Le grand miracle de l’industrialisation

Si l’on souhaite la poursuite du progrès, il est indispensable que les peuples du monde entier comprennent mieux les causes de l’amélioration du bien-être humain au cours des deux derniers siècles.

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Le grand miracle de l’industrialisation

Publié le 4 novembre 2019
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Par Marian L. Tupy.

Notre espèce a 300 000 ans. Pendant les 290 000 premières années, nous étions des chasseurs-cueilleurs, un mode de vie encore observable parmi les indigènes du désert du Kalahari ou les Sentinelles des îles Andaman. Même après l’adoption de l’agriculture par l’Homo sapiens, les progrès ont été incroyablement lents. Quelqu’un né dans la région de Sumer en 4000 av. J.-C. trouverait assez familières les ressources, emplois et technologies disponibles en Angleterre au temps de la conquête normande ou dans l’empire aztèque à l’époque de Christophe Colomb.

Puis, à partir du milieu du XVIIIe siècle, le niveau de vie a grimpé en flèche. Qu’est-ce qui a entraîné cette amélioration spectaculaire, et pourquoi ?

Il nous faut commencer par le revenu, car, comme l’a fait remarquer l’économiste d’Oxford Paul Collier, « la croissance n’est pas miraculeuse, mais l’absence de croissance est calamiteuse. »

L’histoire de la croissance économique, comme Angus Maddison et son équipe de l’Université de Groningen l’ont découvert, ressemble à une crosse de hockey. Pendant des milliers d’années, la croissance a été négligeable. Cette période est représentée par le manche de la crosse. Cependant, vers la fin du XVIIIe siècle, la croissance économique a commencé à s’accélérer, d’abord en Grande-Bretagne, puis dans le reste du monde. La palette de la crosse représente ce tournant serré vers le haut.

Mesuré en dollar américain de 2011, le revenu global par personne et par jour au cours de la première année de notre ère s’élevait à deux dollars, tout comme lorsque Guillaume le Conquérant prit la mer en 1066 pour réclamer la couronne d’Angleterre. Cette stagnation des revenus ne signifie pas absence de croissance économique au cours de ce millénaire, mais que celle-ci était faible, localisée et épisodique. En fin de compte, les gains étaient toujours réduits à néant.

En 1800, le revenu moyen par jour était de 2,80 dollars. Au cours des 18 siècles qui ont séparé le règne d’Auguste de la présidence de Thomas Jefferson, le revenu par habitant a augmenté de moins de 40 %. Encore une fois, il existait des différences régionales, mais elles étaient faibles. Au début du XIXe siècle, l’Américain et le Britannique moyens étaient environ deux fois plus prospères que la moyenne mondiale.

Puis l’industrialisation a tout changé. Entre 1800 et 1900, le PIB par personne et par jour a doublé. En d’autres termes, le revenu a augmenté deux fois plus en un siècle qu’au cours des 18 siècles précédents réunis. En 2016, ce montant était passé à 40 dollars. En définitive, les niveaux de vie mondial et américain ont été multipliés respectivement par 12 et par 24 au cours des deux derniers siècles.

Le revenu global par personne et par jour a augmenté à un taux composé d’environ 1,8 % par an au cours des cent dernières années. Il atteindra 166 dollars par personne et par jour en 2100 si la tendance se maintient. Aux États-Unis, il atteindra 605 dollars par personne et par jour, toujours en suivant la tendance.

On pourrait objecter que les chiffres du PIB ne sont pas les mêmes que le salaire net. Malheureusement, un salaire horaire global est difficile à calculer – les individus travaillent un nombre d’heures différent, les économies sont composées de différents types de travailleurs, la proportion des rémunérations non salariales diffère, etc. Mais nous savons comment a été rémunéré le travail des Américains au cours des 200 dernières années.

Selon Lawrence H. Officer de l’Université de l’Illinois à Chicago et Samuel H. Williamson de l’Université de Miami, les salaires horaires nominaux des travailleurs américains non qualifiés ont augmenté de 31 627 % entre 1800 et 2016. La rémunération horaire nominale des ouvriers de production a augmenté de 79 775 % au cours de la même période. En tenant compte de l’inflation, Gale Pooley, économiste à l’Université Brigham Young de Hawaii, estime que la rémunération des ouvriers de production a été multipliée par 40,2 entre 1800 et 2017 et les salaires non qualifiés par 16,3.

Qu’est-ce qui est à l’origine de ces améliorations sans précédent ? Les spécialistes offrent des explications différentes, bien que liées.

L’économiste Douglass North, lauréat du prix Nobel d’économie, soutient que l’évolution des institutions, comme les constitutions, les lois et les droits de propriété, ont joué un rôle clé dans le développement économique.

Deirdre McCloskey, économiste à l’Université de l’Illinois à Chicago, attribue les origines de ce « grand enrichissement » à l’évolution des mentalités vis-à-vis des marchés et de l’innovation.

Steven Pinker, psychologue de l’Université Harvard, soutient que le progrès matériel et spirituel est enraciné dans les Lumières et la montée concomitante de la raison, de la science et de l’humanisme.

Quelles qu’en soient les causes exactes, la révolution industrielle, qui a commencé au milieu du XVIIIe siècle, a apporté des changements considérables, notamment en ce qui concerne les nouveaux combustibles, comme le charbon et le pétrole ; les nouvelles forces motrices, comme la machine à vapeur et le moteur à combustion interne ; les nouvelles machines, comme la machine à filer et le métier à tisser hydraulique ; et le système industriel, qui réorganise le travail et demande une division du travail beaucoup plus stricte et la spécialisation des fonctions. Ces changements ont augmenté l’utilisation des ressources naturelles et permis la production en série de biens manufacturés.

La révolution industrielle a également entraîné des changements fondamentaux en dehors de l’économie. L’amélioration de la productivité agricole a permis de nourrir davantage de monde. Cela, ainsi que de nouvelles possibilités de travail en usine, a accru l’urbanisation et a contribué au développement d’une prise de conscience politique parmi les couches inférieures de la société. Dans le même temps, les richesses se répartissaient plus largement, les intérêts fonciers cédant la place aux intérêts de la nouvelle bourgeoisie. Dans l’ensemble, les anciens modèles d’autorité se sont érodés et la société est devenue plus démocratique.

D’importants événements politiques, tels que la libéralisation du commerce, ont permis aux avantages de l’industrialisation de se répandre à l’échelle mondiale. Le volume des échanges a augmenté et grâce au processus de convergence des prix, les coûts ont baissé. L’étalon-or et l’invention du télégraphe ont facilité les transferts de capitaux. Attirés par des bénéfices plus élevés, les investissements sont passés des pays les plus développés aux pays les moins développés.

Il est vrai que la croissance des revenus n’est qu’un des nombreux indicateurs du bien-être humain. Après tout, Alexandre le Grand, qui était l’homme le plus riche et le plus puissant du monde, est mort à l’âge de 32 ans de la fièvre typhoïde, une maladie infectieuse facilement guérissable aujourd’hui. Mais une société riche peut financer davantage de scientifiques, acheter des médicaments de pointe et construire de meilleures infrastructures sanitaires. La richesse facilite (presque) tout.

Notons que la croissance des revenus au cours des deux derniers siècles s’est accompagnée d’autres évolutions salutaires.

Jusqu’en 1870, l’espérance de vie en Europe, en Amérique et dans le monde était respectivement de 36, 35 et 30 ans. Aujourd’hui, elle est de 81, 79 et 72 ans.

En 1820, 90 % de l’humanité vivait dans l’extrême pauvreté. Aujourd’hui, on est à moins de 10 %.

En 1800, 88 % de la population mondiale était analphabète. Aujourd’hui, 13 % de la population mondiale est analphabète

En 1800, 43 % des enfants mouraient avant leur cinquième anniversaire. Aujourd’hui, ils sont moins de 4 %.

En 1816, 0,87 % de la population mondiale vivait en démocratie. En 2015, c’est le cas de 56 % de la population.

En 1800, l’approvisionnement alimentaire par personne et par jour en France, l’un des pays les plus avancés du monde à l’époque, n’était que de 1846 calories. En 2013, en Afrique, le continent le plus pauvre du monde, il était de 2624 calories en moyenne.

La guerre, qui a été l’état par défaut de l’humanité pendant des millénaires, est en déclin. Au début des années 1800, le taux combiné de mortalité militaire et civile due aux conflits était d’environ 65 pour 100 000 habitants. En 2000, ce taux était tombé à environ deux pour 100 000. La dernière guerre entre grandes puissances, qui a opposé la Chine et les États-Unis au sujet de l’avenir de la péninsule coréenne, a pris fin en 1953.

L’esclavage qui sévissait dans la plupart des régions du monde en 1800, est maintenant illégal dans tous les pays.

Enfin, pour la première fois depuis le début de l’industrialisation, l’inégalité mondiale diminue à mesure que les pays en développement rattrapent le monde développé. Selon Branko Milanovic de la City University of New York, entre 1990 et 2017, le coefficient de Gini mondial, qui mesure l’inégalité des revenus entre tous les habitants de la planète, a diminué en passant de 0,70 à 0,63.

Aujourd’hui, il est de bon ton de se concentrer sur les aspects négatifs de l’industrialisation, mais les observateurs de l’époque avaient compris qu’ils vivaient à une ère d’amélioration sans précédent de la condition humaine. Karl Marx et Friedrich Engels ont observé dans Le Manifeste communiste (1848) :

« La Bourgeoisie, depuis son avènement, à peine séculaire, a créé des forces productives plus variées et plus colossales que toutes les générations passées prises ensemble. La subjugation des forces de la nature, les machines, l’application de la chimie à l’industrie et à l’agriculture, la navigation à vapeur, les chemins de fer, les télégraphes électriques, le défrichement de continents entiers, la canalisation des rivières, des populations entières sortant de terre comme par enchantement, quel siècle antérieur a soupçonné que de pareilles forces productives dormaient dans le travail social ? »1

Si l’on souhaite que le progrès continue, il est indispensable que les peuples du monde entier, y compris les socialistes américains, comprennent mieux l’ampleur des améliorations du bien-être humain au cours des deux derniers siècles et les causes de ces améliorations.

Cet article est d’abord paru dans le National Review.

Traduction pour Contrepoints de The Great Miracle of Industrialization.

  1. Traduit de l’allemand par Laura Lafargue en 1893
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  • faut il justement comprendre les causes ( donc toutes les causes) ? ou se contenter du constat?
    comprendre les causes est un but louable mais ambitieux..
    appliquer les recettes qui marchent..ben ..ça marche..

    industriel est désormais connoté négativement. On a parfois l’impression que les enfants de l’industrialisation sont des adolescents en rebellion.

    peut être faudrait il rappeler aux gens que l’industrie un peu comme le capitalisme n’a pas de volonté…
    tiens regardons la boussole qui donne l’heure juste
    https://reporterre.net/Pour-sauver-la-planete-l-industrie-tue-les-campagnes

    l’industrie tue les campagnes…
    en fait la proximité d’une éolienne peut constituer une nuisance…
    le fumier , le silo « pue »..

  • Le « miracle » de l’industrialisation tient son origine de la concurrence de puissances bien identifiées (Etat), d’abord avec les puissances maritimes (Pays-bas, Espagne, Angleterre, France) puis les puissances continentales (Allemagne, Russie..). Il y a une forte correspondance avec le « miracle » grec de la Grèce classique (cités-Etats). Et comme pour cette époque avec l’essaimage, on peut sans doute inclure la découverte des Amériques (de nouvelles terres et richesses) puis du monde entier dans ce processus.

  • Cet article purement économique et social ne tient pas compte des réalités physique. Je vous engage à regarder les articles et vidéo de Jean Marc Jancovici.
    Il montre que le PIB mondial est complètement corrélé à la consommation d’énergie. Aujourd’hui cette énergie est à 80% produites à partir des énergies fossiles charbon, pétrole et gaz. Nous avons atteint les maximums de production et nous entrons dans une période de diminution.
    Ce n’est pas avec des moulins à vent que nous allons compenser. La France est en train de sacrifier son infrastructure et savoir faire Nucléaire pour des raisons idéologiques. C’est assez inquiétant.

    • Nous utilisons les fossiles en priorité par facilité (par fainéantise ?). Mais l’économie ne dépend pas du stock de fossiles. S’il peut exister des crises de transition, ces crises restent ponctuelles.

      D’une manière générale, la croissance dépend moins des stocks que des cycles. Quand nous consommons du cuivre, il n’y a pas moins de cuivre sur Terre. Quand nous consommons du pétrole, il n’y a pas moins de carbone sur Terre.

      Tout l’enjeu de la croissance est la maîtrise des cycles naturels mis au service de l’humanité, humanité qui ne se contente plus de les subir passivement. A l’échelle humaine, les cycles naturels sont infinis. Voilà la réalité physique de notre monde. Sur ce sujet, vous pouvez vous rassurer et les collapsologues peuvent aller se rhabiller. Si jamais nous entrions en décroissance, ce serait par manque de volonté de travailler et de progresser, plutôt que par manque de ressource fossile.

      Votre inquiétude pour la France est en revanche fondée, tellement les décisions politiques actuelles paraissent systématiquement contraires à l’intérêt général et l’offre politique cruellement inapte aux enjeux, mettant la démocratie en échec. Ce pays est en voie de sous-développement, à mesure que le parasite tentaculaire qui l’épuise renforce son obésité.

    • cyberfred a écrit: Nous avons atteint les maximums de production et nous entrons dans une période de diminution.

      Diminution annoncée tous les dix ans depuis le 19ème siècle, mais jamais vue encore, sauf quand l’idéologie flinguait la prospérité comme en URSS.
      Les gains sont d’abord en efficacité énergétique, que ce même Jancovici avance avec justesse, et ensuite les sociétés libres trouvent toujours de nouvelles sources d’énergie profitable et de nouveau moyen de les utiliser (et là est son erreur, il croit à « la fin de l’histoire »).
      Actuellement certaines sociétés sont justement de moins en moins libre et une idéologie écologiste de type soviétoïde pourrait bien flinguer la prospérité sans rien résoudre.

  • Pour comprendre il faut se documenter et se donner la peine de réfléchir, ce qui n’est pas le fort des socialistes. En fait c’est la CAPITALISME qui a permis la Révolution industrielle!

    • Les deux se tiennent main dans la main en effet. Je m’interroge depuis plusieurs jours sur le fait que, vu que la révolution industrielle a eu lieu, grâce entre autre au capitalisme (mais aussi à l’Etat-nation), et que nous basculons vers une autre société (appelez là post-industrielle, tertiaire, ou autre), je me demande si le capitalisme est encore le « bon » modèle économique, le plus cohérent, le plus efficace pour se développer.

      • Le capitalisme, primauté de la propriété privée, n’est pas un « modèle », construction artificielle de circonstance, mais plutôt un état naturel consubstantiel à la nature humaine. Il n’est ni bon ni mauvais. Il est simplement, sans qualificatif ni jugement moral, à tel point que nul avant Marx n’avait vraiment songé à systématiser l’usage de ce mot, Marx l’employant dans une perspective péjorative, exactement pour la même raison que les anti-spécistes ont récemment inventé le « spécisme », une des psychoses collectives à la mode qui n’a rien à envier au RCA ou aux théories du genre.

        Dépasser le capitalisme, cela revient à vouloir détruire la nature humaine, ce qui nous promet de fabuleux moments d’anti-humanisme, bien sanglants, bien criminels, à l’instar de ceux ayant émaillé le XXe siècle collectiviste.

        • Le capitalisme état naturel.. eh ben…
          S’il était naturel, pourquoi il a fallu des millénaires pour qu’il se manifeste aussi fortement ? S’il est naturel, pourquoi n’est-il pas accepté universellement par tout un chacun ?
          Le capitalisme étant l’accaparament des richesses de manière égoïste alors que la nature humaine est foncièrement collaborative et altruiste, je me permets de douter un tantinet de votre vision des choses.
          Opposer capitalisme aux crimes totalitaires du XXème siècle est bien entendu peu élégant (pour rester poli). Vous adorez ressortir cet argument, ce qui est bizarre vu votre volonté affichée dans d’autres posts de, comment dire…, vous inspirer de ces événements pour construire votre société libérale parfaite.

          • Le collectivisme, le socialisme représentent l’accaparement des richesses créées par ailleurs, parce qu’avant de les redistribuer, il faut bien les prendre des mains de leurs légitimes propriétaires. Systèmes par essence immoraux, pour cette raison condamnés d’avance à s’effondrer.

            • Le capitalisme prend des mains des travailleurs, par un rapport de force inégal, les richesses créées par leur légitimes créateurs.
              N’introduisez pas la moralité dans l’histoire. Et en plus une moralité par essence.

              • Je suis un travailleur et un capitaliste. Mes gains salariés (capitaux) sont investis (ou parfois spéculé, je le dis sans honte) ici et ailleurs. J’ai une passion particulière pour la biotech. En bon capitaliste, j’espère un rendement sur investissement. Mais considérez le collatéral : grâce à moi et mes semblables, des traitements innovants seront créés, des gens vivront mieux et plus longtemps.
                Me reprochez vous d’avoir sacrifié tant de plaisirs immédiats pour une rentabilité future, le tout en en améliorant (potentiellement) l’avenir de l’humanité ?
                L’anticapitalisme est fait de mesquineries…

              • vous mettez les travailleurs en face du capitalisme..
                curieux..
                vous supposez que les employeurs ne travaillent pas?

                les patrons donc seraient dans un rapport de force inégal avec les travailleurs..
                si vous voulez .. oui inégal..
                mais est ce injuste?
                la loi du marché est elle injuste?
                c’est discutable..
                si dans une situation donnée une entité avait le pouvoir de donner plus aux travailleurs…alors en fait ces travailleurs se trouveraient en concurrence accrue avec d’autres « travailleurs potentiels..

                vous dites donc que le système libre est moins bon qu’une utopie?vous ne savez pas mettre le doigt où se situe le problème..

                on peut très bien dire qu’n des facteurs actuels dans notre pays qui rend les patron en position de force est le chomage structurel crée par la protection des travailleurs…en place…

                et on peut dire les travailleurs sont en positon de force »inégal » en fait ici injuste par rapport aux chômeurs…

                je place inacceptable au niveau de la violence ou de la coercition.
                vous non, vous voulez une coercition car vous imaginez une violence cachée.

          • Luther a écrit : « S’il est naturel, pourquoi n’est-il pas accepté universellement par tout un chacun ? »

            Parce que la propriété garantie à chacun doit l’être par ceux qui détiennent le monopole de la force et les chefs de tribu et les seigneurs qui la détenaient trouvaient souvent bien plus avantageux de piller les paysans et les commerçants que de garantir leurs droits.
            La connivence, la corruption ont été la norme pendant des siècles. En dehors des guerres de pillage, les sociétés prospère étaient souvent les plus procédurières et respectueuse du droit, mais ce n’était jamais durable ni universel jusqu’à la révolution du droit anglais dans les années 1500.
            .
            Ce que font les socialistes n’est que la continuité de ce pillage, l’enrobage idéologique et les fausses excuses ne peuvent masquer le résultat qui est invariable : une classe vit sur le dos des autres qu’elle parasite. En France 1/3 des salariés le sont par l’impôt et 65 millions de gens vivent sur le fruit des efforts de 19 millions.
            Game-Over.

            • Addendum parce que l’Histoire est absolument passionnante:
              En bref, Il est « naturel » et « moral » que chacun conserve le fruit de ses efforts, mais il est bien plus avantageux de piller les autres quand on a la puissance.
              La morale chrétienne qui considérait les petits, les miséreux comme des égaux des seigneurs et des puissants fut une révolution, mais l’appareil d’état religieux fut détourné pendant longtemps par ces mêmes puissants.
              Toute l’histoire chrétienne tourne autour de l’opposition entre cette morale universelle et les puissances militaire et religieuse qui tendait à abuser de leurs pouvoirs d’où les nombreux schismes.
              D’ailleurs Luther lui-même exhortait en 1525 dans un pamphlet d’une rare violence à massacrer les paysans qui se révoltaient contre l’église et les seigneurs, sans cela il aurait été liquidé avec eux.
              (5 ans plus tôt lui et quelques autres étaient pourtant plus ou moins à l’origine de cette nième révolte, il avait écrit dans « la liberté d’un chrétien » : « un chrétien est le maître de toutes choses et n’est le sujet de personne ».)

              • Vous écrivez « Il est « naturel » et « moral » que chacun conserve le fruit de ses efforts », vous allez chanter l’Internationale aussi ?
                Que le système non-socialiste français soit dans les choux, c’est pas nouveau, et ce n’est certainement pas de nouvelles taxes et lois qui vont arranger la chose.

        • Marx employait très peu le terme de capitalisme, il parlait de système de production capitaliste par des capitalistes. Cela semble pareil mais j’y vois de préférence une opposition à la classe des capitalistes qu’au capitalisme en soi. Par la suite il y eu un glissement vers l’opposition d’un type de société consumériste caractérisé par le capitalisme.

  • Un miracle mais avant l’industrialisation …..tient il me semble que deja les hommes prehistorique avaient des industries comme la taille du silex ….comme quoi , il n’y pas de miracle mais une continuité dans la recherche du moindre effort pas forcement du vivre mieux ,de plus de confort .ou d’une vie plus longue….en fait tout ca est compris dans le pack « en faire le moins possible »

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