Retour de la rougeole : situation complexe et patients perplexes

Quelle stratégie adopter pour mieux sensibiliser la population au bénéfice de la vaccination ? Etat des lieux.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Semana de Vacunacion en las Americas-Paraguay by Pan American Health Organization(CC BY-ND 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Retour de la rougeole : situation complexe et patients perplexes

Publié le 2 septembre 2018
- A +

Par Laurence Monnais1.
Un article de The Conversation

41 000. C’est le nombre de cas de rougeole répertoriés par l’OMS en Europe, au cours des six premiers mois de l’année 2018. La presse internationale tire la sonnette d’alarme : la maladie effectuerait un retour retentissant – on parle de deux fois plus d’infectés qu’en 2017, sept fois plus qu’en 2016.

Le sentiment anti-vaccin, qui s’est développé depuis la mise en relation, frauduleuse, du vaccin anti-rougeoleux avec l’autisme, par le gastroentérologue britannique Andrew Wakefield en 1998, aurait été aggravée par l’essor concomitant d’un monde branché et saturé de fake news. Cette conjonction aurait conduit à cette impressionnante résurgence. Une analyse qui mérite d’être interrogée, car la situation est plus complexe qu’il n’y paraît.

La rougeole, quelques rappels

La rougeole, infection respiratoire virale, est la plus contagieuse des pathologies infectieuses : un primo-infecté contaminerait jusqu’à 20 individus. Son diagnostic précoce est délicat. D’autant plus que la pathologie infectieuse se rencontre de moins en moins dans les cabinets médicaux des pays développés depuis les années 1950-1960. Les éclosions restent néanmoins légion et la maladie un problème de santé publique majeur dans les pays du Sud, ce qui révèle le caractère globalisé de la maladie.

La rougeole a évolué dans un complexe processus de co-production avec son vaccin, ou plutôt avec ses vaccins – on recense des dizaines de produits et de marques de commerce depuis 1963, monovalents et combinés dont plusieurs versions de ROR/MMR (pour rougeole, rubéole et oreillons). Ceux-ci ont assurément fait fléchir davantage les courbes d’incidence tout en transformant la « première maladie », celle que l’on attrapait avant toutes les autres, en maladie d’adolescents et d’adultes qui n’ont pas eu l’occasion de rencontrer le virus à l’état sauvage.

L’importance de l’immunité de groupe

Pourquoi tant d’options vaccinales ? Une partie de la réponse se trouve dans le fait que, pour contrer une maladie comme la rougeole tout à la fois ultra-contagieuse et discrète, il faut disposer d’une arme biologique particulièrement efficace. Pour atteindre l’immunité de groupe (la « protection du troupeau »), un minimum de 95 % de vaccinés au sein d’une communauté donnée serait requis – contre 50 % lors d’une menace grippale par exemple.

Ce taux est difficile à atteindre. Il faut en effet composer non seulement avec l’efficacité théorique d’un produit – en conditions idéales de test – mais aussi pratique, à savoir mettre au point un protocole et un calendrier vaccinal optimaux et stables dans le temps.

En l’occurrence, si les premiers vaccins polyvalents utilisés à partir des années 1970 étaient jugés très efficaces, il a fallu se rendre à l’évidence dès la décennie suivante : une seule dose ne suffirait pas pour faire disparaître la maladie. Un apprentissage douloureux de la distance entre vaccination (l’acte qui consiste à injecter le produit) et immunisation (le fait d’être protégé contre une maladie), auquel l’industrie pharmaceutique et les gouvernements n’étaient pas forcément prêts… La première avait vendu l’évitement de la maladie à une injection ; les seconds envisageaient avec angoisse le coût supplémentaire d’une seconde dose, reculant le moment de l’introduire.

Cas de rougeole dans le monde et taux de vaccination, 1980-2009 (WHO Vaccine Preventable Diseases : Monitoring System. 2010 Global Summary, Geneva : WHO, p. 16.

Une efficacité dépendante de multiples facteurs

L’efficacité pratique de la vaccination anti-rougeoleuse dépend en outre de la mise en place de politiques vaccinales adéquates et, là encore, soutenues. Il est à cet égard indéniable que la pandémie de 1989-1991, responsable de plus de 55 000 cas notifiés aux États-Unis seulement, surtout chez des enfants non vaccinés issus des communautés urbaines défavorisées et migrantes, est en partie due à la suppression des subventions pour les programmes publics de prévention vaccinale voulue par le président Républicain Ronald Reagan. Dans le même temps, de l’autre côté de l’Atlantique, l’Albanie subissait le contrecoup du délitement de l’URSS en matière de services essentiels de santé : le pays avait alors été touché de plein fouet, avec 130 000 personnes infectées (chiffre pour l’année 1989).

Les problèmes d’accessibilité géographique et économique à un vaccin de qualité diffèrent, mais ils s’additionnent pour laisser passer la rougeole entre les mailles d’un filet vaccinal imparfait. C’est encore le cas aujourd’hui : plus de la moitié des 41 000 touchés (23 000) se concentre dans une Ukraine aux taux de vaccination – à deux doses – alarmants (30 %) et au système de santé déliquescent.

Tout comme vaccination et immunisation peuvent, parfois, ne pas être synonymes, non-vaccination ne signifie pas forcément rejet actif, ostensible, de l’acte préventif…

Le refus de la vaccination existe bel et bien

Il n’est pas question de dire ici que le refus de la vaccination n’existe pas. Celui-ci a pris une grande variété de formes depuis les premiers usages du vaccin antivariolique, au tournant du XIXe siècle. Mais en aucun cas ce rejet de la vaccination ne constitue un mouvement uniforme et structuré.

Un chiffre mérite d’être rappelé : le refus de la totalité des vaccins concernerait probablement moins de 2% de la population des pays industrialisés, une proportion stable depuis des décennies. Les tenants du rejet de la vaccination auraient plutôt tendance à faire des choix parmi les vaccins existants. Ces sélections vaccinales et leurs impacts sont plus difficiles à chiffrer et à établir, mais elles concernent assurément le vaccin anti-rougeoleux.

La rougeole a l’image d’une maladie bénigne

En 1998, au moment où Wakefield jette son pavé dans la mare, la rougeole est considérée par de nombreux parents comme une maladie bénigne. Et il en est ainsi depuis longtemps : on se plaint déjà de « l’apathie parentale » à son endroit au début du XXe siècle. À l’heure de la transformation de l’infection virale en maladie évitable par la vaccination (MEV) dans les années 1960, cette étiquette d’inoffensivité convainc également un certain nombre de médecins dont les connaissances en vaccinologie et en immunologie ne sont pas toujours au rendez-vous.

Elle se fera plus saillante encore à mesure qu’émergeront de nouveaux risques pathologiques susceptibles d’être jugés plus sérieux par les parents : asthme, allergies avant trouble de déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH) et autisme. Le désintérêt de la population pour la vaccination anti-rougeoleuse contraste dès lors avec certaines postures de santé publique qui visent l’éradication de la maladie.

L’éradication de la rougeole, une arme politique

L’épidémiologue Alexander Langmuir, fondateur de l’Epidemic Intelligence Service (EIS) auprès des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains, avouait lui-même en 1962 que la maladie n’était plus un tueur d’enfants en Occident. En revanche, elle grevait le dynamisme économique américain : les mères, qui commençaient à rejoindre le marché du travail, ne pouvaient plus se permettre de rester à la maison avec leur progéniture souffrante, d’où la nécessité de la faire disparaître. Promise pour 1967, l’éradication de la rougeole servait également de vitrine au triomphalisme scientifique américain, en pleine Guerre Froide.

Cette posture idéologique, discutable, a été contestée par l’OMS et plusieurs pays européens dont la Grande-Bretagne, la France et l’Italie où la vaccination anti-rougeoleuse oscillait dans les années 1980 entre 20 et 30% des jeunes enfants.

À l’époque, en Grande-Bretagne puis aux États-Unis, les soupçons de toxicité du vaccin contre la coqueluche (composante du DTP) entraînent une judiciarisation des accidents vaccinaux alimentée par la vision d’une industrie pharmaceutique avide et dissimulatrice. Les réticences à l’endroit du vaccin contre l’hépatite B surviendront quant à elles au cours de la décennie suivante, après le scandale du sang contaminé, qui font douter, en France ou au Canada, de la bienveillance de l’État et de la probité de ses experts.

S’il est impossible de quantifier les refus de la vaccination qui découlent de ce genre de crise sanitaire, dans le cas précis de la rougeole, l’innocuité perçue de la maladie rencontre la dangerosité potentielle (dissimulée, diraient ses détracteurs) du produit biologique. Il ne s’agit pas forcément d’un manque de confiance en la science, mais plutôt en la façon dont elle est faite. Les autorités de santé publique ne sont alors plus capables de contrer ce scepticisme grandissant.

La nouvelle santé publique est plus sociale

Depuis les années 1970-1980 s’est peu à peu imposé un nouveau modèle préventif dans les sociétés bénéficiant des largesses de l’État Providence : la « nouvelle santé publique ». Celle-ci enjoint à une attention plus marquée envers les déterminants sociaux de la santé. On se penche désormais sur les méfaits du tabac et d’une mauvaise alimentation ; on valorise une promotion individualisée, voire internalisée, par tout un chacun, de la santé et de la prévention, censée soulager des systèmes publics de santé déjà sous pression budgétaire.

La rencontre entre la vaccination, une pratique presque désuète aux yeux de certains et forcément imposée d’en haut, le devoir d’observance citoyen et des parents davantage responsabilisés et éclairés, qui insistent sur leurs droits et ceux de leurs enfants, ne peut dès lors qu’être explosive. Ce conflit est le signe d’une inaudibilité croissante entre le pourvoyeur et le récepteur de bonne santé. Posture politique polymorphe, le refus de la vaccination est peut-être déjà le symptôme d’un contrat sanitaire en rupture imminente.

Wakefield serait ainsi moins l’initiateur d’une tendance postmoderne au relativisme et à l’individualisme que le cristallisateur d’une transformation des repères en matière de santé, à la fois à l’endroit des vaccins, des risques infectieux, de la prévention mais aussi de l’État et de la science. Les parents sceptiques, qui sélectionnent certains vaccins, ne sont pas forcément ces idiots égoïstes attirés par quelque forme de populisme sanitaire que l’on dépeint parfois.

Resensibiliser aux bienfaits de la vaccination : une stratégie encore à inventer

Globalisation des pathogènes, décennie de la vaccination décrétée par l’OMS, crainte de pandémies dévastatrices… Les politiques de préparation réclament à la fois une réactivation de l’objectif d’éradication, une hypercomptabilisation des cas de maladies infectieuses et une attention spécifique aux phénomènes de refus ou d’hésitation à la vaccination, dans toute leur complexité.

Les conditions sont assurément réunies pour transformer le « retour de la rougeole » en un discours destiné à resensibiliser aux bienfaits de la vaccination, soutenu par le retour à l’obligation vaccinale s’il le faut. Mais est-ce la bonne stratégie ?

Sur le web-Article publié sous licence Creative CommonsThe Conversation

  1.  Professeur titulaire – histoire, Université de Montréal.
Voir les commentaires (63)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (63)
  • et des affections graves et contagieuses parmi les migrants ; il en existe , que nous réservent elles

    • C est votre trucs les migrants, des qu ils peuvent être soupçonnée d être responsable de quelque chose, vous chargez.
      Que ce soit un problème de vaccination vous effleure t il ?

      • on voit que vous n’este jamais allé dans des pays d’origine de la migration , le risque est réel . car il existe encore dans ces pays des maladies qui ont été éradiquées depuis longtemps chez nous vous devriez vous renseigner un peu plus avant d’ecrire n’importe quoi !
        et puis oui ,les migrants sont le problème de 72% de Francaisau moins pour ceux qui osent l’avouer , en ont marre de leurs exactions, de leurs dégradations , de leur coût alors que de français sont dans la misère et qu’il y a 10% de chômeurs.
        dans le pays 81% des incarcérations ont leur origine dans l’immigration ainsi que 88% des multirécidivistes .
        non ce n’est pas « mon truc » mais une réalité .
        LREM sans doute?

        • Je suis d accord avec Votre premier paragraphe, sauf que j’ai roulé ma bosse mais vous ne pouviez pas savoir.
          Dans le deuxième vous confirmez mon premier post. Pour vous , Les migrants sont les responsables, des maladies, des délits et que sais je encore dans notre beau. Je ne nie pas le problème, nous ne sommes seulement ps d accord sur les causes et sur certaines des solutions de votre camp pour remédier à leur conséquences.
          Sinon le sujet de l’article c est la vaccination et non pas les migrants.

          Non, anarcho capitaliste, tendance jusnaturiste, quand je suis de bonne humeur.

          • jusnaturiste…lol
            Édit : Jusnaturaliste.

            • avez vous lu mon premier post ?
              « des affections graves et contagieuses parmi les migrants ; il en existe , que nous réservent elles »
              comment peut on parler du probléme sans le lier a la migration?
              le continent d’ou viennent les migrants connait encore des maladies erradiquées depuis longtemps chez nous mais qui font a nouveau surface et sont soignées en milieu hospitaliers « sur des migrants ».

              La Dengue. Ebola maladie virale ( hémorragies internes souvent mortelles).la Peste Bubonique.le Choléra
              toutes présentes sur le continent africain.

              • Et la recrudescence de rougeole en France ce sont les migrants ou les adeptes de la pensée magique.
                Il semblerait que la cause soit ailleurs, si je lis bien l’article. Et oui c est dingue, ceux qui ne sont pas vaccinés, dont des pauvres et des migrants, choppent plus la rougeole que ceux qui sont vaccinés.
                Qu en déduisez vous ?

      • Parce que c’est une population fragile et que normalement, on devrait s’assurer outre leur identité, s’ils ne sont pas un danger pour la nation, s’ils sont vaccinés ou pas. Dans les années 80, ma mère travaillait dans le service vaccination d’immigration et elle vaccinait tout nouveau arrivant.

  • Bonjour,
    La vaccination contre la rougeole fait partie des vaccins où le bénéfice est évident. Comme le rappelle l’article, maladie très contagieuse, avec de sp bruyants (forte fièvre complications) et le protocole simple (ROR).
    En temps que libéral, je suis contre l’obligation vaccinale, et je pense même cela contre productif.

    • Je suis plutôt votre avis sur le problème que pose le caractère obligatoire de la vaccination même si mon opinion n’est pas encore totalement faite.
      En ce qui me concerne, je me vaccine et je le ferai également si c était facultatif ( famille de médecin, donc il se peut que j ai un énorme biais )
      Les libéraux sont tout de même assez partagés sur ce sujet, comme sur beaucoup d autres ( avortement )l dire qu être libéral conduit à être contre la vaccination me semble un peu court.
      Pouvez vous m’expliquer le caractère contre-productif de l’obligation de vaccination ? C est une bonne piste pour me convaincre pour de bon.

      • Cette obligation ne fait que renforcer la méfiance du public envers le décision du gouvernement. Cela fait suite aux ratés du ministère; grippe H1N1 et MG exclus de la vaccination, HIV et autres communications approximatives du ministre actuelle (tétanos mie contagieuse p.e.).
        Certains pays n’ont pas d’obligation et une bonne couverture; Finlande, Suède, Pays-Bas. Toujours les mêmes bons élèves. Pays libéraux où ont fait confiance à l’individu. On obtient tjs plus par la carotte que par le bâton.
        D’autant plus qu’en France cette décision a été prise suite au jugement du conseil d’etat sur le DTP obligatoire mais indisponible.
        Ils nous prennent pour des c.ns, il faut pas s’étonner que les Français réagissent comme des c.ns.

        • Arrêtez votre cirque, le problème de la vaccination contre la grippe dite pandémique n’a jamais été l’endroit où vacciner mais le fait d’avoir voulu rendre obligatoire un médicament expérimental produit dans la précipitation très dangereux à l’utilité quasi nulle pour protéger d’une grippe moins mortelle que les autres années.

        • Merci Gillib.
          Je suis bien évidemment contre la contrainte dans beaucoup de domaine, voire épidermique dès que quelqu’un se décrète expert de ma vie ou de celles des autres.
          Je vivrai donc assez mal une obligation de vaccination, même si je suis à jour dans tout mes vaccins ( je fais pas celui de la grippe, faut pas non plus me prendre pour une truffe )
          Dans les pays que vous citez, où on incite plutôt qu on oblige ( comme pour la grippe H1N1 au passage..c était pas obligatoire de mémoire, mais fortement gonflant ), le taux de vaccination seraient plus élevé qu’en France ? Vous ne citez pas de chiffre. Je ne vais pas vous les demander, je vais les chercher.

      • L’obligation, en France, dispense de l’explication. Quand on demande à quelqu’un de se faire vacciner pour ne pas transmettre la maladie à un proche qui n’est pas en situation d’être lui-même vacciné, je ne crois pas qu’on ait beaucoup de refus.

      • @ AerosolKid
        Toute maladie contagieuse peut être à l’origine d’une épidémie, donc le problème cesse d’être seulement individuel, il devient un sujet de santé publique.
        La rougeole tue peu ( une quarantaine de décès par an, dans l’U.E.) mais c’est une maladie éprouvante désagréable avec possibles complications graves et séquelles.

        La vaccination générale est clairement la solution: vaccination pour l’individu pour ne pas tomber malade, générale pour diminuer le risque d’épidémie (95% de vaccinés nécessaires), donc pour la population.

        On peut comprendre que si la population ne se laisse pas convaincre, l’obligation devienne nécessaire au résultat. Car une épidémie coûte cher à un pays, aux malades et à ceux qui ne le sont pas!

    • Pas de vaccination, pas d’accès à certains lieux. Pas de remboursement d’assurance maladie.
      La liberté n’est pas la liberté de contaminer ses semblables…
      On est libre, alors on est responsable.

      • Tout a fait. Des écoles libres, avec des enfants vaccinés ou non. Les parents décident. Perso je prends une école pro vaccin.

      • Pas de remboursement d’assurance maladie, donc pas de cotisation maladie je suppose! A moins que vous vouliez qu’ils payent sans avoir de remboursement? Au contraire, ce qu’il faut c’est « pas de vaccination » -> « cotisation maladie plus chère ». Ce qui est normal car il faut indemniser les possibles victimes.

        • Je voudrais voir la tête du toubib qui doit vous opérer et que vous n’êtes pas à jour de votre vaccin antitétanos, et que vous expliquez que vous refusez toute injection.

      • « La liberté n’est pas la liberté de contaminer ses semblables… »

        Les vaccinalistes sont juste des phobiques des germes

  • Je me demande quel est l’interêt de cet article. Beaucoup de blabla sur l’histoire, sur le risque de la non vaccination, mais sans jamais dire en quoi il est au fond important de se protéger de la rougeole.

    Car en soit il est vrai qu’on pourrait considérer la rougeole comme une maladie bénigne si derrière ne se cachait pas le risque de développer des encéphalites post-infectieuses (entre 3 mois et 10 ans après l’infection par la rougeole). Et ce sont ces encéphalites qui sont les vrais dangers de ce virus, car à l’heure actuelle nous ne pouvons guérir ces maladies.

    A mon sens c’est toujours une erreur de parler des vaccins sans parler des maladies qu’ils protègent.
    C’est ce genre de discours (épidémiologie, économie, histoire) qui agacent et attisent les anti-vaccins.
    La plupart ne sont pas des idiots ou des malfaisants, ils ne savent juste pas et donc il faut leur expliquer l’intérêt médical de se vacciner, et non l’intérêt économique ou historique qui ne convaincra jamais un sceptique.

  • « Son diagnostic précoce est délicat. D’autant plus que la pathologie infectieuse se rencontre de moins en moins dans les cabinets médicaux »

    C’est gentil de reconnaître que les pédiatres sont devenus incompétents dans le diagnostic!

    Alors qu’ils sont sur-motivés en terme de recommandation de médicaments de prévention dont ils sont parfaitement incapables d’évaluer l’utilité et pour laquelle on leur a lavé le cerveau, sélectionnant donc les plus débiles, manipulables, malhonnêtes, intéressés ou extrémistes, ce qui à terme promet d’être encore plus catastrophique.

    Quand au rejet des vaccins hep B elle est liée à la propagande honteuse pour ces vaccins et surtout aux effets secondaires épouvantables : on est passé de 30000 SEP en France à 80000 depuis cette campagne massive de vaccination.

    • « Diagnostic précoce délicat  » c est très différent de « pédiatre incompétent pour établir un diagnostic « , comme vous le déduisez. Et un strawman.
      Ensuite une belle généralisation bien massive sur les pédiatres qui sont forcément idiots car ils ne sont pas aussi savant que vous dans leur domaine.
      Quant à là SEP, que je connais bien les causes ne sont pas clairement déterminées, mais vous, vous savez, c est le vaccin contre hépatite B. C est marrant les médecins qui cherchent un meilleur traitement à cette maladie recherche plutôt du côté d un virus. Mais ils doivent faire partie du complot.

      http://www.ms-sep.be/fr/a-propos-de-la-sep/questions-frequentes/quelle-est-la-cause-de-la-sclerose-en-plaques

      Vous m’avez convaincu, ne pas se vacciner à des conséquences graves sur le raisonnement.

  • DE MON TEMPS la rougeole était une maladie infantile banale.
    Pourquoi tant de bruit autour, alors que nous avons encore 30000 morts par la cigarette, autant par l’alcool (sans compter les problèmes sociaux collatéraux), 10 000 morts par erreur « médicale » (au sens large) dans les hôpitaux français (dixit la secu), 700 enfants par an tués par leurs proches en France, etc.
    Comme pour le 80 km/h sur les routes: n’y a-t-il pas des sujets plus urgent ?

    • Parce que ce n’est pas une maladie bénigne.
      Sa forme la plus courante qui est la rougeole à proprement parler est elle une infection plutôt bénigne certes.
      Mais dans des cas plus rares (mais qui ne le sont pas à l’échelle d’une population), il peut y avoir ce qu’on appelle des encéphalites post-infectieuses. Ce sont des encéphalites (inflammation du cerveau) qui apparaissent entre 3 mois et 10 ans (selon la forme) après l’infection par le virus de la rougeole. Quelque soit la forme d’encéphalite, il s’agit d’affection très grave qui au mieux laisse des séquelles plus ou moins handicapantes, mais qui au pire tue le patient. C’est avant tout à cause de ces risques d’encéphalites que la rougeole n’est pas une maladie bénigne et c’est pour ça que la vaccination est nécessaire.

      D’autant plus que comme le rappelait MichelC dans un autre commentaire certaines personnes ne peuvent pas être vaccinées. Ce sont des personnes ayant des déficits immunitaires (déficit génétique, VIH, post-transplantation, etc.). Ces personnes sont donc plus vulnérables et auront donc d’emblée les complications aux infections.
      Ceci est valable pour tous les vaccins, mais comme précisé dans l’article la rougeole est la maladie la plus contagieuse qui soit, donc ça la rend encore plus dangereuse pour ces personnes à risque.

  • Tout vaccin doit être analysé en termes de bénéfices/risques. C’est au médecin de décider avec son patient. Ma confiance en l’OMS est plus que limitée vu ce que je sais des collusions de cet organisme avc certaines instances mondialistes

    • Si dans les risques, vous intégrez bien la responsabilité envers autrui, je suis d’accord.

      • Oui bien sûr. Mais aussi le risque d’affaiblissement fu système immunitaire quand on injecte 11 vaccins à un nourrisson. La rubéole ou les oeillons sont-ils dangereux? (On peut attendre l’adolescence pour vacciner)… Un nourrisson peut-il attraper l’hépatite B? Quid de la diphtérie qui a complètement disparu avec les progrès de l’hygiène?
        D’autre part, tout le monde raisonne comme si les vaccins étaient efficaces à 100%. Or, l’efficacité des vaccins n’est pas totale, elle est même relativement faible pour certains (perso, j’ai eu la coqueluche alors que j’était vaccinée). N’est-il pas dangereux de se penser immunisé alors qu’on ne l’est peut-être pas?
        Enfin, les problèmes mentionnés au début de cet article sont réels, même s’ils sont très minoritaires, ce ne sont pas des fake news. Il y a des témoignages de parents qui ne laissent aucun doute sur ke lien vaccin-autisme. Avez-vous vu le rapport du labo qui fabrique l’Infanrix qui fait état de décès?
        Pourquoi cette omerta et cette diabolisation de ceux qui contestent la doxa officielle?

        • @ La petite bête
          Aucun remède n’est efficace à 100%: évidemment! C’est bien pour ça qu’il faut vacciner un maximum de population pour éviter l’épidémie: le but est d’arriver à 95% de la population vaccinée naturellement (ceux qui ont fait la maladie) ou médicalement.

          « Il y a des témoignages de parents qui ne laissent aucun doute sur ke lien vaccin-autisme. »
          On ne parle pas de l’autisme comme d’une maladie bien définie, on parle de « troubles du spectre de l’autisme », aveu implicite de la méconnaissance de l’origine de ces troubles mal définis. C’est donc probablement impossible de faire la différence entre coïncidence et lien de cause à effet entre vaccin et autisme, à ce jour!
          Pour le reste, parler d’omerta, de diabolisation et de doxa, est simplement complotiste.

          • Encore une fois, si un virus n’est pas dans l’environnement, 0% de vaccination suffit.

            Si un virus est présent dans l’environnement, 99% ne suffit pas, le 1% restant sera à risque.

            Et en plus si 90% des vaccinés sont protégés c’est considéré comme un bon résultat.

            Bref seuls les cuistres ignorants et pseudo scientifiques partagent ce culte navrant du Vaccin.

            • Mais tous ces virus et bactéries SONT dans l’environnement. S’il y a une épidémie, c’est bien que le virus n’est pas éradiqué !

              Simplement nous sommes tous protégés collectivement tant que la couverture vaccinale est suffisante, car le virus est bloqué et ne peut donc se transmettre. Il finit par s’éteindre.

              Pourquoi croyez-vous qu’on ne vaccine plus contre la variole ? Peut-être parce que c’est inutile… non ? Vous pouvez remercier vos parents (et les miens).

              Le problème c’est que des abrutis ont cru que le vaccin ne servait à rien, voire était dangereux, et ils n’ont pas fait vacciner leurs enfants. Ça tient un temps en profitant de l’immunité de groupe, et l’épidémie revient lorsque le parapluie est insuffisant. S’ensuit la mauvaise foi des antivax qui font alors remarquer que même des personnes vaccinées ont contracté la maladie.

              C’est ce qu’on n’arrête pas de vous expliquer : le vaccin ne fonctionnant pas toujours sur tout le monde, il est impératif que TOUS CEUX qui peuvent être vaccinés le soient. Ne serait-ce que pour protéger les bébés de moins de 2 mois ou prématurés.

              Bref, puisque vous nous traitez de « cuistres ignorants et pseudo scientifiques », je vous traite moi de parfait ÉGOÏSTE !

      • « [si] vous intégrez bien la responsabilité envers autrui »

        Quelle responsabilité?

        • Votre responsabilité de mettre en danger votre petit dernier né prématurément parce que vous n’aurez pas fait vacciner votre fille de 6 ans qui rentre à l’école avec des enfants dont les parents sont aussi égoïstes-c*ns-irresponsables que vous.

          • Et puisqu’il faut tout expliquer aux antivax : la personne infectée est contagieuse avant d’être malade. On ne le sait que lorsque c’est trop tard et qu’on a déjà contaminé 20 personnes pour la rougeole. RIP.

        • Si vous ne savez pas quelle responsabilité vous avez envers autrui, que faites-vous sur un site libéral ?

  • On fait une erreur en parlant de vaccination. On devrait mettre ce terme au pluriel, tant les situations sont diverses.
    Maladies contagieuses peu ou prou (rougeole…) ou pas (tétanos…).
    Vaccins altruistes (grippe, où on vaccine les adultes en bonne santé pour préserver les plus faibles qui ne peuvent l’être…).
    Vaccins égoïstes (diphtérie ou polio où on reste porteur sain, et bien sûr le tétanos).
    Vaccins plus ou moins contre productifs (le vaccin contre les oreillons a tendance à retarder l’âge moyen de la maladie de l’enfance où la maladie est bénigne à l’adolescence où elle est redoutable).
    Certains vaccins sont asymétriques. On vaccine les filles contre les oreillons mais pas les garçons contre le HPV !
    Bref, la vaccination présentée comme une oeuvre collective de santé publique n’est qu’à moitié vraie. Pendant longtemps d’ailleurs, les trois seuls vaccins obligatoires ne protegaient que soi (DTP)…

    • – « Vaccins égoïstes (diphtérie ou polio où on reste porteur sain, et bien sûr le tétanos). »
      Je n’ai pas bien compris. Pouvez-vous expliquer en quoi la diphtérie qui se transmet par voie aérienne et cutanée, et la polio qui se transmet par voie oro-fécale (oui, ça paraît dégueu, mais concrètement nous le faisons tous et nous allons bien ; sauf si polio ou autres joyeusetés) ne sont pas des maladies contagieuses ?

      • Ce sont bien des maladies contagieuses, mais contrairement à d’autres vaccins (par ex celui de la grippe), on peut, tout en étant vacciné, transmettre la maladie (porteur sain). En clair, on ne protège que soi, pas les autres.

        • Reprenons. Les bactéries produisent des toxines qui sont responsables des maladies. Les vaccins immunisent contre les toxines sans empêcher la bactérie de circuler. C’est exact.

          Mais les toxines ne se libèrent pas n’importe où. Vous pouvez essayer de mettre un clou rouillé dans le frigo pour voir. Donc le vacciné sera porteur de la bactérie sans être malade s’il est vacciné, ce qui est déjà formidable, vous en conviendrez.

          Est-il plus contagieux du fait qu’il soit vacciné et donc « porteur sain » ? Non, évidemment, vous êtes d’accord.

          Vous noterez quand-même que jusqu’ici on ne parle que du DTP que les Français jugent important et normal qu’il soit obligatoire. Parce que forcément si c’est obligatoire c’est que les maladies sont graves. Par contre les vaccins recommandés, c’est les laboooos qui veulent nous empoisonner !

          Le « – » de mon premier commentaire signifiait que j’envisageais de répondre sur vos divers points. Je ne manque pas d’arguments, mais ça me fatigue de répéter des évidences, bien que je vous trouve moins « neuneu » que les antivax de base.

          Allez, rapidement quand-même : les oreillons ne touchent pas que les coucougnettes de ces messieurs, et pour le HPV : pensez-vous être entouré de lesbiennes ? Vous n’avez pas de pénis (possible), d’amygdales, d’anus (c’est embêtant…) ?

          Cette polémique antivax est typiquement française, comme les accidents de la route qui n’arrivent qu’aux autres parce que moi je suis trop bon.

          Et bravo pour votre opinion au sujet du vaccin anti-grippal. C’est ce qu’on se tue à répéter : QUE LES PERSONNES EN BONNE SANTÉ SE VACCINENT POUR PROTÉGER LES QUELQUES AUTRES. Qu’est-ce qu’une légère douleur au point d’injection, un brin de fièvre et le nez qui coule pendant 2 jours comparés à la vraie bonne grosse grippe qui vous cloue au lit une semaine et tue les plus faibles ?

          Merci.

  • La question ne devrait pas porter sur l’intérêt de la vaccination. Il est globalement indéniable.
    Mais sur le caractère obligatoire de celle-ci. Certains pays européens se passent fort bien de l’obligation et ont de bonnes couvertures vaccinales.
    L’Etat français a plaidé pour l’obligation en argumentant que cela devait redonner de la confiance dans le dispositif… J’y vois surtout une arnaque conceptuelle d’un Etat nounou incapable de dépasser, comme toujours, le stade de la coercition.
    J’y vois aussi une réponse exagérée au Conseil d’Etat qui avait exigé, apres plainte d’une assoce, que l’Etat règle le probleme de la disponibilité du vaccin trivalent DTP. Voire une basse vengeance du ministère de la santé contre les anti-vaccins…

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Yves Bourdillon.

Coups de comm et postures contre-productives.

L’objectif était louable, puisqu’il s’agissait de faciliter l’accès au vaccin des pays à niveau de revenu faible ou intermédiaire : ils ont dû se partager jusqu’ici la moitié des doses distribuées alors qu’ils concentrent 85 % de l’humanité.

Le programme de solidarité internationale Covax manque tellement de doses que l’OMS a demandé, vendredi, aux pays occidentaux de cesser de vacciner leurs propres enfants et adolescents pour donner les doses corresponda... Poursuivre la lecture

Marquée par une explosion de cas de Covid-19 en raison de la progression « fulgurante » du variant omicron en France, la trêve des confiseurs a vu réapparaître avec force les « discours de la peur » sur la sauvegarde de l’hôpital et le rôle des non-vaccinés dans sa submersion annoncée. Notamment, l’avocat et chroniqueur Charles Consigny s’est offert quelques minutes de célébrité dans l’émission Les Grandes Gueules de RMC du 20 décembre dernier en préconisant de faire payer aux non-vaccinés leur accès hospitalier aux soins covid :

... Poursuivre la lecture
pass vaccinal
3
Sauvegarder cet article

Si l’actuel président de la République française, chef des armées et grand maître de l’ordre national de la Légion d’honneur, a tenu des propos gravissimes dans Le Parisien, ce n’est pas parce qu’il a utilisé un gros mot à l’encontre des personnes non-vaccinées. En réglant immédiatement leur focale sur la forme de ses déclarations, les éditorialistes de la presse bien-comme-il-faut ont fait mine de ne pas entendre l’essentiel. Car, n’étant certainement pas totalement incompétents dans les fonctions qu’ils occupent, ni le chef de l’État ni les... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles