Ne tombez pas malade au mois d’août !

Il pourrait vous coûter la vie de choisir le mois d’août pour tomber malade. Un article d’août 2018 toujours d’actualité.

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Hospital corridor by Mario Martinez(CC BY-NC 2.0)

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Ne tombez pas malade au mois d’août !

Publié le 12 août 2019
- A +

Par Phoebe Ann Moses.

Cela pourrait vous coûter la vie de tomber malade au mois d’août. Plus de lits d’hospitalisation, services entiers et blocs opératoires fermés, y compris dans notre cher service public…

Une petite suractivité en août…

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a répété que tout était sous contrôle et qu’il n’y avait pas de dysfonctionnement lié à la canicule. Toujours cette même langue de bois : évidemment ce n’est pas lié à la canicule (horreur, ça supposerait que le gouvernement n’aurait pas fait ce qu’il fallait pour lutter contre la chaleur et le réchauffement climatique).

Tout au plus, comme l’indique Le Monde, Agnès Buzyn concède-t-elle qu’il y a eu…

une petite suractivité.

Les urgentistes apprécieront. Récit d’une journée comme les autres, quand c’est le mois d’août à l’hôpital.

« Il n’y a plus de lit d’hospitalisation. Un service sur deux est fermé à Lyon en moyenne » explique un médecin urgentiste. « Dans le public comme dans le privé » précise-t-il, au cas où il vous viendrait à l’idée, bêtement, que le service public soit toujours plus à l’écoute de la population…

On ne peut certes pas reprocher aux médecins, comme aux infirmières, comme aux aides-soignants, comme aux administratifs, de souhaiter prendre des vacances en août, comme tout le monde. Mais alors quid de la permanence des soins ?

Les médecins passent leur temps au téléphone pour chercher un service ouvert qui accepte la prise en charge du patient, pendant que l’attente aux urgences devient exponentielle.

Tout est fermé en août

Vous entendrez dire officiellement que personne n’est laissé de côté, que les soins – gratuits – sont toujours dispensés, a fortiori en cas d’urgence. C’est faux : les urgences ont besoin qu’en aval, on puisse opérer des patients. Or dans certains services, les chirurgiens découvrent de manière brutale qu’il a été décidé de fermer leur bloc opératoire la semaine du 15 août. Privés d’outil de travail. Dans ces conditions, ils refusent de prendre en charge des opérations qui ne pourront pas avoir un suivi en toute sécurité pour le patient (en cas de problème quand vous êtes opéré le 13 août, comment vous soigner s’il n’y a plus de bloc opératoire ouvert ?)

Côté médecine, certains services déjà saturés acceptent de prendre des patients. Mais il n’y a pas de médecin. Vous risquez donc de passer le 15 août à l’hôpital sans qu’aucun examen ne soit pratiqué. « Normal, c’est le mois d’août. »

Oh vous verrez bien de temps à autre un tensiomètre, un plateau repas tiède et un balai venir perturber la douce torpeur de votre douillette chambre d’hôpital. Mais de scanner : point, il est fermé. Ou il y a trop de monde. Ou on verra demain. D’analyses : sous 3 jours, pas avant. De médicaments : certaines pharmacies d’hôpital public n’ont même pas le stock nécessaire et il faudra l’aide d’un de vos proches pour aller acheter en ville le médicament que vous a prescrit l’interne.

Voilà qui explique pourquoi les services hospitaliers refusent de prendre les patients adressés par les urgences… qui finissent par « stocker » leurs malades dans les couloirs, sur des brancards, ou dans un service qui n’a rien à voir avec la pathologie en cause.

Si c’était un jeu vidéo, ce serait Game Over en 5 minutes.

Les médecins assument seuls les décisions des ministres

Mais nous sommes dans la vraie vie. Comme en témoigne dans Var-Matin le Dr Vincent Carret, urgentiste à Toulon :

Non, tout ne va pas bien aux urgences et au Samu cet été (…) Nos équipes d’urgence en charge et en responsabilité du plus grand département touristique de France, travaillent la peur au ventre et n’ont jamais vécu à ce point ce sentiment d’impuissance, de débordement et de limites permanentes.

Cet urgentiste explique qu’à force de passer des messages de campagne de prévention indiquant d’appeler le 15, il y a un afflux supplémentaire de patients alors que les équipes ne sont pas plus nombreuses. Il faut gérer plus de patients avec moins de médecins. Et dans Var-Matin, il pointe les responsables au plus haut niveau :

Nous assumons, seuls, les conséquences de vos décisions et non décisions.

Alors, en haut lieu, on fera des brainstormings, des audits, des études, des accréditations, pour que août 2019 soit meilleur que août 2018 : promis, l’hôpital sera performant, aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain.

La solution, elle, existe pourtant déjà : supprimer les 35 heures qui plafonnent le temps de travail quand il y a besoin de main d’oeuvre ; et libérer la tarification par la Sécu qui plafonne les prix mais aussi l’envie de travailler.

Le plafonnement des tarifs explique en partie pourquoi le personnel de santé, dans le public comme dans l’exercice libéral, part en congé au mois d’août : personne n’a envie de gâcher ses vacances (ni celles de sa famille) pour un tarif imposé et des conditions de travail exécrables (pas de personnel, pas de services ouverts en nombre suffisant).

Une libéralisation des tarifs entraînerait une concurrence des médecins qui devraient s’adapter au marché du soin. Le « marché » étant bien entendu une notion taboue en France ; mais si ce tabou sautait on n’en serait pas là. Pas pleurnicher, merci. Nous parlons ici de vies humaines, pas de théories sur la répartition du temps de travail, un concept fumeux auquel ne peuvent réfléchir que des esprits qui ont assez de temps libre.

Quant à vous, patient potentiel : partez en vacances et portez-vous bien !

Article initialement publié en août 2018.

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  • La nouvelle génération de médecins veut plus de Fric que la génération précédente tout en ayant des conditions meilleures que les Fonctionnaires. Beaucoup de vacances et de temps libre. Peut-être ont-ils trop de fric car il faut en avoir pour se permettre autant de loisirs. Les maisons médicalisées n’arrangent pas la situation bien au contraire c’est la porte ouverte à tous les excès sur le dos des contribuables. Les Médecins sont devenus des fonctionnaires payés par la Sécu et de fait par les contribuables.

    • bonjour Laurent46, belle énumération de poncifs, qui montrent que vous n’êtes pas du métier, que vous n’avez pas lu l’article et que vous mélangez tout.
      Comment expliquez vous le fait que des chirurgiens du public apprennent brutalement que le bloc opératoire a été fermé. C’est juste incroyable.
      Renseignez vous sur les services d’urgences qui sont  » temporairement » fermés dans plus en plus d’hopitaux. ( google actualités/ médecins ou urgences )
      Arretez de dire  » que les médecins ne veulent pas travailler » et procurez vous une courbe de démographie médicale, vous allez avoir un choc.

      • @anne : expliquez-moi pourquoi, il y a quelques années, lors d’une crise des médecins urgentistes, ces médecins ont préféré une prime à une augmentation de leurs effectifs ? Actuellement aussi certains médecins réclament une prime de sur-activité. Expliquez-moi en quoi une prime résoudrait le problème des Urgences tel que décrit dans l’article ?

        • Il est bcp plus facile à ceux qui nous dirigent de lâcher une prime que de réformer une administration (l’hôpital en est une) et c’est pratique pour disloquer un mouvement de grève.

    • peu ou prou tout le monde souhaite une meilleure rémunération…

      donc ça nous mène où ça?

      les médecins sont bel et bien payé par la sécu..et c’est là le problème, ce n’est pas la sécu qui est malade ou reste dans les couloirs en attendant de voir un médecin..

      bon par contre je trouve que c’est un illusoire de dire que la libéralisation améliorerait « la » situation… certainement pas pour tout le monde..

      la libéralisation responsabilise et fait payer le « juste » prix en fonction de la situation..

      dénoncer la cupidité est une folie!!!!
      pourquoi ne dénoncez pas les malades qui veulent être « trop » bien soignés d’ailleurs, toujours moins d’attente, la clim dans les sales d’attente etc etc..sans payer plus cher..

      la santé c’est aussi un marché!!!ça peut choquer mais l’ignorer penser que des gens feront des années de médecine pour faire un métier mal payé et seulement soigner les pauvres est un pari risqué…sinon perdu d’avance..
      miser sur l’équilibre des cupidités est plus judicieux..

  • il suffirait que la ministre de la santé se retrouve hospitalisée et bloquée pendant des heures dans un couloir , sans soins , sans personne pour prendre le temps de s’occuper de sa personne , et cette dame serait beaucoup plus à même de comprendre la réalité de ce qu’il se passe sur le terrain ;quand on subit , on comprend ;

    • Oui, mais ça ne lui arrivera pas. Pour elle ou un membre de sa famille on trouvera toujours la bonne solution « en urgence ». Elle n’a rien à craindre.

  • Et si on arrêtait de soigner toute la misère du monde, est-ce que ça n’y irait mieux ?

    • Non, on manque de médecins, on manque de personnel soignant, ce n’est pas à cause de « la misère du monde » mais à cause d’une politique suivie et assumée depuis 40 ans. Ne mélangez pas tout et faites ce que suggère anne dans un commentaire plus haut : procurez-vous une courbe démographique médicale.

    • La misère du monde prend aussi ses vacances au mois d’août comme j’ai pu le constater il y a une semaine.

  • Le pire, c’est que, de plus en plus, il vaut mieux, même en dehors du mois d’août, ne pas tomber malade…

  • périodiquement il y a des élections …….. il y a un grand nettoyage à faire .malheureusement les élus d’aujourd’hui étaient bien souvent des assistants parlementaires des anciens ………
    Pour les décisions rien de nouveau et c’est le constat bureaucratie ……. toujours plus

  • @Laurent 46 Votre commentaire est du niveau de ceux des socialistes qui parlent du libéralisme : cliché sur cliché, aucune réflexion et beaucoup de jalousie.
    1-Les médecins sont comme vous, ils ont des gosses ils doivent donc partir en vacances en juillet/Août.
    2-Les médecins ne sont pas payés par la sécu : la sécu est votre assurance (obligatoire) et vous rembourse pour les soins qui vous sont prodigués. Ne mélangez pas tout svp.
    3- les medecins libéraux ont un statut aux antipodes de celui des fonctionnaires, les hospitaliers en effet sont des fonctionnaires. Mais n’oubliez pas que la plupart des fonctionnaires ont a cœur de faire leur boulot correctement,comme vous. Le problème avec les fonctionnaires, c’est plutôt que les administrations pour lesquelles ils travaillent sont inutiles. Ce n’est évidemment pas le cas des hôpitaux.
    4- Vous devriez faire un stage dans un hôpital aux urgences avec les AS, infirmières, médecins, chirurgiens, je pense que cela suffirait a vous faire modérer vos propos
    cordialement bien sûr

    • « ils ont des gosses ils doivent donc partir en vacances en juillet/Août » donc parce qu’il ont des gosses, on crève sur place ? Charmante excuse ! Et en plus on devrait obligatoirement payer plein tarif pour ce « service » ?

      « Ce n’est évidemment pas le cas des hôpitaux. » Bien sûr que si. Les administrations hospitalières sont au cœur de la question du coût de la santé, notamment par la lourdeur de leurs procédures, inutiles ou redondantes, et par une absence totale de management du personnel, notamment du personnel non soignant vs les soignants, pléthorique selon les normes internationales. Pourquoi faut-il passer devant au moins 7 individus (qui tous se contredisent joyeusement et refusent de se parler entre eux, charge aux malades tremblants, à peine soignés, de se démerder dans le dédale hospitalier pour obtenir de chacun d’entre eux, agressivement scotchés sur leur chaises, un malheureux document) pour sortir d’un hôpital quand un seul secrétaire médical suffit dans une clinique ? Les mails ou même un banal téléphone entre les services, ils ne connaissent pas ? Rendre service aux malades et à leurs familles, même minimal, c’est hors de portée de leur hautaine condescendance ?

      C’est en privatisant les hôpitaux et en supprimant définitivement la fonction publique hospitalière qu’on limitera la gabegie hospitalière, cette fonction publique de faux fonctionnaires étant une des plus stupides et couteuses inventions récentes de l’Etat obèse. Et on ne parle même pas des soignants compétents piégés dans cette fonction publique, véritable rouleau compresseur des individualités courageuses, qui acceptent toutes les contraintes personnelles pour pallier les insuffisances des fainéants abusant sans fard d’un statut délirant.

      • Cavaignac
        Avant de vous livrer à une débauche d’insultes sur l’hôpital public vous devriez venir y faire un stage, vous sauriez au moins de quoi vous parlez.
        C’est par ce genre de caricature que le libéralisme perd son crédit.

  • @cavaignac
    1- en tant que libéral vous ne pouvez obliger personne a bosser en juillet août sous aucun prétexte, sinon vous n’êtes pas vraiment un libéral. La concurrence devrait suffire a retenir un nombre suffisant de clinique ou hôpitaux ouvert moyennant une prise en charge plus onéreuse.
    2- les hôpitaux sont bien indispensables, qu’ils soient privés n’est pas un problème, et je suis totalement d’accord pour dire que la gabegie hospitaliere actuelle est inadmissible, cela va même beaucoup plus loin que ce que vous décrivez. ( et je suis sûrement mieux placé que vous pour en faire le constat). Je suis le premier a m’engager pour un changement radical du système de santé actuel. Mais ce n’est pas en déblatérant des clichés débiles sur les soignants (comme Laurent) que l’on sera crédible pour proposer une alternative libérale au système actuel

    • Il vous aura peut-être échappé que Cavaignac étant loin d’être un libéral chimiquement pur comme son pseudo l’indique sans ambiguïté, mais plutôt un anti-socialiste primaire, très primaire, vos remarques tombent vaguement à côté de la plaque. Mais ce n’est pas grave car il vous répondrait malgré tout que, libéral ou pas, personne ne peut l’obliger, autrement que par un abus de violence fiscale immorale et indigne, à payer des gens en vacances alors qu’il est en train de crever, faute de soins, négligemment remisé sur un brancard dans les couloirs des urgences, parmi d’autres désespérés laissés à leur agonie. Votre expérience est sans doute riche mais elle gagnerait à expérimenter à titre personnel (on ne vous le souhaite pas évidemment) la maltraitance qui existe en toute décontraction dans de trop nombreux établissements hospitaliers.

    • Les hôpitaux publics sont soumis depuis 10 ans à des contraintes fortes de limitation de leurs dépenses, c’est à dire de leur progression dans un contexte d’accroissement constant des besoins de santé lié notamment au vieillissement de la population.
      La gabegie dont vous parlez est un pur fantasme.
      Quant à la supposée bonne gestion des cliniques privées, faut il rappeler qu’elle repose essentiellement sur leur possibilité de tri des patients, les plus rentables, les plus standards, que la pression sur le personnel y est infernale et que la motivation principale des actionnaires, qui sont de moins en moins des médecins, est le profit maximal sur le dos de nos cotisations ?

      • et si vous acceptez ce système vous avez un problème…
        comment acceptez le principe de limiter les « dépenses!!!???? » de l’hôpital…!!!!

        quand on souhaite le collectivisme on assume les conséquences du collectivisme…et c’est exactement ça…en premier la planification…

  • @Cavaignac
    3- concernant le financement obligatoire, c’est votre problème avec la sécu qui vous assure. Ce n’est pas celui des soignants.

    • Mouais… Le nombre de fonctionnaires hospitaliers qui défendent pied à pied le monopole inique contre toute raison n’est pas négligeable non plus. Le pire, c’est la malhonnêteté assumée avec laquelle ces faiseurs ont l’intérêt général à la bouche en permanence alors qu’ils défendent ouvertement leurs intérêts particuliers, ou plutôt ce qu’ils croient être leurs intérêts.

      Dès lors qu’il y aura changement de statut, de contrat, de management, de temps et de lieu de travail, de salaire au mérite et non plus automatique, etc., comment faire accroire que ce ne serait pas aussi le problème des soignants ?

  • @cavaignac ne vous inquiétez pas pour moi, l’expérience désastreuse de la prise en charge hospitalière je connais bien. Et ne vous inquiétez pas non plus pour la continuité des soins dans un système libéral. La concurrence, une rémunération correcte et le sens du devoir des soignants devraient suffire a assurer un nombre de médecins suffisants pour vous prendre en charge.

  • @cavaignac je précise mon propos : il ne faut pas mélanger le système assuranciel (sécu) avec la production de soins ( hôpitaux, médecins etc). Cela n’a rien a voir, même si en France tout est fait pour que l’assuré pigeon n’y voit que du feu.
    Je ne comprends pas que même des libéraux se fassent abusés et continuent a croire que les soignants sont payés par la sécu.

  • si vous êtes malade n’allez pas a l’hôpital !
    Allez dans une clinique privée! çà coûte moins cher a la secu et le service y est largement supérieur..
    avec votre mutuelle tout devrait bien s’y passer

  • Les médecins veulent le même temps de travail que leur entourage soit 35h,ne font plus les gardes (contrainte pourtant inhérente au métier ),ne veulent pas de problèmes de gardes d’enfants (horaires des nounous),au delà d’un certain nombre de consultations tout part en impôts et charges………..donc ils arrêtent.
    Anagrys cela fait longtemps que vous n’êtes pas aller dans un hopital si ce n’est pas la misère du monde le mois que l’on puisse dire c’est que c’est très exotique et dépaysant,tout hopital confondu et tout quartier ce qui laisse des ardoises abyssales avec nos chers voisins d’outre méditerranée ,il faut avoir fait langues orientales avant médecine…et parfois en tant que patient…
    Et grâce aux élus préférés des français paraît-il depuis hier,nos chers Maires,souvent présidents de l’hopital local ,ils ont embauché à tour de bras par clientélisme en personnel technico administratif mais pas en soignants ce qui a conduit la plupart des hopitaux à être en déficit lourd sans pour autant plus d’efficacité médicale.

  • Ah ah. J’ai la solution pour les personnes âgées : partez à l’étranger. Au pire, munie de votre carte de crédit, vous serez soignées…

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