Comment Clara Morgane a affolé le milieu libéral cette semaine

Clara_Morgane_1-Photographie issue du Calendrier 2007- (CC BY-SA 3.0) — Source, CC-BY

Ces derniers jours, les libéraux ont été tout émoustillés. Pas tant par Clara Morgane que… par le livre posé à côté d’elle.

Par Phoebe Ann Moses.

Le nom de Clara Morgane vous dit sans doute quelque chose. Ces derniers jours, les libéraux ont été tout émoustillés. Pas tant par Clara Morgane que… par le livre posé à côté d’elle.

Évidemment, le seul fait d’évoquer le nom de Clara Morgane suffit à faire dresser… l’oreille des internautes, et des libéraux en particulier.

Postant régulièrement des photos de charme, elle a récemment posté sur Instagram une photo d’elle en noir et blanc. Mais ce n’est pas tant l’art de la photo ou la plastique de la jeune femme qui ont affolé le milieu libéral. Non. C’est… le livre négligemment posé à côté d’elle.



Le livre à lire absolument. Et à côté, une jeune femme.

Clara Morgane lit-elle La Grève ?

Nul ne sait si c’est délibérément qu’a été choisi ce livre en particulier : La Grève d’Ayn Rand (Atlas Shrugged). Le fait est que c’est bien ce livre, au contenu libertarien, qui figure à côté de Clara Morgane, semblant indiquer que c’est sa lecture du moment.

On pourrait tenter d’interpréter ce choix : s’agit-il de faire valoir les qualités d’entrepreneur ? De prouver qu’on est responsable de ses décisions et des choix que l’on fait ? De sous-entendre que nulle loi n’est légitime pour encadrer l’exercice d’une profession, quelle qu’elle fût ? À moins que ce ne soit un plaidoyer pour « l’érection du capitalisme libéral », comme l’analysait Thierry Guinhut dans les colonnes de Contrepoints ?

Le livre le plus excitant pour l’esprit

La Grève est le livre le plus lu aux États-Unis, où il se vend toujours à 100 000 exemplaires chaque année. Les lecteurs reconnaissent tantôt qu’il a eu un impact positif sur leur vision du monde, tantôt qu’il les a changés ; lire La Grève, c’est pour un esprit rationnel, l’orgasme intellectuel assuré.

Bref, pour le milieu libéral, la photo a fait l’effet d’une bombe. On pourra certes faire remarquer que décidément, les libéraux sont de purs esprits qui ont une propension à la masturbation intellectuelle : le livre d’Ayn Rand a finalement plus retenu leur attention que la jolie femme allongée à côté du livre.

Ceux qui défendent la liberté d’entreprendre, de faire ou/et de regarder du porno, qui s’opposent aux lois restreignant ce genre d’activité, qui défendent la liberté de se prostituer ou de fréquenter de près cette profession ne peuvent, dès lors, que se réjouir de cette jolie mise en valeur d’un livre qui représente les valeurs de liberté et de responsabilité.