n’est pas surendettée, la France est totalement en faillite et son niveau économique et social médiocre par rapport a la Suisse est payé avec un crédit qui s’épuise rapidement. La dette hors bilan de 4200 milliards a encore augmenté de 360 milliards en cinq ans, elle atteint 270% du PIB.
              .
              En clair, les charges vont encore augmenter et les services et prestations sociales (dont dépend les 2/3 de la population) vont encore se dégrader.
              .
              Si la Suisse a un gros défaut, c’est celui d’être limitrophe à la France, il ne va pas faire bon vivre en étant un « riche paradis fiscal remplis de banquiers » à côté d’un enfer socialiste en faillite et en guerre civile froide.

            • La vie est certes plus chère mais entre 1772 et 5933 il en reste forcément plus puisque les prix ne sont pas 3 fois plus élevés. il suffit qu’un Suisse nous fournissent le coût de ses dépenses obligatoires!

      • Il va falloir passer à 3.0 😉

      • combien verse un smicard actuellement ?

      • @Reactitude2.0
        Bonsoir,
        Le smicard, il en verse déjà 800 tous les mois. Il n’a besoin de voler personne.

      • Vous oubliez que ce n’est pas sur son salaire qu’ils sont prélevés, mais payé par celui qui l’emploi, l’entreprise qui en fait rémunère le salaire!

    • non , 316 000 euros a 2% çà donne 6320 euros
      AVANT IMPÔTS ET TAXES , et non corrigé des variables d’inflation…
      pour avoir 2% net il faut beaucoup beaucoup plus
      1200 euros ca fait 24000 euros/an soit 2 millions et demi d’euros en fin de carrière..
      on comprend bien que sans solidarité la plupart claqueraient du bec

      • Les 316K, c’est le résultat du placement à 2% des 400€ par mois.

        Au moment de prendre la retraite, ce capital peut être mangé pour subvenir à ses besoins et là, on se retrouve avec 1300€ par mois pendant 20 ans (si on prend sa retraite à 65, ça fait 20 ans à courir jusqu’à 85 soit l’espérance de vie). Et ça, sans faire d’effort particulier et en conservant un salaire de smicard toute sa vie et toute sa retraite. Si on est un peu précautionneux, on peut diminuer son train de vie en retraite (moins de 1000€ – pour rappel de l’hypothèse, sur les 1500€ de smic, on avait 1100 de reste à vivre puisque 400 partaient en placement), placer mieux qu’à 2%, et là, on peut largement dépasser les 30 ans.

        Bref, on comprend bien qu’avec la solidarité de merde de l’Etat, la plupart vont claquer du bec.

        • et si on vit plus longtemps?

          • Surtout bien heureux celui qui trouve une EPHAD pour 1.000 euros par mois et par personne…

            • Quand on convertit son capital en rente viagère, c’est le banquier-assureur qui assume le risque que certains vivent plus et certains moins que l’espérance statistique.
              Et comme dit dans le commentaire initial, il faut vraiment être pessimiste pour ne pas voir qu’on fait bien mieux que 2-3% avec une croissance mondiale de 2-3% et des indices qui font bien mieux que ce minimum.

            • Quel pourcentage de la population a une retraite de 3000 Euros?
              En dehors des polytocards…

      • Pour compléter le propos de h16, il est possible de faire plus de 2% et de couvrir son conjoint et ses enfants par une rente, plus faible et limitée dans le temps. Cela a un coût. Mais vous, vous semblez décidé à faire confiance à l’état? Parce que les orphelins touchent une rente d’état? Tous?
        Selon les calculs que j’ai fait en fonction de nos relevés, on ne va pas toucher 30% de ce que l’on aura versé à l’état. Et ce que l’on touchera sera largement entamé par l’inflation.

        La vérité, c’est que l’état n’aime pas la liberté, car cela permet d’éviter de se faire tondre en hiver.

    • @MichelC
      2% de rendement (meme brut, sans frais ni impots) c est actuellement tres difficile a obtenir, a moins de prendre des risques certains (autrement dit acheter des actions). Et dans ce cas, quid des gens qui se trouvent a la retraite au moment d un crash (les cours sont actuellement tres haut -> plus de chance de baisser que de monter)

      • évidement , ce n’est pas pour rien que les obligations ont des taux négatifs

      • Vous préférez de prendre le risque de laisser vos sous à la mafia de l’état ❓ Vous trouvez qu’il est plus faible que celui de l’économie ❓
        On trouve des actions françaises plutôt sures dont le bénéfice est de 4%, distribué 2%.
        Pour Alphabet, le prix à été multiplié par 84 en 17 ans. Avec une obligation d’état française, vous avez un risque de 100% de ne pas revoir 100% . Avec Alphabet, pas de charges débiles. Au pire, vous ne les détenez pas en France.
        Vu la politique monétaire débile (mal)menée sur l’Euro, il vaut mieux rester investi en actions jusqu’à son dernier souffle et vendre que le nécessaire.

        Donc, si je vous suis bien, vous préférez le risque maximum, donc une espérance de gain négative en vous concentrant sur les actifs les plus (moins) surs, pour ne pas prendre de risque.
        C’est un choix.
        D’autres minimiseront le risque en le répartissant sur des actifs plus nombreux et moins dépendants des politiciens.
        Devinez quel choix je fais 😉

  • Dans les coulisses du théatre c’est Etat-syndicats cul et chemise:
    même combat, même gamelle extorquée aux con-tribuables.

    • «¿Décalage de la réforme pour tout le monde?»
      Poser les principes de cette réforme et refiler la patate au prochain quinquennat surtout aux gestionnaires des caisses qui pour équilibrer seront obligés de proposer un petit allongement à 68 ans…

  • Lu dans la presse ce matin, modifications envisagées par le gouvernement :
    Décalage de la réforme pour tout le monde.
    Augmentations du salaire des enseignants, hospitaliers pour compenser l’éventuelle perte de pouvoir d’achat une fois en retraite.
    Certains régimes (contrôleurs aériens, policiers…etc) garderaient un départ largement anticipé.
    Les régimes spéciaux seraient réformés bien après les autres… etc

    Encore une fois la réforme ne va toucher significativement que le secteur privé (comme en 95) et n’engendrera aucune économie pour le contribuable (si ce n’est une augmentation).
    Le dit secteur privé va t’il se laisser, encore une fois, « saigner » sans rien dire, en écoutant les soupirs de soulagement de nos compatriotes du public contents d’avoir échappé, encore une fois, à la réforme.
    CPEF…

    • Bah , c’etait le but ,prendre au prive pour payer nos fonctionaires

      • Le gvt va etre intransigeant et droit dans ses bottes… avec le privé et les indépendants pour siphonner leurs caisses. Comme d’hab, il va par contre baisser le froc devant les collectivistes qui verront leurs « spécificités » perdurer. Pour la justice et l’universalité.. faudra changer de boutique.

        • C’est le grand principe… Faire payer les voisins pour des services et des avantages non mérités !
          Après tout dans les dépôts, il y a des mécaniciens lambda (par exemple) OK ils travaillent en 3/8 mais dans l’industrie aussi il y a plein d’ouvriers qui travaillent en 3/8 et il y a également plein de chauffeurs routiers qui ne rentrent pas chez eux le soir (comme il y a cadres qui ne rentent que le weekend chez eux et ne sont pas logés par l’employeur)

      • Tout en laissant la CGT mener la contestation…

    • Bah il a qu’à voter correctement aux prochaines élections, pour foutre le bordel « démocratiquement »… J’ai vraiment hâte de voir la réaction de la bien pensante quand ça arrivera, peut-être en 2022 ? 😉

      • Ne sous-estimez pas le pouvoir de manipulation des médias. On les a déjà vus à l’oeuvre…

      • Moi je serais de vous je ne compterais pas trop la-dessus… cela fait maintenant 25 ans que les gouvernements divers et variés laminent les régimes de retraites du privé et j’attends toujours la réaction dans les urnes… Surtout que jamais un programme de candidat à une quelconque élection, n’a proposé plus d’équité dans les régimes de retraites.

        • JLB a écrit: « j’attends toujours la réaction dans les urnes »

          Tout le système médiato-corporatiste se garde bien de rendre présidentiable un candidat dangereux pour la bureaucratie.
          .
          C’est une valse à trois temps qui consiste à faire monter un candidat facile à descendre pour l’éliminer avec une bonne campagne hystérique « contre le fascisme » en finale. Ça a déjà marché deux fois.
          Si ça ne marche pas, Il y aussi le gag de la « justice » qui trouve une bricole bien vendue par les mêmes médias pour sortir un présidentiable dangereux.
          .
          Le troisième temps est tout aussi anti-démocratique, il se passe dans la rue pour finir d’atomiser toute velléité de réforme en cas d’erreur de casting ou même tirer un peu plus de fric que les médias subventionnés vendront comme « en faveur de l’intérêt général ».
          .
          Le ministère de la propagande touche presque autant que la justice en France: 5,5 milliards pour la nébuleuse France télévision c’est le ver dans la république bananière banane républicaine.

    • En ce qui concerne les fonctionnaires ce sont les impôts et taxes qui les payent quand ils travaillent (un peu) et aussi quand il sont pensionnés leur caisse de retraite c’est le contribuable !

  • Une solution très simple (recommandée par la CGT ?)…
    Pour conserver le régime privilégié et déficitaire de la RATP : par solidarité le salarié du privé travaillera et cotisera jusqu’à 68 ans !

  • Si le gouvernement refuse la capitalisation c est tout simplement qu il ferait exploser le systeme : on peut pas demander aux jeunes de capitaliser pour eux et de payer en meme temps pour les retraités actuels (le systeme de retraite etant deja deficitaire, on peut pas charger tellement plus la barque). Autrement dit, introduire de la capitalisation signifie mettre a la diete les retraités actuels -> un suicide electoral

    • Et comment a fait le Chili ❓
      Con carne?

      Et les régimes complémentaires AGIRC-ARRCO? C’est quoi? Pourquoi les supprimer?
      Réponse : pour voler les réserves.

    • Si une transition brutale soulèverait en effet un tel problème, une transition en biseau est parfaitement possible et indolore. Si le gouvernement refuse la capitalisation, c’est uniquement parce que la dénomination contient le mot « capital » !

  • E. Macron doit absolument trouver le moyen de réduire les dépenses sociales et la réforme des retraites est un moyen d’y parvenir. La nomenklatura des hauts fonctionnaires voit bien que système qui les tient au pouvoir s’effondre peu à peu. La situation de la France continue à se dégrader régulièrement. Macron n’a pas été élu pour changer le système : sortir du socialisme, mais seulement retoucher à la marge, pour que système qui profite à cette nomenklatura puisse perdurer. Seulement les choses deviennent compliquées et les hauts fonctionnaires ne savent plus faire. La façon dont cette réforme a été faite montre leur limite de compétence. La complexité technocratique est telle que ces hauts fonctionnaires sont incapables de l’expliquer, et surtout plus personne n’a confiance dans ce qu’ils disent. Tant que la France sera dirigée par la haute fonction publique, qui a pris le pouvoir avec Giscard,Chirac en 1974, elle continuera à couler.

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