Médecins généralistes : osez la liberté tarifaire !

Entretien avec le Docteur Patrice Geoffriaud, médecin généraliste qui a décidé de pratiquer une hausse du tarif de ses consultations en toute liberté.

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Médecins généralistes : osez la liberté tarifaire !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 12 février 2018
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Par la rédaction de Contrepoints.

Contrepoints : Docteur Geoffriaud, vous avez pratiqué une hausse de vos honoraires depuis décembre 2015, en faisant passer votre consultation de 23 euros (à l’époque) à 35 euros. La Sécurité sociale n’a pas apprécié votre prise de liberté et vous a sanctionné en vous déconventionnant1 pour 3 mois. En quoi est-ce que cela a posé un problème ?

Dr Patrice Geoffriaud : C’est un problème pour les patients : ils doivent garder un accès aux soins avec un remboursement qui corresponde au moins à toutes les cotisations sociales énormes que l’État leur prend. Il me semble qu’ils doivent donc avoir un minimum de retour sur investissement.

Comment se sont comportées les complémentaires ?

Sur les deux ans et trois mois pendant lesquels j’ai été en secteur 1 avec liberté tarifaire (honoraires à 35 euros) 80 % de mes patients sont pris en charge pratiquement pour l’intégralité des 10 euros que je demande en plus. Elles ont donc joué leur rôle : compléter les honoraires du médecin.

Que répondez-vous quand on vous reproche de profiter d’une situation où les patients ont besoin de vous et n’ont d’autre choix que de payer vos honoraires supplémentaires ?

C’est effectivement ce que m’a dit en février 2016 le Conseil de l’Ordre qui m’a fait la morale. Ils ont quand même, pour certains, convenu que les 10 euros que je demandais étaient encore loin d’un complément d’honoraires de 400 euros comme peuvent le demander, d’ailleurs avec raison, des chirurgiens, par exemple.

Qu’est-ce que 10 euros ? Moi-même je paye mon ostéopathe 50 euros et je ne suis pas remboursé. Donc avec mes 10 euros, ils ont considéré que je n’exagérais pas et que cela était fait « avec tact et mesure ».

Je ne prends pas les patients en otage puisqu’ils sont aussi gagnants : en augmentant mes honoraires, j’ai pu réduire mon activité de 30 %. Mon but est de voir moins de patients mais de prendre plus de temps avec eux. Donc quand ils viennent pour plusieurs motifs, je les garde2

Tout médecin a une clientèle qui lui ressemble. Moi je ne travaille que sur rendez-vous. Je peux me rendre disponible à la journée car je n’ai quasiment plus de consultation pour un motif inutile : à 35 euros pas remboursés intégralement, ce genre de consultation n’existe presque plus. C’est bien, cela laisse la place aux gens qui ont de vrais motifs.

En passant à 35 euros, je ne me suis jamais posé la question de savoir si j’allais ne plus pouvoir travailler ou si je devrais faire machine arrière.

Qu’advient-il de vos cotisations CARMF (retraite des médecins) et URSSAF (cotisations sociales, maladie) ?

Je ne sais pas. Je ne cotise plus depuis mars/avril 2015, car je mène en parallèle un autre combat : celui de me libérer du monopole de la Sécurité sociale. Je ne cotise plus à l’URSSAF ni à la CARMF, ayant opté pour une assurance santé en Europe mais pas en France. C’est ce que les textes de loi européens permettent, mais la France ne veut pas les appliquer (alors elle paye des amendes chaque année car ne respecte pas les textes européens).

Moi je cotise par capitalisation, pour ma retraite, à l’étranger, en Europe, et de même pour ma santé.

Qu’auriez-vous à dire aux médecins généralistes qui n’osent pas franchir le pas de la liberté tarifaire, du déconventionnement ? Est-ce que pour vous cela a été une libération psychologique ?

Je leur dirai que dans l’expression « liberté tarifaire », il y a le mot liberté ! J’exerce beaucoup plus selon ma propre façon de travailler. J’ai arrêté de courir parce que je n’ai plus l’âge : je n’ai plus l’âge de voir 50, 60, parfois 70 patients par jour. Quand on est jeune on est tout frais et on peut le faire. Ça c’est fini. Je vois 20 patients par jour et c’est très bien comme ça.

C’est aux médecins de placer le curseur de la liberté là où ils veulent le placer. Je pense qu’il y a beaucoup de peur : peur des instances, peur de perdre des patients, peur d’avoir des réflexions tous les jours.

Moi j’ai pris 3-4 mois pour expliquer à mes patients que j’allais passer à 35 euros. Je ne les ai pas pris au dépourvu au 1er décembre 2015.

La porte de cette liberté est ouverte depuis longtemps… Mais les gens ne veulent pas la franchir.

Pourquoi ? Est-ce que les médecins ne font-ils pas confiance à leur savoir ?

On est formatés comme ça : on doit être disponibles, à la limite du bénévolat. La santé a un prix mais ce ne serait pas à nous de demander de l’argent… N’oublions pas que le mot « honoraires » signifie que les patients nous font l’honneur de venir nous consulter. À 25 euros bruts, donc 10-12 euros nets, je ne vois pas où est l’honneur.

Mais chacun est libre de fixer son honneur comme il veut.

En fait vous avez pris la liberté de fixer vos honoraires comme si vous étiez un médecin de secteur 2 ?

La réouverture du secteur 2 doit absolument être une possibilité3 pour les médecins généralistes. D’autant plus quand on voit les tarifs européens de nos voisins. On n’est quand même pas un pays en voie de développement !

Dès qu’on dépend de l’État, on n’a plus la liberté de ses tarifs. Vous imaginez un restaurateur qui accepterait de laisser l’État fixer ses prix de menus ? Non ! Mais aux médecins, on se permet de le faire. On laisse entendre qu’une partie de nos cotisations sociales sont prises en charge et que c’est donc juste de nous fixer des honoraires à 25 euros. Il nous faut donc accepter d’être méprisés.

Et quant aux études, qu’on dit financées par l’État : une garde payée 5 euros de l’heure et 300 euros par mois avec bac +6 : qui travaille à bac+6 pour 300 euros ? Et combien coûtent alors les études quand on fait l’ENA ?

Nous sommes un pays qui sacrifie toute une génération de médecins et qui va tout droit vers une catastrophe sanitaire dont ne parle pas !

Une catastrophe sanitaire ? N’est-ce pas un terme un peu fort ?

On va perdre 25 % de généralistes dans les 5 à 10 ans : ce sera une catastrophe sanitaire. Le gouvernement actuel n’en parle pas, il se dit que ce sera pour le gouvernement qui viendra après. Il faut redonner envie aux jeunes de s’installer, leur donner envie de revenir de l’étranger : et il n’y a que le secteur 2 qui le permettra. Ce ne sont pas des maisons médicales vides qui leur donneront l’envie et je les comprends.

Quand Agnès Buzyn évoque l’idée que « les médecins ne doivent plus rester insensibles » devant l’accès aux soins, cela vous inspire quel sentiment ?

Moi, quand je rentre à 10 heures du soir et que je ne vois plus ma femme ni nos enfants, quand je vois des confrères se suicider, que j’ai moi-même dévissé ma plaque en 2008 pour aller exercer aux Antilles pendant 2 ans car j’avais besoin de me ressourcer, je n’ai pas l’impression d’être insensible.

Si les médecins sont à 2 fois et demi le taux de suicide de la population générale, c’est bien la preuve que nous ne sommes pas des gens insensibles. Mais quand on n’y arrive plus, on n’y arrive plus.

Avec tous les risques d’erreurs médicales, avec le risque de plainte que nous avons en permanence, il y a un moment où il faut qu’on se protège. C’est donc comme cela qu’on se protège.

Quelle position les syndicats ont-ils adoptée vis-à vis de vous ? Vous ont-ils défendu ?

Je pense que si on en est là aujourd’hui, c’est beaucoup à cause d’eux. On ne peut pas signer une convention4 qui nous méprise, pour ensuite attaquer les tarifs de tel ou tel acte. La convention est signée pour 5 ans. On a donc 5 ans pour pleurer, pour se suicider, et on refera pareil dans 5 ans.

Un syndicat qui est financé par l’État n’est pas indépendant, ni impartial. Alors oui je suis défendu… Mais globalement, j’ai plutôt senti un soutien de la part de l’UFML et APS, qui sont les seuls à oser dire ce qui ne va pas.

Mais alors si ces syndicats ne défendent pas suffisamment les médecins, pourquoi la situation ne change-t-elle pas ?

Parce que les médecins sont des pigeons. Ils aiment râler, s’apitoyer mais n’agissent en rien pour que la situation évolue ni pour retrouver leur dignité. Cela passe par une liberté tarifaire puisque les instances estiment le coût (le plus bas possible) et non la valeur de notre pratique.

Ne restons pas une basse-cour, qui attend les graines qu’on lui donne.

 

Propos recueillis par Séverine B.

 

  1. Déconventionnement : la Sécurité sociale considère que le médecin ne respecte pas les honoraires fixés par elle et refuse de rembourser les patients.
  2. Les consultations avec un médecin généraliste ne doivent comporter qu’un motif de consultation, les médecins n’ayant pas le temps de répondre à toutes les demandes de rendez-vous.
  3. Les médecins généralistes ne peuvent être qu’en secteur 1 avec un tarif fixé par la Sécurité sociale ; en secteur 2, dit conventionné, honoraires libres, les médecins peuvent choisir leur honoraires mais il faut pour cela remplir un certain nombre de conditions :

    « … peuvent être autorisés à pratiquer des honoraires différents les médecins qui s’installent pour la première fois en libéral et sont titulaires des titres hospitaliers suivants :

    • ancien chef de clinique des universités assistant des hôpitaux dont le statut relève du décret n° 84-135 du 24 février 1984 ;
    • ancien chef de clinique des universités de médecine générale dont le statut relève du décret n°2008744 du 28 juillet 2008 ;
    • ancien assistant des hôpitaux dont le statut est régi par les articles R. 6152501 et suivants du code de la santé publique ;
    • médecin des armées dont le titre relève du chapitre 2 du décret n° 2008933 du 12 septembre 2008 portant statut particulier des praticiens des armées ;
    • praticien hospitalier nommé à titre permanent dont le statut relève des articles R. 61521 et suivants du code de la santé publique ;
    • praticien des hôpitaux à temps partiel comptant au minimum cinq années d’exercice dans ces fonctions et dont le statut relève des articles R. 6152201 et suivants du code de la santé publique. Source Ordre des médecins.
    • La convention est un accord signé entre l’Assurance maladie et les syndicats de médecins, supposés représenter leur profession. Cette convention détermine entre autres le montant des honoraires.
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  • de toutes façons…quand vous manquez de médecins, c’est la chose à faire…
    ce que je me demande c’est la quantité de pognon public qui a été foutu dans les maisons médicales ou autres initiatives bidon comme des vidéos promotionnelle vantant une région…en général stérilement…

  • Je trouve normal qu’un médecin soit bien payé , au vu du nombre d’année d’étude qu’il a fait et de la responsabilité qu’il a sur la santé des patients ; perso , je vais très rarement visiter le mien car je n’ai pas de mutuelle et que sur 28 euros ,je ne suis remboursé que 65% . ma chance ? j’ai une bonne santé ….du moins pour le moment ….

  • Retraité du secteur médical libéral je suis aujourd’hui abasourdi quand un plombier se déplace et demande 41 € ht de frais de déplacement alors qu’en tant que médecin je « prenais » 10 € ttc;
    Je crois que ce médecin a raison et avec le recul je regrette de ne pas avoir pratiqué la même philosophie, mes consultations de 20 minutes, sur rendez vous, pas plus de 20 par jour me rapportaient des clopinettes, certes j’ai choisi ce métier non pas pour gagner de l’argent, mais il y a des limites…..

  • De toute façon, le généraliste ne devrait pas exister , une infirmière peut sans problème le remplacer pour la plus part des petits bobos qu’il accepte de traiter.

  • Si vous avez envie de voir « en vrai » ce qu’est le budget de la sécu et les chiffres de la santé en France :
    http://www.securite-sociale.fr/Donnees-Excel-PQE-PLFSS-2018

    Vous découvrirez au hasard de la visite des feuilles XL
    – que la France a le 4° système le plus cher au monde (en terme de part du PIB)

    – que les suicides font 3 fois plus de morts que les accidents de la route (à mettre en relation avec la consommation de psychotropes)
    – que la France est 1° des taux de morts prématurées en Europe (derrière les anciens pays de l’Est)
    – que la France a un taux de mortalité infantile > aux autres pays d’Europe de l’Ouest

    – que 48% des généralistes ont plus de 55 ans
    – que le nombre d’heures de travail des médecins libéraux a diminuée depuis 2004

    etc…

    Bref, vous verrez en vrai ce que signifie le mensonge du « meilleur système de santé que le monde nous envie » … si nous ne sommes peut être pas le pire, c’est un désastre total surtout si on compare moyens (énormes) et résultats.

    A mettre en relation avec le désastre de l’Ednat, de la police, de la justice et de l’Armée …

  • Bravo à ce courageux confrère. Il rappelle opportunément que le blocage des prix, institué en situation de guerre et d’après-guerre, ne persiste que pour notre seule profession…
    Quand Raymond Barre créa le secteur 2 -déjà devant l’évidence que les tarifs fixes ne pouvaient mener qu’à la catastrophe (que nous vivons aujourd’hui)-, j’ai en tant que syndicaliste incité mes confrères à s’y précipiter. Au banquet de la liberté, les plats ne passent jamais deux fois. Effectivement quelques années plus tard, le gouvernement ferma l’accès au S2.
    Je pense toutefois que le « prix unique », quel qu’il soit, n’est encore pas la bonne méthode. Les honoraires me semblent plus pertinemment fixés en fonction du temps passé, de la difficulté, des moyens techniques, etc., sans oublier le niveau social du patient.
    Personnellement je demandais soit rien, soit le tarif sécu, soit 40, 50 voire 70. Et pour le même acte, je ne demandais pas la même chose à un étudiant et à une bourgeoise couverte de bijoux.
    Ni moi ni ma secrétaire n’avont jamais entendu la moindre remarque…
    Enfin bravo d’adhérer au remarquable combat d’une vie de Claude Reichman contre le monopole de la SS.

    • Certes, c’est votre liberté et je la respecte, mais cette tarification à la tête du client me semble particulièrement malsaine.

      Personnellement je n’attends pas de mon médecin qu’il s’érige en justicier social et qu’il me fasse payer durement le fait d’avoir réussi ma vie. L’Etat s’en charge très bien tout seul.

  • La liberté tarifaire est indispensable pour sauver le système de santé ! Il est évident que les prestations servies ne sont pas les mêmes selon les médecins, et que les patients n’ont pas tous les mêmes moyens, et que nous savons appliquer nos propres honoraires avec tact et mesure à la situation !
    Mais les politiques refusent de responsabiliser les praticiens et les patients, car il perdraient le contrôle sur les sommes astronomiques qui servent leur réélection !
    Après je comprends aussi les patients qui râlent puisqu’ils se font raquetter par la sécu! ils payent 2 fois lorsqu’ils ne sont pas remboursés. Le problème c’est qu’ils râlent sur les praticiens et non sur les administrations qui les raquettent! Nous sommes plus accessibles et à l’écoute, ça doit être pour ça, tout le contraire de la sécu quoi.

  • Je n’ai pas d’opinion tranchée sur le niveau souhaitable de rémunération des médecins. Mais je voudrais rappeler que leurs études sont financées par le contribuable. Cela lui donne un droit de regard.

    • Toutes les études sont financées par le contribuable…
      Vous avez un droit de regard sur le coût de votre plombier ? 🙂

    • Comme les études d’à peu près tous les étudiants si je ne m’abuse, qui eux, ne participent pas à la vie de l’Hôpital et n’ont pas d’obligations. Avez-vous travaillé pour la somme de 10 francs pour 24 heures de garde? le SMIC à cette époque était de 19 francs de l’heure.
      Pour le niveau de rémunération, la consultation est aux alentours de 75 € en Allemagne et en Suisse. Celle de la Médecine du travail, en dehors de la visite annuelle qui est en forfait, dont le prix est fixé par des organismes syndicaux, est de 82 €.

  • Juste une remarque, la France n’est pas un pays en voie de développement. Elle crée sa propre catégorie des pays en voie de sous-développement !

  • @xc vous ne prenez pas en compte les années d’études ou les étudiants (à partir de bac+3) et les médecins internes (bac+5 quand même) sont payés des clopinettes pour faire fonctionner les hôpitaux, et vous soigner gratos quand vous venez pleurer aux urgences !
    Je peux vous dire que ça compense largement le coût des études.
    Quand aux impôts que l’on paye toute notre vie une fois installés, ils doivent sûrement rembourser plusieurs centaines de fois le coût de ces même études.
    Bref, votre droit de regard, gardez le pour vous

    • Et de plus, vous ne tenez pas compte du fait qu’une entrée tardive dans la vie active a entraîné un manque à gagner important, ainsi que des frais importants pour le soutien familial indispensable (logement, déplacements, nourriture, habillement etc ne sont pas pris en charge par l’Etat!).

  • Une question : est-on un médecin 50 % plus efficace quand on est rémunéré à 35 € au lieu de 23 € ?
    Une remarque : tant que l’on ne m’oblige pas à fréquenter ce genre de médecin, ça me va ; parce que je ne vais jamais que chez des médecins conventionnés ; pour moi, c’est un signe de bonne santé mentale que de se préoccuper plus de la santé de ses clients que de celle de son portefeuille…
    Une deuxième remarque : quand j’achète du pain chez mon boulanger, je ne me fais pas rembourser par un quelconque organisme ; quand je vais chez mon médecin, je me fais rembourser par qui de droit ; il est donc naturel que ceux qui financent la vie de ces « commerçants » pas ordinaire, aient leur mot à dire.
    Une perfidie pour finir : on ne me fera pas pleurer sur le sort des médecins, qui gagnent largement bien leur vie, sont bien implantés dans de nombreuses instances du pouvoir, de l’assemblée nationale au comité national de la sécurité routière…
    Finissons sur une note optimiste : on se suicide beaucoup plus chez les policiers, les agriculteurs ou les musiciens que chez les docteurs (exception faite des dentistes paraît-il). On notera aussi qu’il existe un biais dans ces chiffres, qui provient de la disponibilité de l’outil mortifère… C’est plus facile de se suicider pour un policier (par arme) ou un médecin (par médicament) que pour un employé de bureau (se couper les veines avec une feuille de papier n’est pas donné à tout le monde)…

  • À quand les consultations en ligne d’une intelligence artificielle spécialisée médecine pour 0 €…. Même chose pour les notaires et les avocats.

    Marre de tous ces pseudo spécialistes incompétents rencontrés ces dernières années…

  • @jean roule du câble : votre boulanger c’est vous qui le financez aussi, tout comme n’importe quel prestataire de service ou fournisseur de biens. Votre médecin ne vous doit rien , vous le payez avec votre consentement et vous devriez le payer ce qu’il vous demande, sinon faut aller voir ailleurs. Par contre votre assurance (la sécu et la mutuelle) qui ne vous rembourse pas bien, vous n’avez pas les corones pour aller lui dire quelque chose, bref vous êtes faible quoi

    • C’est faux. Si le financeur IN FINE de mon boulanger, c’est moi, ce n’est pas le cas avec mon médecin. Le financeur IN FINE de mon médecin, ce n’est pas moi, c’est la sécurité sociale ou des mutuelles. Mon médecin vit en grande partie de cette « charité » là.
      Ce n’est pas un commerçant ordinaire, comme mon boulanger.
      Qu’on supprime Sécu et mutuelles, pour voir ! Nos dépenses de santé n’étant plus remboursées, nos mandarins de la santé vont tirer une sale tronche, en voyant leurs petites affaires péricliter…

      PS : non seulement les mutuelles ne nous remboursent pas bien, mais, c’est bien plus grave, elles se gavent sur notre dos. Je vous laisse calculer ce que la vôtre vous coûte par an, et ce qu’elle vous rembourse, vous allez avoir une sacrée surprise. En ce qui me concerne, j’en ai tiré la conclusion : plus de mutuelle ! Je m’autofinance… et je suis gagnant !

  • @ Tom Alix commentaire idiot, quel est vôtre métier ? il est certainement aussi remplaçable par une AI ou un robot dans un avenir plus ou moins lointain, comme tous les métiers

  • @ jean roule du câble, n’importe quoi, vous êtes à l’ouest, VOUS êtes assuré, VOUS êtes remboursé ou pas. Le médecin est payé par vous. Vous vous demerdez avec votre assurance pour les remboursements.
    Si le tiers payant généralisé vient à passer, cela changera la donné mais ce n’est pas encore le cas. Et même en cas de TPG, votre assureur est financé par qui?? par vous. vous êtes donc le financeur

  • @jean roule du câble pour la mutuelle vous avez fait le bon choix, vous voyez vous pouvez être intelligent quand vous le voulez ! J’en conclue donc que vous feriez le meme choix avec la sécu si elle n’était pas obligatoire ! vous êtes un libéral qui s’ignore en fait!! Et ne vous en faites pas pour les médecins, j’ai des confrères deconventionnés qui s’en sortent beaucoup mieux que la moyenne des médecins ! À titre perso, je ne suis pas deconventionné car chirurgien, les interventions ont des coûts trop élevés pour être supportés 2 fois par les patients (cotisations secu + paiements au chir)

  • @jean roule du câble
    quand vous allez chez votre garagiste, les tarifs sont ils fixés par l’état ? non, pourtant c’est bien votre assurance qui paie. S’il n’y avait pas de sécu, vous auriez un salaire doublé (et oui les charges sont égales au salaire net). Donc, plus que les moyens de payer 35£ la consultation.
    Au fait, je paie 25£ pour mon coiffeur !

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