Cadeaux des laboratoires aux médecins : l’air de la calomnie !

Les généralistes sont-ils achetés par les labos ? Une étude jette le discrédit sur la profession.

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Cadeaux des laboratoires aux médecins : l’air de la calomnie !

Publié le 8 novembre 2019
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Par Phoebe Ann Moses.

Les médecins sont-ils achetés par les laboratoires ? Les titres étaient rageurs dans la presse cette semaine :

Faisons le point sur cette pratique.

Oui, les médecins généralistes (puisque c’est d’eux qu’il est question dans l’étude) reçoivent des « cadeaux » de la part des laboratoires.

Ces cadeaux peuvent prendre diverses formes : du buffet ou du restaurant payé à la fin d’une formation médicale au stylo à l’effigie du labo, de l’apéro lors d’une thèse aux croissants le matin dans un service (d’urgences, puisqu’il s’agit dans l’étude des généralistes). Tous les cas de figure existent.

Oui les laboratoires sont là pour faire du business, ils ne sont pas philanthropes. Leur business est d’ailleurs intimement lié à ce que l’Assurance maladie les « autorise » à vendre.

Jusqu’à plus amples informations, les médecins sont dotés d’un libre-arbitre, voire d’intelligence, et peut-être d’un soupçon d’esprit critique qui leur permettent de prescrire le médicament de leur choix indépendamment de trois croissants ou d’un stylo bille.

Tout est parti d’une étude menée par le Docteur Pierre Frouard, qui voulait prouver que le lien entre les laboratoires et les médecins était délétère.

Mais revenons plutôt sur la manière très insidieuse dont les médias ont relayé l’étude en question. Servilement. Malhonnêtement. En fait, Le Point, Le Courrier Picard, Le Parisien reprennent tous… la dépêche AFP.

Quelques affirmations du Dr Pierre Frouard peuvent cependant laisser dubitatif.

1. « Premier constat de notre étude : près de 90 % des médecins ont déjà reçu au moins un cadeau des firmes pharmaceutiques entre 2013 et 2016. C’est énorme. »

« Énorme » ? Non. Cela prouve que 90 % des médecins ont reçu la visite d’un représentant de laboratoire, avant d’avoir reçu un « cadeau ». Après avoir pris sur le temps de travail d’un médecin qui va écouter le discours du visiteur médical (supposé tout de même lui présenter les avantages du produit qu’il promeut) il le gratifiera d’un stylo « pour compenser » et le remercier.

Le « cadeau » fait à un généraliste dans son cabinet ne peut que dépendre de la visite d’un laboratoire. Sont-ce les visiteurs médicaux que l’étude veut dénoncer ? Pour quoi faire ? Les obliger à vendre leur produit sans aucune contrepartie pour le temps qu’ils ont monopolisé ? Les interdire ? Le flou persiste et le doute est donc permis.

De toute façon rien ne garantit qu’ensuite, le médecin prescrira ce médicament-là systématiquement. Et même, il peut manger les croissants « gratos », sans aucune contrepartie. Il a son libre-arbitre. Et personne n’est dupe de ce qui se joue à ce moment-là : le labo vient pour vendre, le médecin écoute et éventuellement prescrira.

2. « Ils prescrivent aussi en moyenne moins de médicaments déconseillés par l’Assurance maladie ».

L’Assurance maladie « déconseille » et… « conseille » ? Oui, elle incite, impose certaines prescriptions. Et elle est le payeur des soins, en France : n’est-il pas là, le conflit d’intérêt majeur ?

L’intérêt de la Sécu, c’est de payer le moins cher possible pour qu’un maximum de patients aient « un » traitement. Que celui-ci soit le moins cher et pas le plus performant du monde n’est même pas évoqué1

3. « Cette influence, parfois inconsciente chez les médecins, peut conduire à choisir un traitement qui n’est pas optimal, au détriment de la santé du patient et du coût pour la collectivité ».

On est là en train d’accuser le généraliste de s’être laissé acheter par le labo et de ne plus savoir choisir tout seul le traitement adapté à son patient. Au fait : qui est responsable du choix du traitement optimal, si ce n’est le médecin et lui seul ?

Plutôt que de conseiller l’usage du générique systématique, ou d’imposer une gestion étatique du soin, ne serait-il pas aujourd’hui plus efficace et plus sain de suggérer aux généralistes de se former tout seuls sur internet (pas avec une formation publique et validée par l’État payeur), de lire ce qui se pratique ailleurs que chez nous, afin d’enrichir leur perspective sur les soins qu’ils pourraient proposer : ils  développeraient ainsi leur esprit critique, et seraient plus à même de détecter les biais d’une étude ?

4. « Évidemment, la prudence s’impose : notre étude étant rétrospective, elle ne permet pas d’établir un lien de causalité entre le comportement des généralistes et les petits cadeaux des firmes. »

C’est pourtant ainsi que l’étude a été présentée de manière fallacieuse. Semant le doute sur les généralistes « achetés » par les laboratoires. Mais en France, on jette toujours l’opprobre sur celui qui utilise l’innovation d’une entreprise privée, suspecte de profit, plutôt que celui qui utilise l’argent public, toujours propre et forcément utilisé pour le bien-être général (et non celui de l’individu).

Bref, il y a des biais dont l’étude ne parle pas, que les médias ne pointent pas non plus. Tout se passe comme s’il était désormais communément admis que les médecins sont la profession qu’il est de bon ton de calomnier.

Le conflit d’intérêt pointé par l’étude du Docteur Pierre Frouard, et qui devrait être dénoncé, réside surtout dans le fait que celui qui oriente les prescriptions est le même que celui qui paie : il est tout bonnement paradoxal de ne pas remettre en question la qualité d’une prescription payée par l’Assurance maladie, endettée jusqu’au cou, et pour laquelle les patients sont des numéros et des statistiques. L’exact contraire de la déontologie médicale.

Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose…

 

  1. Cette même Assurance maladie suggère par exemple d’arrêter après cinq ans le traitement hormonal du cancer du sein hormono-dépendant (mais oui…) : ça coûterait trop cher. Le raisonnement, qui s’appuie sur des statistiques de la population générale, est le suivant : après cinq ans, la patiente rejoint la courbe de mortalité « normale » des patients de la même tranche d’âge, donc il est inutile de prolonger les soins. Or une patiente qui rechute, c’est 100 % d’échec pour elle, en tant qu’individu. Mais la Sécu s’en fout.
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  • Je pense que l’article de l’AFP oublie de cibler les vrais risques de corruption, à savoir « l’orientation » de l’approvisionnement en médicaments des hôpitaux. Alors que, dans le cas d’une prescription individuelle, le patient peut demander l’équivalent générique au pharmacien, ce n’est pas le cas à l’hôpital, et les quantités sont bien plus importantes.
    Ceci dit, la pratique des « petits cadeaux » ne peut que jeter le doute sur la probité de ceux qui les acceptent; quant à ceux qui les donnent….

    • On n’achète pas quelqu’un avec un stylo, un croissant ou le plat du jour au resto du coin. I s’agit plus de pratiques conviviales entres professionnels qui entretiennent les relations. O reste avant tout des être humains, et un petit réconfort au milieu d’une journée à rallonge (les libéraux et indépendants comprendront) est bon pour le moral. Ce devrait être remboursé par la sécu….

  • L’idée de la sécu est bel et bien d’avoir déterminé POUR TOUT LE MONDE le rapport qualité/prix d’un médicament…
    Des médecins libres de prescrire hors cadre sécu sont essentiellement incompatibles avec cette idée.

    on peut déplorer les pratiques des cadeaux..qui peuvent bel et bien induire qu’un médecin prescrive des médicaments qui ne sont pas les meilleurs… mais il en va de même pour un plombier qui accepterait des cadeaux ..

    normalement cela se règle par le fait que les patients, informés du mauvais rapport qualité prix du médecin le fuient..

    mais bon je sais….c’est le patient satisfait qui revient voir un médecin pas un patient soigné de façon « optimum ».. sauf que seule la sécu avec le concours d’autorité médicale pense connaitre cet optimum..

    une assurance privée vous donnerait le choix..

  • Bonjour,
    L’étude du BMJ montre que les médecins qui ne reçoivent pas des ‘avantages’ prescrivent moins et moins cher.
    Un médecin qui veut se former ne reçoit pas les visiteurs médicaux et lit Prescrire.

    • un médecin n’ pas pour but de moins prescrire et moins cher..
      mais bien prescrire ..dans son interet car c’est l’intérêt du patient.

      • Lire l’étude
        « Our study shows that gifts to GPs are common and associated with less rational drug prescriptions for patients and more expenses for the National Health Insurance.  »
        Le but de la médecine est de bien soigner, au bon prix sans gaspillage.
        Prescrire des molécules plus cheres sans avantages pour le client (sauf pour le MG) est du gaspillage.
        Après on peut discuter de la pertinence des règles de la sécu, ou du modèle des génériques, mais c’est un autre débat.
        PS comme dit lucx, les médecins spécialistes et hospitaliers sont aussi arrosés.

        • Vous voulez parlez d’une étude portant sur la pratique des médecins généraliste de la NHI anglaise?
          NHI placée en 16è position sur 35 sur l’Eurohealth consumer Index et dont la gestion de la santé est basée sur un contingentement des soins et sur les files d’attente. NHI qui place chaque médecin travaillant pour elle en situation de monopole pour une population captive sectorisée. Médecin NHI qui n’a donc pas à se préoccuper d’être plus efficient et efficace n’ayant à affronter aucune concurrence. Médecin de la NHI dont les prescririons sont encadrées et contingentées par la dite NHI lui laissant très peu de marge de manœuvre.
          La NHI est le seul équivalent au monde de la SS française mais avec une rigueur budgétaire et une tenue des compte qui se fait au détriment de la population et qui ne tient que par son monopole là aussi.
          Je ne pense pas que cela soit un exemple adéquat. 🙂

          https://en.wikipedia.org/wiki/Euro_health_consumer_index

        • « Le but de la médecine est de bien soigner, au bon prix sans gaspillage. » et c’est aussi le but affiché de la sécu..

          ça sonne bien..
          mais par exemple le bon prix pour le patient inclue le prix demandé par le médecin pour son expertise!!!!
          problème…

          quel est le vrai juge de la qualité d’un médecin, de sa justification à demander tel ou tel prix pour une prestation?
          n’est ce pas le patient le juge?
          vous me direz mauvais juge puisqu’il est satisfait d’un homéopathe..mais qui suis je pour me substituer à son libre arbitre?
          on distingue l’idée derrière la critique, interdire les cadeaux même dérisoires, sinon les visiteurs médicaux.. et déresponsabiliser les médecins qui seraient eux aussi des êtres faibles…

          ils ont faibles comme nous le sommes tous mais i c’est aussi leur gagne pain!!
          donc leur choix.

      • certes a priori une évaluation « scientifique » d’un médicament est meilleure que celle d’un commerçant.. mais seul le résultat compte.

        • Toujours l’étude du BMJ
          « The more frequent use of some drugs, such as benzodiazepines and vasodilators, increases the risk of well known adverse effects of these drug classes, with occasional serious or fatal consequences. Our data suggest that prescription of these drug classes increases slowly but progressively from the no gift group to the €1000 or more group. Prescriptions of brand name drugs instead of generic drugs represent an additional cost for the National Health Insurance with no proved benefit for the patient. »
          PS 1000 euros ou plus de ‘cadeaux’!

          • « Our data suggest  »
            Traduction: « nos données suggèrent »… mais ne prouvent pas.
            Et pour cause! Car cet article fait l’impasse sur les pratiques médicales. Certains médecins généralistes et encore plus s’il sont spécialistes, orientent leur clientèle. Certains font plus dans tel ou tel autre domaine (même chez les généralistes). Les labos visitent en priorité ceux qui ont une activité importante dans le domaine qui les intéressent (n’oubliez pas que les labos savent très bien qui prescrit quoi). Un médecin ayant une activité préférentielle se tiendra plus au courant des avancées et aura de toute façon plus tendance à utiliser les médicaments supposés apporter un plus, surtout chez des patients pour lesquels les médicaments précédents présentaient quelques problèmes.
            Par contre un médecin dont telle ou telle pathologie ne représente qu’une activité annexe voire minime, ne changera rien à sa pratique pour ne pas avoir à gérer une prise en charge qu’il maitrise moins. Il ne changera sa pratique que lorsque la nouveauté n’en sera plus une. C’est humain.
            C’est comme si vous reprochiez à un médecin du sport ou à un médecin de montagne de recevoir la visite de fabriquants d’attelles et de prescrire ces nouveaux modèles d’attelle alors que, finalement, les anciennes n’étaient « pas si mal ». 🙂

    • Bonjour,
      Ce n’est par parce que ça sort du BJM qu’il faut tout gober. Apprenez à être critique : qu’ont voulu montrer les auteurs de cet article ? Par ailleurs arrêtez de lire prescrire qui vou dit quoi lire et comment l’interpréter surtout avec des arguments lents d’économie pour la sacro sainte sécurité sociale. Faites une revue mensuelle de la littérature sur PubMed en apprenant un peu la lecture critique d’article
      Je crois que le pire sont les groupes « d’experts » Qui pondent des recommandations grade À qui la plupart du temps ont des arguments économiques plutôt que scientifiques.
      Le scientisme d’état a de beaux jours devant lui.

      • Bonjour Mises
        Il n’est pas question de tout gober, je me réfère juste à l’article de BMJ qui est disponible sur internet.
        Quant à Prescrire, ils ont un biais évident collectiviste, ce qui est leur droit… Mais « au royaume des aveugles, les borgnes sont rois ».
        L’evidence based medecine est un choix raisonnable pour la démarche thérapeutique, et les groupes de consensus ne font souvent

        • Que des avis de normand.

        • D’accord avec vous pour l’ebm, mais recommander par exemple à des patientes atteintes d’un cancer du sein hormono dépendant d’arrêter les anti œstrogènes au bout de 5 ans est criminel. Et ça fait parti des recommandations et des conférences d’expert. Je ne parle même pas des cancers de la prostate.
          Décidément la politique ce n’est pas de la médecine.

          • Et oui. D’autant plus que si les courbes de mortalité de ces patientes rejoignent la normalité au bout de 5 ans, personne ne sait si cela est justement du au fait qu’elle poursuivent ce traitement. Nos « experts » gouvernementaux ont sauté sur cette occasion pour faire une économie. Ils ne seront plus là pour gérer un éventuel rebond de récidives qq années plus tard. La logique aurait été de proposer prospectivement à certaines patientes d’arrêter ce traitement (surtout celles qui ne le supportent pas bien) et de voir ce qui arrive. Mais évidemment, cela demande du temps! Temps que la SS économiquement exangue n’a pas.

  • Si il y a scandale ce n’est sans doute pas sur les medicaments remboursés , ils soignent, mais sur le reste , les grigri vitaminés ,par exemple , ces opthalmos prescrivant des trucs pour soigner ou eviter l’inevitable , je pense a une prescription venant de monaco sensée prevenir et retarder la’perte de la vue….qui peut en toute conscience ne pas les prendre puisqu’un medecin les prescrits ?

  • Faut pas chercher midi à 14 heures: Les paresseurx presseux sont marxistes en général. Donc les médecins c’est des méchants riches et la autres c’est des gentils pauvres. Donc forcément les (salauds de) riches médecins sont des gens malhonnêtes et les vertueux assurés usagés de la (sainte) sécu, sont des gentils. Mais les vrais monstres ici, ce snt les laboratoires pharmaceuiques. Les labos qui créent et vendent des médicaments pour nous soigner c’est vraiment des XXXXXXrds. Ils devraient avoir honte de chercher remèdes à nos maladies.Je ne comprends même pas que ce soit légal de vendre ses compétences dans le domaine de la médecine.

    Le marxisme c’est (entre autre)l’art de faire passer des raisonnements simplistes, puérils et caricaturaux pour des fines réflexions argumentées.

    • Vous avez tout à fait raison et c’est la seule et unique motivation de ces calomnies ignobles, spécialité de la gauche bien pensante!

  • Je pense qu’il faut davantage craindre l’influence, la pression, la connivence des labos avec le monde politique et/ou l’administration que vis-à-vis des médecins…

  • Médecin, j’ai effectivement reçu des petits cadeaux (repas de « formation », stylos, petits accessoires de pratique courante, échantillons…) lorsque j’étais en clientèle privée, et de moins « petits cadeaux » lorsque je suis devenu médecin hospitalier (plusieurs collègues spécialistes du SIDA ont été « invités » à se rendre au congrès mondial du SIDA à Vancouver… depuis la Réunion !)… et j’ai prescrit (ou pas) les produits présentés selon mes lectures d’articles professionnels.

    Golfeur, j’ai reçu des cadeaux de « sponsors » de compétitions (stylos, balles de golf logotées -Groupama, clé USB -McDo…) : pour autant, je n’ai pas changé d’assurance, et ne vais pas manger chez McDo.

    La corruption ne fonctionne qu’avec ceux qui le veulent -valent- bien.

  • c’est toujours la même arnaque avec ces articles qui « dénoncent » la corruption supposée des médecins. Mis a part le fait que tout est sévèrement encadré et dicté par les pouvoirs publics, je rappelle que ce métier est soumis à une double juridiction, civile et ordinale… qui contôle l’intégrité des médecins (ce n’est pas le cas de nombre de professions). Il est par contre plus facile et moins cher pour les labos de corrompre quelque centaines de députés (cahuzac, bachelot…) ou la HAS,que des centaines de milliers de professionnels de santé.
    On nous parle de prescriptions plus chères… mais qui décide de ne pas vendre les comprimés à l’unité? qui maintient des remboursements à 30% pour des molécules inutiles? c’est les médecins? je ne les crois pas assez cupides pour vendre leur âme pour un croissant… par contre les politiques…

  • Et après on s’étonne du manque de généralistes.
    Pensez-vous que je vais me laisser prescrire n’importe quoi de mal testé sans canarder le toubib de questions ❓
    Si tous les patients font de même et se méfient, ou est le problème ❓
    Si tout le monde se repose sur l’état pour sa sécurité médicale, l’hécatombe va continuer 🙁

  • Vous me semblez largement minimiser l’emprise de Big Pharma sur les « prescripteurs », ici les médecins. Les innombrables abus de prescription qui ont de lourdes conséquences pour la santé des patients et les énormes profits des grands labos sont là pour en témoigner. Le lobbying des labos est intense et utilise tous les moyens possibles pour y parvenir: cadeaux, réductions, week ends de formation dans des hôtels luxueux, croisières… Tous ceux qui ont des médecins dans leur entourage le savent parfaitement.

    • @ gradzi : ayant 2 médecins dans ma famille, vous dites n’importe quoi. De plus, affirmer que les profits des grands laboratoires ne seraient dûs qu’à l’achat des médecins c’est simplement de la calomnie et de l’ignorance crasse du business model de ces laboratoires.

      • Alors nous n’avons pas les mêmes médecins dans nos entourages!

        • hôtels luxueux, croisières, « big pharma » tout cela sent surtout l’argument moisi complotiste, collectiviste et anti riches de base.
          Si un labo offrait des croisières ou des hotels luxueux à chaque médecin, alors que les médecins sont libres de prescrire ou pas, ils auraient fait faillites depuis longtemps, sachant que les visiteurs médicaux ne proposent pas des médicaments suffisamment chers pour que la prescription du médecin puisse rembourser des hôtels luxueux ou des croisières. gradzi pipo

          je confirme : ignorance et calomnie par idéologie anti (riches, labo, capitalisme libéral, etc …)

        • Pour finir, le fisc contrôle tellement les cadeuuax des labos depuis la fin des énnées 80 que ce que vous énoncez c’est de la fantasmagorie pure et simple. Vous ne connaissez aucun médecin dans votre entourage ou alors vous n’avez jamais évoqué ce sujet avec eux !!!

          • Calmez vous donc mon cher Stephane12… Et il n’y a que la vérité qui blesse, n’est-ce pas?

            • La calomnie aussi! Et prière de vous abstenir de vos réflexions désagréables envers les lecteurs!

            • je ne vois pas en quoi je serai blessé car justement je défends la vérité ?
              J’ai compris ! gradzi est un troll, et je n’ai pas fait attention !!!

            • Tiens ! Vous connaissez un autre dicton que « Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose »…
              Accessoirement, la caractéristique de blesser n’est pas, et de loin, l’exclusivité de la vérité. Ca marche même mieux avec les mensonges et les slogans…

    • Bonjour à tous,
      Humanisme ne signifie pas naïveté!
      Attention à cet embrasement simultané dans la presse conventionnelle (qui n’a pas pour elle même, la même exigeance d’impartialité, vis à vis de ses sources, publicité oblige…)!
      Elle nous sort des scoops comme les labos le font de leurs potions!
      A qui profite donc le scandale qu’on entend ici dénoncer?
      Je ne serai pas étonné de voir arriver le 2ème effet de la pilule qu’il faudra nous faire passer… Une tentative de démantellement du système de santé en place, au profit… Euh… Au hasard… Des labos?
      Allez, vous prendrez bien une petite Uberisation du secteur médical, avec enfin, la vente libre en hypers des plus juteuses fabrications des labos (surtout étrangers) pour commencer, puis les ordonnances à télécharger sur internet pour gagner du temps sur ces profiteurs de généralistes!…
      Les chauffeurs de taxis (qu’on a d’abord traité de voleurs) ont déjà pu apprécier la technique!
      Nous sommes bien en guerre, et dans tous les secteurs…
      Mais chut! faut pas le dire, c’est pas bon pour le commerce et la concurrence non faussée…Ah, ah, ah!
      Allez, n’y pensons plus, demain il fera beau.
      Bien à vous,
      Torpedo.

    • Pour votre gouverne , je sais parfaitement quels sont les profits de big pharma (plus que l’industrie du pétrole). Je suis également prescripteur… et je peux vous assurer que je n’ai jamais reçu le moindre avantage en nature, et ce depuis 15 ans. Ni resto, ni week end.. c’est du fantasme tout ça.. par contre je paye très cher pour continuer à assurer le train de vie des politiques et assimilés, qui eux sont corrompus.

    • Voilà un sublime commentaire marxiste: les énormes profits des labos! Sans labo vous vous soignerez avec quoi? La recherche et les études coûtent horriblement chers pour développer de nouvelles molécules. Et ce ne sont pas les politiciens corrompus qui arrangeront la situation. Ces calomnies envers les médecins sont ignobles!

    • Le marché français des médicaments avec des contingentements à la prescription et ses prix parmi les plus bas d’Europe, est lilliputien pour les Labos pharmaceutiques qui ont des distributions mondiales. En particulier en Chine, en Inde et tous ces pays qui voient l’arrivée d’une importante classe moyenne dont le pouvoir d’achat en médicaments est solvabilisé par le développement d’assurances santé privées.
      Alors, le marché français des médicaments… Les labos ne vont pas se fouler pour lui.

  • La formation permanente des médecins est obligatoire et réglementée précisément pour ne pas être dépendante des firmes pharmaceutiques.
    Les présentations effectuées par les visiteurs médicaux ne sont perçues par les médecins que comme une information sur un produit et ils sont bien conscients que seuls les avantages vont être présentés.
    Les échantillons médicaux comme les objets laissés sont réglementairement limités en quantité et en valeur et ne modulent pas en pratique la prescription des médecins.
    Enfin, comme les patients ont encore la liberté de choisir leur médecin, ils sont les meilleurs juges de paix pour ceux qui se laisseraient tenter.

  • Fils de médecin, il me semble bien que ces pratiques ont complétement disparu vers la fin des années 80. Les rares cadeaux offerts par les laboratoires depuis le début des années 90 étant très surveillés par le fisc, ce genre d’article est en retard d’une guerre, au moins en ce qui concerne la France.

    Est-ce que cet article parle de la France ou des médecins dans d’autres pays ?

  • La rémunération sur objectif de santé publique ROSP (quelques milliers d’euros par an par praticien adhérent) influence davantage la prescription. Ainsi de la vaccination anti-grippe chez les plus de 65 ans… Et l’obligation vaccinale (particulièrement large) influence directement les généralistes ou pédiatres et dispense les laboratoires de de faire des cadeaux de détail, alors qu’il suffit de s’assurer de l’appui de l’autorité!

  • La gauche et les media calomnient toutes les entreprises, et surtout les labos! Pas étonnant s’ils s’en prennent aux médecins!

  • Lucx : quand on sait pas on ne dit rien, mais bien entendu l’hôpital surtout public est porteur de tous les vices. Il y a longtemps que les pharmacies hospitalières ont adopté les génériques et les biosimilaires ne serait-ce que pour des raisons budgétaires. Cet article qui ne cible que les médecins généralistes arrive trente ans trop tard. Que l’on se rassure avec les effets du numerus clausus, les laboratoires ne trouveront plus personne à soudoyer. Ce que l’on ne dit jamais c’est que les laboratoires participent largement à la formation des praticien hospitaliers et des internes en organisant des réunions scientifiques ou en les emmenant à des congrès internationaux ce dont sont incapables les administrations hospitalières. Ils subventionnent également des organismes de recherche clinique. Quant aux stylos, je précise qu’il ne s’agit nullement de MontBlanc mais de vulgaires stylos en plastiques à 50 centimes. Signé par un médecin « arrosé »

  • Il est amusant en lisant les commentaires de voir les différences d’opinions sur la corruptibilité ,a priori, des personnes selon leurs professions.

    Le politicien est toujours un pourri prés à vendre sa mère pour un paquet de chips. Pas besoin de la moindre preuve.

    Le médecin est lui forcément un personnage probe et respectable
    calomnié par des méchants anti riche ,jaloux.

    Il y à des politiciens riches et des médecins politiciens, ça marche comment dans ces cas la ?

    Il est aussi bien évident que libre arbitre ou pas, ces cadeaux sont donné parrcqu’ils ont une influence sur la prescription du médecin, l’étude voué aux gémonies dit d’ailleurs le démontrer statistiquement.

    Et bon ,si il y en a qui s’imaginent que la nature des « cadeaux » sont toujours de l’ordre du stylo ou du croissant et qu’ils sont toujours déclarés, je les laissent à leurs illusions sur la nature humaine.

    J’ai rien contre les médecins hein, mais comme toutes population , on y trouve une petite minorité de gens très bien, une petite minorité de crapules , et une grosse majorité oscillant entre ces deux extrêmes.

    Non les médecins ne devraient accepter aucun  » cadeau » , mais cette corruption, et c’en est bien une, est entré dans les mœurs en France, et est considéré comme naturelle peu importe la profession.

    • je vais peut être te faire hurler par ma naiveté, mais je reste persuadé , a 42 ans, que la vertu cardinale d’un politicien est le mensonge, et que celle d’un médecin est l’amour, quoi que les aléas de la vie puissent changer à la marge. Le politicien est pret à vendre sa mere pour un paquet de chips, et parfois dans une circonstance exceptionnelle, peut faire preuve de grandeur. Un médecin fait preuve de grandeur tous les jours, et parfois peut s’abaisser et s’avilir.

  • Ce serpent de mer a commencé avec Mme Weil en 74
    Les voyages subventionnés ont existé
    Les cocktails aussi
    Ceci étant les médecins restent maîtres de leurs prescriptions
    Une majorité de médecins regardent avant toute chose l’intérêt du malade

    • L’intérêt du malade étant fortement inluencé par les intérêts des labos

      • Affirmation gratuite.
        Le plus drôle est que si les médecins rechignaient tous à prescrire les nouveaux médicaments, vous trouveriez les mêmes personnes à récriminer contre les médecins qui « refuseraient » de faire bénéficier à leurs patients les nouveaux traitements. Et bien sûr, ces méchants médecins feraient cela par incompétence/intérêts car recevant des « cadeaux » des labos fabriquant les anciens médocs…etc
        On se demande comment certains arrivent toujours à aller chez le médecin. 🙂

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Hier, le grand Milton Friedman prenait l’exemple du crayon jaune, afin d’exposer sa vision du libéralisme.

https://www.youtube.com/watch?v=SDUB4Pw39sg

 

Hélas, je ne dispose ni de son talent, ni de sa vision. Je ne suis qu’un chirurgien de province mais cela m’offre un minime avantage : les inconvénients, je les vis. J’ai même le nez dans les diverses ruptures de stock dont souffrent plus cruellement les patients qui comptent sur un sy... Poursuivre la lecture

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