Police, gendarmerie et vagues de suicides

Maggy Biskupski, policière porte-parole de l’association « Mobilisation des Policiers en Colère » a utilisé son arme de service pour s’ôter la vie. L’occasion de revenir sur le rôle essentiel de la police pour l’État régalien.

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Ray Forster-Police tape(CC BY-ND 2.0)

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Police, gendarmerie et vagues de suicides

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 13 novembre 2018
- A +

Par h16.

Ah, douce France ! Cher pays de mon enfance, bercée d’une insouciance peut-être un peu trop tendre et un peu trop persistante : s’il y existe encore des villages au clocher et maisons sages, on y trouve aussi des cités dortoirs explosives, des quartiers sensibles émotifs et des zones de non-droit civilité alternative. Si la France fut douce, elle l’est nettement moins actuellement…

Ce qui explique peut-être la grogne montante chez les forces de l’ordre qui, comme leur nom l’indique, sont au premier rang pour essayer de remettre un peu tout ça d’équerre, et y parviennent avec un taux de réussite qu’on qualifiera pudiquement d’améliorable.

Très concrètement et même si la presse en parle avec la pudeur de violette qui la caractérise lorsqu’il s’agit de prendre fait et cause pour la police ou la gendarmerie, le « malaise » continue de croître chez les professionnels de l’ordre public. Quelques actions, parfois syndicales, sont ainsi relayées dans l’un ou l’autre article.

Étonnamment, même si l’on trouve évidemment la complainte du manque de moyens maintenant traditionnelle pour tout service public, on se rend vite compte que ce n’est pas le principal souci évoqué par les individus concernés : hyper-bureaucratie, management d’un autre temps, clique de petits chefs, mentalité déplorable de la haute hiérarchie, interactions « rocailleuses » avec la Justice… Les raisons s’accumulent et ne pourront décidément pas toutes se résoudre avec une simple distribution d’argent des autres.

Ce qui se traduit d’ailleurs assez brutalement dans les rangs des forces de l’ordre par des suicides.

De façon presque prévisible, on parle même d’une vague de suicides sans que toute la presse se déchaîne comme ce fut le cas entre 2008 et 2009 pour une trentaine de cas à France Telecom.

Les syndicats de l’opérateur sont peut-être plus efficaces à médiatiser les problèmes de leur entreprise, toujours est-il que, malgré des statistiques qui montraient à l’époque de façon claire que cette « vague » de suicides équivalait en réalité à un taux de suicide inférieur au standard constaté dans la population globale, la presse en avait largement fait ses choux gras et avait réussi à secouer toute la hiérarchie du géant télécom.

Pour la police et la gendarmerie, rassurez-vous : il n’en sera rien, quand bien même les statistiques montrent en revanche que le taux constaté est globalement le triple des standards dans la population globale (et, de fait, supérieur à ceux de France Télécom).

Au passage, notons que le problème touche tous les corps des forces de l’ordre, pas seulement celles affectées aux points chauds de la République plus tout à fait une et plus franchement indivisible : même la garde républicaine se plaint de ses conditions de travail et de la pression morale et physique qu’elle subit. Et là encore, outre des éléments matériels qui manquent pour le bien-être de ces gendarmes, « il s’agit surtout d’un manque de repos et de considération pour les hommes et les femmes qui arment la CSHM » (Compagnie de sécurité de l’Hôtel de Matignon).

Cette ambiance délétère n’amène rien de bon. Le terme de « vague de suicides », employé il y a un an, montre surtout que le phénomène continue sans cesse depuis lors, et que chiffres et notules journalistiques s’entassent, mois après mois, au sujet de la police et de la gendarmerie :

En ce jeune mois d’octobre, un gendarme s’est déjà suicidé, un policier aussi.

En septembre, trois gendarmes en terminent brutalement avec leur service, dans le Cher, les Hauts-de-Seine et à la caserne de Luce.

En août, un autre gendarme se suicide.

En juillet, c’est un policier qui se fait sauter le caisson.

En juin, un peu des deux corps.

En mai, deux gendarmes en finissent.

En avril, un policier se suicide dans les locaux de l’Hôtel de police de la riante Créteil.

Six mois, des suicides à chacun d’eux, retrouvés sans aucune difficulté en faisant quelques vagues recherches. Ceux qui tiennent les comptes précis pourront certainement fournir une meilleure photographie de l’état des lieux, mais on sait déjà qu’elle ne sera pas bonne, que sur l’année écoulée (et les autres avant), le taux de suicides constaté dans ces deux corps de forces de l’ordre est autour du triple de la population française prise globalement et s’il était stable ou en baisse légère jusqu’en 2016, la tendance est bien à la hausse depuis.

La presse, qui se refuse (bizarrement ?) pour le moment à jouer le jeu des syndicats de la surenchère à la France-Télécom, n’hésite pas à parler de causes personnelles comme motivation principale de ces suicides. Pourtant, l’augmentation récente, les lettres et récriminations de plus en plus fréquentes des différents corps, et même la lettre testament d’un garde du corps de Muriel Penicaud ne laissent guère de doute sur les raisons de plus en plus professionnelles qui les poussent à la dernière extrémité.

Il faut avouer que le déploiement et l’utilisation des forces de l’ordre dans le pays sont pour le moins discutables : quand elles ne sont pas en embuscades routières ou à distribuer du PV pour défaut de vignette verte ou pollution aggravée, le pouvoir du moment les emploie à réprimer fermement des manifestations pourtant calmes ou, au contraire, à s’égailler dans la nature lorsqu’il s’agit de faire revenir l’ordre à la suite de manifestations ayant largement dérapé.

Quand la police ou la gendarmerie ne sont pas sur le terrain (ce qui arrive trop souvent), elles sont occupées à remplir une paperasserie de plus en plus démente sur des matériels vieillissants et rigologènes.

Ces éléments, déjà gênants en soi, ne sont malheureusement rien à côté des problèmes de fond : outre la difficulté pour ces corps d’obtenir une juste attribution des mérites alors que toute erreur de jugement, si minime soit-elle, sera très violemment réprimée, on lit de plus en plus souvent un véritable désaveu par la hiérarchie des efforts faits au jour le jour.

S’y ajoute, en plus du côté hyperbureaucratique déjà mentionné, les erreurs consternantes aboutissant par exemple à des remises en liberté de dangers publics évidents, pour des vices de procédures ridicules de la part du parquet ou d’autres intervenants extérieurs à la police ou la gendarmerie qui ruinent alors des mois ou des années de travail des équipes sur le terrain… Ce qui, on le comprend, peut amoindrir quelque peu la motivation de ces équipes.

En outre et comme noté ci-dessus, le comportement de la presse (qui façonne grandement l’opinion publique au sujet de ces institutions) n’est pas neutre : régulièrement très en dessous de ce qu’on peut attendre d’elle lorsqu’il s’agit de rapporter ces suicides (service minimal quand il existe), elle devient sur-performante lorsqu’il s’agit de traquer à charge ces officiers dès qu’une bavure peut être soupçonnée (la présomption de culpabilité pour les forces de l’ordre est semble-t-il un acquis journalistique républicain, ces forces étant par définition même en dehors du Camp du Bien).

Il y a enfin le comportement qu’on ne peut qualifier que d’ignoble de trop de politiciens à l’égard des forces de l’ordre, eux qui s’en servent régulièrement comme d’un outil d’ajustement de leurs politiques à la petite semaine en matière de sécurité, sans tenir compte des contingences matérielles, financière ou – plus gravement – humaines. Ces mêmes politiciens n’hésitent pas à s’en servir pour leurs propres lubies, flatter leurs egos (on a vu ce que ça pouvait donner avec l’affaire Benalla, du reste) – que voulez-vous, leur sécurité personnelle, ça compte. Celle des citoyens pourra attendre.

Le pompon est atteint lorsque les plus hautes instances de l’État se placent du côté des racailles, des repris de justice ou des condamnés plutôt que du côté de la Justice, des victimes et des gens honnêtes. La motivation manque alors logiquement à ceux régulièrement chargés de mettre leur vie en danger pour arrêter ces criminels.

Le constat est amer : les dérives en matière de gestion humaine, de dignité, de respect et d’exemplarité continuent dans la police et la gendarmerie. Tous les jours, la presse, les politiciens et la hiérarchie de ces institutions semblent faire assaut d’inventivité pour saboter leur travail pourtant essentiel au bon fonctionnement de l’État régalien. Or, l’Histoire nous a souvent montré qu’un État qui n’assure pas son devoir régalien est destiné à périr dans les affres de mouvements populistes.

Sans forces de l’ordre dignes, sans dignité pour les forces de l’ordre, ce pays est foutu.

Cet article a été publié une première fois en octobre 2018
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  • On pourrait quasiment remplacer policiers et gendarmes par médecins et infirmières et garder le reste de l’article. La presse ne s’y intéresse pas plus.

    Un autre point commun entre l’une et l’autre professions : ils échouent rarement dans leur démarche.

    • Idem pour les agriculteurs. La forte disponibilité de moyens pour se tuer (agriculteurs, personnels de santé, policiers…) explique en partie le surnombre statistique de suicides dans ces professions.

      • @Jean Manchzek
        Bonjour
        « La forte disponibilité de moyens pour se tuer (agriculteurs, personnels de santé, policiers…) explique en partie le surnombre statistique de suicides dans ces professions. »
        Et pour le reste commun des mortels suicidaires, il reste les toits d’immeubles, les rames de métro, les ponts, les platanes, les cordes,
        C’est sûr que c’est le fait d’avoir un moyen qui pousse à se suicider « Tiens un pont ! » ce n’est absolument pas le climat ambiant professionnel, social, familial ou politique, voire combo ou super combo.
        Les policiers et les gendarmes ne devraient pas se suicider : ils sont supposés être triés pour accéder à la fonction. Et comme ils portent des armes, ils sont supposés être psychologiquement suivis. Suivi psy préconisé par la plupart des pro-port d’armes en France, comme l’Institut Mirabeau ou l’ARPAC.

      • Est-ce qu’on a le chiffre des hauts fonctionnaires et membres du gouvernement qui se suicident?

  • merci H16 pour eux !

  • Hollande voulait à tout prix rester dans les Annales.

    • Hollande , ce fut « Un trou du Cul a L’Elysée ».
      Avec Macron on est passé l’usage courant.

      • @ Esprit critique
        Oui, débarrasser la France (et les Français) de toute implication dans le choix des autorités, comme si elles n’avaient pas été élues (!) et comme ça, rester « le pays modèle du monde » (intox à usage purement national!).
        Non, la gendarmerie, c’est l’armée française et la police est nationale, donc le problème est franco-français!

  • Une autre preuve de la façon dont sont traitées les Forces de l’Orre par le gouvernement, et les politiciens, c’est qu’ils n’ont plus de ministre de l’Intérieur, et que le Président, préfère rester hors de France plutôt que de donner à la France dont il est le réprésentant à l’étranger, et à la Force Publique de celle-ci, un ministre pour l’administrer. « Votre ‘patron’ s’est barré ! Je m’en lave les mains et je reste en voyage ! »
    Bizarrement, à Bercy, il n’y a pas de vague de suicides.

    « Ces mêmes politiciens n’hésitent pas à s’en servir pour leurs propres lubies, flatter leurs egos (on a vu ce que ça pouvait donner avec l’affaire Benalla, du reste) – que voulez-vous, leur sécurité personnelle, ça compte. Celle des citoyens pourra attendre. »
    Pour Bénalla dernièrement, mais certains politiciens ont expressément fait venir des policiers, en service ou non, pour assurer la sécurité dans des meetings, et demandé aux services de police d’enquêter sur des personnes.
    « Art. 12. La garantie des droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée. » DDHC 1789.

    • L’absence de ministre de l’Intérieur, parfaitement assumée par ce gouvernement, est l’aboutissement de l’abandon du régalien par l’Etat obèse.

      • @Cavaignac
        Bonsoir,
        Abandon connoté ‘pas grave, pas urgent’ puisque le ministère est refourgué temporairement au Premier ministre. Preuves que ce dernier se roule les pouces, et que l’Intérieur, bwouarf ! au final, c’est peanuts !

  • ils leurs aient de plus en plus difficiles de faire leurs métiers… ils sont entre , d’un côté aux ordres du ministère de l’intérieur, de l’autre coincé par leurs hiérarchies qui se font la guerre des polices , et une reconnaissance du peuple ,s’ajoute une justice qui n’applique pas une justice juste, mettant leur travail dérisoire…. nous les percevons plus comme des collecteurs d’impôts à la solde de L’ÉTAT…
    certains se définissant (( l’état c’est moi)) ..
    et enfin , ils perçoivent que les élus facent aux probléme de société, sont d’une lâcheté
    immonde ,et encore une foi électorales de laisser pourrir les zones de non-droit …faite vous oublier, n’y aller pas , pas de vague !!
    et même si il y a quelques brebis galeuses comme dans toute profession …Je leur tire chapeau ! ! je ne sais pas comment peut -on avoir une vie privée ( familiale ) et voir la misère de notre société, ils sont les spectateurs de notre société…et malgré tout
    MERCI…..

  • ah france telecom, il me semble avoir vu passer une protestation indignée d’un « journaliste » quand vous demandiez « combien la vague.? ».les morts ne se comptent pas monsieur!!!

  • La presse, pressée par les subventions, ne défend que le réchauffement climatoc anthropique.
    Y a pas un des Théo du cul pour s’intéresser à autre chose. Hollande, il est dans les Anales (foutu correcteur hein…) et les autres ne valent pas mieux.

    CPEF 🙁

  • Quel dommage, cet article ! Il ouvre des pistes, et se contente de les survoler.
    Car oui, la traque des automobilistes est méprisable, la lutte contre la drogue vaine, la bavure innommable, la violence endémique et le délit de faciès insupportable.
    Comment dès lors imaginer que ce métier qui concentre la lie de la société embauchée dans des conditions rocambolesques [« combien j’ai de doigts ? – j’sais pas… 15 ? « ] ne puisse couvrir de honte ceux qui y échouent ?

    • J’ai lu et je relis votre commentaire mais j’avoue que je ne le comprends pas très bien. Que voulez-vous dire par « ce métier qui concentre la lie de la société » ? Et votre 2 ème phrase est-elle de l’ironie ? Merci de préciser.

  • vous remarquerez que dans le monde politique , les suicides sont inexistants…..vous me direz , eux , le burn out , les fins de mois difficiles , les préssions pour faire leur travail , ils ne connaissent pas ;

    • @véra
      Bonjour,
      « vous remarquerez que dans le monde politique , les suicides sont inexistants….. »
      Heu… Bérégovoy ? N’est-t-il un suicidé officiellement ?

  • Il y a aussi tous ces jeunes venus de province qui se font une idée idéalisée de la police , réussissent le concours et qu’on envoie ensuite se faire cramer ou jeter des boules de pétanque , voire tirer dessus à Grigny ou autre coin pourri…qui s’aperçoivent qu’en fait leur rôle est de servir de punching-ball car pendant ce temps là les bandes ne défilent pas à Paris… j’ai un ami dans la police qui me dit que le taux de démission dans les banlieues est énorme et que c’est pour ça que le recrutement ne finit jamais . Pareil pour les gardiens de prison qui se font cracher dessus et agresser quotidiennement . Il faut vraiment avoir la foi et avoir vu la Vierge !!! Franchement mieux vaut gagner 300 euros de moins et ne pas subir ça…Qui , sur ce forum , aimerait que son fils devienne policier à Grigny ou gardien de prison à Fleury-Merogis? Personne , j’en suis certain !!!

  • Merci pour ces informations. Heureusement qu’il y a quelques journaux qui transmettent ces nouvelles alarmantes, la presse « officielle » étant pourrie jusqu’à la moelle par ce socialisme dont elle est servile.
    Ces suicides sont graves, et ce mépris gouvernemental, face aux forces de l’ordre, scandaleux. Mais si la police, la gendarmerie et la garde républicaine commencent sérieusement à grogner, je ne donne pas cher de la peau de « jupiter »… il pourrait y voir un « suicide » utile… ?

  • Le suicide mérite une analyse statistique et sociologiqueavant de tirer des conclusions définitives.
    Ainsi quel est le taux de suicide de policiers (ou de médecins etc) rapporté : au taux dans la population globale ; dans la population comparable en âge, sexe, situation conjugale …. Je me rappelle qu’avec de vraies études de ce genre les suicides chez France Télécom n’avaient aucune spécificité statistique.
    Autre question : la propension au suicide n’est elle pas liée à la facilité d’accès à des moyens létaux ?
    Je n’ai pas la réponse à ces questions, en revanche je sais qu’un article sur ce sujet qui n’en parle pas n’est pasun bon article.

    • Ca tombe bien, l’article que vous commentez sans l’avoir lu en parle à plusieurs reprises dont ce passage :

      le taux de suicides constaté dans ces deux corps de forces de l’ordre est autour du triple de la population française prise globalement

      Ce qui veut dire, avec un tel taux, qu’il serait plus que temps qu’on en parle dans la presse.

    • Autre question : la propension au suicide n’est elle pas liée à la facilité d’accès à des moyens létaux ?

      Dans un pays sensé, on ne donne pas des armes à des gens malades. En Suisse, une histoire alcoolisme, et vous risquez très fort d ‘être interdit d’armes.
      Si des gens sains semblent passer du coté des malades, posez-vous la question : pourquoi.
      Serait-on dirigés, en France, par des malades mentaux ❓

    • @ricko
      Bonsoir,
      Vous n’êtes pas très cohérent en plus.
      « Le suicide mérite une analyse statistique et sociologiqueavant de tirer des conclusions définitives. »
      VS
      « la propension au suicide n’est elle pas liée à la facilité d’accès à des moyens létaux ? »
      Où est-elle votre analyse statistique et sociologique ?
      Vous tirez bien vite des conclusions.
      C’est parce que les gens ont des moyens de se supprimer qu’ils passent à l’acte : dès qui’ls sont sur un pont, sur un quai de métro ouvert, en voyant un platane, en trouvant une corde dans son placard, en prenant un bain chaud, n’est-ce pas ?
      Avant de pointer du doigt les outils utilisés pour l’acte suicidaire (et au passage, suggérer encore plus de restriction/nterdiction l’air de rien, même pour les Forces de l’Ordre), veuillez porter votre regard vers les causes qui détruisent le moral de ces personnes. Personnellement j’en vois une : le socialisme et sa bête pluricéphale, dont chaque cerveau shyzophrène a plusieurs personnalités.

  • Quand les suicides arriveront a France 2, France Inter, Arte, et BFM, alors, ce sera le début de la guérison !

  • @Mikilus , la gendarmerie : est une police militaire ..qui dans le droit EUROPEEN ne doit plus exister , et voilà pourquoi ,ils sont rattacher au ministère de l’intérieur et non plus au ministère de l’armée…sous peine d’astreinte à été rattaché à l’intérieur…le problème en France , ils nous ventent qu’ils sont pour l’Europe mais n’en acceptent pas les lois …ils faisaient partir des 4 1er pays européens à être condañné pour non respect des lois Européenne …Facile d’être un donneur de leçon encore faut il être exemplaire pour appliquer lois !!!

  • Quand le but même de nos dirigeants actuels est de détruire l’Etat, comment voulez-vous qu’ils agissent autrement ?

  • Un oubli sur ceux qui finissent par agir de façon pire que « minable » vis à vis de nos forces de l’ordre.
    Certain syndicat et surtout un , la CGT. Vous avez oubliez leurs affiches jaune avec taches de sang rouge, bien dégueulasse sur les « force de l’ordre » qui « ne devaient plus tabasser » les gentils manifestants. Vous avez oubliez aussi de parler de l’état d’esprit des CRS qui a Siven ont vus plusieurs de leurs collègues en flammes du aux cocktail Molotov sur une matinée et qui dans la même journée l’après midi sont devenus des « tueurs » suite à un accident dramatique.

  • un amendement passer en douce , qui a été voter sans vérification des votants .! cet amendement autorisant des agents de sécurité d’être armée +Gillet pareballes , un beau bordel et de confusion !! L’ÉTAT se dégage tout doucement mais sûrement de là sécurité du citoyen …ça promet de belles bavure …. mais au profit de qui !!! il y a un max de fric à faire , à vérifier dans le temps ..

    • @Lou 17
      Bonsoir,
      Cet amendement n’autorise que les gardes du corps, privés, à être armés. Auparavant, il leur faudra passer la formation sur plusieurs semaines, identiques à celle des convoyeurs de fonds et des détectives privés. Bien qu’armées, ces deux catégories professionnelles ne causent pas de bavures. Cependant, si vous avez des données, je suis preneur.

  • @STF , pouvez vous repondre à cette question svp , dans l’ensemble de la police nationale , ils tirent tous les 3 mois en stand de tir ? je peux répondre à cette question étant a la retraite maintenant , étant dans la profession de transport de fond le tir est obligatoire 4 fois par an , tous les trimestre une séance de tir de 48 cartouches… et vous croyer que dans la police ils tirent tout les trimestre?..quand à avoir une sécurité privé, armé va resoudre le probleme de sécurité !!!
    exemple concret ..une personne avec une djellaba sue ur un fauteuil roulant apparament sans danger … braque 2 convoyeurs avec une arme..
    même vous vous pouver etre victime d’ursupation de fonction !!! ..L’ÉTAT est le garent de votre sécurité en tant que citoyen ,
    police ..crs…gendarmerie ..s’ajoute par manque de personnel l’armée, police municipale , qui ne l’a pas , L’ÉTAT ne respectant pas
    son devoir devant les citoyens ..maintenant sécurité privé pour certains armé et après
    ce seront les quartiers milice privé avec ronde pour défendre leur quartier pavillonnaire…deja dans les villages ruraux a 19 hoo central d’appel gendarmerie qui juge et decide de l’intervention ..trop tard 30 minutes pour intervenir !!! 3 obligations de L’ÉTAT… LIBERTE …EGALITE ..FRATERNITE..
    ou vas t-on dans ce pays … culture ..tradition .. ??? la mondialisation sans repère , sans mémoire , un nouveau monde dans une politique différente sans référence marche ou crève ….

    • @Lou 17
      Bonsoir,
      Les policiers et gendarmes, hors RAID/GIGN/GIPN, sont censés tirer une fois par an. Ils ne peuvent tirer plus de 50 cartouches faute de budget. Ils ont déjà pas le temps de prendre leur repos, alors leur temps de tir.

      La sécurité privée armée, n’est pas pour l’Etat : NOUS payons pour leur sécurité celle-ci étant assurée par la Police et la Gendarmerie. Cette sécurité privée, armée si vous voulez, n’est applicable que pour les particuliers, entreprises incluses.
      L’Etat ne peut garantir ma sécurité que s’il assure mes droits et leur maintien. A partir du moment où il s’attaque à ceux-ci, aucun de nous n’est en sécurité. La protection de soi revient en premier lieu à soi-même, et c’est à partir de celle-la qu’on peut défendre son pays.

      Votre exemple est incohérent.
      Si vous avez été convoyeur, alors cette femme sur son fauteuil, vous l’aurez gardée à l’oeil et vous ne l’aurez pas laissée franchir votre périmètre.
      Je ne vois pas ce que l’usurpation d’identité vient faire là-dedans, sauf si le fauteuil et la djellaba ne sont que du camouflage. Et si la femme, si c’en est une, parvient à les braquer toute seule, c’est qu’au moins un aura failli.

      L’Etat n’a qu’une seule obligation : celle de garantir et de maintenir les droits de ses citoyens. LIBERTE EGALITE FRATERNITE, sont une devise.

  • STF Bonsoir , tout a fait récent lors d’un vote a l’assemblée nationale un amendement a été voté que les sociétés privés certains de leurs personnels seraient habilités a porté une arme et gilet pare balle …apres test et agrément… vous trouvez ça normal ? ..
    nous avons une police ,l’etat a un devoir de formé et entrainer son personnel pour le tir ..
    par contre claquer 10 milliards d’euros pour la culture et ne donner que 7 milliards de budget pour la justice .. il y a un probleme de priorité … effectivement ..électorale…cela va de soi.!!!

    • @Lou 17
      Bonsoir,
      « tout a fait récent lors d’un vote a l’assemblée nationale un amendement a été voté que les sociétés privés certains de leurs personnels seraient habilités a porté une arme et gilet pare balle …apres test et agrément… vous trouvez ça normal ?  »
      Personnellement, je suis pour le droit de port d’arme, sous la seule condition d’être libre (ou pour être moins ‘radical’, d’être un citoyen. Il y en a plus de 47 millions en France), alors que des agents de sécurité soient armés, ne me paraît pas bien différent d’armer d’autres catégories de gens Police Nationale/Municipale, Gendarmerie, Soldats.
      Ce que je trouve anormal, c’est que des citoyens qui ont aussi leur droit de port d’armes refusé, puissent conférer ce port sous forme d’autorisation à certaines catégories privilégiées. La Police et la Gendarmerie ont l’autorisation de port d’armes grâce aux Codes de Defense et de l’Intérieur. Codes qui ont été pensés, rédigés, validés, par des citoyens qui n’ont pas le droit de porter des armes. Les Forces de l’Ordre, une fois leur fonction quittée, malgré leur formation, eussent-elles été d’un corps d’élite, et leur expérience perdent ce privilège. Il est presque question de le leur laisser.
      Et comme je l’ai écrit dans un autre sujet, le décret-loi d’avril 1939 qui interdit le port d’armes, et qui sert de base à toutes les lois anti-armes de France, n’a pas été validé par le parlement de l’époque.
      La Police que nous avons n’est pas une police nationale, elle est une police gouvernementale, ou d’Etat, donc politique. Idem pour la Justice.

      La priorité est le plan socialiste. Dans ce plan, les droits, dont la liberté, doivent être supprimés. La Justice et la Police, ainsi que l ‘Armée doivent être aux ordres et suivre la ligne politique.

      • J’ajoute que je trouverais normal qu’une entreprise embauche du personnel de sécurité armé pour assurer la sécurité de son entreprise ; que cette dernière interdirait à ses clients d’être armés dans ses locaux, même avec un droit de port d’armes tout ce qu’il y a de plus légal et libre. Comme aux U.S.A où certains magasins dans des états qui ont légalisé le port visible ou dissimulé l’interdisent tout simplement dans leur enceinte. Le proprio du magasin peut même porter une arme s’il en a envie et l’interdire à ses clients : il est chez lui. Et d’autres autorisent leurs clients à être armés dans leurs établissements.

        • @ yann
          C’est sans doute une partie du problème: dans les « pays du nord de l’Europe », il n’y a pas autant de mépris pour les forces de l’ordre, rarement considérées comme sadiques. Au contraire, ce sont des interlocuteurs fiables à qui vous pouvez demander un renseignement ou un conseil; bien sûr, comme vous, ils ne demandent que le respect. En France aussi, cela doit exister avec les agents dits locaux, que l’on a l’habitude de fréquenter (sortie des écoles par exemple).
          D’où vient cette notion que les agents sont plus menaçants que protecteurs? De la chasse aux P.V.

          Il est toujours un peu ridicule de comparer les USA à la France: il y a peu de choses comparables comparables dans la plupart des domaines!
          L’attitude officielle et populaire, face aux armes, en est une sérieuse!

  • on se demande comment policiers ou gendarmes peuvent encore faire ce métier, franchement signer pour ce merdier ne doit pas être facile, je ne pense pas que ca va s’arranger, je pense qu’il reviendra un semblant d’ordre quand nos braves gendarmes et policiers auront abandonnés et que la charia sera en cours, pas avant.
    Quand on voit au plus hauts sommets de la hiérarchie les mensonges qui ont été dits devant la commission du sénat il ne faut pas se demander pourquoi nos forces de l’ordre vont plus que de travers, avec les amis hiérarchiques comme on a vu ils n’ont pas besoin d’ennemis, ils les ont déjà à leur tête, quelle mascarade il nous a été montré

  • En plus au prix de l’essence ça revient hyper cher de cramer des bagnolles. On a de plus en plus de mal à différencier la liberté en dehors d’une prison ou à l’intérieur. Je pencherais même pour un avantage certain d’être en prison. Ils y ont du shit, des portables, l’Internet, et même peuvent se faire aider à ramasser leur savonnette.
    Alors que dehors, c’est une autre histoire. Courses, impôts, le fisc est planqué derrière des jumelles !
    L’on nous traque notre mobile, notre Internet, notre compte bancaire. Reste le coït qui est toléré. Et encore quand Madame est encore utilisable après une vie de servitudes.
    On court après du temps, notre pognon s’envole. Quand je croise un flic un sentiment de pitié et un poil de mépris me traverse le cerveau. Que sont ils d’autres que des faibles serviteurs au service d’une dictature molle et odorante. Ne l’acceptent ils pas en remplissant des milliers de cerfas stupides ?
    Je comprends également que ceux qui ne choisissent pas le suicide, reportent forcément leur mal être sur qui notre anus, qui notre portefeuille, qui notre intégrité. Car c’est de cela qu’il s’agit. La justice est brouillonne, floue, absurde, inutilisable. Et comme le disent les socialopes, si c’est flou y a un loup.

  • c’est quand même assez symptomatique d’un pays qui se délite avec un bel incompétent aux manettes

  • Les français sont schizophrènes, ils on la pétoche de tout, et ils se plaignent de ceux qui les protègent..
    ils veulent la sécurité maximum et crachent sur leurs policiers qui se sacrifient pour eux..
    enfin je veux dire les français de gauche, qui fustigent les forces de l’ordre comme « aux ordres d »un pouvoir « répressif » les boeufs
    nourris a la mamelle trotskiste ..

    Moi je soutiens les forces de police moralement , je suis conscient du travail qu’ils font , des bâtons qu’on leur mets dans les roues
    Force doit rester a la loi !
    Merde!

    • « les français de gauche » … En France, on trouve autant de Français non-de-gauche que de « principe actif » dans une solution homéopathique 13CH…

  • Quelle tristesse. Que dire d’autre ?

  • A partir du moment où ils appliquent sans broncher les lois scélérates du léviathan, pour s’en préoccuper ?
    Ils ont une fonction importante dans la société, mais elle a été détournée, ils ne ‘servent et protègent’ plus que l’appareil d’état.

    Poser fièrement devant une clio confisquée à un ‘délinquant’ qui en plus a perdu son permis et peut être son travail parce qu’ il roulait à 180* sur une autoroute déserte ?
    Y z’ont bonne mine avec leurs calots de piou-piou de 1914 !
    A leur place je changerais de boulot…
    * à 180, sur l’autoroute allemande que j’entend la fenêtre ouverte en été, on te fait des appels de phare pour que tu te rabattes a droite.
    Y a pas que la radioactivité s’arrête à la frontière.
    Dans ma jeunesse, les ‘bleus’ avaient une présence rassurante, aujourd’hui ils m’inquiètent, allez savoir pourquoi ?

  • Les commentaires sont fermés.

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