Un principe économique élémentaire : plus de richesse implique moins de pauvreté

Un rappel de quelques notions de base sur la richesse, la pauvreté et les inégalités ne fait pas de mal, ces notions étant bien galvaudées ces temps-ci.

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Charging Bull - New York City By: Sam valadi - CC BY 2.0

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Un principe économique élémentaire : plus de richesse implique moins de pauvreté

Publié le 22 juin 2019
- A +

Par Per Bylund.
Un article de Mises.org

Tweeter au sujet de la pauvreté et de la richesse est toujours très instructif. De toute évidence, beaucoup sont ceux qui ont des convictions fortes sur ces sujets, malgré le fait qu’ils sont souvent mal informés.

Réfléchissons à ce que signifie la notion de richesse : elle consiste à disposer des moyens nécessaires à la satisfaction de nos désirs. Ces moyens peuvent être extrêmement variés. Ce sont par exemple les baies sauvages et les fruits disponibles dans la nature. Mais la grande majorité d’entre eux sont fabriqués. Les hamburgers, les iPhones et les maisons ne poussent pas dans les arbres.

En d’autres termes, la plupart des moyens existants pour satisfaire nos désirs ont été produits. Ainsi, d’une manière générale, la richesse est une création de l’Homme.

Pourtant, nombreux sont ceux qui semblent perplexes lorsqu’on rappelle ce fait pourtant évident, voire s’en offusquent.

C’est non seulement une preuve d’ignorance, mais c’est également contre-productif : quiconque ne croit pas que les moyens nécessaires à la satisfaction de nos désirs (c’est-à-dire la richesse) se créent ne risque pas de mettre en place les actions nécessaires pour les créer.

Ainsi de grandes quantités de richesses sont perdues en raison de cette croyance fausse alors que notre niveau de vie pourrait être considérablement amélioré.

La richesse n’est pas à l’origine de la pauvreté

Il devrait également être évident que la création de richesses par un individu n’entraîne pas l’appauvrissement des autres, pas plus que contrairement à ce que certains affirment, la création des moyens nécessaires à la satisfaction de nos désirs « est à l’origine de la pauvreté ».

Imaginez deux individus vivant dans la pauvreté la plus absolue : ils sont nus et dépourvus de toute ressource autre que les baies sauvages et les fruits que leur offre la nature. Si le premier individu décide de consacrer sa journée à construire un abri, à la fin de la journée il aura réussi à créer un moyen nécessaire à la satisfaction d’un désir, il se sera donc enrichi.

Le second individu s’est-il pour autant appauvri ? Non, sa situation n’a pas évolué. En fait, il existe à présent un nouvel abri qui pourrait potentiellement être partagé. Et le savoir nécessaire à la construction d’un abri supplémentaire est maintenant disponible. D’une certaine manière, ce second individu s’est donc également, et modestement, enrichi.

Bien sûr, il existe à présent une situation d’inégalité puisque la première personne possède un abri, contrairement à la seconde. Vous pourriez penser que le premier individu devrait partager sa richesse, voire qu’il serait justifié pour le second individu de forcer le premier à lui donner son abri.

Dans tous les cas, cela ne change rien au fait que cette richesse (l’abri) a été créée et qu’en conséquence, il existe à présent davantage de richesses dans le monde.

Davantage de richesses implique moins de pauvreté

La répartition des richesses est un problème important dont il est nécessaire de discuter sérieusement. Mais c’est un problème distinct ; le fait est qu’en premier lieu les richesses sont créées par les individus. Il nécessaire de les créer avant de pouvoir les « distribuer ». Toute autre approche n’aurait aucun sens.

Bien sûr, certains affirmeront qu’un simple abri est bien loin de ce que les gens désirent dans le monde moderne. Par exemple le dernier iPhone ne satisfait pas selon eux un besoin « réel ».

C’est là également un problème distinct et ce n’est pas réellement à eux que revient le droit d’en juger. La seule chose qui importe réellement, c’est que ceux qui choisissent volontairement d’utiliser ces produits le font car ils estiment que cela leur procure une satisfaction.

C’est donc pour eux une source de création de valeur, d’amélioration de leur qualité de vie. Votre opinion ne changera rien à cet état de fait ; elle ne changera rien au niveau de richesse et à la qualité de vie des autres individus.

C’est en fait une chose merveilleuse que nous ayons tous des désirs et des compétences différentes, ce qui implique que nous ayons un intérêt partagé à coopérer ensemble en nous spécialisant et en ayant recours aux échanges afin d’aider chacun à satisfaire une plus grande variété de désirs que ce que nous aurions été capables de réaliser uniquement par nous-mêmes.

Nous sommes tous de ce fait plus riches, peut-être en dépit de votre opinion à propos des choix réalisés par les autres. 

Article initialement publié en langue anglaise par le Mises Institute

Pour plus d’informations, c’est ici.

 

 

Voir les commentaires (14)

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Créer un compte Tous les commentaires (14)
  • « la satisfaction de nos désirs » voila donc ‘objectif le plus humain qui soit. l’homme est un etre tendu par le désir vers le plaisir..
    Toutefois j’ajouterai un bémol , la manipulation par la publicité de nos désirs..
    En effet si la société de consommation permet a certains de vivre libres et de s’enrichir , elle en condamne d’autres a donner leur temps de vie a la manufacture des biens que la publicité nous vends comme indispensables..

    Le crédit enchaîne les masses populaires a l’établi mieux que ce que pourraient faire les dictatures…ils sont volontaires..

    Personne ne se pose la question sur la réalité de nos besoins? de nos désirs les plus basiques?
    Bien sur que non , çà nuirait a la croissance.. pourtant un individu qui se réclame de la liberté d’être se doit faire le point sur ces besoins réels..car si c’est difficile d’augmenter ses revenus , dépenser moi çà çà reste possible..
    Ce n’est pas dans l’air du temps , mais on peut vivre libre et riches de tous les besoins que l’on a pas.
    je ne parle pas ici de décroissance mais de classer nos dépenses dans 2 registres
    1)indispensable a la vie,
    2)indispensable a la vie en société
    Le point a voir et a travailler c’est le point 2.. on peut s’extraire d’une société pour en rencontrer d’autres…

    • Vous voilà vite reparti de la satisfaction des désirs à la notion d' »indispensable »… Convertir un désir en indispensable, c’est comme vous dites subir une manipulation.

      • faire le tri entre la réalisation de « désirs » et la soif de liberté est a mon avis un arbitrage assez sain.
        L’argent c’est du temps , gaspiller son temps pour des colifichets
        « a la mode » me semble etre le resultat d’une manipulation des conventions sociales, on peut y souscrire a condition de ne pas en etre dupes et de ne pas souffrir des frustrations liées a l’incapacité
        de faire autre chose a la place

      • Question est-ce un ou des indispensable(s) de posséder (je dis bien posséder et non utiliser pleinement) de i-Phone dernier jus ou phantasmer quand passe une poubelle rouge (Fer…) ou encore la belle jaune (Lamb.)…
        De se lancer dans des crédits débiles pour un réfrigérateur de 2.50m de large pour le distributeur de glaçons et le téléviseur de 120pouces alors que l’on vit dans un HLM de 28m²….

        • Doit on éditer une liste officiel des biens légitime? la liberté c’est aussi de satisfaire des désirs inutiles ou qui peuvent sembler l’être. Chacun d’entre nous peut faire une liste d »inutilités » et elles seront toute différents. L’important ce rien ne soit imposé, que personne ne puisse venir vous dire : »ça vous ne pouvez pas l’acheter parce que c’est c’est mal, mauvais, inutile, amorale… »

          • oui ,je suis d’accord , mais çà doit se faire en responsabilité, quand ce sont es autres qui payent les frais courants , électricité , eau, chauffage etc..est on en droit de claquer son RSA chez madame lulu et tout casser apres parce qu’on n’a rien a bouffer?

  • Le problème ne commence-t-il pas quand on confond richesse et monnaie?

  • Pas toujours évident de classer les objets en inutiles ou indispensables.
    Je possède depuis quelques années une paire d’objets totalement inutiles, donc absolument indispensables (pour moi).
    Le fait de les avoir, de m’en occuper me rempli tellement l’esprit que j’ai fini par considérer la consommation comme secondaire.
    Je n’achète plus que des objets d’occasions, des smartphones aux voitures (max 5’000 pour une bagnole), tondeuses à gazon, télés, ustensiles divers, en plus du fait que je n’achète aucun produit dont on fait la pub.

    Si posséder ‘l’objet du désir’ peut conduire à ce type de détachement, n’hésitez pas à franchir le pas;
    mais si c’est pour épater votre beau frère, ça pue…

    ‘ Celui qui possède moins que ce qu’il désire, doit savoir qu’il a plus qu’il ne vaut…’
    proverbe alsacien
    ( hàsch weniger às wàs Da wìtt,
    hàsch z’vill fìr wàs Da bìsch !)

    • L’utilité c’est surfait, il n’y a rien de plus banal que les objet utile. Il y a des années j’ai acheté deux toiles que je trouvais très belles, me sont elles « utiles »? non, Est ce je j’en jouis? oui!! mille fois plus que tous les objets utiles qui m’entourent et je serais près à vendre mes fourchettes et manger avec les doigts pour ne pas m’en séparer. Je plains ceux qui ne peuvent acheter que des choses utiles et encore plus ceux qui le choisisse.

      • on parle d’autant mieux des choses utiles qu’on les a deja..
        il est plus question d’indispensable et de superflu.. apres c’est chacun qui voit si il doit acquérir ce qu’il juge indispensable avec l’argent qu’il a gagné l, pas avec les allocations

  • Pauvreté largement voulue et entretenue par le PS et toute la gauche afin d’être réélue une fois la dépendance à l’Etat organisée ,voir le Nord géré depuis des années par la gauche.Tout faire pour que l’écart travail assistanat soit proche de zéro et pour ceux qui osent encore les matraquer fiscalement.
    Quant à la droite,enfin on va dire l’autre parti de l’échiquier politique (car elle n’a jamais su assumer) qui s’est partagé le pouvoir avec la gauche ces quarante dernières années ,pour nous mener là où nous en sommes ,elle n’a jamais osé rien changer à cela.

    • la ‘droite  » a partagé le pouvoir (et la gestion de l’etat )avec les communistes en 1945, çà fait donc 74 ans , et on en est jamais sorti

  • Voir la récente très élevée prime de départ d’un directeur d’HLM (de gauche bien sûr ,avec un passé de cabinet ministériel de gauche) prime pour avoir bien gérée et entretenu la misère.

  • Ce n’est pas faux,merci mon Général ,qui a du mangé son képi après avoir du accorder des avantages énormes à toute notre fonction publique pour éviter que nos communistes ne continuent la guerre pour que la France devienne une république socialiste officielle .Et la visière a du lui rester en travers de la gorge alors que Thorez est devenu ministre de la fonction publique!!!Comme disait je ne sais plus qui ,la France est le seul système soviétique qui a réussi!

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