Variétés hybrides : les agriculteurs doivent-ils racheter des graines chaque année ?

Les semences hybrides ne sont pas le fruit d’un vaste complot. Les agriculteurs les utilisent pour leur productivité accrue. Et démontrée.

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Variétés hybrides : les agriculteurs doivent-ils racheter des graines chaque année ?

Publié le 4 juillet 2019
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Par André Heitz.

Décidément, avec Envoyé Spécial et Cash Investigation se vérifie l’adage qui veut qu’on lave son cerveau tous les jours ou presque avec la télévision et les médias.

Prenons-le du journal Le Monde et de son « « Cash Investigation » : le goût amer des graines de tomate » du 18 juin 2019, une invitation à subir une intoxication intellectuelle :

Au final, c’est la privatisation du vivant qui est en cause, car les variétés hybrides mises au point par les semenciers sont à usage unique : les agriculteurs doivent racheter les graines chaque année, quand la nature les fournit, elle, de façon infinie.

Notez que la nature fournit aussi les graines des variétés hybrides, avec le concours de la main de l’Homme et selon ses besoins… La formule des « semences à usage unique » est plaisante et appropriée. Mais qu’est-ce qu’une variété hybride ?

Un peu de science

(Vraiment) très schématiquement, le monde des plantes reproduites par semences se divise en autogames et allogames.

Plantes autogames et variétés-lignées

Chez les autogames, par exemple le blé, les autofécondations successives font que chaque gène sera présent dans la plante sous la forme de deux allèles identiques (par exemple l’allèle « grain ridé » ou l’allèle « grain lisse » chez le pois, à la base des travaux de Johann Gregor Mendel et à l’origine des lois de la génétique – pour compliquer les choses on appelle souvent « gène » ce qui devrait être nommé « allèle »). Le patrimoine héréditaire est divisé en deux moitiés génétiquement identiques dans les ovules et les grains de pollen lors de la première phase de la reproduction, puis rassemblé à nouveau lors de la fécondation.

Dans l’agriculture moderne, on cultive ces plantes typiquement sous la forme de variétéslignées – aussi appelées variétés fixées par les militants des semences « paysannes ». Elles sont distinctes (sauf si une même variété est diffusée sous des noms différents), homogènes et stables. Les semences sont reproductibles par l’agriculteur ou le jardinier (il suffit de réserver une partie de la récolte pour les semis de la campagne suivante, ou de recueillir les graines d’une tomate, par exemple).

Plantes allogames et variétés-populations

Chez les allogames, comme le maïs, la fleur (femelle) est fécondée par du pollen provenant d’une autre fleur apportant un patrimoine génétique qui peut être différent (ou doit l’être dans le cas des allogames stricts). Elles sont à l’image de l’espèce humaine : la reproduction implique un réassortiment des allèles. Les variétés typiques étaient à l’origine des populations à base génétique plus ou moins étroite selon la pression de sélection exercée par l’environnement, le producteur ou… le sélectionneur (on a développé d’autres types de variétés).

L’homogénéité est une notion relative. Les législations sur les variétés et les semences, y compris la protection des obtentions végétales, exigent que l’homogénéité d’une variété nouvelle doit être similaire à celle des variétés préexistantes. Quant à la stabilité, elle est généralement assurée par le mainteneur ou responsable du maintien de la variété. L’amateur averti peut reproduire ces variétés-populations moyennant précautions pour éviter les dérives (il peut aussi accepter les dérives).

Variétés hybrides

Produire une variété hybride (F1, ou de première génération) consiste à croiser à grande échelle deux lignées que l’on aura évidemment choisies avec soin, à récupérer les semences de la lignée femelle et à utiliser celles-ci pour les semis et la production.

Un gène donné peut se présenter dans ces semences sous la forme de deux allèles différents (c’est ce qu’on recherche). Les hybrides F1 sont homogènes : chaque graine a hérité du même allèle de la plante femelle et du même (mais possiblement différent) allèle de la plante mâle. Ils ne sont pas intrinsèquement stables : les allèles différents d’un même gène vont se réassortir dans le grain ou la graine qui sera récolté. La stabilité est assurée par le maintien des lignées parentales et la répétition du croisement à grande échelle.

Le cycle de production se déroule typiquement sur trois ans. L’année 1, on produit les semences des lignées ; l’année 2, on utilise ces semences pour produire les semences hybrides ; et l’année 3, on utilise les semences hybrides pour produire la récolte.

Contrairement à une légende urbaine, fort tenace, les graines issues de semences hybrides ne sont pas stériles. Mais elles ne sont pas utilisées comme semences car elles ne sont pas conformes au type originel ; les plantes qui en seraient issues constituent une population variable, généralement moins productive.

Et contrairement à une autre légende urbaine tout aussi tenace il n’y a pas – et il n’y a jamais eu – de semences « Terminator ».

Un peu de technique

Techniquement, il faut contraindre une espèce allogame à l’autogamie (ou à l’endogamie, reproduction au sein d’une population restreinte) pour produire les lignées parentales ; et les espèces autogames à la fécondation croisée pour produire la semence hybride.

C’est plus ou moins facile – et coûteux – selon les espèces, et il va de soi que le génie inventif de l’Homme est à l’œuvre.

Le maïs est l’archétype de l’espèce cultivée sous forme hybride. On peut le contraindre assez facilement à l’endogamie (il suffit d’isoler les lignées loin de toute source de pollen indésirable) et à la fécondation dirigée en « castrant » les plantes dites femelles (on coupe avant floraison la houppette sommitale qui est l’inflorescence mâle). La semence hybride sera récoltée sur les seuls rangs de plantes femelles, les rangs mâles étant souvent détruits après la floraison.

Chez le blé, cultivé très majoritairement sous forme de variétés-lignées et, en France, sous forme hybride à hauteur de quelques pour cent, la castration de la lignée femelle se fait avec une substance chimique, un gamétocide.

Il existe des systèmes de stérilité mâle et de restauration de fertilité pour plusieurs espèces, notamment chez les crucifères. Et chez des espèces comme la tomate, ainsi qu’on a pu le voir dans Cash, c’est la pince à épiler qui est utilisée pour éliminer, non pas le pollen, mais les étamines des plantes dites femelles ou porte-graines.

Mais pourquoi des variétés hybrides ?

Parce que le jeu en vaut la chandelle !

Les hybrides présentent une supériorité sur le plan de la productivité, de la résistance aux maladies et aux stress abiotiques, de la rapidité de croissance, etc. par rapport aux lignées du fait notamment du phénomène de la vigueur hybride ou hétérosis.

L’homogénéité et la stabilité des hybrides sont aussi des propriétés recherchées et hautement appréciées par les producteurs par rapport aux générations précédentes de variétés-populations et autres types de variétés présentant un certain degré d’hétérogénéité. C’est un avantage considérable que d’avoir, par exemple, des carottes qui se développent au même rythme, permettent un itinéraire technique optimal pour toutes les plantes et donnent au final une production homogène avec un minimum de hors-calibre.

Ces avantages sont tels qu’on les valorise même pour les plantes ornementales !

Alors, les agriculteurs doivent-ils racheter des graines chaque année ?

La question est ambiguë : techniquement, oui, parce qu’ils ont choisi de bénéficier de ce formidable progrès génétique.

On a fait des gorges chaudes du prix des semences hybrides… 60 000 euros le kilo, plus que l’or (les à peine 100 euros/kg payés au sous-traitant sont manifestement invraisemblables… autant pour le volet « investigation »). Cela représente quelque 20 centimes d’euros par graine… une graine de qualité assurée par des opérateurs sérieux se pliant aux exigences posées par le législateur dans l’intérêt bien compris des utilisateurs et, in fine, des citoyens et consommateurs. Kokopelli vend les siennes – « libres de droits et reproductibles » – quelque 10 centimes.

Autrement dit, le surcoût de la semence hybride est rentabilisé par une partie de la première tomate.

Non, il n’y a pas de complot

Les semences hybrides ne sont certainement pas le résultat d’un vaste complot. Du reste, comment cela pourrait-il être le cas ? Quels agriculteurs ou maraîchers paieraient-ils plus cher, sans y trouver leur compte, des semences les privant d’un « droit » de produire leur propres semences, un « droit » auquel bon nombre ont renoncé au vu des avantages procurés par une filière semencière d’excellence ?

Ce serait aussi un complot qui aurait mis plus de 100 ans à se mettre en place. Premiers travaux scientifique en 1908 ; premiers boisseaux de semences hybrides de maïs vendues aux États-Unis d’Amérique en 1924, un taux d’adoption qui passe dans l’Iowa de moins de 10 % en 1935 à plus de 90 % en 1939 ; premiers hybrides de maïs (américains) en France après la guerre ; premier hybride français (de l’INRA) en 1957 ; premier hybride français de tomate (‘Fournaise‘ de Vilmorin… maintenant Limagrain), en 1956… et il y a toujours des variétés-lignées et des variétés-populations en usage.

Mais à Cash Investigation on voit les choses autrement et, dans un procédé classique, il est fait appel à un people, plutôt qu’à un « sachant », pour délivrer le « bon » message. « C’est totalement privatisé. Cela veut dire que le vivant devient artificiel. Ils se sont appropriés le vivant végétal » a déclaré l’ex-chef triplement étoilé Olivier Roellinger.

Dans une autre séquence aussi grandiloquente et pittoresque, on nous présente Kokopelli, « une association à la base familiale » qui réussirait l’exploit de « sauvegarder 2400 légumes rares ». On n’est pas à une contradiction près… Pourvu que « le monde merveilleux des affaires » fasse les affaires de Cash par un bon résultat à l’audimat.

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  • et ça pourrait être pire..
    lucet pourrait être aux mains du privé, il pourrait ne pas y avoir de csa ou de dispositif anti fake news..

  • l’homme a toujours eu peur du progres…surtout quand les gesn impactés par un progres font le buzz.. ainsi les marchands de phytosanitaires voient d’un tres mauvais oeil les semences qui résistent aux maladies..(voir le cinoche J bové avec les OGM)

    A l’arrivée du chemin de fer , certains affirmaient qu’au dela de 30kmh , l’homme serait pris de démence.. forcement quand on eleve des chevaux hein..
    He bien là c’est pareil.. laissons les gens libres d’acheter ce qui leur convient , apres tout c’est leur cœur de métier

  • Je veux bien qu’on me montre un contrat d’achat d’hybrides interdisant le semis de graines issues de la récolte de l’année 3 (voir le billet).
    Une telle stipulation serait parfaitement inutile. Comme dit dans le billet, la récolte risque d’être faible, et, surtout, son résultat serait non homogène, donc, non commercialisable. Bon à donner aux poules.
    Si les agriculteurs n’y trouvaient pas leur intérêt, les hybrides seraient abandonnés depuis longtemps.
    Toutes les personnes ayant fait quelques études de biologie (ou quelques bonnes lectures) le savent. Mais pas les journalistes du « service public ».

    • Il existe une loi qui oblige d’utiliser des graines inscrites au catalogue officiel des especes et variétés, pas besoin de contrat, c’est interdit :((.

      • oui çà c’est l’URSS

      • Pas tout à fait: si je ne m’abuse, vous ne pouvez pas vendre les semences que vous avez produites car elles n’offrent aucune garantie.
        Par contre, vous pouvez les utiliser pour vous même.
        Il faut se replacer dans l’histoire: début du XXéme siècle, quand un agriculteur achetait des semences, il avait parfois de drôles de surprises car le résultat pouvait être loin de l’attendu (même chose pour les engrais). C’est pour cette raison que le législateur a fait ces lois.
        Aujourd’hui, nous pourrions dire que le consommateur-agriculteur est assez grand pour se faire son opinion vu les moyens de commuication et de contrôle, mais ce n’était pas le cas avant.

  • Dévoyé special et trash investigation ne font pas du journalisme fantasmé mais de l’audimat et quoi de mieux qu’un complot de multinationales ,ca fait plaisir a tout le monde..et pour le savoir .nos blaireaux ont arte 🙂

  • Et qui utilise des mulets est obligé de racheter des mulets, puisqu’ils ne se reproduisent pas ; mais là, ça ne choque personne

  • Le premier but d’un média n’est pas d’informer, mais d’augmenter son audience. La Lucet le sait.

  • Je suis d’accord avec M. Heitz, sur la plupart des points génétiques et techniques abordés.
    J’ai toutefois été impressionné par la différence de goût et de concentration entre les tomates selon le mode de culture, en extérieur ou en serre. Les tomates de serre sont cependant une activité intéressante pour les longues périodes de l’année pendant lesquelles on ne peut produire en plein air. Il faut que les consommateurs le sachent. Lorsque les jardiniers professionnels (de plein air) ou amateurs de jardins achètent leurs plants de tomates, ils paient 1,2€ au « naisseur », que le plant soit hybride ou de variété. Comme il est bien expliqué dans l’article, les hybrides de première génération issus de croisement entre deux lignées (maintenues par plusieurs générations d’autofécondation, les rendant homozygotes) sont identiques et hétérozygotes pour de nombreux loci (Première loi de Mendel). Ils ne peuvent donc pas être reconstitués en F2 intégralement par fécondation. Les variétés sont moins garanties, à mon avis, car la consanguinité augmente et finit par produire des individus plus ou moins dégénérés. Il faut donc choisir des plants vigoureux issus de maisons sérieuses qui conservent les variétés par fécondation frères-sœurs. De la même manière, un amateur qui voudrait garantir le maintien de ses variétés doit récolter des graines sur plusieurs plants. Dans le cas de la tomate, pour l’amateur, il est en effet difficile d’imaginer de contrôler les croisements entre individus même proches, car la tomate est autogame à 90%. Il faut aussi savoir que le coût des semences rétribue non seulement la garantie génétique et l’homogénéité, mais tout le travail préparatoire de production et de choix des lignées à hybrider, qui se fait sur plusieurs années avant l’année 1. On cherche la meilleure aptitude à la combinaison, qui donne aussi le même effet hybride de restauration de la vigueur (hétérosis) perdue lors de la phase de consanguinité. Pour la mise au point d’un hybride F1, il faut donc de l’ordre de 15 ans et de nombreux essais. De ces détails, il n’est évidemment pas question dans l’émission présentée par Lise Lucet. Il s’ensuit que les sélectionneurs et les producteurs de semences apparaissent comme des accapareurs de la biodiversité, motivés par le seul appât du gain. C’est faux et injuste.
    Hubert Dulieu
    Ing. Agronome ; Dr ès Sc.

    • Les USA avait sorti une tomate OGM qui alliait la résistance et l’aspect des tomates sans goût avec l’arôme des tomates cultivées en jardin! Malheureusement à cause de ce taré de Bové nous devons nous contenter des tomates insipides du commerce!

    • L’incorporation dans le prix des semences hybrides des coûts liés à la sélection (la « fabrication » des lignées » et les études sur les meilleurs combinaisons) — des coûts liés à l’hybride lui-même et à celui des tentatives qui ont échoué — est effectivement un élément important. Les « semenciers » sont parmi les filières qui investissent le plus dans la recherce-développement.

      Pour K., le seuk investissement dans l recherche est celui qui est lié à l’épluchage de catalogues pour trouver des variétés « anciennes ».

  • Excellente mise au point. Nécessaire. mais peut-on empêcher les fake news propagées par des gens incompétents et souvent mal intentionnés. Heureusement nos agriculteurs sont plus intelligents et réalistes que les idéologues quasi fasciste, et à coup sur OBSCURANTISTRES ECOLO.
    Si les écologistes veulent faire réeellement progresser notre monde, il faudra qu’ils fassent un effort scientifique et objectif dont ils sont bien loin aujourd’hui. Et le succès électoral n’est pas la démonstration de la justesse et de la clairvoyance d’une idée. Certaines démocraties se sont sabordées avec ce type de fake news ! Ou ont intoxiqué les peuples jusqu’à créer des catastrophes!
    La marque de la mauvaise idées ou mauvaise intention est que cele-ci s’appuie sur la rumeur et la peur !

    • Et Lucet est la spécialiste de la désinformation idéologique, jouant sur la peur et les mauvais instincts de la population socialiste!

  • Les écologistes sont des abrutis, contrairement aux paysans qui doivent tenir compte de la productivité de leur exploitation. Ils font le bilan et constatent qu’en achetant les semences ils obtiennent de meilleures récoltent, qui leur font rentrer davantage d’argent dans leur poche! Donc ils achètent les semences!
    Lucet et ses collabos sont d’une ignorance et bêtise infinie comme disait Einstein!

    • Il y a aussi des paysans écolos qui vendent une misérable courgette une petite fortune.

      • Leurs entreprises n’étant pas viables, ils essaient de s’en sortir comme ils le peuvent, ne comptent pas leurs heures et comptent aussi beaucoup sur les aides publiques que les autorités leurs octroient généreusement.

    • « Lucet et ses collabos sont d’une ignorance et bêtise infinie »
      Ce serait plus simple mais ,malheureusement, je ne le crois pas. Lucet et son équipe sont des militants, des idéologues qui savent très bien comment manipuler le téléspectateur pour lui faire croire ce qu’ils veulent eux.

      • Ils oublient que c’est grâce au capitalisme qu’ils combattent qu’ils sont payés pour nuire à la société! Pas d’argent pas de France Télévision!

  • Pendant qu’en France les grandes surfaces vendent des tomates insipides hors de prix (j’ai vu une « promo » à 3.99€/kg) issues de « semences durables, locales et équitables », les « discounter » allemands nous régalent (je n’exagère pas, elles sont succulentes) avec des « Cocktailstrauchtomaten » (variété Brioso) produites sous serre en hollande (DC Prominent, scheeweg 9, De Lier) à 0.79€ le blister de 500 grs (16 pièces).
    https://www.prominent-tomatoes.nl/site/assets/files/1747/prominent_brochure_de_online_spread.pdf

    Mais bon, les verts ayant fait un bon score aux dernières élections, on peut craindre que ça ne dure pas

  • Les commentaires sont fermés.

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