Grand débat national sur l’agriculture : le clivage réalistes/utopistes

Quelles seront les contributions retenues pour apporter des solutions aux problèmes posés ?

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Vaches-Guy Buchmann(CC BY-NC-ND 2.0)

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Grand débat national sur l’agriculture : le clivage réalistes/utopistes

Publié le 29 septembre 2020
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Par Armand Paquereau.

Conscient de la situation particulièrement préoccupante de l’agriculture, le gouvernement a mis en pratique la démocratie participative. Cette initiative avait pour but d’obtenir des propositions lors de débats régionaux dont deux ont déjà eu lieu, les autres étant programmés d’ici fin octobre, à raison d’un par région.

Qui décide de la politique agricole ?
Dérèglements climatiques : comment l’agriculture peut-elle diminuer son impact et s’adapter ?
Quels modèles agricoles pour la société française ?
Qu’est-ce que je mange ?
Quelle transition agroécologique pour l’agriculture ?
Revenu et forêt, quelle relation ?
Chaîne agroalimentaire : quel rôle pour la Pac ?
Comment s’organisent les filières agricoles ?
Eau, air, sols, biodiversité : quels apports par et pour les agriculteurs ?
Nouvelles technologies et innovations : quels impacts, quelles opportunités pour le monde agricole ?
Demain, quels agriculteurs et combien ?
Revenu agricole : comment relever le défi ?
Comment cohabiter dans les campagnes ?
Le prix, la qualité ou les deux ? Et pour quel modèle alimentaire ?
Aménagement du territoire, paysage, agriculture : quelle articulation pour demain ?
Quelle évolution des productions d’élevage ?
Accéder à la terre quand on veut être agriculteur, comment ça marche ?
Quels rôles des marchés européens et internationaux ?
La souveraineté alimentaire…

Un grand débat national, les 26 et 27 septembre 2020, doit réunir à Paris 134 Français tirés au sort pour élaborer des conclusions qui devront être rendues le 27 au soir. Seulement deux agriculteurs pourront représenter leur profession qui est au cœur du sujet des discussions.

En 2016, selon l’INSEE, les agriculteurs représentaient 2,8 % de la population active. Ainsi, pour satisfaire a minima à ce ratio, au moins quatre agriculteurs auraient dû être sélectionnés…

Il semble pourtant qu’ils sont ceux qui connaissent le mieux l’agriculture, et sont aptes à en développer les différents aspects, ayant fait preuve depuis plus de 50 ans de leur réactivité, de leur adaptabilité et de leurs performances techniques et économiques ayant permis de diviser par trois le coût de l’alimentation dans le budget des ménages.

Une consultation Internet de grande ampleur

Sur saisine du ministre de l’Agriculture, la commission nationale du débat public a décidé dans sa session du 2 octobre 2019 la création d’une commission particulière de débat public répondant à l’ensemble des enjeux économiques, sociaux et environnementaux. Un site Internet a été ouvert le 12 janvier 2020.

On retrouve la sous-représentation de l’agriculture dans le profil des acteurs rencontrés lors des entretiens préalables à la mise en place de la consultation : 10 syndicats (dont 4 agricoles) 26 associations, 21 services de l’État, 16 organismes de formation et recherche, et différents représentants de l’agroalimentaire, des collectivités, de la restauration collective, des entreprises et de l’Union européenne.

Si tous ces thèmes précités ont pu être commentés par les internautes1 et rapportés dans un compte-rendu, la plateforme participative a reçu 7861 visites, pour 324 contributions et 1128 commentaires pour les cinq thèmes les plus plébiscités.

Les partisans de l’agriculture conventionnelle versus les partisans du changement de modèle

Il ressort des participations une dichotomie assez flagrante entre ceux qui estiment qu’il serait bien de s’en passer, mais que c’est « impossible », « irréaliste », « utopique », et ceux qui soutiennent qu’il est possible, voire nécessaire, de changer les modes de production actuels à cause de leur impact sur l’environnement et sur la santé. 

On peut résumer cette opposition par un pragmatisme et un réalisme qui s’opposent à une utopie plus ou moins douce et un dogmatisme plus ou moins rigide.
Les opposants au conventionnel prétendent aussi que le système intensif ne suffit plus/pas à garantir des conditions de vie correctes pour une partie des agriculteurs, tandis que d’autres modèles peuvent garantir une autosuffisance alimentaire. Conclusion : il faut réorienter la politique agricole.

Il faut noter sur ce point que ce n’est pas le système conventionnel intensif qui ne permet pas de garantir un revenu suffisant aux agriculteurs, mais les prix trop bas imposés par les importations concurrentes ne respectant pas les règles sanitaires imposées aux produits français.

Quant à d’autres modèles qui permettraient de garantir une autosuffisance alimentaire, j’ai démontré dans un précédent billet la difficulté pour les rendements bio de nourrir une population planétaire en progression exponentielle.

Il y a cependant une vérité fondamentale : le système conventionnel est inféodé aux ressources fossiles, en particulier le pétrole. Certes les machines agricoles peuvent fonctionner aux agrocarburants, mais ce serait autant de surfaces soustraites à la production alimentaire, et on n’a pas oublié les émeutes de la faim en 2008, consécutives à la destination des céréales pour produire du diester.

Vouloir revenir à la traction animale pour ne dépendre que de l’énergie solaire par le biais de la photosynthèse qui nourrit les animaux, cela revient également à soustraire des surfaces conséquentes se substituant à la destination pour l’alimentation humaine pour nourrir la traction animale. La solution parfaite pour les adeptes du changement de paradigme serait donc la traction humaine !!!

Les intrants chimiques, faire avec, les bannir, les limiter ?

  • «  Ils améliorent la qualité des aliments et permettent de « limiter les dangers pour la santé publique » même s’il faut « rester vigilant sur leurs impacts » sur la santé du consommateur », selon les uns…
  • « Il n’y aura pas de santé et de sécurité sans un assainissement des pratiques agricoles et un arrêt total des intrants chimiques »

Ce qui est curieux, c’est que les pesticides ne semblent pour ces derniers dangereux qu’en agriculture. Ils veulent interdire aux paysans de protéger leurs récoltes et leurs animaux avec des produits homologués selon les mêmes principes que les médicaments dont ils ne veulent (ne peuvent) pas se passer.

Comment prétendre que le fipronil est plus dangereux pour protéger les plantes des agriculteurs que celui que l’on met entre les omoplates des animaux de compagnie pour éradiquer puces et tiques, alors que le gamin caresse le chien ou le chat et suce son pouce !

L’agriculture bio

Les réponses semblent moins clivantes. Les notions de revenu insuffisant du producteur, de surfaces supplémentaires nécessaires en raison des rendements inférieurs, de qualité alimentaire (intoxication avec de la farine de sarrasin bio) détonnent avec la promotion effrénée de l’agriculture bio soutenue par les médias et les pouvoirs publics.

L’agro-écologie

Il est curieux que l’opinion oppose l’agro-écologie à l’agriculture conventionnelle.
Cette dernière en applique pourtant les cinq principes fondamentaux :

  • permettre le recyclage de la biomasse et des nutriments ;
  • maintenir des conditions de sol favorables à la croissance végétale, en maintenant un niveau de matière organique suffisant dans le sol ;
  • optimiser l’utilisation des ressources (eau, sol, lumière, nutriments) et minimiser leurs pertes ;
  • augmenter la diversité des espèces et des variétés cultivées, dans l’espace et dans le temps ;
  • favoriser les interactions positives entre les différents organismes présents dans l’agroécosystème.

Prétendre que l’emploi d’engrais minéraux épuise les sols est une hérésie. Tout agriculteur a constaté que l’apport d’azote minéral augmente la masse végétale et les rendements. Cette augmentation se traduit par une augmentation de la production d’humus qui fertilise le sol, améliore la rétention d’eau et nourrit la faune de la zone arable.

En fait, la position des internautes est très modérée sur le sujet, de même que pour la permaculture qui n’est considérée que comme des laboratoires spécialisés et difficilement reproductibles à grande échelle.

L’agro-foresterie

Les arguments favorables (améliorer la gestion de l’eau, favoriser la biodiversité, apporter ombre et fraîcheur) se heurtent à la réalité constatée sur le terrain : concurrence en eau, éléments nutritifs et lumière avec les récoltes associées, entraînant des pertes de rendement conséquentes, sans compter la gêne pour les matériels de culture. Les promoteurs de cette pratique confondent les bienfaits de la méthode en culture de savane et subtropicale et la réalité constatée sous nos latitudes.

Les OGM

Si les OGM peuvent aboutir à l’obtention de variétés résistantes à la sécheresse et aux ravageurs (insectes, maladies), ils ont l’inconvénient d’inféoder les agriculteurs aux firmes détentrices de brevets, de limiter la diversité et de priver les agriculteurs de leur droit ancestral à reproduire leurs semences.

Il existe aussi un risque de pollution par la pollinisation croisée entraînant des résistances ou des modifications génétiques dans des variétés naturelles voisines et biologiquement proches.

« La non-utilisation des OGM résulte d’un refus de l’opinion publique, pas d’un risque sur la santé humaine scientifiquement démontré. » 

Comment cohabiter dans les campagnes

Les 41 avis laissés font ressortir une méconnaissance de la réalité : certains demandent : « rien de ne sert d’avoir des règles si le gendarme n’a pas les moyens de l’appliquer ! » ; ignorant que des règles drastiques existent (ZNT, vitesse du vent pour traiter,etc..) et que leur non-respect est sévèrement sanctionné (amendes, minorations des subventions PAC).

Pour certaines contributions, «  les médias ont une responsabilité importante dans les représentations caricaturales et démagogiques du secteur, notamment car ils ont la capacité de largement répandre des opinions. »

Pour d’autres : « Qui a permis que les terres agricoles deviennent constructibles ? Qui a vendu au prix fort ces terres devenues constructibles ? » À quoi les agriculteurs peuvent répondre : qui a construit auprès des terres cultivables en toute connaissance des inconvénients ? Pourquoi l’article L 111-3 du Code rural n’est-il pas appliqué en réciprocité lors la construction d’une habitation près d’une parcelle cultivée ?

Plus exigeants, certains réclament : « Une distance de 300 m et une interdiction de traiter par temps de vent sembleraient logiques et faciliteraient la cohabitation entre ruraux agriculteurs et ruraux non-agriculteurs (eh oui, cela existe !) »

Pourquoi dans ce cas interdire à l’exploitant de mettre en valeur une surface de 3,87 ha entourant une habitation de 500 m² sans aucune indemnité, malgré les prescriptions de l’article 545 du Code civil ?

« La « nature et la campagne » sont vues comme un espace naturel par la population rurale, et perçues comme des parcelles de production par les agriculteurs. Elles semblent convoitées par la population urbaine désireuse de se mettre au vert. Désir de loisir conte besoin vital, qui l’emportera ?

Quelques grandes tendances…

À la question posée : « Aujourd’hui, pour 100 euros de dépenses alimentaires, la part qui revient à l’agriculteur ou au pêcheur est de 6,5 euros. Cette part était de 12 euros il y a vingt ans. » […] seulement 30,1 % des réponses l’ont classée très prioritaire, contre 85,9 % pour la protection de la biodiversité, des paysages et des écosystèmes !

On constate que les thèmes soutenus par les associations environnementales et ultra relayés par les médias ont réussi à effacer dans l’opinion la cause principale du malaise agricole.

Comment vouloir imposer aux agriculteurs des contraintes nouvelles, supplémentaires et hypothétiques quant à leur efficacité, si l’on ne prend pas en compte la principale cause de malaise agricole, la rémunération insuffisante de leur travail, de leurs efforts, de leur compétence et de leurs investissements, en témoigne la diminution drastique, permanent et croissante de leurs effectifs.

Si la suggestions de certains de retourner à la traction animale (78) (les numéros sont les références du répertoire des réponses) , semble totalement fantaisistes, d’autres semblent dessiner de nouvelles pistes de réflexion :

(104) […] « les ouvriers agricoles pourraient devenir un service public, donc payé par l’État et non par les agriculteurs : moins de frais et une aide précieuse tout simplement. »
(107) : « Le principe même de propriété privée tel qu’il est actuellement devrait être reconsidéré quand il s’agit du foncier agricole, dans le sens suivant : la terre serait la propriété inaliénable de la collectivité. Elle serait mise à disposition des agriculteurs. Ceux-ci ne seraient propriétaires que des investissements qu’ils ont réalisés. »
(112) « Établir des prix planchers pour toutes les denrées primaires (non transformées) de première nécessité qui garantissent un revenu décent à nos agriculteurs (revenu minimum indexé sur le SMIC à 1/1). »
(119) « […] il faudra soit quitter l’OMC sur le versant agricole, soit se diriger vers une agriculture destinée à l’autosuffisance alimentaire de la France, de l’Europe et taxer les importations agricoles des autres pays dont les réglementations diffèrent, […] »

Le grand débat national de ce dernier week-end de septembre

À l’heure où sont écrites ces lignes, les conclusions du grand débat national, qui réunit à Paris 134 personnes sélectionnées pour apporter leurs contributions, ne sont pas connues. Quelles seront celles qui seront retenues pour apporter des solutions aux problèmes posés ?

Il est certain que toutes celles qui privilégieront l’idéologie pour satisfaire à une opinion déconnectée des réalités au détriment de l’étude prospective approfondie des conséquences auront des résultats très graves, dont les agriculteurs seront les premières victimes, mais dont l’ensemble de la population subira à posteriori le contrecoup.

  1. Les citations du compte-rendu d’étape sont reprises en italique
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  • le vote des consommateur c’est leurs achats..

    personne ne les « force »..

    A l’instar du nucleaire la légitimé d’interdire ce qu’ils appellent les intrants chimiques ( définition fallacieuse, c’est l’origine de la substance qui est condamnée pas sa nature , il suffit que ça se trouve dans la nature..http://www.bio-aude.com/images/imagesFCK/file/espace_producteurs/reglementation/fiches_regle_fnab/produits_autoriss_en_bio.pdf plus des contorsions intellectuelles) reposerait sur deux points ..le premier, la démonstration d’un impact intolérable ( subjectif) sur la santé humaine , les risques imaginaires suffisent;
    le second serait lié à l’impact sur l’environnement .. argument bancal ( similaire aux déchets nucléaires) puisqu’on ne le compare pas à ses concurrents pour une production et un e prospérité équivalente et qu’on passe par la diabolisation des résidus de pesticides..

    a l’instar de l’abandon du nucleaire la seule chose qui semble assurée avec un scenario sans intrants … c’estun négawatt alimentaire…plus des effacements de consommations…

    pour l’environnement plus de résidus de pesticides.. mais pour le reste…on ne peut rien promettre..mais une plus grande emprise agricole..est certaine , (à mon opinion c’est la raison pour laquelle est montrée en exemple une agriculture ou les écosystèmes sont dans les zones exploitées.. ok on va défricher mais vos avez vu..il ya des bestioles et des plantes dans mes champ) s..

    pour la santé..eh bien en effet plus de cancers ou autres liés aux résidus de pesticides.. mais on ne garantit pas une meilleure santé ou longévité… comment le pourrait on??

    et ce à un cout important…
    la simple suppression du glyphosate conduit à une augmentation des couts de désherbage de 1000% à 2000%…

  • Tout cela est furieusement collectiviste, avec les ouvriers agricoles fonctionnaires, les terres agricoles propriété de l’état. Restaurons les kolkhozes, et nous serons dans le paradis.
    Personnellement, je suis pour la liberté, plus de POS, plus de SAFER, aller vers une agriculture industrielle et tourner le dos à l’agriculture familiale qui n’a pas la capacité d’avoir des gains de productivité. Car enfin, faut-il mieux vivre misérablement sur une petite exploitation ou faire 35h comme ouvrier agricole?

    • je ne suis pas pour l’agrilulture industrielle…je ne suis pas contre non plus.. je suis pour la vérité du marché;

      • C’est quoi l’agriculture industrielle ?
        Un agriculteur plus un tracteur et des ha de terre, plus des dettes au crédit agricole, plus des contrôleurs étatiques leurs cherchant des poux pour justifier leur emploi et les lois votées à 1 h du matin.. Comme pour toutes les entreprises françaises je suppose. Et même cause mêmes effets ils disparaissent.

  • et comme le nucleaire ..vouloir l’intervention de l’état c’est déjà tomber dans un piège dont il est difficile de se dégager..

    autrement dit…l’agriculture français est dans la merde depuis un moment mais il faut le dire avec la complicité des syndicats agricoles et donc des agriculteurs..il ne fallait pas accepter de subventions. On peut même dire que l’agriculture comme activité économique reposant sur la rationalité de la vente de sa production n’existe plus dans certains secteurs…

  • Le monde politique est tellement déboussolé et inculte qu’il s’en remet à demander l’avis de citoyens plus incultes qu’eux mêmes et dans un seul but reprendre un pouvoir qu’ils ne méritent pas… Tout ça n’a aucun sens, les agriculteurs ne demande rien à personne pour faire leur metier seulement des compensations à l’hystérie réglementaire sans fin imposée par de petits groupes de pression. Ça va mal finir.

  • L’esclavage « pourrait devenir un service public : moins de frais et une aide précieuse tout simplement. »

  • « ils (OGM) ont l’inconvénient d’inféoder les agriculteurs aux firmes détentrices »
    même chose pour les logiciels: rien ne vous empêche de faire votre propre logiciel. Pourtant, ça reste marginal: l’utilisateur doit bien avoir un intérêt? Même chose pour les semences.

    « Il existe aussi un risque de pollution par la pollinisation croisée entraînant des résistances ou des modifications génétiques dans des variétés naturelles voisines et biologiquement proches. »
    Pas de risques plus élevés qu’une variété « classique. Je suis étonné de lire ça ici, c’est un des arguments phares des anti OGM mais qui ne tient pas la route.

    • Exact, cela fait maintenant 25 ans que les OGM sont commercialisés et aucun des arguments des antis ne s’est réalisé. Les scientifiques disaient qu’ils ne présentaient aucun risque et ils avaient raison! Mais les abrutis comme José Bové persistent !

    • Exact, cela fait 25 ans que les OGM sont commercialisés et aucune des préventions contre ne s’est réalisée. Mais les imbéciles comme Bové persistent. Les scientifiques avaient pourtant précisé qu’ils ne présentaient aucun risque, ils avaient raison!

      • sauf que que les ogm en circulation soient sans problèmes ils s’en foutent..il sont anti ogm.. ils dénoncent un problème « possible »..en refusant d’ailleurs de regarder les avantages..

  • L’État, toujours l’État, quand les français comprendront-ils que l’État est une des causes principale de leurs difficultés en se mêlant de tout au lieu de nous laisser libres!
    Quant aux « ruraux » non agriculteurs se plaignant de ces derniers, ils sont bien souvent d’anciens urbains se considérant en terrain conquis.
    La moindre des politesses serait de les respecter et de les considérer.
    mais ont-ils reçu la (bonne) éducation pour cela?

  • Un débat sur l’agriculture avec une représentation des agriculteurs inférieure à la proportion nationale ?!?

    On enfonce à la fois toutes les principes de la logique, de la démocratie et de la justice.

    • A quand un débat similaire sur les trois fonctions publiques sans aucun représentant des fonctionnaires (ce qui, en revanche, ne serait que justice) ?

  • C’est typiquement français. Un débat, ils adorent bavasser, sur l’agriculture et il n’y a QUE 2 paysans. En France ce sont ceux qui ne connaissent strictement rien à un problème auxquels on demande leur avis et qui donnent des conseils. On croit rêver! Einstein disait que la bêtise est infinie, les français confirment comme le constatait Coluche!

    • Je suis d’accord. L’idée même d’un débat sur la question est incongrue. C’est le signe par excellence que la liberté (des intéressés), on s’en tape comme de l’an 40, et c’est profondément anormal.
      Comme dit gillib plus haut, moins d’État voire plus d’État du tout (sauf éventuellement pour surveiller la qualité des eaux, qui par nature sont un bien commun, et encore, à condition que les critères retenus soient raisonnables), suppression de la SAFER et autres organismes inquisitoriaux, et tout ira beaucoup mieux.
      Car mieux vaut une grande exploitation de 500 hectares avec 3 salariés ne travaillant qu’un w.e. sur 4 et gagnant correctement leur vie, que 4 exploitations de 125 ha avec 4 familles tirant le diable par la queue, tout en travaillant – pour les éleveurs – tous les samedis et tous les dimanches, sans congés.

      • La politique de la SAFER est de favoriser des petites exploitations familiales. Quand un terrain devient disponible, la SAFER préférera un débutant plutôt qu’un agriculteur aguerri qui a déjà du terrain et qui est plus à même de bien exploiter les terrains. On ne veut pas de ferme de mille vaches, alors que c’est l’intérêt de tout le monde, avec un chef d’exploitation qui a du métier et des ouvriers agricoles qui feront 35h les congés payés, les congés maladies etc..

  • « L’AGRICULTURE BIO » … tenez, dans le Jura, les algues dans le Doubs sont dues à l’activité laitière pour le Comté. C’est quasiment de l’élevage extensif.

    Comme quoi, les idées simplettes…

  • Quelle est la finalité de l’agriculture?
    Si c’est de diminuer les températures, nous sommes mal barrés…
    Si on ne s’entend pas sur l’objectif, rien ne sert de discuter des moyens pour y parvenir…
    Enfin, la pseudo démocratie macroniste devient insupportable!

  • Les commentaires sont fermés.

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