La médecine malade de son système : chronique d’une mort annoncée

La situation sanitaire en France est malheureusement aussi tragique que l’immobilisme d’une profession qui se meurt mais qui n’arrive même à réaliser qu’elle est en train d’en crever.

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La médecine malade de son système : chronique d’une mort annoncée

Publié le 24 septembre 2018
- A +

Par le Docteur Patrice Geoffriaud.

D’abord, quelques chiffres :

  • 20 % des médecins pensent à l’expatriation
  • 75 % s’estiment mal rémunérés, 75 % !
  • 75 % dénoncent un surplus de tâches administratives
  • Jusqu’à 20 % des nouveaux médecins sont à la diplôme étranger
  • Moins de 8 % des jeunes diplômés s’installent en libéral, 8 % !
  • Moins 25 % de médecins généralistes dans les 10 ans
  • 75 % des Français déclarent avoir déjà eu des difficultés d’accès au soin
  • 25 € la consultation, tarif le plus bas d’Europe (juste devant Malte, égal au Maroc)
  • sinistre record d’un taux de suicide à 2,5 fois la population générale.

Des médecins à bout

En résumé, il apparaît tristement une profession qui subit, des professionnels malheureux, frustrés, agacés, aigris. Il suffit de lire nos mots d’humeur sur Facebook.

Nous avons été tellement formatés pendant nos études nous inculquant un travail sans relâche où nous nous devons à un service rendu « exemplaire ». Pas le droit de lever le petit doigt, interdit de se plaindre. On nous a tellement expliqué quelle chance nous avions, en ayant réussi ce sacro-saint concours, de pouvoir devenir et être médecin.

Nous sommes là pour les autres à en oublier qui nous étions, qui nous sommes. On nous a pourtant appris à être critique dans la lecture d’un article. On nous a fait croire que le soin pouvait être synonyme de sacrifice mais jamais on nous a expliqué qu’il était de notre devoir de nous protéger voire de nous opposer, d’avoir un sens critique sur nos conditions d’exercice, sur nos rémunérations, sur nos valeurs. Apprendre à savoir ce que l’on veut et surtout ce que l’on veut pas, ce que l’on ne veut plus.

Nous sommes présents pour nos patients. Savoir les écouter, les soutenir, les soigner, les défendre, les éduquer. Nous absorbons toute la journée et donnons de nous-mêmes. Les soignants sont en souffrance et nos conditions d’exercice l’aboutissement de décisions politiques ineptes.

Alors comment faire pour à nouveau nous épanouir dans notre pratique ? Il suffirait d’arrêter de subir.

Pourquoi devrions-nous continuer de subir ? Je ne vois aucune raison.
Comment nous faire entendre pour que nous soyons à nouveau respectés ? Faire, agir.

Les tarifs les plus bas d’Europe

Les items notés ci-dessus mettent en avant un flagrant mépris des instances qui nous octroient ce tarif à l’acte le plus faible de nos voisins européens limitrophes. Nos chers syndicats signent quinquennat après quinquennat une nouvelle convention qui nous enterre peu à peu, qui nous forfaitise de plus en plus, ce qui ne récompense en rien la valeur de notre pratique.

Nous sommes soumis au bon vouloir du montant alloué par un assureur de plus en plus défaillant obligeant les assurés à dépenser pour une complémentaire et très souvent une sur-complémentaire. Que ce même assureur qui ponctionne de plus en plus lourdement les assurés ne veuille pas reconnaître la valeur mais uniquement le coût de notre travail n’est pas de notre fait. Et pourtant, nous nous soumettons à ce 25 € brut pour avoir en compensation une prise en charge (en grosse partie) de nos cotisations. Mais je ne vous rappellerai pas que nous avons 90 jours de carence et qu’au 91ème jour ce sera la CARMF. La CPAM ne nous versera rien en cas d’arrêt maladie.

Des aides multiples, mais surtout des médecins assistés

Si les médecins ôtaient de leur chiffre d’affaire :
– ROSP
– Forfait structure
– Forfait MT adultes et enfants
– Forfait astreintes

et recalculaient leur BNC : ils pourraient pleurer.

Le BNC aujourd’hui sans ces forfaits est très inférieur à celui d’il y a 10 et 20 ans. Nous subissons une dévaluation sans précédent de nos revenus. Mais rien, aucune action concrète malgré ça.

La valeur de l’acte est totalement déconnectée de la réalité : à savoir que le montant de base devrait être à 50 €.

Les médecins se font acheter par les caisses d’assurance maladie, exactement comme le monde agricole survit grâce aux aides et est pourtant en train de crever.

À très court terme, notre pratique ne sera plus soumise à la tarification à l’acte et ça va passer comme une lettre à la poste.

Quelle déconvenue, quelle tristesse de voir en 20 ans de pratique libérale à quel point notre situation s’est dégradée. Les élus s’attaquent aux conséquences des problèmes alors qu’il faudrait nous permettre d’exercer dignement c’est-à-dire à des tarifs honorables, donc s’attaquer à une des causes du problème.

La liberté tarifaire, seul moyen de s’en sortir

Pourquoi ne pas rouvrir tout simplement le secteur 2 ? Cela nous permettrait un réel espace de liberté tarifaire avec la possibilité de :

  • pouvoir exercer plus sereinement sans la course effrénée à l’acte ;
  • ne plus lire de la pitié dans les yeux de nos patients qui paient davantage à l’acte beaucoup d’autres professionnels ;
  • ne pas quémander 1 centime aux caisses mais aux complémentaires (dont le chiffre d’affaire est de 34 Md€) ce qui rendrait les décisions moins dépendantes des syndicats ;
  • voir enfin des installations se faire devant une profession plus attractive donc mieux répondre à la demande et éviter des passages inutiles aux urgences.

La situation sanitaire en France est malheureusement aussi tragique que l’immobilisme d’une profession qui se meurt mais qui ne le réalise même pas.

Tout cela étant le fruit de décisions politiques, et devant l’absence totale d’action, notre médecine va en crever. Peut-être est-il arrivé le moment d’exercer ailleurs  dans d’autres conditions ?

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  • quand l’etat pense pouvoir savoir quelle part de la richesse nationale doit être consacrée à la médecine…
    notez bien qu’il n’est pas valable de citer les tarifs dans d’autres pays pour en conclure que les tarifs sont trop bas en France…
    c’est le principe m^me du tarif qui pose problème..

    je vais choquer mais à l’instar des professeurs il n’y a aucune raison de penser que les médecins doivent prendre le même tarif pour leur consultation..

    les tarifs doivent être libres.

    • La liberté des prix n’a rien de choquant sur Contrepoints. Ailleurs oui, mais pas ici.

    • le problème à considérer se situe ailleurs il est que la société estime qu’un médecin doit avoir un minimum de compétence..autrement dit il n’existe pas de solution libre pour éviter que n’importe qui s’improvise médecin et « tue » des gens..
      Pour ce faire les instances médicales officielles, délivre un titre de médecin après diplôme et concours contrôlés par l’etat.. ce qui ne protège pas le patient d’un mauvais médecin bien entendu mais qui couvre l’état.

      l’etat fait de façon similaire pour les professeurs et aussi les coiffeurs…

      une question à tout médecin..pensez vous que tous les médecins sont aussi bons que les autres?
      puis qu’est ce qu’un bon médecin…

      et même question aux patients…

      • Qu il y ait un diplôme qui valide des connaissances et des compétences n’est pas contraire à la liberté. La liberté n est pas d être médecin si je le désire, ça c est la liberté des gauchistes.

        Bien entendu que tous les médecins ne sont pas tous également compétent, comme les bouchers ou les taxis ou ce que vous voulez.
        D’où l’intérêt d une concurrence libre et non faussée. Tant pis ( ou plutôt tant mieux ) pour les plus mauvais.

        • Il devrait exister des diplômes libres, l’état n’a pas à valider la compétence de qq,un, ou en tout cas ne devrait pas imposer son monopole.
          Je verrais bien des assurances privées certifier les soignants.

          • Tout à fait. D’ailleurs cette compétence n’a pas à dépendre de l’état, elle est parfaitement internationale. Pour un navire, l’état va simplement exiger qu’il soit assuré pour prendre des passagers, et l’assureur va demander qu’il soit certifié par un organisme privé reconnu (Norske Veritas, Lloyd’s, BV, NK, …). Pourquoi ne pas avoir un système semblable pour les médecins ?

            • @ MichelO
              Si c’est international, cela regarde votre nation donc l’état!
              Mais pour un véhicule, l’assurance peut être obligatoire: votre RC +/- les dégâts matériels.

          • « Il devrait exister des diplômes libres, l’état n’a pas à valider la compétence ».
            Ce n »est pas l’Etat, mais l’Université. Et pas des administratifs, mais des titulaires de chaires, professionnels reconnus par leurs pairs, nationaux et internationaux, et qui ont toute la compétence et l’autorité pour juger des capacités professionnelles d’un futur médecin avant de lui accorder autorisation d’exercice.
            Vous pouvez les remplacer par des assureurs privés, dont la principale compétence est de tondre un maximum de moutons, même en l’absence de monopole. Donnez-le leur, et vous verrez exploser les diplômes de connivence et la gabegie dans la formation.
            Comme les énarques, vous aurez torpillé une situation sous prétexte de l’améliorer.

            • Bonjour RX33
              DE.. diplôme d’état. Alias diplôme d’État de docteur en médecine.
              DU diplôme d’université, dont le célèbre DU d’homéopathie.. que le monde entier nous envie.

              Quant aux assureurs, ils est des mauvais, il est des bons.
              L’état ne connaît que la contrainte. Si t’es pas content j’envoie les gendarmes.
              D’où le savoureux novlangue; le consentement à l’impôt.
              J’ai jamais vu de case sur ma déclaration; « consentez vous à l’impôt? Oui/non. »

            • Les assureurs privés fonctionnent suivant la loi du marché. Si l’un vous tond trop, vous aurez des études comparatives qui conduiront les consommateurs à choisir plutôt les autres. En revanche, il me semble que vous oubliez que pour tondre les moutons, l’état est hors-concours !

          • @ gillib
            Non! Je suis diplômé d’une université officielle reconnue par mon état et pour autant que je sois inscrit au conseil de l’ordre, j’ai le droit de pratiquer, et si je fais la démarche, les patients pourront être remboursés partiellement. Le diplôme est évidemment officiel et valable dans les 27 pays de l’U.E., (c’est mieux qu’une seule compagnie d’assurance: n’importe quoi!)! J’ai travaillé dans 5 pays, dont 1 africain, sans problème!
            Qui d’autre peut confirmer la compétence d’un soignant qu’un/que des autre(s) soignant(s) qui vous a/ont vu à l’oeuvre?

          • Ceci dit en tant que régulateur, l’état peut être légitime à fixer les normes à respecter.
            Le diplôme peut être considéré comme une garantie du respect de cette norme.

            Ensuite, est-ce à l’état seul de délivrer formation/enseignement/concours pour obtenir ce diplome, c’est une autre question

        • @ aerosolkid
          Non, mon diplôme, je l’ai reçu de ma faculté universitaire, il était contresigné par l’état certifiant qu’il était nationalement valable et donc actuellement européennement valable! Bon, pas Français, mon état sait très bien que ne pigeant que pouic pour me juger, il doit s’en remettre à d’autres autorités certifiées pour le faire.
          La droite et la gauche ne font ici que polluer le débat; Le patient s’attend à un médecin neutre sur tous les plans, question d’éthique!

  • Je ne comprends pas où est le problème.Un médecin peut ne pas être conventionné et pratiquer des honoraires libres.Apres si on préfère être payé par l’état il faut en accepter les contraintes.

  • C’est assez étonnant de lire et d’entendre à longueur de temps que les cotations consultations sont les plus faibles d’europe. Surtout de la part de professionnels « cortiqués »: bac 8-11…

    Une analyse de 5 secondes permet de calculer que l’état souhaite rémunérer les médecins autour de 100€ de l’heure minimum quelque soit la spécialité.
    Comparé au SMIC horaire de 10€ de l’heure, le
    Nombre d’études est largement compensé.
    Comparé aussi au salaire median francais un professionnel de santé gagne en moyenne 5 fois plus.

    Il reste la possibilité aux médecins de se mettre en secteur 3 mais aucun ou si peu n’ont le courage de mettre en action concrète la seule solution à leurs plaintes de chefs d’entreprise, par peur de perdre du pouvoir d’achat en se détachant des avantages directs ou indirect du système de santé

    • Bonjour Hermès
      Le ‘salaire’ n’a rien à voir avec la durée des études et ne devrait rien à voir avec l’argent que l’état est prêt à dépenser.
      La bonne question est combien VOUS êtes prêt à dépenser pour vous soigner. Vous voulez vous faire soigner mal, payez mal votre médecin. Quand vous prenez l’avion vous préférez bien payer le pilote qui pourtant pour certains sont bac+2(cadet air France).

      • la competance n est pas forcement liee au niveau d etude. Les enarques qui nous gouvernent en sont le partfaiut exemple. Vous avez des gens intellectuellement brillants (si, si passer le concours de l ENA est pas facile) qui ont fait des etudes longues et pourtant le Resultat est pas tres brillant …

        Dans le cas de la medecine, le probleme est que la concurrence peut pas tellement s appliquer. Quand vous avez mal ou vous pissez le sang, vous allez pas faire le tour des medecins pour savoir lequel est le meilleur/moins cher. On assiste d ailleurs a un envol des depenses de sante dans tous les pays, quelque soit le Systeme (Etat comme en France ou prive (USA/Suisse par ex))

        NB : la solution liberale serait de rendre la liberte de s assurer (ou non) a chaque individu. Par contre il va falloir assumer les inconvenients de cette solution :
        – une hausse massives des primes d assurances pour les personnes agees (he oui, une Prothese de hanche coute plus cher que soigner un rhume)
        – des gens qui ne peuvent se soigner car sans assurance ou qui ne couvre pas ce type de soins (cf USA ou les soins dentaires en suisse)

        – des pathologies qui auraient pu se soigner simplement si prises au debut mais qui necessitent des soins lourds maintenant car le malade a attendu longtemps pour eviter les frais

        • Bonjour cdg
          Le gros pb aujourd’hui en France c’est que le marché de la santé n’est pas libre et que la concurrence ne peut pas jouer, en particulier pour faire baisser les prix.
          Regardez les lunettes, vous savez que quand vous aller chez l’opticien le prix sera fonction de votre mutuelle, alors que sur internet on trouve des lunettes à 30€.
          Il existe un système d’irresponsabilité qui empêche des solutions low-cost, comme l’aviation.
          Dans la santé, il y a des gaspillages considérables qui existent, et au final vous payez très cher pour pas grand chose.

        • La question des personnes âgées est un faux problème. Une assurance n’a aucune raison de ne jouer que dans la simultanéité entre les primes et les remboursements. Au contraire, les assureurs seront ravis de vous proposer des formules « vie entière » qui vous fidéliseront chez eux.

          • On peut même imaginer une assurance maladie couplée avec une rente viagère pour la retraite , ainsi si le risque maladie augmente le risque rente baisse.
            Tu fais un infarctus à 50 ans, ton risque maladie augmente mais ton espérance de vie baisse.

          • Ils seront ravis de proposer des formules « vie entière » tant que vous êtes en bonne santé. Lorsque vous vieillirez e t serez malade ils trouveront un motif juridique pour vous virer.

            • Bonjour Gada
              Les entreprises ont aussi une réputation et une mauvaise réputation est la pire des publicités.
              Tandis que l’état respecte tjs ses contrats et ne modifie jamais ceux-ci d’une manière unilatérale?
              Un monde parfait n’existe pas et je fais plus confiance à la concurrence qu’à l’honnêteté de l’état. Êtes vous sûr que l’état paiera les retraites par répartition sans faillir?

              • Pour pouvoir faire confiance aux sociétés d’assurance, il faut être certain de disposer d’un système judiciaire rapide, non corrompu, et sûr.

                • Et pour faire confiance à l’état, pareil.

                  • Non, pas pareil. La sécu a des regles, connues de tout le monde, et un fonctionnaire agit suivant ces règles. Les règles sont connues, et on ne les change pas suivant une circonstance donnée (comme un malade qui coûte cher)

          • @MichelO
            A ma connaissance, votre proposition « vie entiere » n existe dans aucun pays ou ca serait possible (ni USA, ni Suisse en tout cas)

            En plus je suis meme pas sur que ca soit un succes commercial. En effet ca voudrait dire que vous allez dire a un jeune de 20 ans qu il va payer bien plus car il paiera moins a 70 … Pour lui aux calendes greques
            Sans compter le Probleme si la compagnie d assurance fait faillite ou simplement se fait absorber ou se decide a se retirer du marché

            • Techniquement, il faut certainement trouver la formule juste en mêlant ce qu’il faut d’assurance-vie ou d’assurance-retraite à la couverture maladie. Mais en fait, c’est quand même bien ça qu’est le système français, sauf que c’est l’état qui est la compagnie d’assurance, et si les risques que vous dénoncez existent bien avec le privé, ils sont tout aussi grands avec l’état, juste personne ne veut les voir…

  • Sans compter les médecins qui font des arrêts maladie de complaisance.Quand vous avez un restaurant et qu’un de vos serveur vous claque un arrêt maladie alors que vous savez très bien qu’il n’est pas malade.La je dis qu’il faut arrêterez de se foutre de la gueule du monde et peut-être pas empêcher de travailler ceux qui ne sont pas rémunérés par l’état.

  • 25€ ne serait pas assez pour les médecins ….pourtant c’est cher payé pour la qualité des services rendus….

    • Changez de médecin.

    • oui 25 euro pour avoir un gus qui récite le Vidal, se faire prescrire du doliprane ou encore pour des certificats médicaux qui engage à rien mais obligatoire pour plein d’activité oui ça pique.
      Changer de médecin OK mais faut il que ça soit possible puisque ils ont organisé leur propre pénurie afin de limiter au maximum toute concurrence. Les voir aujourd’hui chialer qu’ils ont du mal à revendre leur clientèle est un petit plaisir appréciable 🙂 ééé

  • Que les médecins se déconventionnent et comme ça les patients n iraient plus pour des bobs.
    Qu’il n’y ait plus que les maladies graves de prise en charge .Pareil les médicaments pour les bobos non remboursés
    Les bobos refusés au urgences par le régulateur
    Ainsi la pénurie de médecins et le trou de la sécu ne serait plus qu’un mauvais souvenir
    Mais c’est plus facile de râler et de profiter du système.

    • La politique de remboursements de la sécu repose sur le clientélisme : il s’agit d’inciter les retraités premiers bénéficiaires à bien voter pour faire durer le système.

  • Je suis pas sur que le ailleurs est tellement mieux. Par ex aux USA l exercice en cabinet comme en France n existe quasiment pas. Beaucoup plus de paperasse histoire de se couvrir en cas de proces ou simplement pour suivre le protocole de chaque caisse maladie (comme il y en a plein et que chacune demande une chose differente ….)

  • Ce que décrit cet article est le résultat de dizaines d’années d’interventionnisme de l’Etat. Les socialistes, de droite et de gauche, ont réussi à tuer la médecine libérale, comme ils ont tué le métier d’enseignant. L’Etat a même étendu son emprise sur les syndicats (via des réseaux…), qui dès lors, sont de plus en plus éloignés de leur base et ne defendent plus leurs adhérents. En parallèle, l’Etat a phagocyté les associations d’usagers dans une fédération liée au ministère de la santé… Nous sommes mal barrés…
    Les contrepouvoirs que sont des corps intermédiaires indépendants du pouvoir sont nécessaires dans une démicratie digne de ce nom. Un pouvoir socialiste cherche à la subvertir ou à les casser…

    • avec une participation passive de la profession quand même…avec le pouvoir qu’ils ont entre les mains, à savoir soigner les gens, ça aurait été très facile de dire basta à l’Etat…perso je ne les plains pas du tout.

  • comment peux t on diriger un hôpital comme une usine !!! le bloc opératoire aura une fiche avec son taux horaire et qui mieux est, une promo pour un pontage de 1h30 ,vener le mercredi il y aura une ristourne de 20 %…le vendredi majoré de 40% …..
    et puis un autre hôpital pontage en 50 minutes …génial…L’ humain n’existe plus ….
    pour être infirmière ou infirmier ce n’est pas un métier ,c’est une vocation ,si vous n’aimez
    pas les gens ,vous ne pouvez y être….et après ,une vente aux enchères pour un coeur .
    je regrette que le ridicule ne tue pas !!!

    • Venez le mercredi, ça coûte 25% de moins à l’hôpital mais on se fait payer plein pot par la sécu… Parce qu’il y a une composante « humaniste », le coût n’aurait plus d’importance, on pourrait gaspiller à l’envi ? Je sais bien que c’est populaire en France, comme théorie, mais c’est idiot.

  • Il faut arrêter les abus avant tout.Les ambulanciers qui prennent trois personnes et qui facturent trois courses par exemple.Et si le conventionnement était si mauvais tout les médecins se déconventionneraient.Alors il faut arrêter de dire n importe quoi .La pénurie était entre autre du fait du numérus clausus.
    Ensuite la profession se féminise et une partie de celles ci n exercent pas après leurs études pour diverses raisons.
    Il faudrait exiger au moins 7 ans d exercices.
    De plus je me répète mais pour certains bobos il n’y pas besoin de médecin en France avoir un RDV avec un médecin est beaucoup trop facile dans certains pays il y a un filtre avant
    Ce qui est bizarre c’est la soit disante mauvaise qualité des médecins me rappel les conversations de comptoirs sur la qualité des sélectionneurs pour le foot.

    • c’est clair que tout le monde est fautif, l’etat en premier lieu, les médecins et les français qui pour un pet de travers pensent au pire direct et veulent un arrêt maladie..

  • Apparemment tout le monde n’est pas au courant de La suppression du numérus clausus

  • Première consulte: ordonnance d’une analyse de sang
    Deuxième consultation: diagnostic et traitement
    Total des honoraires: 50 euros.

  • L’objectif est pourtant clair. Le gouvernement veut supprimer les médecins en tant que fonction libérale. Ils seront fonctionnaires (avec la technique de la consultation qui baisse et les aides fixes qui augmentent), et le secteur 2 disparaitra. Vous devriez déjà être content que les médecins en secteur 3 aient le droit d’exercer, ou même de prescrire. Et attendez un peu les obligations d’installations dans les déserts médicaux (et s’il faut rester équitable, ce sera tirage au sort!). L’article ne voit pas assez loin dans le pire, il y a encore une grande marge de progression.

    • Exact, il y aura un système à l’anglaise avec des toubibs qui auront droit de vie et de mort sur les patients. Si vous avez une cirrhose du foie due à l’alcool, vos jours seront comptés.

  • Bien d’accord pour libéraliser les tarifs. A une seule condition : que les visites ne soient plus prises en charge. Apres tout, personne ne nous rembourse le coût des pannes de nos voitures…

  • à titre d’info être médecin généraliste diplômé en France ne vous pas le droit d’exercer dans n’importe où. vous devez passer un examen pour excerser ex États unis ..et d’autres pays y compris en
    ‘Europe ! et vice-vera ! dernièrement 3 urgentistes en hôpital n’ont pas été accepté de pratiquer pour incompétence médical !!

  • Je vois qu’il y a ici un certain nombre de commentateurs qui éprouvent une vrai haine pour les soignants. C’est peut être de la jalousie remarquez. Pourtant en tant que libéraux, vous êtes censés être intelligents. Que l’on critique la sécu, les décisions politiques débiles, l’emprise de l’état sur la santé OK. Mais les soignants n’y sont pour pas grand chose dans ce merdier. J’aimerais que l’on m’explique, sincèrement

    • Ils collaborent et foulent au pied le serment qu’ils ont prêté.

    • Je dois dire que quand je vois l’excellente généraliste que je connaissais depuis sa 4e année de médecine partir en retraite, et être remplacée au même tarif de consultation par une jeune incapable de détecter un souffle au coeur, j’ai une certaine angoisse devant ce qui peut m’arriver et ça se traduit par un manque d’empathie certain. Les soignants tiennent dans leurs mains la vie et ses conditions pour les soignés. Rien que cela peut suffire à créer de la haine, mais si en plus le soigné se sent impuissant et traité par dessous la jambe…

  • C’était mieux avant une rengaine connue depuis l antiquité.Les nouveaux médecins ne sont pas plus incapables que les anciens surtout que certains en fin de carrière n’ont aucune envie de mettre à jour leurs connaissances.
    Simplement comme dans tout métier il y a des bons et des mauvais.Et pour le manque d’empathie c’est pareil il y des médecins ,des infirmiers qui considèrent le patient comme une chose et cela a toujours était ainsi. Hélas aucune école ne peut apprendre l empathie et cela se vérifie dans d’autres métiers où l on considèrent les gens sous ses ordres comme des machines.

    • Bien d’accord, il y en a des bons et des mauvais chez les jeunes comme les anciens. Le problème est que le système fait que vous ne pouvez pas choisir…

  • Voila l’exemple d’une profession qui, comme beaucoup d’autres en France, a été mal représentée par un « Ordre » composé de gens plus intéressés par les hochets et les récompenses qu’on leur offrait que par la défense réelle d’un métier.
    C’est là le problème de la société française qui n’a pas su se réformer de façon moderne depuis 1945 – l’épisode de Mai 1968 étant un tragique soubresaut du pouvoir des communistes.
    L’expérience libérale n’a jamais été tentée en France. Il faut dire, pour les plus jeunes, que le seul qui aurait pu la tenter (Chaban Delmas) a été vite descendu de son piédestal pour une banale affaire fiscale
    -certains pouvoirs occultes souhaitant visiblement que le pays reste sous la coupe réglée de l’Enarchie.

  • C’est vrai que Chaban avait fait de Bordeaux une ville resplendissante.Heureusement que Juppé a su réveiller la belle endormie.

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