« Macron démission » : et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?

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Big March in Paris by Jeanne Menjoulet (CC BY 2.0)

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« Macron démission » : et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?

Publié le 7 janvier 2019
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Par Peter Libtank.

Ce gouvernement n’arrive pas à apaiser la colère qui gronde, qui évolue et qui fluctue, sous l’influence de la fatigue et de divers activistes, mais qui perdure.

Alors que 75 % des Français se déclarent mécontents de l’action gouvernementale (dernier sondage Le Figaro France Info) et que le mouvement des Gilets Jaunes rassemble chaque samedi des dizaines de milliers de manifestants aux cris de « Macron Démission », notre jeune président ne semble pas déterminé à vouloir s’attaquer aux racines du dégagisme ambiant.

Dans l’immédiat, Emmanuel Macron se concentre sur sa base électorale (entre 18 et 25 % selon les sondages) pour faire oublier qu’il a reculé de 15 milliards et n’a pas tenu ses promesses de déficit inférieur à 3 %.

Afin d’éviter une cinglante déconvenue aux élections européennes, il tient un discours sécuritaire, instrumentalise la violence et joue la dangereuse répétition du scénario « moi ou le chaos ».

Sur le fond, Emmanuel Macron gagne du temps, évoque une réforme constitutionnelle (initialement centrée sur la réduction du nombre de parlementaires) et lance un grand débat national aux contours encore indéfinis.

Cette posture politicienne, défensive et partisane, court-termisme et sans grande vision, n’est pas à la hauteur de la spirale infernale que représente le dégagisme pour notre pays. Pire, elle l’alimente.

L’illusion dégagiste

Créé dans un contexte bien précis, celui de la grande révolte tunisienne de 2011 (avec pour mot d’ordre « Ben Ali doit dégager, peu importe la suite pourvu qu’il parte ») et repris en France lors des primaires de gauche et de droite de 2017, le mot « dégagisme » se réfère au rejet des élites en place conduisant souvent à l’éviction, par le vote, par les manifestations ou par la révolte, des personnes incarnant le pouvoir.

Emmanuel Macron a été le premier populiste à bénéficier pleinement du dégagisme ambiant, au point de conquérir le pouvoir.

« Le macronisme électoral est une version polie et républicaine du dégagisme ambiant qui marque la France sinon le monde contemporain. » (Damon Mayaffre, universitaire, chercheur au CNRS)

« Ce président par défaut ne représente en rien une transgression idéologique mais simplement une subversion générationnelle relevant de l’esprit dégagisme du moment. » (Pierre-André Taguieff, philosophe, politologue, historien)

S’il ne s’attaque pas aux causes du dégagisme, le Président, comme ses députés, pourrait en devenir la prochaine victime. Le dégagiste de 2017 pourrait être dégagé en 2022 ou avant, probablement par un(e) autre dégagisme.

Le rejet du système

Au-delà de la colère contre l’élite politique, et le rejet des personnes qui en résulte, le dégagisme conduit inévitablement au rejet du système qui lui est associé.

Sur le plan politique, l’élite du pays c’est quelques milliers de personnes socialement reconnues, de par leurs parcours (formation, élection, cooptation…) pour leurs prétendues capacités à être aux responsabilités (exécutif, politiques, parlementaires, hauts fonctionnaires…).

Cette élite est le fruit d’un « système » qui lui donne sa légitimité, lui concède des droits (représentativité, pouvoir exécutif, législatif, judiciaire…) et des privilèges (reconnaissance sociale, locaux dorés de la République, régime de retraite avantageux…) et lui impose des devoirs (exercice du pouvoir, sens de l’intérêt général, transparence, probité…).

Mais les faits sont têtus. Au second tour de la Présidentielle 2017, plus d’un Français sur trois (34,03 %) ne s’est pas exprimé. Parmi ceux qui se sont exprimés, plus d’un Français sur trois (33,90 %) a fait le choix d’un vote extrémiste de rejet explicite du système. En 2017, une majorité de Français, plus de 56 %, s’est donc désintéressée ou a rejeté le système.

En 2002 (Jacques Chirac face à Jean Marie le Pen), ils n’étaient que 38 %.

Ce dégagisme ou rejet du système s’accentue inexorablement car il trouve ses racines dans deux maux qui perdurent : l’absence de résultats et le déficit de démocratie (manque de représentativité et de participation).

L’élite a beaucoup de mal a accepter cette réalité pourtant incontournable. Ses échecs ne sont jamais de son fait mais des 40 années précédentes, de la conjoncture mondiale, du bilatéralisme américain ou de la montée des populismes…

Pour l’élite, le système qui l’a mise en place mérite d’être modernisé, mais seulement à la marge. Il ne saurait être remis en cause sous peine de chaos généralisé.

Pour expliquer ces difficultés, l’élite se contente d’évoquer des problèmes de méthode ou de communication, un déficit de pédagogie ou un manque d’information.

Comme notre histoire l’a souvent vécu, tous les artifices sont bons pour ne pas regarder la réalité en face et pour reprocher au peuple de ne pas bien comprendre les choses, une forme de mépris qui alimente d’autant le dégagisme.

Pour sortir de cette spirale infernale qui conduit le pays dans une impasse, il convient de refonder notre action publique et de replacer le citoyen au centre de la démocratie.

Le manque de résultats

Le dernier sondage réalisé pour Le Figaro et France Info, les 2 et 3 janvier derniers, pose, sans ambiguïté possible, les attentes des Français :

  • Augmenter le pouvoir d’achat (54 %)
  • Diminuer la précarité et la pauvreté (45 %)
  • Baisser les impôts et les taxes (41 %)
  • Faire baisser le chômage (32 %).

Les attentes sont essentiellement économiques, loin devant la sécurité ou l’immigration.  Sur tous ces sujets, le pays est en échec. Le pouvoir d’achat stagne, les prélèvements obligatoires explosent, le chômage et la précarité demeurent.

Pire, la politique de redistribution massive de 58 % des richesses nationales (dépenses publiques) et d’endettement des générations futures au-delà du raisonnable (dette nationale) ne suffit plus à acheter la paix sociale.

En dehors des fausses solutions démagogues et irresponsables (taxer les riches et les entreprises, lutter contre la fraude fiscale, sortir de l’Europe et mettre fin à l’immigration…), le chemin du renouveau est pourtant connu du plus grand nombre : recentrer, simplifier, moderniser, externaliser l’action publique et les administrations qui la conduisent.

Le déficit de démocratie

La démocratie participative est aujourd’hui en vigueur dans la plupart des pays. C’est un système oligarchique puisque l’élite au pouvoir représente non pas une population mais le statut ou la compétence qui fondent son autorité : la naissance, le parcours, la richesse, le savoir ou autres.

Les limites de ce système représentatif sont connues et dénoncées depuis longtemps: confiscation du pouvoir entre deux élections, choix limité et mal informé lors des scrutins (difficulté d’évaluation des programmes et importance croissante du « marketing » électoral) ; manque d’écoute, de dialogue et de retour de l’élu vers l’électeur après l’élection ; promesses non tenues ; gestion opaque de l’imprévu ; déficit de représentativité socioprofessionnelle par rapport au corps électoral ; mesures coercitives (80kmh ou taxe carbone sur les carburants) ou inter générationnelles (déficit budgétaire ) prises sans consultation populaire ; importance des partis politiques pour être élu et le rester ; concentration des pouvoirs avec les risques associés de corruption, de conflits d’intérêts (rémunération, indemnités, régime de retraite des élus) ; influence des lobbies ; non convergence d’intérêts entre élus et électeurs (cumul des mandats et des fonctions, manipulation des circonscriptions, frein au changement des institutions)…

Le désir de démocratie participative – une plus grande participation, plus directe, du citoyen à la décision politique – est donc ancien et compréhensible.

Déjà en 2007, Ségolène Royal voulait faire évaluer l’ensemble des politiques publiques par des jurys de citoyens, tirés au sort, pour instaurer « une surveillance sur la façon dont les élus remplissent leur mandat » et proposait de mettre en place des référendums d’initiative populaire et des budgets participatifs pour « associer les citoyens aux décisions qui les concernent »

Malheureusement, la recherche académique, les livres, les études, les forums, les sondages sur le thème de la démocratie participative sont assez rares et de qualité inégale. Les exemples étrangers sont peu nombreux, essentiellement en Suisse et aux États-Unis, et mal connus.

De plus, les modalités concrètes de la démocratie participative sont diverses et variées :  proportionnelle, référendum d’initiative citoyenne (constituant, abrogatoire, révocatoire ou législatif), assemblée populaire, conseil ou jury tiré au sort, système de « recall » à l’américaine (révocation des élus)…

Chaque proposition, chaque possibilité mérite un travail approfondi, probablement des expérimentations, pour en définir le champ et les modalités avant de pouvoir être mise en œuvre. Il n’y a pas de recette miracle. Le diable est dans les détails.

La jolie citation de Ségolène Royal « La démocratie, c’est comme l’amour. Plus il y en a, plus elle grandit » prend ainsi tout son relief. Sur la démocratie participative, il faut effectivement se méfier des émotions, du coup de foudre, du trop d’empressement ou d’aveuglement car le sujet est complexe et susceptible d’ouvrir le champ à bien des discours populistes ou superficiels.

Pour lutter contre le dégagisme, une action immédiate semble possible sur le plan économique. Pour obtenir des résultats, pour remettre le pays sur la voie de la croissance et de la prospérité, les solutions sont connues même si elles ne font pas l’unanimité.

Par contre, sur le plan de la rénovation démocratique, les solutions ne sont pas connues même si leur intérêt potentiel fait l’unanimité. Le chantier à ouvrir est long, complexe et incertain, bien au-delà du grand débat national annoncé pour les prochaines semaines.

Emmanuel Macron saura t-il dépasser ses préoccupations partisanes du moment pour proposer au pays un « new deal »: une refondation de l’action publique (moins de prélèvements obligatoires, moins de redistribution, des services publics modernisés) et un chemin long mais déterminé vers plus de démocratie, plus de participation et plus de liberté ?

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  • « Macron démission » : et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?
    Bah quoi, il a démissionné, pour qu’on passe à l’étape suivante ? On attend, pardi ?

    • Beaucoup savent aujourd’hui combien l’élection d’E. Macron n’est pas légitime, malgré la légalité des urnes. Les Français ont été manipulés et trompés par un système médiatique à 90% en soutien de l’oligarchie.
      Seul le retour aux urnes (démission, dissolution iu référendum) permettra de sortir de la crise actuelle.

      • Même si je suis globalement d’accord avec votre analyse, mon message n’était qu’une gentille vanne par rapport au titre de l’article 😉

      • Macron a également bénéficié de l’implication politique d’une certaine magistrature qui agissait en partage de secrets professionnels avec certains médiats….

        • @ Duglandin
          Accusations graves qui mériteraient d’être prouvées!

          • Dans mon propos, il ne s’agit pas d’accusations mais de la relation passée dans divers médiats, de l’existence de procédures ou d’informations judiciaires visant d’autres candidats qui étaient en pleine campagne électorale.
            Cette médiatisation m’a semblée être faite au mépris de la présomption d’innocence.
            Les sondages auprès des électeurs avaient constatés un effet de vase communiquant entre les divers candidats en présence.
            Mais, dans les faits, les évaluations des transferts de voix entre divers candidats sont de l’appréciation de chacun.

  • Etonnant comme l’auteur introduit suffisamment de « nuances » pour finalement défendre le système actuel.
    Il dénonce elles nombreuses tares du système actuel (relative exhaustivité).
    Efface d’un revers de main les votations Suisse qui fonctionnent depuis…1848 : une paille !
    Affiche « à la Macron » le « risque » de demander l’avis au peuple qui pourtant est sensé être « souverain ».
    Efface le problème de l’immigration qui forcément passe après celui du pouvoir d’achat (!) mais qui cristallise 70 à 80% d’opposition de la part des Français…
    En gros il faut tout changer…pour que rien ne change !

  • Donc mettre en place une vrai proportionnelle, c’est le bout du monde ? Ce serait un bon début déjà non ? Et si ça empêche la formation d’un gouvernement, au moins, ça évitera aux Français d’être emmerdés…

    • Ca leur évitera toute dégradation de la situation, en effet, mais au stade où on en est, le problème est surtout que ça empêchera toute amélioration, et en particulier toute simplification radicale, ce dont nous avons le plus besoin.

  • « Créé dans un contexte bien précis, celui de la grande révolte tunisienne de 2011 avec pour mot d’ordre « Ben Ali doit dégager, peu importe la suite pourvu qu’il parte », le dégagisme constitue, en France, à la fois une « colère contre l’élite politique » qui sévit dans le pays depuis 4 ou 5 décennies, un « rejet » de cette « élite » et « du système qui lui est associé » qu’elle a conçu et mis en place pour lui permettre de perdurer et de s’octroyer des privilèges exorbitants au détriment de la grande masse des Françaises et des Français. L’expression de ce dégagisme français est la même que celle du dégagisme tunisien : « peu importe la suite, pourvu qu’ILS/ELLES partent définitivement de la scène et de la sphère politiques ». La grande majorité des Françaises et des Français ne veulent plus de ces hommes et de ces femmes qui ont venu leur pays, leur souveraineté, leur démocratie à la finance débridée, aux banques et à l’étranger. « En dehors des fausses solutions démagogues et irresponsables (taxer les riches et les entreprises, lutter contre la fraude fiscale, sortir de l’Europe et mettre fin à l’immigration…) » : certes, il n’y a pas lieu de taxer « les riches et les entreprises » plus que les autres groupes de contribuables, il s’agit de rétablir la justice fiscale et soumettant à l’impôt et aux taxes, tout le monde en fonction des facultés contributives de chacune et de chacun ; mais oui il faut absolument sortir non pas de l’Europe, mais de l’Union Européenne (qui n’est pas du tout l’Europe) et se débarasser de l’euro. L’UE et l’euro sont, et cela est bien connu, sont les « armes économico-financières » de l’Allemagne exlusivement, laquelle Allemagne est pratiquement seule à la quasi-majorité des manettes des instances de l’UE (pas « européennes », de l’UE) ; mais oui aussi, il faut mettre fin à l’immigration sous sa forme actuelle, débridée et débordante, parce qu’elle n’est absolument pas une chance pour l’Europe (pour l’UE peut être, pour l’Europe, non) et pour la France. Il ne s’agit nullement de « fausses solutions démagogues et irresponsables », mais des solutions modernes à une situation sociale et sociétale défigurée par les gouvernements français successifs asservis à la finance, aux banques et à l’étranger (le Pacte de Marrakech non-contraignant – et mon oeil – en est un instruments terrifiant : ONU a été institué pour promouvoir la Paix, pas organiser et promouvoir les mouvements migratoires à sens uniques aux dépens des pays de l’Europe en particulier).

    • Le problème du dégagisme est qu’il fédère les oppositions les plus insensées avec les plus sensées. Une fois les gouvernants dégagés, il faut avoir un projet sensé ! Et désolé, mais la situation des individus allemands ne justifie en rien de ne pas vouloir leur ressembler ! Quant à l’immigration, c’est une question secondaire : la question principale est de produire des richesses, point barre.

      • Oui, bon, si on les produit pour les dépenser de suite à fonds perdus, ça donne du coup moins envie…

        • Tant qu’on ne les produit pas, on discute dans le vide sur ce qu’on en ferait.

          • Si on en produisait pas, le pays tout entier serait en faillite depuis des lustres.
            « Le socialisme s’arrête là où s’arrête l’argent des autres. » C’est qu’il y en avait (assez), jusqu’ici.
            Arriver à tenir 25% de ponx, 10% de chômeurs, au moins autant au RSA et je ne parle même plus des retraités, c’est qu’on doit en produire, des richesses. Plus assez, c’est le seul problème.

            • D’un côté, vous n’avez pas tort, mais de l’autre, je persiste à penser, en prenant l’exemple de la Chine, où l’immigration des campagnards dans les villes ne se fait pas au détriment de la culture et de la prospérité urbaines, que notre problème n’est pas de nous ouvrir, mais de nous ouvrir dans un cadre où les revenus des immigrants sont décidés et garantis avant de s’être préoccupés de ceux des créateurs de richesses. Laisser les richesses à ceux qui les créent les incite à en créer plus, mais surtout ne pas décider ce qu’il adviendra de ces richesses supplémentaires avant qu’elles ne soient créées est encore plus essentiel. Et je persiste à penser que refuser l’immigration a priori ne résout pas ce point : un parasite est un parasite, quand bien même il ne viendrait pas d’ailleurs, et si l’on éradique ceux qui viennent d’ailleurs, on ne fait que faire de la place aux parasites endogènes…

              • Je n’ai pas dit que l’immigration serait le seul problème. Le problème est, clairement, le parasite. Mais comme depuis quelques dizaines d’années l’immigration s’est concentrée sur le regroupement familial, les deux se rejoignent de plus en plus.
                Comme disait Freidman, si on laisse les gens venir, mais qu’on les laisse subvenir à leurs besoins, l’immigration n’est absolument pas un problème.

              • @ MichelO
                Commentaire logique, pondéré et exact.
                La France et les Français (avec un petit côté supérieur, actuellement moins évident) ont besoin, pour rester parfaits, de coupables extérieurs (souvent) ou intérieurs (la politique et les politiciens), alors qu’on sait très bien que ce pays est incapable de se réformer pour s’adapter à une réalité qui change sans cesse.

      • L’immigration, quand on en connaît les causes profondes, n’est pas une qsuestion secondaire: elle n’est qu’un des chevaux de Troie du mondialisme qui vise à l’effacement des structures nationales en attaquant ce qui les soutient, la culture, le sentiment d’une histoire et d’un destin commun.
        Tout ne se réduit pas à l’économique, une immigration sans intégration désintègre la société.

        • C’est pas nouveau, je transpose :
           » L’immigration, quand on en connaît les causes profondes, n’est pas une question secondaire: elle n’est qu’un des chevaux de Troie du jacobinisme qui vise à l’effacement des structures régionales en attaquant ce qui les soutient, la culture, le sentiment d’une histoire et d’un destin commun.  »

          En 62, pour les mêmes raisons, des milliers de logements ont été construit dans les villes alsaciennes pour accueillir des dizaines de milliers de pied-noirs, qui, à la descente du bateau ont été contraints de monter dans des trains en direction de l’Alsace, sans même avoir le temps de saluer leur famille établie dans le midi.

          Il fallait, au sortir de la guerre, dé-germaniser l’Alsace.
          60 ans après, l’alsacien a disparu des villes, mission accomplie !

          En fait, les pieds noirs du début sont repartis peu à peu dans le sud et ont été remplacés par ceux là mêmes qui les avaient chassés…

          • Le parler alsacien a disparu des villes… et pourtant, faut pas emm…er un alsacien (surtout quand on est un Haase 😉 ! L’identité alsacienne existe toujours, et j’ai l’impression que la dissolution de la région dans le machin de Hollande n’y change rien, bien au contraire.

        • Je pense plutôt que c’est faute de logique économique que l’immigration peut se faire sans intégration.

        • « Tout ne se réduit pas à l’économique, une immigration sans intégration désintègre la société. »

          Effectivement, tout ne se limite pas à l’économie. La liberté de circulation est une liberté individuelle fondamentale.

          Ceux qui prônent des restrictions aux libertés individuelles des migrants pour des motifs nationalistes sont justement ceux qui confinent le libéralisme uniquement à sa dimension économique.

          • Alors, il faudrait faire comme proposait Friedman, mais que personne ne voudra appliquer : laisser les gens voyager librement, mais ne pas mettre à leur disposition les bénéfices de l’Etat providence. Du moins, pas tant qu’ils n’y ont pas contribué. Car le problème (et ce dont vos « nationalistes » se plaignent – et je ne parle des quelques têtes brûlées) c’est le financement, comme par exemple l’AME. Il suffit d’une petite dose de bonne foi pour le voir, ce que les gens déplorent sont les dépenses associées, pas la présence en elle-même.

            • @ MichelO
              Il est un fait que l’intégration se fait par le travail ou par l’école, les 2 systèmes les plus efficaces. Après, celui qui paie ses impôts et cotisations sociales en France doit avoir les mêmes droits que les autres, sans discussion! Ça ne vous plaît pas: c’est le même prix!

            • claude henry de chasne
              7 janvier 2019 at 20 h 00 min

              L’immigration à pour origine la voyance keynésienne de la croissance par la consommation
              ‘importons des pauvres pour qu’ ils consomment des services publics’ pour les uns, qu’ils consomment Graçe aux subventions pour les autres..
              Voilà toute l’affaire

  • Ségolène Royal, modèle des libéraux !? Ah, ah ! On aura vraiment tout lu !…

    Et quelle belle erreur de diagnostic : « l’absence de résultats » n’est pas lié en France au « déficit de démocratie ». Ou, pour le dire autrement, la faiblesse des libertés économiques et des libertés « civiles » en France ne s’expliquent pas par un manque de liberté politique. Croire qu’on développera les premières en faisant « participer » les citoyens est une belle illusion dans laquelle sombrent de nombreux libéraux.

    Sans compter que parler de déficit démocratique alors que les Français sont sans arrêt en train de voter (élections présidentielle, législative, municipale, départementale, régionale, professionnelle…) n’est pas sérieux. Comme si rajouter une couche de « votations » à ces élections allaient changer « le système »…

    Benjamin Constant, au secours, ils sont devenus fous ! Ils veulent nous faire le coup de la liberté des Anciens contre le liberté des Modernes.

    • Pouvoir voter la révocation d’un élu incompétent ou corrompu, ne va pas changer le « système »?
      Devoir passer par un référendum pour changer la Constitution ou valider un traité ne va pas changer le « système »?
      Ah oui, c’est vrai, le « peuple » est ignare et il va voter n’importe quoi, donc il vaut mieux arrêter de lui demander son avis. Retour à la case départ.

      • « Pouvoir voter la révocation d’un élu incompétent ou corrompu, ne va pas changer le « système »? »

        Non. C’est le principe même de toute élection que vous évoquez là. Or on peut constater qu’élections après élections, les mêmes élus incompétents ou corrompus sont toujours reconduits dans leur fonction. Rajouter une couche de « votations » là-dessus ne changera rien à l’affaire.

        « Devoir passer par un référendum pour changer la Constitution ou valider un traité ne va pas changer le « système »? »

        Non.

        « Ah oui, c’est vrai, le « peuple » est ignare et il va voter n’importe quoi, donc il vaut mieux arrêter de lui demander son avis. »

        La France sera libérale non pas parce qu’on aura consulté les Français, mais parce que les Français seront… libéraux.

        • Donc, en gros, ne changeons surtout rien, ça va tomber du ciel.

          • C’est vous qui voulez que « ça tombe du ciel ». Ce n’est pas en réclamant d’un pouvoir central qu’il écoute et réponde à vos doléances via davantage de votes que vous changerez de système.

            Le changement se fait chaque jour dans la société civile et dans les relations d’échanges horizontales. Pas en renforçant la verticalité et en quémandant aux élus des miettes de pouvoir illusoires.

            • « Dans la société civile » ? Bah, la société civile n’a pas trop l’air de vouloir payer à fonds perdus, mais comme les dirigeants sont « légitimes », ils font ce qu’ils veulent.
              Qui parle de « verticalité » ? La votation est l’exact contraire, les décisions sont prises en évitant les corps intermédiaires.
              Si vous ne voyez pas où est le problème, c’est assez grave…

  • L’auteur:
    « Emmanuel Macron saura t-il dépasser ses préoccupations partisanes du moment pour proposer au pays un « new deal »: une refondation de l’action publique (moins de prélèvements obligatoires, moins de redistribution, des services publics modernisés) et un chemin long mais déterminé vers plus de démocratie, plus de participation et plus de liberté ? »

    Encore un article de plus qui met en évidence les dangers de la Liberté et les bienfaits de la servitude à la sauce social-démocrate.

    Çà commence à être lassant de voir défiler sur ce site des serviteurs de l’étatisme déguisés en libéraux.

  • Pour compléter cet artice, deux points important qui d’ailleurs, sont liés:
    – les politiciens sont perçus comme de moins en moins compétents, et donc, non seulement pas représentatifs de la population, mais profitant d’une situation qu’ils ne méritent pas. En cause, l’endogamie de nos élites et surtout, le fait qu’ils sont réduits à n’être que les gestionnaires de décisions prises au niveau supranational
    – l’élection d’E. Macron est le résultat d’un coup d’Etat orchestré au plus haut niveau (prendre le pouvoir par la ruse ou la violence est un coup d’Etat). Les « Macron démission » ne sont pas que le défouloir des révoltés fiscaux, un certain nombre de gens savent ce qui a amené le résultat de l’élection de 2017.

    • Le document intitulé « Crépuscule » livre « l’envers du décor », au niveau français du moins:
      http://branco.blog.lemonde.fr/

    • Je ne dirais pas que les politiciens sont vus comme incompétents. Ils sont plutôt vus comme complètement déconnectés de la vie du « peuple » et semblent représenter une nouvelle noblesse. Les plaintes proférées par certains membres de l’actuelle majorité concernant leur traitement indigne qui les conduit à manger de pâtes en fin de mois n’ont fait que renforcer cet effet.

      Au passage, je rappelle l’épisode de Thierry Mariani qui se plaignait en 2014 des conséquences de lois qu’il avait votées – voir ici : https://www.nextinpact.com/news/91377-thierry-mariani-hotspots-wi-fi-et-hadopi-mettons-points-sur-i.htm

      • @Anagrys : Nos politiciens ne sont ni incompétents ni déconnectés. Au contraire, ils font preuve d’une redoutable efficacité pour amasser le maximum de fric en un minimum de temps. Leur seule déconnexion, c’est celle entre leurs capacités intellectuelles et la quantité de fric ramassée.
        Ce sont des petits malfrats, mais membres de la Cosa Nostra qui a investi le pouvoir politique mondial à la suite de la Prohibition américaine de 1919.

        • « Surtout, souviens-toi que l’homme qui sollicite tes suffrages est, de ce fait, un malhonnête homme, parce qu’en échange de la situation et de la fortune où tu le pousses, il te promet un tas de choses merveilleuses qu’il ne te donnera pas et qu’il n’est pas d’ailleurs, en son pouvoir de te donner. L’homme que tu élèves ne représente ni ta misère, ni tes aspirations, ni rien de toi ; il ne représente que ses propres passions et ses propres intérêts, lesquels sont contraires aux tiens. »
          Octave Mirbeau (La Grève des électeurs)

  • « trouve ses racines dans deux maux qui perdurent : l’absence de résultats et le déficit de démocratie. »

    Absence de résultat : c’est faux, car on construit de nouvelles éoliennes et on a promu la limitation de vitesse à 80 km/h.

    Déficit de démocratie : c’est faux, car ce gouvernement représente très bien les 20% de bobos qui l’ont élus.

  • claude henry de chasne
    7 janvier 2019 at 10 h 13 min

    Le système politique est dépassé, la gauche est ringarde la droite n’a rien à proposer..
    La culture politique est nulle
    Les réformes impossibles
    Bref ce pays est mur pour la dictature

  • La démocratie, c’est comme l’amour. Plus il y en a, plus elle grandit

    Normal, de la part d’une dinde Royale… 😉

  • quand on se trompe de cible, on est sur de ne pas obtenir de bons résultats. Dégager Macron ne résoudra rien tant que la caste des fonctionnaires restera en place à nous balancer des règlementations stupides. SOYONS LUCIDES !

    • claude henry de chasne
      7 janvier 2019 at 11 h 31 min

      en effet , le probleme c’est le poids de l’administration, et comme c’est l’administration qui gouverne , comme jadis l’église, changer de prince ne changera rien..
      le pays est bloqué

  • Les quatre revendications des Français :
    – augmenter le pouvoir d’achat (54 %)
    – diminuer la précarité et la pauvreté (45 %)
    – baisser les impôts et les taxes (41 %)
    – baisser le chômage (32 %)
    sont en fait une seule et même revendication :
    – baisser les dépenses publiques.

    Comme ces revendications le prouvent, ceux qui prétendent que le peuple français ne serait pas capable de décider pour lui-même par référendum mentent et font preuve de mauvaise foi. Contrairement à ce qu’affirment les mauvais esprits corrompus, le peuple français est un peuple calme et tolérant, honnête et travailleur, éduqué, cohérent et logique, tout à fait en mesure de choisir seul, directement, sans corps intermédiaires véreux ni pédagogies factices, et d’assumer pleinement ses propres décisions. Le personnel politique, administratif, syndical et médiatique doit respecter le peuple ou se démettre, agir au service du peuple au lieu de s’en servir.

    La France sera privée d’avenir tant que le poids de l’Etat obèse ne sera pas significativement réduit, avec des dépenses publiques revenues sous 40% du PIB puis maintenues fermement sous ce niveau, avec pour objectif de rejoindre demain, progressivement, 30%, puis 20% du PIB. Avant toute chose, il est urgent d’instaurer un moratoire d’une ou deux décennies sur la hausse des dépenses publiques, le découplage avec la croissance et l’inflation les plaçant sur une pente naturelle de réduction, et d’interdire l’endettement public sous toutes ses formes, avec notamment des excédents budgétaires obligatoires.

    Parallèlement, il importe de considérer l’Etat obèse en situation de défaut sur sa dette, en apurant cette dernière précisément sans faire défaut. Le remboursement du stock résiduel de la dette publique sera financé par la baisse des dépenses publiques, inclus dans le service de la dette au même titre que les intérêts, et réparti sur 40 à 50 ans par un allongement de sa duration. Cette politique est indispensable pour restaurer l’autonomie financière de l’Etat français et rompre avec le cercle vicieux de l’endettement. La crédibilité politique de l’Etat dépend de cette condition. Les banques françaises seront libérées de l’obligation de financer l’Etat en pure perte et pourront se consacrer au financement de la prospérité économique retrouvée.

    Il convient de soumettre l’Etat obèse à une sévère cure d’amaigrissement pour libérer la France et les Français de sa sujétion délirante.

    Le temps est venu de remplacer l’Etat obèse par l’Etat ascète.

    • « Le temps est venu de remplacer l’Etat obèse par l’Etat ascète. »
      Et vous pensez que tous les rats qui profitent du fromage se laisseront déloger sans rien dire?

    • Malheureusement, ce n’est pas E. Macron qui va faire cela. D’où les « Macron démission ».

      • Si on se contente de crier « Macron démission ! », aucun de ses successeurs ne le fera non plus…

        • Stéphane a proposé sur un autre fil (un article d’aujourd’hui également) des modalités plus concrètes d’action.

          • Il y a un imbécile dans les parages, qui n’arrête pas de me mettre des -1 sans jamais laisser un commentaire. Il se reconnaîtra.

            • Moi c’est le contraire : je préfère les notes négatives qui prouvent à mes yeux que j’ai gratté là où ça fait mal et m’incitent à en rajouter pour améliorer le niveau.

    • claude henry de chasne
      7 janvier 2019 at 12 h 15 min

      Baisser les dépenses publiques soit mais lesquelles…
      De plus le seul moyen d’augmenter ses revenus c’est soit de travailler plus soit d’être plus qualifié et de travailler pour ça
      D’entreprendre et de se bouger le cul…
      Je ne vois pas ça dans les revendications c’est donc voué à l’echec

      • Le seul moyen d’augmenter ses revenus est… de faire gaffe aux voleurs et garder ses sous.
        Vous ne croyez pas qu’il y a quand même des gens qui bossent, pour pouvoir payer tous les ponx, les chômeurs, les allocataires en tout genre et les retraites ? Au lieu de leur demander de bosser toujours plus, il serait peut-être temps de les laisser vivre, tout simplement…

        • claude henry de chasne
          7 janvier 2019 at 17 h 51 min

          ben voila augmentez les aides

          • Vous le faites exprès, ou vous n’arrivez vraiment pas à suivre un raisonnement logique ? Qui parle d’aides ?

            • c’est un cadre retraité ….pour CHDC la seule solution pour maintenir sa retraite c’est que les actifs soient plus nombreux et paient pour sa rente mensuelle..sortez de ce schéma et il vous cataloguera direct dans le pauvre péquin qui ne vit que pour avoir plus d’aides et être un assisté..

      • claude henry de chasne
        7 janvier 2019 at 17 h 51 min

        moins 2 , j’avais donc raison

    • remplacer l’Etat obèse par l’Etat ascète.

      Certes mais il faut (re)préciser par quoi de substantiel* on peut commencer sans déclencher une révolte.

      *Substantiel : au moins 1G€/an sinon ce n’est que de la communication et du vent.

    •  » Comme ces revendications le prouvent, ceux qui prétendent que le peuple français ne serait pas capable de décider pour lui-même par référendum mentent et font preuve de mauvaise foi.  »

      En attendant les français votent toujours pour des étatistes.

       » Contrairement à ce qu’affirment les mauvais esprits corrompus, le peuple français est un peuple calme et tolérant, honnête et travailleur, éduqué, cohérent et logique,  »

      Un pays de plus de 70 millions d’habitants qui n’arrive pas à faire émerger un vrai parti politique de droite majoritaire avec de vraies idées libérales comme on le trouve dans la majeur partie des pays occidentaux me laisse songeur quand à penser que les français voudraient une forte diminution des dépenses publiques tout en acceptant les conséquences.

      Les français sont des gens éduqués certes. Mais ça ne prouve pas qu’ils sont forcement cohérents ou logiques, quand on sait que l’on peut-être scientifiques, lettrés, professeurs, philosophes ou universitaires avec un QI plus élevé que la moyenne et rester socialiste, marxiste et communiste. Et ils sont plutôt nombreux ces gens là.

      • « les français votent toujours pour des étatistes »
        On leur propose pas autre chose non plus. Si… il y avait un petit soupçon avec Fillon, on s’est arrangé pour qu’il ne passe pas. On prend aucun risque.
        Tout le reste découle de ça. Et voilà pourquoi les gueux (ces maudits GJ) ont compris qu’il ne leur reste qu’à renverser la table pour changer quoi que ce soit. Pour le meilleur ou pour le pire.

        •  » On leur propose pas autre chose non plus  »

          Mais les français sont quand même assez nombreux dans le pays pour former un vrai parti de droite libéral.

          Le mouvement des GJ est une bataille perdue d’avance. Leurs revendications part dans tout les sens avec tout et son contraire, la violence urbaine a pris le dessus, les parti politiques d’extrême droite et gauche sont en embuscades pour récupérer ce mouvement.

          A l’origine le mouvement des GJ avait du bon sens. Aujourd’hui c’est devenu du gros n’importe quoi. C’est du typiquement français.  » on descend dans la rue, on gueule, on bloque tout, on casse tout  » pour que rien ne change au final. Et si ça change se sera pire.

          • Si vous aviez pris le temps d’écouter ce que les GJ d’origine ont à dire au lieu de suivre de façon moutonnière le bla-bla des médias subventionnées, vous pourriez savoir que le nombre de revendications des GJ est resté très limité :
            1. Réduction des taxes sur les produits de première nécessité
            2. Abrogation de tous les avantages spécifiques des anciens et actuels élus et hauts fonctionnaires
            3. Référendum d’Initiative Citoyenne
            « Et si ça change ça sera pire. » Et après, on s’étonne qu’on se retrouve avec Macron. Merci.

            •  » Si vous aviez pris le temps d’écouter ce que les GJ d’origine ont à dire au lieu de suivre de façon moutonnière le bla-bla des médias subventionnées, vous pourriez savoir que le nombre de revendications des GJ est resté très limité :  »

              Votre rhétorique perpétuelle sur médias gnagnagni gnagnana qui seraient à la botte du gouvernement car subventionnés commence à devenir ridicule. Comme si tout ce qui ce dit ou se lit dans les médias traditionnelles serait forcement faux ou de la manipulation. ça frise la théorie du complot.

              Vous croyez que ce qui vous arrange du moment que ça ne vient pas des médias traditionnelles. Pour les revendications des GJ vous sélectionnez ce qui vous voulez entendre. Ce mouvement rassemble des dizaines de milliers de personnes et vous voulez faire croire qu’ils pensent tous pareil , veulent tous la même chose, qu’ils sont tous libéraux ? Que leurs revendications se limiterait qu’à ces trois revendications?

              Soyez pas naïf à ce point. Les GJ c’est devenu du grand n’importe quoi. Des revendications qui se sont transformés en une véritable cacophonie ou chacun veut tirer la couverture à soi.

              Oui je sais vous allez me redire que c’est ce que les médias veulent vous faire croire. Je crois surtout que certaines vérités sortis de la bouche des GJ ne vous plaisent pas. Et comme ça ne vous plait pas ben c’est forcement de la manipulation.

              Je demande si vous croyez vraiment à ce que vous écrivez.

              • Vous avez la moindre idée comment ce mouvement fonctionne et s’articule ? Comment sont organisées les manifestations les samedis ?
                Si oui, vous n’avez pas besoin de me lire pour savoir que vous écrivez un peu n’importe quoi. Si non, vous avez encore le temps de l’apprendre. Je vous donne un tuyau : le mouvement est né sur les médias sociaux, il y a eu une pétition et un appel à manifester.
                Ce que je crois moi n’a que peu d’importance.

            • Il y a longtemps que les GJ d’origine, ceux avec lesquels je me sentais en phase, sont devenus inaudibles et ont quitté les ronds-points. Et même ces revendications numérotées sont inutiles, voire contre-productives. Les produits de première nécessité, ça n’a jamais enrichi les gens (et il vaudrait mieux supprimer la loi qui interdit les rabais supérieurs à 30%). Les avantages des anciens élus et fonctionnaires, c’est de la basse vengeance, pas forcément injustifiée, mais sans le moindre effet pour enrichir les pauvres. Le RIC, ça n’est pas avec ça qu’on redresse l’économie.
              Et si ça change, comment pouvez-vous penser qu’après Macron, ça ne sera pas pire encore ? 95% de ceux qui veulent le virer (je fais partie des 5 autres %) veulent instituer un régime encore plus étatique, encore plus fiscalisé, et digne de l’ex-URSS.

              • J’adore vos certitudes annoncées avec emphase…
                A chaque fois que je prends la voiture, je vois des gilets jaunes sur à peu près toutes les utilitaires. Vous croyez vraiment que tous les artisans de ce pays sont des communistes qui s’ignorent ?
                Encore une fois, le mieux serait que rien ne change, c’est d’ailleurs exactement la raison pour laquelle nous nous retrouvons avec Macron : une minorité suffisamment importante a choisi ainsi.
                Seulement, que je le veuille ou non, que je le souhaite ou non, il me semble qu’il y a une majorité qui a décidé autrement. Ce que ça va donner, je n’en sais rien. Mais je crois qu’il vaut mieux essayer de comprendre et accompagner ce mouvement plutôt que le brocarder à chaque occasion.
                Les Français sont ce qu’ils sont, il va falloir faire avec dans toutes les circonstances. Et plus le temps passe, plus ils seront dépendants et plus il sera difficile de reprendre une vie normale. Ce que je constate ici, sur Contrepoints, c’est que la majeure partie des intervenants sont des retraités qui n’ont qu’une envie : ne pas se faire balayer. CHDC en est la caricature poussée à l’extrême. En d’autres termes, « après moi le déluge ». C’est cynique, mais ça se comprend.

              • Ci vis pacem para bellum
                9 janvier 2019 at 17 h 40 min

                Il y a longtemps que les GJ d’origine, ceux avec lesquels je me sentais en phase, sont devenus inaudibles et ont quitté les ronds-points.
                FAUX !!!! Ils ont quitté les RP et pour cause : Arrêté préfectoral qui les en empêche !!! De ce fait ils vont (pour les plus valides) dans les grandes villes manifester…
                Ensuite : « Les avantages des anciens élus et fonctionnaires, c’est de la basse vengeance ». Vengeance de qui de quoi ? Nous sommes le seul pays au monde continuer à les indemniser après leur départ… désolée mais lorsque je suis licenciée ou démissionnaire on ne me paye pas à vie une ‘rente’ ni des avantages démentiels style : Pour VGE ses achats de journaux, quelque 10 571 euros par an, rien que ça !
                « Et si ça change, comment pouvez-vous penser qu’après Macron, ça ne sera pas pire encore ? »
                Je vous retourne votre question, comment pouvez -vous penser qu’après Macron, ça ne sera pas mieux encore ? 😉

  • La démission de Macron est un préalable car des 4 derniers élus à la présidence c’est le plus élu par défaut à égalité avec Chirac, sauf que J.Chirac n’a jamais traité le peuple par le mépris!

    • claude henry de chasne
      7 janvier 2019 at 12 h 16 min

      Forcément il n’a strictement rien fait

      • c’est clair , Chirac, soit disant aimé des français n’a rien fait pendant son mandat….ah si il a relancé le programme des essais nucléaires le jour ou les japonais commémoraient Nagasaki..quel boulet

  • Excellente analyse. Macron saura-t-il enfin reconnaître comme l’a résumé Bayrou qu’on ne gouverne pas contre son peuple ? Et en tirer toutes les conséquences ?
    Wait and see !

  • Ajoutez l’incompétence *voulue* de la population à l’incompétence abyssale de l’élite installée, pas même besoin de secouer, l’effondrement de tout l’édifice est inévitable.
    Une pincée de démocratisme supplémentaire n’y changera pas grand chose.

    • Dans les pays anciennement communistes, on avait pour habitude de dire : « Eux ils font semblant de nous payer, nous on fait semblant de travailler. » On s’en approche de plus en plus.

      • J’adore de plus en plus ce forum ! L’anonymat des « votations » (parce qu’on en parle ?) permet à chacun de montrer son désaccord sans avoir à s’en expliquer.

      • claude henry de chasne
        7 janvier 2019 at 17 h 53 min

        nous y sommes deja depuis 40 ans

        • Vous la ramenez encore après avoir fait l’éloge du privé d’il y a quelques dizaines d’années ? Vous auriez besoin d’un stage accéléré au Venezuela au moins pour voir ce que c’est un régime communiste pour de vrai.

  • Le titre est « qu’est-ce qu’on fait » ? Je ne vois là une longue analyse du passé et quelque petites pistes, Macron n’a pas tenu ses promesse, cet article non plus.

  • Notre société est en fin de cycle , nos élus et citoyens ont pressé le citron , il n’y a plus de jus !!! Que voulons nous ? vers quelle société ? Sommes nous près ? Quand un pays doute et que l’ensemble de la société se rejette la faute sur l’autre .. J’espère et souhaite un sursaut dans la cohésion , va de l’avenir de ce beau pays notre France !!!
    aller voir ailleurs ,ce n’est pas toujours le paradis espéré…

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