Pénurie de saisonniers : où sont passés les vendangeurs ?

Pourquoi manque-t-on de saisonniers en France, en particulier pour les vendanges ?

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Vendanges by Pierre Bernard(CC BY-NC-ND 2.0)

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Pénurie de saisonniers : où sont passés les vendangeurs ?

Publié le 10 septembre 2018
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Par Jonathan Dubrulle.

En ce début septembre, la France vendange ou s’apprête à vendanger. Si les grappes mûres n’attendent plus qu’à être ramassées pour entamer une nouvelle vie, les vendangeurs se font parfois  discrets. En effet, à l’image d’autres productions agricoles, la viticulture est confrontée à une réelle pénurie de main d’œuvre.

Pénurie sur le marché du travail agricole saisonnier

Un constat : la Ferme France a besoin de bras. De nombreuses productions demandeuses en main-d’œuvre peinent à trouver les effectifs nécessaires.

Pourtant, selon les derniers chiffres fournis par la MSA (Mutualité Sociale Agricole), près d’1,2 million de contrats saisonniers ont été signés en 20161. Une autre étude, s’appuyant sur des données datant de 2014, nous apprend que la masse salariale saisonnière représente même 70 % des emplois totaux en agriculture, mais 22 % du volume de travail2. Par ailleurs, la viticulture est le premier demandeur de main-d’œuvre, employant 45 % des saisonniers embauchés3.

Pour recruter, les exploitants utilisent différents canaux : connaissances et « bouche- à-oreille », annonces dans la presse professionnelle ou recours aux services de Pôle Emploi. En faisant une rapide requête sur cette plateforme, près de 330 offres ressortent, dont certaines recherchant jusqu’à 20 vendangeurs sous peu4.

Mais toutes les offres ne trouvent pas preneur. Fin août 2018, à la veille des premières vendanges, la directrice d’un groupement d’employeurs bordelais estimait au micro d’Europe 1 qu’elle recueillait près de 5 offres d’emplois pour 1,5 vendangeur effectif5. De même, une étude statistique menée par Pôle Emploi estime que près de 26 % des viticulteurs et des arboriculteurs spécialisés rencontrent des difficultés à recruter6. En Nouvelle Aquitaine, deuxième région viticole de France représentant près de 30 % des surfaces cultivées7, le recrutement serait un problème pour plus de 40 % des professionnels8.

Premiers éléments d’explication à la pénurie de main-d’œuvre saisonnière

Face à cette pénurie de main-d’œuvre, diverses hypothèses peuvent être formulées pour expliquer le phénomène. D’abord, par souci de productivité, d’optimisation des coûts de production ou pour s’épargner la recherche de saisonniers, certains viticulteurs ont choisi de mécaniser leur récolte.

Ensuite, la rentrée universitaire a lieu plus tôt, excluant un certain nombre d’étudiants du marché du travail saisonnier. Par exemple, sur le site internet de l’université Paris Sud, on peut remarquer que la quasi-totalité des rentrées ont lieu avant le 15 septembre9, idem pour Lyon III10. Notons que le recours à la main-d’œuvre étudiante est loin d’être négligeable, puisqu’en moyenne 25 % des vendangeurs ont moins de 25 ans11.

De même, si les vendanges 2018 ont débuté précocement, une récolte tardive causée par des conditions climatiques moins favorables peut également priver les viticulteurs d’une main-d’œuvre étudiante de retour en cours.

L’hébergement des vendangeurs : un chemin de croix

Aujourd’hui, une partie des producteurs ne propose plus d’héberger les saisonniers. Nombre d’annonces stipulent que « le couvert et le logis ne sont pas fournis ».

Parmi les éléments de réponse pouvant être avancés, retenons que le poids des normes d’hébergement qui s’appliquent aux viticulteurs est loin d’être négligeable. La version 2017 de la Convention collective des vins de Champagne stipule par exemple :

Toute pièce destinée au sommeil peut recevoir au maximum 12 travailleurs. Sa superficie minimale est de 4,5 m² par occupant. Les lits superposés sont interdits. Les pièces destinées au sommeil sont séparées pour les hommes et pour les femmes. Chaque occupant dispose d’une armoire fermant à clé.

– la salle d’eau comporte des lavabos à raison d’un pour six personnes. Des douches et des cabinets d’aisance sont aménagés à raison d’un pour huit personnes…12

Le même document évoque également un « ratio vendangeurs/sanitaires » ou détaille les caractéristiques des conditions d’accueil des chambres, devant notamment comporter « une cloison fixe, légère, de type montée sur vérins, dont la largeur est au moins égale à la longueur d’un lit. »13

Toutefois, les conventions collectives ne sont pas les seules à fixer des règles strictes. Les articles R. 716-7  et  R 716-10 du Code rural fixent notamment des conditions minimales pour les chambres et espaces collectifs, en mentionnant par exemple14 que

Toute pièce destinée au sommeil peut recevoir au maximum six travailleurs. Sa superficie minimale est de neuf mètres carrés pour le premier occupant et de sept mètres carrés par occupant supplémentaire. Les lits ne peuvent être superposés.

Ces normes d’accueil zélées découragent une partie des employeurs à mettre des chambres ou vendangeoirs (nom donné aux lieux d’accueil) à disposition de leurs salariés. Ainsi, certains d’entre eux, non motorisés ou résidant loin des zones de récolte se tournent vers d’autres emplois.

Le rôle significatif des trappes à chômage

Le versement de minimas sociaux et de bourses étudiantes n’incite pas forcément les individus à travailler pour subvenir à leurs besoins quotidiens. En effet, les bénéficiaires arbitrent rationnellement entre travail salarié, engendrant des coûts (déplacement, restauration, éventuelle garde d’enfants) et réduisant la proportion de temps libre ; et d’autres activités où le revenu est supporté par les contributions (non volontaires) d’autrui.

Ainsi, par ce système d’allocations pouvant engendrer une déresponsabilisation financière, l’offre de force de travail diminue. Les travaux agricoles saisonniers pâtissent inexorablement de ce phénomène.

L’administration fait néanmoins preuve de tolérance, en mettant en place le « contrat vendanges », cumulable avec le versement du RSA et compatible avec une activité salariée simultanée dans la fonction publique15.

Pourtant, dans son projet de loi finance, le gouvernement entend supprimer l’exonération de charges sociales dont bénéficient les employeurs de main-d’œuvre saisonnière16. Cette décision contribuerait à augmenter le coût du travail, diminuant la compétitivité prix des exploitants français par rapport à leurs concurrents espagnols ou italiens.

Qui va cueillir le raisin ?

Malgré des besoins élevés en main-d’œuvre, les viticulteurs peinent à recruter. Parmi les facteurs d’explication, retenons les contraintes qui pèsent sur l’hébergement des vendangeurs et l’effet « trappe à chômage » qui ont un effet équivoque.

Même s’il est parfois possible de substituer la récolte manuelle par des machines à vendanger, certaines zones, à l’image des Côtes Rôties ou certains vignobles de montagne, ne sont pas mécanisables, et la main de l’homme s’avère difficilement remplaçable. Notons également que la pénurie de main-d’œuvre touche également d’autres travaux viticoles, notamment la conduite d’engins, la taille ou le relevage.

  1. Mutualité Sociale Agricole (MSA), 2018. L’Observatoire Économique et Social. Bilan 2016 : l’emploi des salariés agricoles en évolutions contrastées. Synthèses. Mutualité Sociale Agricole (MSA). Consulté le 7 septembre 2018. En ligne : lien.
  2. Association Nationale pour l’Emploi et la Formation en Agriculture (ANEFA), 2018. Les chiffres clés. Association Nationale pour l’Emploi et la Formation en Agriculture (ANEFA). Consulté le 7 septembre 2018. En ligne : lien.
  3. Ibid.
  4. Pôle Emploi, 2018. Consulté le 7 septembre 2018. En ligne : lien.  NB : les offres affichées répondent aux champs « vendangeurs », « contrat saisonnier » et toutes durées.
  5. Place, F. 2018. Dans le Bordelais, les vendanges menacées par un manque de bras. Europe 1. Consulté le 7 septembre 2018. En ligne : lien.
  6. Pôle Emploi, 2018. Nombre de projets de recrutement en 2018 par Région. Enquête besoins en main d’œuvre. Pôle Emploi. Consulté le 7 septembre 2018. En ligne : lien.
  7. Agreste Nouvelle-Aquitaine, 2017. La filière viticole régionale : une somme d’enjeux pour la région Nouvelle-Aquitaine. Flash Infos. Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt Nouvelle-Aquitaine. Consulté le 7 septembre 2018. En ligne : lien.
  8. Pôle Emploi, 2018. Op. cit.
  9. Université Paris Sud, 2018. Consulté le 8 septembre 2018. En ligne : lien.
  10. Université Lyon III, 2018. Consulté le 8 septembre 2018. En ligne : lien.
  11. Association Nationale pour l’Emploi et la Formation en Agriculture (ANEFA), 2018. Op. cit.
  12. ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du dialogue social, 2017. Accord du 13 février 2017 complétant l’accord du 15 novembre 2016 relatif à l’hébergement des vendangeurs. Convention collective régionale IDCC : 1384. –Vins de champagne. Consulté le 8 septembre 2018. En ligne : lien.
  13. Ibid.
  14.   Confédération des Appellations et des Vignerons de Bourgogne, 2016. Conditions d’hébergement définies dans le code rural. Confédération des Appellations et des Vignerons de Bourgogne. Consulté le 8 septembre 2018. En ligne : lien.
  15. Mutualité Sociale Agricole (MSA), 2017. Le contrat vendanges. Mutualité Sociale Agricole. Consulté le 8 septembre 2018. En ligne : lien.
  16. Inchauspé, I. 2018. Le gouvernement veut supprimer les exonérations de charges sociales pour les employeurs de travailleurs saisonniers. L’Opinion. Consulté le 8 septembre 2018. En ligne : lien.
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  • dans certains domaines , on fait venir des colombiens et pas que pour les vendanges ; côté logement ils ne sont pas difficiles , ils ne craignent pas la chaleur , et ils là tout les jours , contrairement à certains français qui se débinent au bout de trois jours  » parce que le travail de la terre  » c’est fatiguant ….et mal payé….

  • Bah , ils sont peut être tous occupés a desheserber les cultures bio ?

  • « Il est parfois possible de substituer la récolte manuelle par des machines à vendanger »: confusion entre « substituer » et « remplacer ». Ou bien: « il est possible de substituer des machines à vendanger à la récolte manuelle ». La langue est fragile comme une plante, ne la brutalisons pas.

  • Logés nourris comme des chiens, cela ne me choque pas de devoir fermer ces chenils humains et les remplacer par de structures dignes des hommes de notre temps. Le législateur n’impose pas un cinq étoiles mais juste un logement aux normes sanitaires juste minimale.

    • À quand remontent vos dernières vendanges où vous avez été traité comme un chien ?

    • Logés et nourris comme des chiens? Enfin une expérience intéressante, loin de toutes les nounous qu’on nous impose! c’est ce qui fait les meilleurs souvenirs! Avant on était logé dans des étables, sans aucun confort, mais dans une ambiance extraordinaire! pas de pénurie de main d’oeuvre à l’époque…

    • quand on a besoin de bosser on prend ce qu’on peut..alors peut êre que les salaires ont été revus à la baisse et là je comprendrais le ressentiment à ne pas y aller parce qu’il est vrai que le travail est pénible, surtout pour le dos mais je me souviens de super ambiances, lorsqu’on venait le matin on avait droit à tout, café, sandwichs rillette/pâté, saucisson, thé brioches..et cette ambiance, on travaillait dur mais tout le monde se soutenait et on rigolait bien…j’ai même eu droit au bizutage dans la cuve à raisin.

    • nourris exactement pareil que la famille du vendangeur et à sa table avec sa famille (ses enfants, sa femme, ses parents…), c’est pas nourris comme un chien.

  • La France est de loin leader sur le marché des machines à vendanger(5compgnies, toutes fabriquées en France) et ces machines, bijoux de technologies vendangent mieux que des vendangeurs manuels (tri des grains, éraflage sur place) avec un avantage déterminant: on peut vendanger la nuit, évitant ainsi des fermentations indésirables de la récolte .
    Seul un snobisme d’œnologue de salon ralentit cette évolution, pourquoi un vin serait meilleurs parce que des pauvres types se sont cassé les reins à le récolter alors que des machines fournissent un meilleur travail.
    En France, hors certaines parcelles en Cotes du Rhône tout est mécanisable.

    • c’est pas faux , mais ça n’explique pas la pénurie de main d’oeuvre dans les exploitations qui pour telle ou telle raison veulent vendanger à la main ne serait ce que pour respecter un cahier des charges.

    • Il faut encore voir l’orientation des lignes suivant la pente, les dégagements. Sinon, effectivement, on arrive à une mécanisation plus poussée, grâce à nos étatistes forcenés.

    • Certains vignobles hauts de gamme sont vendangés en plusieurs fois, seuls les grains mûrs étant ramassés à chaque passage. Impossible avec les machines. Peut-être un jour…

  • ben c’est simple, chez nous dans le haut-rhin les vendangeurs sont déjà les habitants des villages voisins des vignes. les vendangeurs potentiels de villes voisines comme mulhouse ou le sud du département n’ont plus aucune envie de s’y coller parce que ça nous coûte trop cher en déplacements ( la plupart des viticulteurs n’hébergeant pas les locaux). alors si c’est pour mettre tout son salaire dans l’essence, à quoi bon?

  • Dans ma lointaine jeunesse, les vendanges étaient attendues avec impatience car époque d’accueil de nouvelles populations, souvent étudiantes, et d’argent pour tous, facile car non taxé ni déclaré. Sauf pour les gros viticulteurs, qui affrétaient des autobus pour vider des villages espagnols. Dans les deux cas, le gite et le couvert étaient assurés.
    Mais le progrès est arrivé. Normes et réglementations ont supprimé le gite et le couvert, puis l’intérêt financier du travail, tant pour le viticulteur que pour le vendangeur. Au total, les machines à vendanger se sont multipliées, à 200 000 € pièce…
    Grand merci au socialisme qui embrasse tellement les « travailleurs » qu’il finit par les étrangler.

    • 200000€ pour une machine automotrice; une tractée, et tous les vignerons ont un tracteur coute moitié moins cher et peut se partager.
      On peut aussi pour un peu moins installer une tête de vendange sur son tracteur enjambeur…
      Et avec une machine on vendange pile poil à la maturité, on a pas a attendre une main d’œuvre hypothétique.

    • Je suis quasiment certain que s’ils augmentent un peu les salaires, ils trouveront du monde. Sans peine. En attendant, les vendangeurs vont pouvoir trouver des taches moins ingrates.
      Les normes, elles, sont arrivées suite à des abus et des accidents.

      • les normes elles sont arrivées parce que l’Etat a vu que ça fonctionnait..or vu qu’il se sait rien faire fonctionner ça l’a rendu jaloux , il a donc décidé de tout faire pour que ça ne fonctionne plus.

  • Il y a quelques années j’habitais aux abords d’une petite vigne.
    Mon voisin viticulteur, aux détours d’une conversation me prevint discrètement : demain nous allons vendanger.
    Je m’attendais à voir surgir pour des jours entiers des hordes de saisonniers aux rires bruyants.
    Le lendemain soir tout était achevé. Une machine était passée dans la journée et avait fait en qqes heures le boulot de dizaines de personnes.
    Voilà les vendanges typiques du 21eme siecle. On comprend des lors que les petites mains ne comptent plus guère la dessus pour se faire un peu de blé. Les vendanges manuelles sont devenues exceptionnelles et ne sont plus qu’un outil marketing à mentionner sur l’étiquette…

    • La mention « vendanges manuelles » est peut-être mensongère sur certaines bouteilles, mais certainement pas pour toutes. L’emploi de la machine peut être impossible du fait de la topographie du terrain (trop pentu, par exemple). La vendange peut aussi être faite en plusieurs fois de façon à ne ramasser que le mûr.

  • Dommage que l’article ne parle que du problème des vendanges . En arboriculture aussi le problème devient crucial et pourtant il y a eu énormément d’améliorations pour l’hébergement . Le problème est ailleurs mais politiquement incorrect .

  • Ben si ils ont du mal à trouver preneur, loi du marché, ils augmentent les salaires. Surtout que le milieu viticole n’est pas le plus à plaindre dans l’ensemble.

  • Bon ben, bien que libéral (voir mes autres postes…) je dois bien avouer que j’ai entendu maintes fois le récit d’un  »certain désamour » de  »certains viticulteurs Français » pour la main d’œuvre locale, non pas quelle soit inactive ou irascible, mais il était plus avantageux d’écarter les candidats ANPE, puis de se plaindre de la pénurie et enfin, de faire venir des travailleurs, notamment Polonais payés au SMIC pour 60 heures hebdomadaire (mais 35 officielles…) et qui en sus se voyaient déduire des frais d’hébergement et de repas… et ces braves et courageux garçons ne risquaient pas de se plaindre tant ils tenaient à revenir l’année suivante…
    Maintenant attention, ce n’est en rien une généralité!
    Mais je crains qu’il n’y ait quelques cas critiquables…

    • @ Maltus
      Peu de chance que les Polonais reviennent se faire arnaquer par des viticulteurs français! En Pologne aussi, on fait du vin depuis toujours et les vignes sont plus hautes sur pied: pourquoi aller se casser le dos en France pour 3 X rien?
      On fait maintenant du vin quasi partout et les grands crûs français ne valent plus leur (augmentation de) prix délirants! Bien sûr, eux aussi sont très taxés, mais ça, c’est leur problème! Il y a d’autres merveilles à découvrir dans le monde entier!

      • Où je vendangeais, j’ai vu des Hongrois et il est à peu près évident qu’ils reviendront, compte tenu de l’écart des salaires entre France et Hongrie

  • Où j’ai vendangé, le tarif était à 9.88 brut horaire

    • il y a une vingtaine d’année, j’ai eu l’occasion de vendanger deux années de suite en suisse dans le canton de neuchâtel. le salaire était à l’époque de 14 ou 15 chf de l’heure, net puisque au noir. les polonais étaient tout content. ils faisaient différentes récoltes pendant 2 ou 3 mois (tabac, vendanges, fruits, betteraves…), ils étaient logés et nourris. je pense que le salaire serait aujourd’hui vers 18 ou 20 chf…

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