Quand l’ogre du secteur public dévore le privé…

Ces avantages accordés au public et refusés au privé au nom de la justice sociale…

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Quand l’ogre du secteur public dévore le privé…

Publié le 10 février 2015
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Par Fabrice Durtal.

Le chat botté face à l'ogre (CC BY-SA 2.0) credits Bianca Bueno
Le chat botté face à l’ogre (CC BY-SA 2.0) credits Bianca Bueno

 

Croissez et multipliez ! Fidèle à la Genèse, énorme, envahissante, hypertrophiée, la fonction publique compte aujourd’hui 5,6 millions de ronds-de-cuir contre moins d’un million à la libération. Contrairement au reste de la population, ces millions de fonctionnaires disposent d’un parachute social qui ne se met jamais en torche.

D’un côté, en classe éco, on trouve le privé, affecté par les problèmes de croissance, la baisse de son pouvoir d’achat, les risques de chômage et des pensions de retraite au format bikini. De l’autre, en classe affaires, des fonctionnaires bien assis, sécurisés par un emploi à vie et jouissant de nombreux privilèges, dont huit semaines de vacances pour certains d’entre eux et une retraite en or massif.

Jadis destinés à compenser un écart de salaire entre privé et public, ces avantages ne sont plus justifiés. Aujourd’hui, l’État rémunère mieux que le privé. En attestent les dernières statistiques de l’INSEE. L’institut a calculé pour l’année 2012 que le salaire net moyen par mois dans le privé s’établissait à 2130 euros, contre 2434 euros dans la fonction d’État, 2242 euros dans la fonction publique hospitalière et 1848 euros dans la fonction publique territoriale. Les chiffres de l’INSEE portant sur le salaire net médian (primes comprises), lissé sur un mois, confirment cet avantage avec 1987 euros nets mensuel pour le public contre 1925 euros dans le privé.

 

EDF : 32 heures de travail par semaine

Secteur Public - René Le Honzec - contrepoints 197Cet écart de salaire en faveur des ronds-de-cuir n’est pas le seul avantage creusant le fossé entre public et privé.

Allocations familiales, jour de carence, absentéisme, arrêts maladie, temps de travail, sécurité de l’emploi, accès au logement : dans tous ces domaines les fonctionnaires français profitent de dispositifs bonifiés par l’État. Environ 800 000 salariés employés dans les entreprises contrôlées par l’État (SNCF, La Poste…) s’adjoignent à cette armée de nantis. Ils profitent d’un système digne des Trente Glorieuses tandis que le reste du pays vit à l’heure de la mondialisation. Par exemple, à EDF, certains salariés ne travaillent que 32 heures par semaine et bénéficient de 85 jours de repos par an et d’un régime de retraite généreux (jusqu’à 75 % du dernier salaire).

Ce sont les contribuables qui financent le train de vie des nababs de la fonction publique. Les administrations brûlent l’équivalent de 54 % de la richesse nationale annuelle (hors intérêts de la dette) contre 47 % en moyenne européenne, indique notamment France Stratégie, le Commissariat général à la stratégie et à la prospective. Après le Danemark et la Finlande, notre pays occupe le troisième rang des pays européens les plus dépensiers.

La retraite des fonctionnaires est l’un des principaux facteurs de gabegie. Elle devrait coûter environ 75 milliards d’euros aux contribuables en 2015. Car si dans le privé le taux de cotisation employeur est de 16 %, il est, à titre d’exemple, de 74,28 % chez les fonctionnaires civils d’État, selon les chiffres de l’association Sauvegarde Retraites. Le système est devenu fou. Les pensions civiles progressent plus vite que l’inflation. Selon les estimations d’Éric Verhaeghe, l’ex-président de l’APEC (l’Association pour l’emploi des cadres), dans Le Figaro (3 novembre 2014), 30 % de la hausse des dépenses publiques depuis 2006 sont imputables à la retraite des fonctionnaires.

Une réforme des retraites ? Les fonctionnaires n’en veulent pas. Ils auraient tout à y perdre. Contrairement au secteur privé, où la pension est calculée sur la moyenne des 25 meilleures années de salaire, celle des fonctionnaires est basée sur l’emploi occupé durant les six derniers mois d’activité. Tout fonctionnaire promu dans l’année précédant sa retraite part donc avec une pension suralimentée. Comme dans l’armée, où le passage du grade de colonel à celui de général au moment de quitter le service est connu sous le vocable de « général quart de place ». Autre bonus réservé aux fonctionnaires, le taux de liquidation (conversion du dernier salaire en pension) peut atteindre 80 % grâce au jeu des bonifications, alors qu’il plafonne à 50 % dans le privé.

 

Toujours plus !

Afin que ses troupes reçoivent un supplément de pension, l’État a créé, en 2005, un régime de retraite additionnel de la fonction publique (RAFP). Il concerne plus de 4 millions de fonctionnaires. Contrairement au privé, cantonné à la répartition, ce fonds de pension joue la carte de la capitalisation comme la fameuse Préfon. La gestion du RAPF vient d’être épinglée par la Cour des comptes qui lui demande notamment une gestion plus rigoureuse. Autant prendre les devants puisque ce fonds devrait encaisser 75 milliards d’euros de contributions des employeurs et des agents d’ici à 2050 !

Les régimes spéciaux patronnés par l’État constituent un autre exemple de favoritisme. La plupart ont été négociés à la libération. En s’appuyant sur les documents de la CNAV (Caisse nationale d’assurance vieillesse), Contrepoints estime qu’un ancien salarié de GDF/EDF, perçoit, par exemple, 2433 euros brut de retraite mensuelle soit plus du double qu’un salarié du privé.

Cette différence de traitement est due à une injection d’argent public. En 2012, la CNAV a transféré 6,8 milliards d’euros aux régimes spéciaux et aux industries électriques et gazières, soit une charge équivalente à 220 euros par tête pour les 31 millions d’assujettis de la Caisse.

Favorisé en termes de pension, le service public l’est aussi en matière de réversion. Dans la fonction publique (régime général), elle est égale à 50 % de la retraite du défunt et peut être octroyée sans condition d’âge minimum ou de ressources. C’est le jour et la nuit vis-à-vis du privé où son attribution est soumise tant à l’âge du bénéficiaire (55 ans minimum) qu’à ses revenus. Le plafond de ressources annuel pour bénéficier d’une retraite de réversion dans le privé était, par exemple, fixé à 19 988 euros pour une personne seule à l’été 2014. Un seuil vite atteint pour les ménages de cadres, mais dont les fonctionnaires n’ont pas à se soucier.

Antienne du discours gouvernemental, la « justice sociale » passe au second plan lorsqu’il s’agit de la fonction publique. Qu’il soit coiffé d’une casquette de père de famille, d’accédant à la propriété ou de simple malade, le fonctionnaire dispose toujours d’une sécurité accrue par rapport au salarié lambda.

Le supplément familial de traitement (SFT) est l’un de ces marqueurs préférentiels. Fin 2014, le gouvernement s’est félicité de la modulation des allocations familiales. Au mépris de l’universalité prévue par la loi Landry de 1932, leur taux chute désormais de 50 % pour toute famille ayant un revenu net mensuel supérieur à 6000 euros, et de 75 % pour celle disposant de plus de 8000 euros. Ce coup de vis épargne la fonction publique. Quel que soit leur salaire, les fonctionnaires continueront à percevoir un supplément familial de traitement. Son montant est constitué d’une part fixe et d’une part proportionnelle égale à 3 % du traitement pour deux enfants et 8 % pour trois enfants (6 % par enfant supplémentaire, avec plafonnement).

 

Supplément familial versé en plus des allocations

Dans une étude publiée en octobre dernier, l’Ifrap, un cercle de réflexion libéral, s’étonne que le calcul du SFT ne soit pas « modulé » selon le niveau de salaire des agents comme c’est le cas dans le privé. Résultat, selon l’Ifrap, un fonctionnaire avec quatre enfants payé 9000 euros par mois percevra, par exemple, 598 euros d’aide mensuelle (7176 euros par an), alors qu’un salarié du secteur privé dans la même situation devra se contenter de 115 euros.

Après le banco… le super banco : le SFT fait double emploi avec les allocations familiales que les agents publics perçoivent par ailleurs. Pour justifier ce cumul, les syndicats de fonctionnaires font valoir que le SFT constitue un accessoire du traitement de base et non une prestation familiale…

La famille ! En matière de logement, les fonctionnaires disposent d’un quota réservé. Il représente 5 % du parc des différents bailleurs sociaux. De nombreux ronds-de-cuir y sont logés aux frais de la République. Selon une enquête du site Atlantico, près de 130 000 fonctionnaires dont 35 000 enseignants, profitaient de cet avantage en 2012. Bien qu’elle constitue un avantage en nature évalué à 10 000 euros par an, cette aide n’est pas imposable, ce qui équivaut à un manque à gagner de 1,27 milliard d’euros pour le fisc, selon Atlantico.

Quand ils décident de troquer le statut de locataire pour celui de propriétaire, les agents accèdent à des prêts conventionnés et peuvent aussi disposer de « prêts aux fonctionnaires ». Une fois dans ses meubles, tout ce personnel administratif peut dormir les fenêtres ouvertes en plein hiver. S’il tombe malade, il n’a pas à supporter le moindre jour de carence alors que les salariés du privé doivent en assumer trois.

 

Bonnet d’âne pour la fonction publique territoriale

Ce régime de faveur encourage l’absentéisme, notamment dans la fonction publique territoriale. Selon un recensement effectué par le magazine Challenges, le taux d’absentéisme y est, en moyenne, beaucoup plus élevé que dans le privé, un agent municipal se faisant porter pâle 26 jours par an avec un record absolu pour Montpellier de 39 jours en 2011, une ville pourtant peu réputée pour la rigueur de ses frimas.

public -privéMême s’il fait mine de ne rien voir, l’État sait qu’une partie de ses ouailles tire au flanc. Mais il fait le dos rond. Mécontenter les fonctionnaires ? Pas question, ils sont trop nombreux. Le Canada, la Suède, l’Allemagne ont taillé dans leurs effectifs dans les années 2000, imités par la Grande-Bretagne, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne, la Grèce… Dans la plupart des pays, les effectifs de la fonction publique reculent, mais en France ils augmentent, notamment dans la FPT qui compte près de 2 millions d’agents contre 2,5 millions pour la fonction publique d’État.

Des fonctionnaires qui s’ajoutent aux fonctionnaires, cela n’améliore pas le rendement d’une fonction publique qui tourne au ralenti dans l’Hexagone comme dans les DOM-TOM, où les agents mutés disposent de congés bonifiés, de jours fériés supplémentaires… Une récente étude (octobre 2014) de l’Institut Montaigne, un think tank classé comme libéral, préconisait d’augmenter la durée légale hebdomadaire de travail des fonctionnaires à 38 heures, voire 40 heures (sans compensation salariale) pour réveiller la machine administrative. De son côté, la Cour des comptes a récemment incité l’État à augmenter la durée de travail « effective » des fonctionnaires.

Faire travailler les fonctionnaires 40 heures par semaine ? Beaucoup reste à faire ! Selon un article publié dans La Gazette des communes, leur temps de travail n’atteint même pas la durée légale de 35 heures hebdomadaires. Par exemple dans la FPT, éternel bonnet d’âne de la fonction publique, où l’on est loin des  1607 heures annuelles qui devraient être la norme.

  • « Les inégalités public-privé »Les Enquêtes du contribuable de février/mars 2015. 3,50€ euros. En kiosque le lundi 2 février et sur abonnement. Vous pouvez commander en ligne ce numéro.


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  • Edifiant. C’est toujours une expérience vertigineuse, traumatisante de plonger dans les détails.

    Et pourtant… Où sont les manifs ? Les banderoles vengeresses ? Les fourches ?

    Nulle part. A la place, on fait des « tweet » jesuischarlie, on met des t-shirts roses, on organise des marches blanches, et on crie « plus jamais ça ».

    On a les combats que l’on mérite, en somme.

    Bref.

    Nous savons qu’il n’y aura aucune « réforme ». Jamais. Car l’arithmétique électorale, liée à l’arithmétique sociologique, sociale…. rend la chose strictement impossible.

    Fonctionnaires, para fonctionnaires, et leurs retraités… Pèsent lourd. Une énorme minorité de bloquage politique.

    Alors que faire comme demandait Lénine ?

    Mettre à bas ce système odieux, obscène.

    Mais comment ?

    Notre arme c’est bien entendu la faillite.

    La faillite de la mafia étatique entraînera de facto le démantèlement des « statuts », des « privilèges ».

    Le plus tôt sera le mieux.

  • Une honte absolue , les ponctionnaires devraient eux mêmes avoir honte s’ils avaient un minimum d’honneur et d’honnêteté !!
    Mais quel parti politique a dans son programme la volonté affichée de réduite tous ces avantages ?

    • Vous avez raison enjoy …
      Malheureusement aucun parti n’a le courage d’aborder ce problème de fond.

      C’est d’ailleurs une preuve de plus (pour ceux qui en auraient besoin…) qu’il n’y a pas de parti de droite en France !!!

  • Les responsables c’est pas les fonctionnaires c’est les politiques. 40 ans d’umps.

    • Exactement et à répéter sans cesse.

    • Ce sont donc des profiteurs irresponsables…

    • Quand quelqu’un choisit la fonction publique, ou la SNCF, ou EDF, ou autre, il le fait en connaissance de cause, il connaît les avantages et compte bien en profiter. Et au bout de quelques années, il considère ces privilèges comme normaux, mérités et justifiés, et imagine pour garder la tête haute que dans le secteur privé, l’argent coule à flots.

      • @Pat

        Le fonctionnaire est une espèce se reproduisant uniquement entre elle et totalement aveugle !

        Quel visionnaire et quelle perspicacité !

      • Pour infos, pour accéder à ces places, il faut passer des concours, si le coeur vous en dit, allez y, le commun des mortels y a droit, d’autre part le petit ouvrier edf gagne bien moins mensuellement que l’ouvrier dans le privé, et cela, votre article n’en parle pas, d’autre part, toujours pour l’ouvrier, il n’a pas la vie rose comparé à SES supérieurs !! J’oubliais, ceux qui bossent 32h ont passé un accord, mais avec une diminution de salaire, et il doit payer les caisses de retraite pour combler le manque, ceux qui n’est pas mentionné dans votre torchon. Renseignez vous avant de dire des âneries !
        L’OUVRIER fonctionnaire n’a guère PLUS, voir même moins que l’ouvrier dans le privé ! A bon entendeur
        Mince, j’oubliais de vous dire, les agents EDF ne sont pas FONCTIONNAIRES !
        Mince, d’autre part, votre jalousie pourrait également se porter sur les avantages des journalistes, 30% de déduction pour les impôts, comparé aux 10% pour les autres, et pour les privilèges à la retraite, et pour NOS POLITIQUES qui ne payent pas d’impôts, qui en plus tirent une retraite en OR, zut, j’oubliais, c’est pas grâce aux politiques que les caisses de retraite se vident , c’est la faute aux petits fonctionnaires !!!

        • Tous les avantages indus concédés par l’Etat sont à combattre et faire abroger, quelque soit la clientèle électorale ou le lobby concerné :
          – régimes spéciaux et rémunérations occultes et au Parlement et au Gouvernement
          – statut du fonctionnaire et cogestion de fait de l’administration par le paritarisme
          – régimes spéciaux secteur public et fonction publique
          – faveurs spéciales : retraites financée par la dette publique
          – logement social
          – exemption fiscales
          – niches fiscales
          Il y a aussi un régime de défaveur spécial : le régime général de la sécurité sociale qui pénalise l’activité et l’emploi dans le privé.

        • ah le fameux concours…
          être moins mauvais que les autres une fois dans sa vie justifie toutes les turpitudes futures aux yeux de ces parasites (dans le sens biologique du terme)…
          et les fonks de l’edf qui ne seraient pas fonctionnaires, c’est de la sémantique, c’est du jeu de mots, c’est se foutre des clients. et d’ailleurs, il n’y a pas que ceux de l’edf qui considèrent qu’ils ne sont pas fonctionnaires, il y en a pléthores, à se demander qui est vraiment fonctionnaire dans ce pays.
          « le petit fonk edf gagne bien moins que l’ouvrier du privé » ? vraiment ? pondéré par le nombre d’heures dans la semaine, pondéré par le nombre d’années pour partir en retraite, pondéré par le nombre de jours de vacances, de maladie, de grève, pondéré par le comité d’entreprise, par le temps libre à dispo… mais pourquoi a t’il postulé à ce concours de l’edf ce petit fonk inconscient ?
          et pourquoi les meilleurs clients des vendeurs de vélo sont les fonks de l’edf ? pourquoi sont ils les meilleurs sportifs dans la classe d’âge des 40-50 ans si ils n’ont pas autant de temps libre et autant d’énergie à dépenser après ne pas s’être fatigué à tuer le temps au « travail » ?

          • pauvre monsieur, avant de vouloir critiquer sur le statut, renseigne toi !!!! mais se renseigner, demande de la recherche, ce qui doit te prendre quelques minutes précieuses de ton temps !
            D’autre part, j’éspère que tu ne seras jamais dans le noir total, si tous les agents edf seraient des glandeurs ( comme tu le dis si bien) tu n’auras jamais au grand jamais le rétablissement de ton énergie si précieuse à tes yeux, plus de confort, car à toute heure et par TOUT TEMPS ils se déplacent pour rétablir l’énergie dont tu as besoin! EDF n’a pas de ministère, et ne fait que partie du ministère de l’énergie , d’où la différence entre un fonctionnaire et un ASSIMILé, mais ce mot assimilé , tu ne dois pas connaitre la signification ! D’autre part, monsieur, l’ignorant, 35h, c la loi, les heures supplémentaires ne sont pas rénumérées, encore une chose que tu ignorais, les jours de vacances, c’est 5 semaines comme tout le monde, où vois tu une différence par rapport au privé? je me le demande, tu prouves vraiment que tu es un ignorant dans le domaine, quant à la grève, c’est un droit, mais tu ne ressens strictement rien à cette grève, car l’énergie est toujours présente ( il n’y a plus de coupures de courant au moment des grèves, encore une chose que tu ignorais monsieur l’ignorant) contrairement à d’autres dans le PRIVé ( je respecte toutes les grèves, si grève, c’est qu’il y a un problème) JALOUSIE QUAND TU NOUS TIENS PAR LA BARBICHETTE

            • les fonks de l’edf sont admirables quand ils rétablissent le courant quand ils sont d’astreinte pour le faire ?
              et il faut que la nation reconnaissante leur dise « merci » en grand sur des panneaux d’affichage 4 m x 3 m quand ils ont effectué leur travail ?
              pour ma part, j’ai un contrat de travail de 42 heures par semaine, 4 semaines de vacances, et une retraite qui sera à 65 ans dans l’état actuel des choses. je ne suis jaloux de rien, j’ai choisi ce que je fais et je sais pourquoi, et je ferai ce qu’il faut pour ne pas me laisser dépouiller par votre engeance. vous pourrez aboyer tout ce que vous voudrez, une fois que je serai à l’abri, je m’arrêterai et je vous regarderai sombrer dans la panique avec un grand sourire intérieur quand vous réaliserez qu’il n’y a plus personne pour payer vos droazakis sur lesquels vous avez encore la naïveté d’espérer qu’ils dureront assez longtemps pour vous.

              • 42heures, c’est risible, tu t’es fait avoir ! De nos jours c’est 35 heures, mais tu n’as pas l’honnêteté de préciser quel métier tu exerces !
                Etonnant, tu aimes encore te foutre de la gueule des gens: c’est 5 semaines pour tous! http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F2258.xhtml

                SI ton travail te déplait, rien ne t’empêche d’y aller, l’entreprise est ouverte à TOUS ! Et je n’aboie point, je n’ai pas cette rage en moi, ( comparé à toi) Pour ta gouverne, tous les agents ne sont pas d’astreinte quand ils remettent le courant ( il suffit de regarder dans le sud, où plus de 200 agents sont mobilisés) mais là encore, ta vue se limite !
                Autre chose, ils n’ont jamais eu de panneau de merci contrairement à d’AUTRES ( faut il que je te fasse un dessin où es tu assez intelligent pour savoir de qui je parle)

                • de nos jours, c’est 35 heures en france et c’est pour ça que c’est la misère en france. alors certains ont choisi d’aller travailler ailleurs pour gagner de vrais salaires dignes de ce nom. et le soir, quand on rentre à la maison, on retrouve tous ces jaloux de fonks qui sont aux 32 heures ou moins, mais on a l’habitude… et vos références de sites internet .fr ne me concernent pas, ceux qui ont 4 semaines de congés payés ne se foutent pas de la gueule des gens, c’est simplement toi qui est trop arrogant pour même savoir que nous existons et que nous payons des impôts pour subvenir à vos besoins, vu que vous êtes incapables de le faire honnêtement par vous même et vu que l’état est trop lâche pour rétablir la justice. mais nous ne consentons pas à l’impôt. l’impôt nous est extorqué.

            • mais tu ne ressens strictement rien à cette grève, car l’énergie est toujours présente

              Pfeee ❗
              Encore heureux : tu ne voudrais quand même pas envoyer des gens qui auraient fait un arrêt cardiaque à la morgue, eh oui cela arrive, alors qu’une grève de la SNCF ou RATP laisse quand même un temps plus court aux secours pour arriver. Sans compter qu’une coupure inopinée de courant peut endommager des matériels.
              ce qui n’est pas le cas d’une grève sauvage RATP.

              etc …

        • quelle collection de perles, Denise

          « Pour infos, pour accéder à ces places, il faut passer des concours , si le coeur vous en dit, allez y, le commun des mortels y a droit,  »
          c’est FAUX. Il n’y a pas plus de 2% de agents publics (et encore, en comptant large) qui a atteint sa place par un concours ouvert à tous, et ce ne sont pas eux qui posent problème, d’ailleurs, puisque par définition ils sont débutants.
          Ils servent juste de « boucliers humains » pour les 98 % d’agents public cooptés sur les bonnes places par les élus ou leurs pairs via promotions et concours internes, auxquels le commun des mortel n’a pas droit.

          « d’autre part le petit ouvrier edf gagne bien moins mensuellement que l’ouvrier dans le privé »
          mega lol.
          Le « petit ouvrier » (sic) dans le privé est au SMIC — 17 500 € brut annuel — et peut y rester très longtemps, le « petit ouvrier EDF » est à + de 30 000 € annuel (*) dès l’embauche et progresse ensuite.
          (*) + de 20 000 + « les éléments autres que le salaire représentent en moyenne 1/3 de la rémunération globale » + primes pudiquement évoquées mais pas chiffrées, on se demande bien pourquoi … http://www.edfrecrute.com/pages/remuneration-232

          « il n’a pas la vie rose comparé à SES supérieurs !! »
          AAAh tiens ? l’argument du concours ne joue plus dans ce sens là ? curieux …

          « J’oubliais, ceux qui bossent 32h ont passé un accord, mais avec une diminution de salaire, et il doit payer les caisses de retraite pour combler le manque, ceux qui n’est pas mentionné dans votre torchon.  »
          exact en principe, sauf qu’il paye quoi ? 10 % de ce que ça coute vraiment ? personne n’en sait rien ; tout ce qu’on sait c’est que la caisse est déficitaire et comblée par les les salariés du privé

          « Renseignez vous avant de dire des âneries ! »
          excellent conseil ; que ne l’avez vous vous-même suivi …

          « L’OUVRIER fonctionnaire n’a guère PLUS, voir même moins que l’ouvrier dans le privé ! A bon entendeur »
          re-LOL. j’ai eu les fiches de paie sous les yeux, et je te garantis que si tu viens pleurnicher avec ça à Poissy, Aulnay ou dans le Doubs, tu te fait lyncher. Mais tu peux toujours essaye, hein ?
          Et non seulement ils gagnent au moins moitié plus que dans le privé, mais ils bossent deux fois moins. Ce qui explique qu’ils ne démissionnent pas en masse pour aller se gaver dans le privé.

          « Mince, j’oubliais de vous dire, les agents EDF ne sont pas FONCTIONNAIRES ! »
          Certes ; ils sont bien pire : membres d’un monopole para-public.

          « Mince, d’autre part, votre jalousie pourrait également se porter sur les avantages des journalistes, 30% de déduction pour les impôts, comparé aux 10% pour les autres, et pour les privilèges à la retraite, et pour NOS POLITIQUES qui ne payent pas d’impôts, qui en plus tirent une retraite en OR, zut, j’oubliais, c’est pas grâce aux politiques que les caisses de retraite se vident , c’est la faute aux petits fonctionnaires !!! »
          Hum, rassurez vous, des articles dénonçant journalistes et députés, vous en trouverez facilement ici 😉

    • quel est le pourcentage de fonks parmi les 600 000 élus, depuis les municipales jusqu’aux plus hautes strates ?
      je pense que les responsables sont bien les fonctionnaires.

  • Quelle horreur.

    Le libéralisme a semble-t-il définitivement perdu étant donné la complaisance généralisée à l’égard du Prince et de ses prébendes. La classe dominante nous tient donc à la gorge. Bientôt, tout capital privé sera détruit et l’empire néo socialiste aura vraisemblablement gagné définitivement la main.

    Même en cas de faillite, ils ont un triste plan bien établi : prendre le contrôle total des dernières poches de capital privé (chypriotisation générale)

  • il n’y a aucune solution !
    Le bateau coule, ce pays est foutu.

    La seule et unique solution est de déserté, de fuir ce pays. Et/Ou de se ruiner volontairement.

    Tant qu’il restera de l’argent, ces parasites détourneront le système pour continuer à se gaver comme des porcs.

  • Voici une charge très, trop ? grossière !

    Il y a des problèmes (certes assez général) avec l’administration française, ses employés et ses patrons (ne les oubliez pas).

    Mais ce n’est certainement pas en les amalgamant tous sur la tête du fonctionnaire lambda que vous changerez quelque chose, car tout le monde connait un contre exemple à votre description, un qui fait bien son travail, moins bien payé que dans le privé et un travail réellement utile à la société.

    Il faut faire tomber les privilèges un par un, soit, mais surtout arrêter de croire que tous les fonctionnaires bénéficient de tous les privilèges que seuls certains ont.

    Tous pourris, même pas honte ? Ridicule et incorrect de la part d’un libéral, à moins que ce ne soit la jalousie qui parle … 😉

    • Plouf, dans l’eau.
      Les statuts et leurs avantages sont ignobles, voila le sujet de l’article. Le travail des uns ou des autres n’est pas en question : Ce devrait être un prerequis, un postulat.
      Sophisme idiot et ficelle visible.

      • @zefran
        « Les statuts et leurs avantages sont ignobles … »

        Visiblement bien informé que tout fonctionnaire bénéficie de tous les avantages décrits dans cet article !

        Et en ce qui concerne les statuts, qu’il faille les revoir, cela me semble évident, mais certainement pas en partant du postulat que tous les fonctionnaires sont des pourris et que ces avantages sont ignobles …

        • AkhThoT: « mais certainement pas en partant du postulat que tous les fonctionnaires sont des pourris et que ces avantages sont ignobles … »

          Je trouve l’article très maladroit aussi dans le sens qu’il ne peut absolument pas convaincre les gens qui sont victimes de ce système – dont les petits fonctionnaires- du bien-fondé d’une réforme drastique de l’état.

          Ce sont pourtant eux, les petits fonctionnaires, les mal-payés à qui on donne des miettes de fausse sécurité, qui soutiennent envers et contre tous cet état en faillite qui va faire plonger tout le monde. Ce sont eux, qu’il faudrait convaincre et les arguments ne manquent pas.

          D’un autre côté il faut comprendre l’ire de ceux qui paient des sommes astronomiques pour ce faire oppresser par une bureaucratie devenue folle et ouvrir un peu les yeux, c’est la un devoir citoyen.

          L’état français va emprunter en 2015 45% de son budget…. C’est game over !

          • Je crois comme AkhThoT qu’ on ne peut convaincre les gens en les traitant de nantis, faineants, planques, parasites etc…etc… et s’ ils soutiennent l’état , c ‘est bien parce que nos dirigeants qui les confortent dans leur statut sont en grande partie forme par et pour la fonction publique. Stigmatiser le type derrière son guichet ne sert absolument a rien, tant que nos chers politiques ne font rien (ou pas grand chose) pour reformer l ‘etat

        • Le plus simple est de demander aux payeurs le service qu’ils veulent, non ?

          Car en vérité vous nous devez jusqu’à votre existence. Sans le privé vous n’existeriez pas.
          Fin de discussion.

    • comme disait Gabin, il existe des poissons volants mais ils ne sont pas représentatifs de l’espèce…

    • Heureusement qu’il y a des Zoé Shepard !!!

  • La grande majorité des élus proviennent du secteur public ou de ses satellites.
    Quand on connaît l’honnêteté intellectuelle de beaucoup de ces idéologues, le résultat n’a rien de surprenant. On pratique l’entre soi en se protégeant par clientèlisme.
    Il s’agit de fait d’un véritable conflit d’intérêts qui conduit notre pays à la ruine.
    Comment scier la branche sur laquelle on est assis ?
    Observez le fulgurant développement de l’économie solidaire, des coopératives, des mutuelles, des SCOP et autres avatars de l’économie sociale, au détriment du secteur privé par de nombreux avantages financiers et fiscaux (j’ai bien connu cela dans l’agro-alimentaire)…
    Finalement, ces gens de gauche sont moins c..s que les libéraux, car ils vivent au crochet des autres…
    Ce n’est pas ma vision de la société, mais ça marche bien pour eux.
    Quant à l’intérêt général, ILS S’EN FOUTENT…

  • Faire travailler les fonctionnaires 40 heures par semaine ? Beaucoup reste à faire !

    On peut toujours rêver, il y a encore des trous à creuser.
    En attendant on aura une armada de ponctionnaires qui y pourvoiront :mrgreen:

    • Ça veut dire quoi ça, faire travailler40h/semaine ? Vous prenez les gens pour des serfs ?
      Vu les salaires de merde que l’on se tape dans ce pays, 35h c’est déjà bien assez.

      • Ah, vous êtes fonctionnaire pour travailler 35h.
        Trop lolol

      • SFAD: « Vu les salaires de merde que l’on se tape dans ce pays, 35h c’est déjà bien assez »

        Vous avez des salaires de merde à cause de la surrégulation et de la surtaxation.
        Si vous êtes petit fonctionnaire, vous avez un salaire de merde parce que les élus vous empilent et vous balancent juste assez de cacahuètes pour que vous défendiez cet empilement.

      • Votre langage révèle votre problème: vous percevez un « salaire de merde » parce que vous êtes une merde! Si vous valiez mieux, vous gagneriez plus, mais les s(oci)alauds vous ont laissé croire que vous aviez droit à beaucoup mieux que ce que vous percevez et « candidement » vous avez écouté les sirênes: tant pis pour vous…

        • Je suis une merde, et je vous emmerde 🙂

          Bisous, je vais à la machine à café là, rejoindre mes collègues. Pas envie de bosser aujourd’hui, je vais glander. A vos frais 😉

      • Vous n’aviez qu’à aller dans le privé pour avoir des salaires plus importants, puisque là c’est généreux, tout le monde le sait.

  • « L’institut a calculé pour l’année 2012 que le salaire net moyen par mois dans le privé s’établissait à 2 130 euros, contre 1 848 euros dans la Fonction Publique Territoriale. »

    Si vous pouviez mettre ça en gras, merci, ça relativise de beaucoup le qualificatif de privilégiés pour les fonctionnaires territoriaux. Qui sont en plus ceux qui nettoient la merde hein, très loin du confort cossu de ministères.

    • Merci de préciser vos sources. Pour le moment, ce ne sont que de vagues supputations sortie de nulle part.

      Et puis, « L’institut… », non mais l’institut de quoi ? Pffffff…

      • Groucho Marx: « Et puis, « L’institut… », non mais l’institut de quoi ? Pffffff… »

        Effectivement, l’indice était turbo bien caché dans la phrase.

        « En attestent les dernières statistiques de l’INSEE. L’institut a calculé pour l’année 2012… »

    • SFAD: « ça relativise de beaucoup le qualificatif de privilégiés pour les fonctionnaires territoriaux. Qui sont en plus ceux qui nettoient la merde »

      Les petits fonctionnaires sont les victimes consentantes de ce système de privilèges. Pris en otages comme chair-a-voter et à cacher le vraie chômage par la caste des aristocrates ils ont développés un magnifique syndrome de Stockholm.

      Dans un système libéral ou l’état ne représenterait que 35% du PIB vous auriez un salaire beaucoup plus élevé et une sécurité accrue du fait d’un faible chômage comme en Suisse.

      Vous auriez même droit à vos retraites, parce qu’avec 5000 milliards d’endettement réel et un déficit de 45% en 2015 en France, vous allez avoir quelques surprises de ce coté.

    • dans la territoriale…
      bon ce débat est un faux débat…
      on ne peut comparer que les salaires pour un même boulot voire une qualification égale… il faut détailler…

      le scandale est ailleurs..mais la preuve des avantages es que quand même un fonctionnaire dit qu’il n’a pas d’avantage et qu’on lui propose alors de supprimer le statu de fonctionnaire il dit jamais de la vie…

      • @lemiere jacques
         » … il dit jamais de la vie… »

        Première étape « désarmer » les syndicats
        Deuxième étape, ne plus titulariser aucun nouvel entrant
        Troisième étape, ne pas remplacer les départs à la retraite
        Quatrième étape, fermer les services non régaliens, petit à petit
        Cinquième étape, redéployer le personnel des services fermés aux autres
        Tout en laissant le privé reprendre certaines activités (sous forme rentable ou associative)

        Le problème du dogme libéral, c’est de vouloir tout cassé, alors qu’il faudrait agir avec douceur et présenter des plans à long terme en les expliquant, pour emporter l’adhésion du plus grand nombre …

        • AkhThoT: « Première étape »

          Très bon programme, mais difficile a appliquer, tout ceux qui ont le pouvoir de faire ça en croquent.

          AkhThoT: « Le problème du dogme libéral, c’est de vouloir tout cassé »

          Ne confondez pas les libertariens, les minarchistes, les libéraux classiques etc. etc. Je suis pour ma part classique, pragmatique et je proposes des solutions réalistes pour ce rapprocher d’un système à la suisse.

          AkhThoT: « et présenter des plans à long terme en les expliquant, pour emporter l’adhésion du plus grand nombre … »

          La solution la plus simple c’est justement de faire voter le plus grand nombre sur les lois (c’est le sens du mot « démocratie ») au lieu d’abandonner leur pouvoir à des « représentants » qui ne représentent plus que le corporatisme, la corruption et l’aveuglement.

      • Dans la territoriale….

        « Ah docteur je suis enfin titularisé ! Je vais pouvoir me mettre en arrêt maladie »

        Citation candide d’un territorial le lendemain de sa titularisation et qui dénote bien l’état d’esprit qui règne dans ce petit monde…

        • @Liberdom
           » Dans la territoriale….  »

          « Ah docteur arrêté moi minimum une semaine, sinon je perds des jours de salaires. »

          Le petit monde n’est pas si petit finalement …

          • Dans le privé, un médecin est susceptible de débarquer chez sans prévenir.
            Même si vous êtes encore mal,il peut y avoir conflit avec le médecin traitant, le contrôleur vous réexpédiant au boulot l’après-midi même. Et gare si vous n’êtes pas chez vous.

            • ça, je ne sais pas, depuis 19 ans que je travaille, j’ai manqué un seul jour de travail pour raison de santé : j’avais fait un malaise suite à un coup de chaud lors d’une épreuve sportive. ambulance, réanimation, et retenu à l’hôpital pendant 18 heures de temps. ils savaient où j’étais, pas eu le temps de me contrôler, le jour d’après, j’étais au bureau.

            • @MichelC
              « Dans le privé … »

              Dans le public ce n’est pas pareil ?

              Et je ne parle pas du jour de carence qui a sauté, ce qui était une avancé pour rétablir l’équilibre …

    • Sans compter que la Territoriale recense 80 % des cas de harcèlements professionnels!

    • Nous ressortir la comparaison des salaires public privé basé sur un calcul de salaire moyen global pour conclure que le public paie mieux que le privé manque singulièrement d’analyse et d’objectivité. c’est comme si vous mélangiez les torchons et les serviettes et additionner les carottes et les navets. premier bug comparaison du salaire des cadres (source INSEE), visiblement on y gagne plus dans le privé. Aïe , du coup la conclusion en prend un coup. % de cadres dans le public environ 36%, dans le privé il y en a combien ?? s’il yen a moins la différence public privé du coup s’estompe.
      au niveau des bas salaires, le temps partiel est plus rare dans le public que dans le privé. y-a-t-il un effet travail à temps partiel dans le calcul ?? etc… bref, on s’aperçoit que ce calcul reflète probablement la réalité mais qu’il n’a aucun sens.

      • Vous avez raison, il est importe de tout compter pour établir des comparaisons fiables. Il faut notamment compter les chômeurs avec un salaire égal à zéro pour établir la moyenne des salaires du privé.

        La comparaison sera au final d’autant plus passionnante que nul n’ignore que pour chaque fonctionnaire non régalien (faux fonctionnaire) embauché, entre 2 et 3 salariés du privé se retrouvent instantanément au chômage, et bientôt éliminés de toutes les statistiques.

        Eh oui, la « redistribution » est bien réelle dans ce pays.

      • une armée mexicaine de cadres chez les fonks ? vous ne m’étonnez pas. une équipe de cantonniers de la dde : un sous fifre non titulaire qui balaie la route, un titulaire qui le regarde et qui lui dit où balayer, un cadre dans la clio en train de téléphoner.

        • @ab

          Cliché sans aucune valeur !

        • On s’en tape de l’armée mexicaine de cadre, c’est cette comparaison de salaires qui ne sert à rien et n’apporte à rien. défoulez vous sur les fonctionnaires si cela peut vous faire du bien mais vous vous trompez de cibles. Il y a un certain nombre de services publics qui pourrait passer dans la sphère privée sans problèmes (avec concurrence) et les (ex)fonctionnaires sous contrat privé s’y adapteraient fort bien (si le management est purement privé). Encore faut-il avoir le courage politique de le faire et que l’on soit de droite ou de gauche ou des extrêmes, aucun des responsables politiques n’envisage cette solution dans le concret. voila le problème. Pendant que nos enfants qu’ils soient fils/fille de fonctionnaires ou pas se posent des questions sur leur avenir dans un pays aux perspectives bien sombres en nous regardant nous stigmatiser les uns les autres toujours en quête d’un bouc émissaire pour conjurer l’incapacité de nos politiques à réformer ce pays.

  • « Ils profitent d’un système digne des Trente Glorieuses tandis que le reste du pays vit à l’heure de la mondialisation. »

    Jolie perche tendue au socialistes. Ce n’est pas le « mondialisation » qui fait que le revenu médian français atteint un minable 1675 euro alors qu’il est de 5000 euros en Suisse avec un chômage très bas.

    C’est l’état, ses dépenses, sa régulation, sa taxation qui fait que le tissu économique français et donc le marché du travail est sinistré.

  • Rien de neuf ici bas: les nobles (nos politocards actuels) et le clergé (fonctionnaires et corporations légalement avantagées) vivent sur le dos du tiers état ( les français qui vivent dans le secteur concurrentiel véritable).

  • Toutes les enquêtes (Contribuables associés, Ifrap) indépendantes de l’administration prouvent qu’à responsabilité équivalente le public paye mieux, sauf pour les cadres dirigeants de multinationales. Certains fonctionnaires ou idéologues le contesteront par intérêt ou par principe.

    Financées sur fonds publics, ces inégalités justifiées par un intérêt qui n’est pas général, mais catégoriel, ou corporatiste, ces inégalités sont le produit d’un processus asymétrique dans le privé et dans le secteur public.

    Public :
    financement par l’impôt (coercition d’Etat)
    patron nominal révocable (ministre) si pression politique suffisante
    statut du fonctionnaire
    commission administrative paritaire
    cogestion de fait Direction d’administration – syndicats de fonctionnaires
    syndicat en phase avec le modèle économique sectoriel
    poids majoritaire (en permanents) dans les confédérations syndicales

    Privé :
    financement par le service rendu au client
    univers concurrentiel
    patron non révocable
    statut cdi révocable par l’employeur
    recours contentieux extérieur : Prud’hommes
    contentieux prud’hommal > cent mille / an
    syndicat réticents à l’économie de marché et favorable à l’étatisme
    syndicat du privé minoritaire (en permanents) dans les confédération syndicales

    Rq Nous Citoyens propose de séparer les syndicats du privé de ceux du public. NC y vois un conflit d’intérêt. J’en suis d’accord. Et vous ?

  • Quelques commentaires complémentaires sur cet article qui pose plein de questions de fond.

    Partant du constat des disparités de revenu moyen entre public et privé, il faudrait être plus précis et regarder aussi la structure d’emploi : ainsi dans la fonction publique d’Etat on trouve de gros bataillons de « cadres » ou « professions intellectuelles » ou « spécialisées » comme les enseignants, les policiers etc dont le niveau de rémunération moyen est plus élevé, ce qui forcément tire la moyenne vers le haut ; c’est à compétence égale qu’il faut comparer les revenus.

    Le vrai scandale relevé par l’article c’est la durée de travail ; et puis s’il faut vraiment trouver des économies, par exemple dans les hôpitaux, qu’à cela ne tienne, supprimons les 35 heures et on gagne tout de suite des dizaines de milliers d’emplois.

    Inversement je ne suis pas sûr que les retraites soient la « principale source de gabegie » car les calculs de retraites dans la fonction publique ne prennent pas en compte les primes, qui représentent, plus vous montez dans la hiérarchie, une part de plus en plus grande du revenu ; il faudrait tout mettre à plat c’est certain, mais en faisant çà et en alignant le public sur le privé il n’est pas garanti qu’on fasse beaucoup d’économies.

    • toujours la même rengaine sur les primes des ponctionnaires pour la retraite et les comparaissons de salaire soi disant à boulot équivalent , c’est usant , comparons la productivité de chaque individu alors tant qu’on y est .. les disparités serrent encore plus énormes !! parce que la productivité dans le secteur public , c’est virtuel hein ..

      • Bah il y a une chose unanimement partagée c’est l’intelligence… Car tout un chacun s’en croit suffisamment pourvu.

        • C’est surtout qu’il croit qu’autrui n’en a pas plus que lui. Ce qui est souvent vrai aussi…

          • La citation exacte :

            Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils en ont.

            Descartes…

    • « en alignant le public sur le privé il n’est pas garanti qu’on fasse beaucoup d’économies »
      Non, effectivement, aucune économie à en attendre : c’est juste une bête question d’équité face à la loi, la fameuse égalité de la devise républicaine, si elle a encore le moindre sens dans la Ripoublique Socialoïde.

      Seules les privatisations permettront de faire réellement des économies. Les dépenses publiques ne peuvent baisser qu’à la suite de la perte de leur objet, de leur raison d’être. Mais voilà ! Le problème, c’est que la caste des politiciens et des hauts fonks perdrait également sa raison d’être en même temps que ses gras revenus. Dur…

      • Le but n’est pas d’économiser mais de gagner 😉
        Le calcul existe, la preuve existe. Mais c’est pas possible chez nous !

        Dans un pays socialo-communiste avec des tendances fasciste-nationaliste, il n’y a rien à espérer.

    • Eric de Nantes: « Inversement je ne suis pas sûr que les retraites soient la « principale source de gabegie » »

      La promesse d’un société « libérée du travail aliénant » avec la retraite à 60 ans est effectivement une des sources majeures du déficit, mais pas seulement. Des états comme la Suisse tournent parfaitement avec 35% du PIB alors que la France est à 57%. Il y a 22% d’étatisme en trop au moins dans la société française.

      « En 2050, le déficit annuel du système de retraite se trouvera entre 70 et 120 milliard… »
      http://www.contrepoints.org/2012/11/19/104924-comment-les-retraites-creuseront-la-dette#comment-206690

  • Auriez-vous oublié l’énorme avantage pension, obtenu par les contrôleurs aériens grâce à M. GAYSSOT, ministre communiste du gouvernement de M. MITTERRAND ! OMERTA de votre part ? Ce n’est pas un secret c’est inscrit dans la loi de finances votée chaque année !

    Alors comparer ce qui est comparable, les comparaisons doivent s’effectuer catégorie par catégorie, et en prenant en compte les mêmes éléments de calcul ! surttout PAS D’AMAGALME

    • joseph : « Auriez-vous oublié »

      La masse de l’hydre étatique est tellement énorme que même l’état ne sait plus exactement qui touche quoi et ou part réellement l’argent pris de force aux citoyens.

      Des sites comme les contribuables associés ou l’ifrap ou même la cours des comptes recensent toutefois les pillages les plus visibles.

  • Cet article contient des approximations et des inexactitudes visant à une démonstration partiellement vrai.
    Quant aux commentateurs hargneux, on se demande pourquoi ils ne sont pas fonctionnaires eux mêmes?
    Mon taux de remplacement dans le privé est proche de 80% (eh oui: pour avoir une bonne retraite, encore faut’il cotiser en conséquence).
    Le taux de remplacement de mon épouse fonctionnaire est de 60%: cherchez l’erreur! (facile: 20% de primes non prises en compte dans le calcul , 75 % du dernier salaire, soit 75%x 80%=60%)
    Y’a qu’à, faut qu’on….un peu trop facile.

    • Totalement d’accord !!

    • la réponse bâteau par excellence : passer le concours et devenir ponctionnaire ! un rêve français ! lol .. il faut bien que certains ne le soient pas ponctionnaires afin de financer toute cette fiesta permanente .

      Quand au taux de remplacement , je vous laisse à vos délires de jeunes retraité boboisant et vous rappelle de ne pas oublier les cotisations moindres du secteur public tout au long d’une carrière (non cités dans l’article) , ça fais un beau pactole en plus dans la poche du bon ponctionnaire .
      ..

      D’ailleurs pour quoi le bon ponctionnaire ne côtise t il pas pour le chômage ? même si il est censé de jamais y être , la solidarité à la française , ça vous dit rien ?

      • En fait le fonctionnaire ne devrait pas avoir de retraite vu que c’est de l’argent qui vient de nos impôts.
        C’est bien ça?

      • @enjoy
         » … passer le concours et devenir ponctionnaire ! »

        C’est bien pire que ça voyons ! Vous pouvez trouver des fonctionnaires titulaires catégorie A qui n’ont jamais passé de concours, voir même d’examen.

        Mais bon comme pour les poissons, les volants ne sont pas les plus nombreux …

      • Certains PONCTIONNAIRES cotisent pour les caisses de chômage, mais saviez vous aussi, que si ce ponctionnaire se retrouvait au chômage, il ne toucherait pas un CENT § L’est belle la loi, et vous êtes de plus en plus aveugle et ignorant , renseignez vous avant d’écrire des âneries !!!

        Ponctionnaire, oui, mais au sein du gouvernement, là ce trouve les plus gros PONCTIONNAIRES !!!

        • Evitez les insultes , vous aggravez votre cas … vous dites « certains  » soyez donc plus précis parce que là c’est vague , on pourrait vous prendre pour un troll ponctionnaire ..
          La loi est belle effectivement ..pour vous .. car si vous avez bien suivi et si vous avez un minimum d’honnêteté , vous savez que vous bénéficier d’avantages dignes de l’ancienne noblesse .

    • agra07: « on se demande pourquoi ils ne sont pas fonctionnaires eux mêmes? »

      Parce que les hauts fonctionnaire vous empilent surtout comme machines a voter-pour-eux et machines à cacher le chômage en vous donnant quelques cacahuètes au détriment de tous le reste de la population.
      La Suisse s’en sort bien mieux avec un état a 35% du PIB (3.5% de chômage, 40% de dettes, 5000 euros de salaire médian) alors que la France s’enfonce chaque année (état à 57%, 92% de dettes, 1675 euros de salaire médian)

      Cette situation n’est absolument pas durable. En 2015, l’état va encore emprunter 188 milliards soit 45% de son budget.
      http://www.lesechos.fr/01/10/2014/lesechos.fr/0203821707117_la-france-va-emprunter-188-milliards-sur-les-marches-en-2015.htm

      Vous pourriez vous en moquer, c’est vrai, mais n’oubliez pas que vos retraites font aussi partie de ces mensonges que vous vend l’état.
      http://www.challenges.fr/economie/20130611.CHA0587/les-3-000-milliards-de-dette-que-nous-cache-l-etat.html

      • France s’enfonce chaque année (état à 57%, 92% de dettes,

        Donnée un peu dépassées, ou sous le coup de l’être 🙁

        On est potentiellement à 60% du PIB et 100 % de dette 🙁

    • (facile: 20% de primes non prises en compte dans le calcul , 75 % du dernier salaire, soit 75%x 80%=60%)

      ce calcul est une arnaque !

      Dans le privé si un patron donne des primes non soumises aux cotisations sociales il reçoit un redressement urssaf ! Les salariés du privé aimeraient recevoir de telles primes calculées au salaire complet, elles coûteraient moins cher à leur employeur qui leur en donnerait davantage !

      Les primes comme les retraites dans le secteur public et l’administration sont dérogatoires au régime général. C’est un avantage que pour une prime qui coûte 100€ à l’employeur, l’agent du public reçoive 100€, ceci s’appelle le salaire complet. Dans le privé le salarié n’en perçoit que 55€ / 100 à cause des cotisations.
      C’est le salaire net. Nettement moins motivant pour le salarié et l’employeur.

      En résumé lors versement de primes en sus du salaire ou du traitement, la loi fiscale taxe le secteur privé au profit de la sécu et exempte le secteur public. Il s’agit bien d’un privilège fiscal.

      Le calcul des retraites de l’administration est arbitraire, la référence limitée aux six derniers mois de la carrière, peut léser les autres agents, générer des abus, et rend ingérable pour l’Etat les budgets correspondants. Ces retraites sont d’ailleurs payées par l’endettement. Autre privilège budgétaire.

      Vous qui croyiez équitable le calcul de la retraite, vous avez dans le public DEUX avantages fiscal et budgétaire. Réservé à vous par l’Etat ce sont des privilèges.

      Le privé porte le public sur son dos, comme sous l’Ancien régime le tiers état portait alors les ordres privilégiés.

      • Je suis militaire (sous contrat) donc plus ou moins affilié fonctionnaire, à la différence que je ne perçois pas un salaire mais une solde.

        Une seul prime n’est pas imposable, l’ISSE (touchée en OPEX), mais néanmoins soumise à la CSG, ce qui me semble légitime. On ne va pas aller se faire trouer la peau pour le fisc, mais il faudra quand même sortir la carte vitale si on est blessé.

        Le reste est soumis aux même cotisations social (CSG etc…) et IRPP.

        Ce qui est valable dans l’armée l’est dans les autres administrations.

        Les cotisations retraite représentent 125% de mon brut hors primes, les primes ne rentrant pas dans l’assiette du calcul. Elles peuvent néanmoins (très peu) donner droit à des bonifications en terme d’annuités.

        • Mon propos visait les personnels civils de l’Etat et dépendances. Je n’ai pas lu d’études sur le régime de retraite des personnels militaires et de gendarmerie.
          Je n’aurai donc pas d’avis sur ce sujet.
          http://www.pensions.bercy.gouv.fr/vous-%C3%AAtes-actif/le-calcul-de-la-pension/le-calcul-du-montant-dune-pension-de-fonctionnaire

          Vous avez raison de rappeler qu’une prime de risque en opération extérieure n’a pasd’un point de vue moral à être taxée.

          • Mon propos à moi donnais en exemple ma situation afin d’illustrer celle des autres fonctionnaire qui ont globalement le même traitement que les militaires (avec plein de contraintes en moins et des syndicats en plus, mais je ne vais pas rentrer dans des guerres de chapelles)…….

            Donc le seul vrai avantage, non négligeable je vous l’accorde, est la sécurité de l’emploi pour les titulaires et je dis bien titulaires car il y a 40pct de contractuels dans la fonction public d’Etat (je ne connais pas la proportion dans la territoriale).

            Le fond du problèmes selon moi est plutôt : quelles sont les missions de l’Etat ? Et c’est là qu’à été toute l’erreur de la RGPP. Réduire bêtement les titulaires sans d’abord réfléchir à la mission.

            Un homme, des moyens, une mission.

    • Eh oui. Heureusement que le gars des urgences qui les prendra en charge après s’être gaufré sur la départementale ne leur crachera pas à la gueule comme ils le font, ces « anti-fonctionnaires »…
      Critiquer un système (quand c’est de la critique constructive), c’est intéressant.
      Cracher sur des individus pour le plaisir, simplement parce qu’ils sont « différents », c’est simplement répugnant.

  • Que dire de plus … situation lamentable, résultat de du mélange politique et fonction d’état et qui est responsable d’un énorme gâchis et d’une profonde injustice

  • La cnav écrit en 2012 : « Les transferts reçus correspondent notamment aux cotisations AVPF (allocation vieillesse des parents au foyer), au versement d’une partie de la soulte au titre de l’adossement des IEG (industries électriques
    et gazières) et à la prise en charge des prestations
    versées au titre de la retraite anticipée liée à la
    pénibilité et à l’amiante. En 2012, les transferts reçus s’élèvent à 5 milliards d’euros, en augmentation de 3,6 % par rapport à 2011. »

    Donc je crois que c’est edf qui a donné de l’argent. …

  • Les Enquêtes du contribuable « Les inégalités public-privé »: https://www.youtube.com/watch?v=TvsPGv0x214

  • le service public n’a aucune incitation à la rentabilité (puisqu’il est subventionné moins par ses usagers que par la coercition fiscale), au contraire du privé, pour qui la rentabilité est une question de survie. Ce manque d’incitation se traduira par des gaspillages, des sur-effectifs, une forte inertie du personnel (avec un usage fréquent de la grève), de la bureaucratie, des tâches improductives faites au nom du prétendu « intérêt général », des retards technologiques, etc.
    Les cas où le service public est en apparence moins cher que le service privé s’expliquent aisément par les subventions étatiques affectées au service public (pour donner à l’usager une apparence de gratuité ou de coût bas), subventions dont le secteur privé ne profite évidemment pas, ce qui l’oblige à afficher le « vrai coût » de ses services, à la différence du secteur public. renseignez vous sur la loi de Savas (le secteur privé est entre 20 et 40% moins cher que le secteur public pour un service collectif équivalent. Ainsi, selon les calculs de Savas dans le cas américain, l’économie est de 42% pour les ordures, 73% pour le nettoyage des bureaux, 56% pour l’entretien de la signalisation lumineuse, 40% pour la tonte du gazon ou encore 37% pour l’émondage des arbres). en france, un élève en classe préparatoire publique coûte à la collectivité plus de 14 000€ par an, alors que les frais de scolarité s’élèvent à 7 500€ dans le privé chez Ipesup (chiffres 2007). une étude de 2011 de l’Ifrap montre que l’enseignement public serait entre 30 et 40 % plus cher que le privé. Une opération de l’appendicite coûte en France deux fois plus cher dans un hôpital public que dans un hôpital privé. L’assurance-santé publique obligatoire, en France, coûte beaucoup plus cher que l’assurance-santé privée vendue par les compagnies d’assurances.

  • Milton Friedman: « Qu’il s’agisse du ramassage des ordures, de la poste, des pompiers ou du travail administratif, tout ce qui est fait par l’Etat est deux fois plus cher que dans le privé. Ce n’est pas parce que les employés du gouvernement sont de mauvaises personnes, ils sont comme vous et moi. Ce n’est pas parce que les gens du privé sont meilleurs, ils ne le sont pas. C’est parce que, dans le privé, le client a sont mot à dire. Lorsque c’est traité par le gouvernement, le client n’a rien à dire et c’est le gouvernement qui commande. » http://youtu.be/ViAT1TxhBk4

    • @jacques
       » … C’est parce que, dans le privé, le client a sont mot à dire … »

      Et lorsque le client c’est une administration face à une société de fournitures ou de services. Le privé se comporte comment ?

      • Le public se comporte comment ❓
        Il ne fait pas d’appel d’offre ❓
        Il se laisse entuber ❓ Ah oui, ce n’est pas son pognon :mrgreen:

        • @MichelC
          « Le public se comporte comment ❓
          Il ne fait pas d’appel d’offre ❓
          Il se laisse entuber ❓ Ah oui, ce n’est pas son pognon :mrgreen: »

          Pas de réponse, vous ne connaissez pas de réponses ?

          Public ou privé personne n’aime se faire entuber, mais bon à vérifier donc …

          • Vous m’avez décrit une société démissionnaire.

            Une entreprise privée ne tiendrait pas un mois ❗
            Le public, c’est réception d’une commande de 100, dont 2 éléments HS, et personne pour le constater.

            • @MichelC
              « Vous m’avez décrit une société démissionnaire. »

              Ah ?

              « Le public, c’est réception d’une commande de 100, dont 2 éléments HS, et personne pour le constater. »

              Ça sent le vécu !

      • AkhThoT: « Public ou privé personne n’aime se faire entuber, mais bon à vérifier donc  »
        Les humains sont les mêmes partout, mais il y a une différence majeure !

        Dans le public, le ou les bureaucrates en charge du contrat ou de la dépense, n’engage pas son argent ni son administration, il n’est pas très regardant. (cf: toutes les communes sur endettées, cf les gaspillages)
        Dans le public, il n’y a absolument aucune responsabilité. Même avec une gestion désastreuse, son poste, la mairie, lui-même (sauf corruption avérée et encore) ont peu de chance d’être redevable de quoi que ce soit.

        Comment se comportent les humains à votre avis quand on leur donne des chèques en blanc d’argent-qui-n’appartient-à-personne sans avoir de vrais comptes à rendre à quiconque sur son utilisation ?

        • @llmryn
           » … il n’est pas très regardant …  »

          Certains s’en foutent c’est vrai, mais je parierais que c’est très loin d’être la majorité. Et pour la même raison cela existe aussi dans le privé (chèques jamais encaissés, factures jamais envoyées, articles oubliés, …)

          « … cf: toutes les communes sur endettées, cf les gaspillages »

          Non ? Vous croyez vraiment que l’endettement des communes est due aux fonctionnaires ? De même, pour les gaspillages ? les plus couteux sont les routes qui ne mènent nulle part, la viabilisation de lotissement sans acheteur, etc …

          « Comment se comportent les humains … »

          Tout dépend de la mentalité, mais la plaie cela reste les élus (pas tous mais beaucoup trop) le pouvoir et l’argent des autres …

  • Vous dites: « En 2012, la CNAV a transféré 6,8 milliards d’euros aux régimes spéciaux et aux industries électriques et gazières, soit une charge équivalente à 220 euros par tête pour les 31 millions d’assujettis de la Caisse. »

    C’est l’inverse qui s’est produit. Pour ouvrir leur capital, eDF et Gdf ont transférer le régime des retraites (bénéficiaire!) des Industries Electriques et Gazières à la CNAV. Pour cela, EDF a verser la coquette somme de 6,8 milliards d’euros à la CNAV et, par la même occasion, renfloué les caisses des régimes privés.

    • Je vais lire votre billet d’humeur
      Merci
      Attention à ne les faire d’amalgame entre la sncf et edf.
      La sncf peut être soumise à la concurrence.
      L’électricité et l’eau me semble un cas à part.
      Je suis d’accord pour l’égalité des droits et des devoirs sur les retraites.
      là c’est la direction dedf et l’état qui ont voulu faire payer à la cnav les retraites des ieg pour ouvrir le capital.
      La cnav n’a pas eu le choix et à leur place je communiquerais comme elle le fait pour récupérer le max d’argent même si les ieg coûtent pas aussi cher… le calcul est fait sur les 6 derniers mois mais aucune prime n’est intégrée contrairement au privé. Bref les calculs sont pas les mêmes entre fonctionnaire, statut des ieg et privé. Donc ok pour tout mettre à plat de façon équitable mais aussi sur le calcul (même pour les parlementaires…)

  • Il vous faut 2 lignes pour perdre toute crédibilité: en écrivant ronds-de-cuir, on sait de fait que tout le reste de l’article est biaisé.
    Nivellement par le haut qu’il disait? Je me marre!

  • Je rappelle à toutes fins utile l’étymologie du mot privilège :
    Privilège du latin privata-lex (« loi particulière »), est à l’origine une disposition juridique conférant un statut particulier.

    Donc oui les fonctionnaires sont des privilégiés et non il n’y a aucunement besoin d’un statut particulier pour exercer une mission fusse-t-elle de service public à l’exception peut être d’une partie des employés de l’état exerçant des fonctions régaliennes.

    • avec ce paradoxe que les agents publics exerçant la fonction la plus régalienne : les militaires, sont pour la grande majorité des contractuels qui sont dégagés vers le privé au bout de 5 ans.

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