Une si banale affaire Benalla

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Une si banale affaire Benalla

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 30 juillet 2018
- A +

Contre toute attente, le mois de juillet n’aura pas été aussi calme que prévu. Pourtant, tout avait été prévu de façon millimétrée pour que le pays s’enfonce dans une moiteur estivale baignée de la douce euphorie d’avoir gagné la compétition des pousse-ballons. Las, l’actualité en aura décidé autrement.

Voilà qu’Alexandre Benalla, un aide-de-camp présidentiel, se retrouve filmé en train de dépoussiérer vigoureusement quelques manifestants frénétiques de la bouteille pacifiquement jetée sur les forces de l’ordre. Relayée par des médias pas encore remis de la stupéfaction footballistique, la vidéo aura largement servi à alimenter la chronique pendant les dernières semaines sur l’air du « Le premier qui ment s’enfonce ».

Depuis lors, ministres, fifres et sous-fifres se relaient pour savoir qui a le plus menti et s’enfoncent donc dans la nullité la plus crasse avec cet acharnement qui pourrait passer pour du masochisme si l’incompétence et une certaine forme d’opacité mentale n’expliquaient pas mieux ce qu’on observe.

Du côté de l’électorat, une partie de ceux qui bruyamment se réjouissaient il y a un an de l’affaire Fillon se retrouve à présent à grincer des dents de l’affaire Benalla ; alors que la première affaire fusillait durablement un concurrent gênant et emportait son assentiment, cette dernière affaire fait apparaître un douloureux sentiment de cocufiage concernant son poulain : fini la crédibilité des beaux discours enflammés du Louvre où il était question d’une République propre, sans copinage et sans passe-droits. Le retour à la banale réalité des petits arrangements institutionnels est rude pour les amoureux du jeune président.

Eh oui, finalement, le mandat de Macron ne pourra pas non plus se démarquer des autres à ce sujet. Déjà médiocrement différent des précédents de Hollande ou Sarkozy sur le plan économique avec une croissance franchement mollassonne, tout indique que l’indispensable probité vantée en début de quinquennat ne sera qu’une énième baudruche que l’affaire actuelle dégonfle déjà gentiment.

Caramba, encore raté.

Du reste, peut-être ceux qui goûtent maintenant l’amère potion qu’ils étaient fort heureux de voir distribuée à leurs concurrents d’il y a un an comprennent mieux à présent ce que certains pointaient alors du doigt : les risques d’une République de l’hystérie médiatique. On peine en effet à expliquer le délire médiatique assourdissant qui s’est déclenché pour ce qui illustre simplement, une nouvelle fois, l’abus permanent de pouvoir dont usent les élites et leur personnel attaché.

Peut-être la puissance d’internet et des réseaux sociaux, les chaînes d’information en continu ou la mode du moment expliquent-ils l’emballement observé, et celui qu’on observa concernant Fillon ; encore faudrait-il comparer avec des affaires plus anciennes, lorsque les actuelles technologies de l’information n’existaient pas, pour pouvoir estimer leur importance dans le gonflement médiatique observé. Autrement dit, l’affaire Benalla est-elle comparable, politiquement et médiatiquement, avec les affaires du SAC, du Rainbow Warrior, d’Urba, des Irlandais de Vincennes, j’en passe et des meilleures ? En quoi serait-elle plus ou moins grave que ces dernières, ou simplement la continuité d’une véritable tradition républicaine ? Et dans ce cas, ne devrait-on pas d’abord s’offusquer de cette énième occurrence de dérapage, de cette habitude lamentable de la distribution de privilèges qui sévit une fois encore, du fait que, malgré les « promis juré craché » de Macron, le petit monde politique continue, vaille que vaille et coûte que coûte, à reproduire les mêmes schémas, les mêmes erreurs, à distribuer les mêmes privilèges, les mêmes prébendes, à tenter d’étouffer les mêmes écarts et à le faire avec la même communication désastreuse que d’habitude ?

Par ailleurs, on peut voir se dessiner une bien funeste tendance : Macron ne semble pas meilleur que Hollande (qui, bien qu’ayant placé la barre fort bas, avait réussi à faire du limbo encore plus bas avec l’affaire Leonarda, par exemple) et il pourrait bien, au bilan de son quinquennat, être pire – ce qui à ce point relèvera d’une performance plus surhumaine qu’olympique.

De lois « sécurisantes » en discours enflammés pour camoufler un interventionnisme débridé, on risque de plus en plus d’obtenir un pays encore plus taxé, encore plus fliqué, encore plus régulé, avec, au final, un État encore plus enflé, obèse et omniprésent. Qu’on ne s’y trompe pas  : on peut garantir que la loi fake news, récemment repoussée par le Sénat à la faveur de cette « providentielle » affaire Benalla, repassera sous un autre nom, à un autre moment, plus tard, quand les regards seront tournés ailleurs.

Et dans une France sans aucune fake news, aux médias policés (et puissamment régulés à coups de lois bien étroites et de subventions intelligemment distribuées), on est en droit de se demander ce qui aurait effectivement pu fuiter d’une telle affaire. Certes, on aurait été épargnés des demi-douzaines de rumeurs plus ou moins glauques que l’affaire aura déclenchées à sa suite, mais on peut aussi raisonnablement penser qu’elle n’aurait pas existé en premier lieu, complètement étouffée dans l’œuf.

Or, peut-on réellement se réjouir d’un pays sans aucun scandale, non parce qu’il est propre et dont l’élite est honnête mais parce que la presse est muselée et les médias sont aux ordres ? Voulez-vous vraiment d’une espèce de ministère de la Vérité dirigé par des macronistes, c’est-à-dire de gens le petit doigt sur la couture du pantalon devant un exécutif qui profite du flou de la loi pour se protéger, voire se soustraire de la loi commune ?


—-
Sur le web

Voir les commentaires (37)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (37)
  • « on est en droit de se demander ce qui aurait effectivement pu fuiter d’une telle affaire »
    Absolument tout ! Nous ne sommes pas en période électorale et la vidéo est imparable.
    Reste une question : les menteries du pouvoir sont elles, elles, à l’abri d’une loi anti fake news ?

    • Vous imaginez un tel fiasco en pleine campagne électorale? On comprend pourquoi Macron a poussé sa loi fake news malgré les mises en garde concernant les libertés.

  • on peut garantir que la loi fake news, récemment repoussée par le Sénat à la faveur de cette « providentielle » affaire Benalla,

    Ce sera alors la loi Allaben puisque la loi Bela… n’est pas passée.
    Il faut dire qu’ils ont de la suite dans les idées nos polytocards champions du monde de la taxe. A mon avis, ils doivent voir dans le ballon rond un inspecteur des finances contrôlant une compta :
    et un, et deux, et trois millions de pénalités…

  • « Voulez-vous vraiment d’une espèce de ministère de la Vérité dirigé par des macronistes, c’est-à-dire de gens le petit doigt sur la couture du pantalon devant un exécutif qui profite du flou de la loi pour se protéger, voire se soustraire de la loi commune ? » Cette question est purement rhétorique, puisque nous sommes déjà dans cette situation.

  • Les aventures d’un improbable président et de son improbable conseiller lieutenant colonel de 26 ans..et pourtant fort à l’aise devant les caméras…..quelle belle aventure , partis de rien et arrivés au sommet….

  • Que peut-on faire pour empêcher la loi sur les fakes news ? Ecrire en masse à nos députés ?

    • Les députés veulent faire notre bien malgré nous. La liberté d’expression n’est pas bonne pour les simples gens, les enfants et les contribuables. Nous ne sommes pas aptes à traiter l’information. BFM, TF1, répètent ce que nous devons penser. Au delà, cela devient trop compliqué.

  • Que l’on se rassure, Macron envisage sérieusement un spoil system à l’américaine. Donc après la loi sur les fausses nouvelles, les commissions ad-hoc internes au parti et le service d’ordre personnel et non officiel les étages de décision derrière le POTF seront bien durcis. Disons que Cosa Nostra fonctionne comme cela. Pas de remous, tu me dois tout sinon le ciment aux pieds en rade de Brest (pour ne pas vexer Marseille).

    • @vitevu
      « … de décision derrrière le POTF… » POTF pour President Of The French/France, mais c’est P.O.F en fait, et ça colle mieux.

  • Désolé de poser une question si simpliste mais je suis l’affaire de loin étant expat: J’ai du mal à comprendre l’ampleur de cette affaire. Si j’ai bien compris, le gars en question aurait tapé sur 2 manifestants le 1er mai, et aurait depuis été suspendu/viré. Du coup, quel est la raison d’un tel emballement ? De là où je suis j’ai l’impression que l’opposition s’est jetée sur le premier truc venu en mode « ah ah, regardez ! » J’ai donc visiblement raté certaines étapes dans cette affaire mais ne serait-ce que pour pouvoir expliquer le souci à mes amis ici (qui eux, ne sont pas français) ça m’intéresse.

    • Le mec en question disposait d’un équipement qui aurait valu à quiconque l’aurait imité sans avoir les faveurs du Président 6 mois d’emprisonnement et 7500 € d’amende (art. 433-15 du code pénal, port illégal d’uniforme ou de signes distinctifs présentant une ressemblance de nature à causer une méprise dans l’esprit du public). Cette infraction, s’arroger l’apparence des forces de l’ordre sans en avoir la fonction, est reconnue dans tous les pays. Mais bon, s’il avait été sanctionné sans attendre, il n’y aurait probablement pas eu d’histoire. Ce sont les deux mois mis par l’Elysée à prendre une sanction (simple mise en congé de 15 jours tant que l’affaire n’était pas publique), la nature atténuée de cette sanction par rapport à ce qui est affiché (sans solde, mais en fait il a été payé et ce sera décompté de ses congés l’an prochain), le soutien affiché par le Président, les probables privilèges supplémentaires de grade, de port d’armes, de logement et de voiture de fonction, le double emploi vis-à-vis du groupe de sécurité et de protection officiel, en gros tout un tas d’indices convergents qui montrent que quand on est un proche du président, on n’est pas soumis à la loi commune.

      • « quand on est un proche du président, on n’est pas soumis à la loi commune. »

        Jaloux!

      • @ MichelO
        Je ne sais pas si vous avez lu l’interview d’A.Benalla dans LE POINT: il semble qu’une fois de plus, la presse française plaide à charge, plus rarement à décharge, avec des arguments non vérifiés, des rumeurs, vraies ou conditionnelles, peu importe: on peut toujours se dédire après! Tant que les premiers propos vont dans ligne rédactionnelle, autrement dit, les a priori’s politique

        Cette presse-là, c’est du poison! D’abord informer! Juger, chacun le peut pour soi-même, pas besoin de journaliste! Donc attendons le procès en justice.

        Sinon, que les gens qui travaillent pour et à l’Élysée ne soit pas au niveau du péquenaud, ça peut se comprendre!

        Attendons le procès!

        • J’ai lu par hasard cette interview, et la défense de M. Benalla ne m’a pas paru convaincante. Bien sûr, il a toujours à prendre et à laisser dans les affirmations des magazines, mais l’idée ne doit être de prendre position avec ou contre ce qui y est dit, mais de s’en servir pour forger sa propre opinion.
          Et je dois reconnaître m’être interrogé sur mon objectivité personnelle, du fait que la directrice déléguée de l’Express qu’on voit intervenir sur les plateaux télé me rappelle de manière frappante, tant dans ses attitudes que ses raisonnements, feu son admirable père avec lequel j’ai partagé pendant deux ans notre chambre d’étudiants. Mais après introspection, non, il n’est pas difficile de résister aux suggestions de la presse, et mon expérience personnelle des carrières publiques(*) ne fait que confirmer le côté déloyal de certaines d’entre elles.
          (*) Il faudra qu’un jour je vous raconte comment il y a 20 ans j’ai gaffé en expliquant peu poliment à un haut responsable de l’ADEME dans une réunion organisée par mon collègue son futur directeur scientifique que les hydroliennes, ça ne serait jamais profitable, alors qu’ils venaient de se convaincre mutuellement de leur avenir merveilleux. C’est le principe dit des avions renifleurs : plus vous tapez haut, plus vous pouvez profiter impunément du manque de discernement des décideurs.

          • « plus vous tapez haut, plus vous pouvez profiter impunément du manque de discernement des décideurs. »
            Bonne remarque!
            Il conviendrait donc que les décideurs aient une certaine compétence technique qui ne se limite pas à la gestion de leur communication et de leur nombril.
            Je crois me souvenir que Giscard avait conclu la démonstration des avions renifleurs en les qualifiant de pieds nickelés. On a peine à trouver aujourd’hui dans les hautes sphères des individus encore capables de discernement, toute formation scientifique étant considérée comme rédhibitoire.

        • le procès? quel procès? il y a une justice en France? non? de façade..

      • On a d’abord dit « sans solde ». Puis quand la preuve a été faite qu’ il avait touché toute sa paie, l’Elysée a « amendé » l’explication : il sera privé de ses congés l’an prochain. Je serais prêt à parier qui si l’affaire était restée secrète, Benalla n’aurait même pas eu un jour en moins.
        Ceci étant, puisqu’il paraît qu’il est licencié pour faute, comment fera t-on pour lui retirer 15 jours de congés ?

    • « Il aurait été suspendu ou viré »; vous croyez à cette blagounette?
      De fait, il semble avoir gardé son logement de fonction et sa voiture avec chauffeur et, encore en plus, on lui a même permis de faire de la com sur TFI et de donner des interview à des journalistes compatissants.
      Son patron, après un simulacre de mouvement d’humeur, a même affirmé qu’il ne regrettait pas de l’avoir à son service…
      Ne vous inquiétez pas pour lui son avenir est assuré !

      • il est quand même passé devant des relookeurs avant d’être interviewé..faut être beau à la télé, bien propre et bien rasé ça passe mieux devant les téléspectateurs retraités avides de Drucker.

    • CLO CLO
      J’ajouterais qu’il me semble évident que votre mode d’intervention sur ce post est la marque évidente d’une imposture….

      • Je ne sais pas trop ce que vous voulez désigner par imposture, mais mon post était une vraie question, vu que j’ai suivi l’affaire de loin. Entre « le chargé de sécurité tape 2 manifestants » et « C’est pire que le Watergate », j’ai eu l’impression d’avoir raté des étapes dans l’escalade.

    • @cloclo66:
      Vous pouvez expliquer à vos amis que M. Macron est arrivé en bourrasque pour anéantir tout le microcosme politicard qui s’entendait depuis un demi-siècle pour emmerder les français excédés. Cette intrusion n’a pas plu et ce petit monde frustré cherche désespérément les peaux de banane, et comme ils n’y voient pas bien clair ils n’ont même pas été foutus de trouver mieux que de déterrer cette ridicule broutille.
      Ca fera le même flop que le jet pour faire 100km ou la petite piscine de Brégançon. Avec des fléchettes de ce calibre le Président peut barboter tranquille.

    • T’as raison, qu’un type qui est toute la journée a coté du président, et de son épouse, port d’armes, clef de la maison de famille etc, se détende en cognant des passants, déguisé en fauxFlic, quoi de plus naturel !

  • Pour MC2 et CLO CLO
    Il faut également expliquer à vos « amis » que la France est devenue championne du monde de l’exception et de la singularité..
    Un pays qui s’est doté de dirigeants dont le monde entier nous envie;
    Un pays en voie de rapetissement rapide qui a su se débarrasser de la quasi totalité de son secteur productif au profit d’une usine à gaz Étatique;
    Un pays où même la justice s’en trouve instrumentalisée;
    Un pays qui n’est pas celui de la déclaration des droits de l’homme mais, simplement, le pays ou cette déclaration y a été imprimée;
    Un pays ou l’anicroche Benala doit être considérée comme un grain de sable dans la chaussure d’un personnage « parodiateur » de l’historiette du bœuf et de la grenouille… ou vice versa!

    • Je suis bien d’accord avec l’essentiel de votre diagnostic, donc pourquoi se focaliser sur un fétu de paille au milieu d’un mikado de poutres effondrées?

      • MC2
        Mais, avec votre volonté d’occulter et d’absoudre vus êtes également le soutien de beaucoup d’actions en marge de la légalité!
        Le lectorat de CONTREPOINTS appréciera…

        • Ce n’est pas parce que c’est légal que c’est bien et ce n’est pas parce que c’est illégal que c’est mal.
          Les vrais libéraux apprécieront.

      • Pourquoi se focaliser sur le fétu ? Parce que les choses qui sont trop vastes pour être faciles à comprendre s’éclaircissent miraculeusement quand on les explique sur un modèle réduit.

        • Sauf que c’est avec les modèles réduits qu’on « démontre » des absurdités lorsqu’on les transpose en vraie grandeur.
          Je suis sûr que vous avez eu l’occasion de le constater.

        • Pourquoi se focaliser sur le fétu ? L’affaire Benalla-Contrescarpe est l’arbre qui cache la forêt.

          Bien plus grave, est l’accréditation Secret Défense et la carte d’accès à l’hémicycle attribuées à ce péquenaud ! Cette dernière, lui était destinée sans doute pour veiller à l’assemblée à ce que les ouailles de Macron votent les textes dans le bon sens. « Les tireurs couchés d’un jour finissent abattus … » dixit Macron Lamenace.

          Faudrait que Macron s’explique au-delà des fadaises avec les quelles il pense abreuver les français.

          • Quant à son étrange accréditation Secret Défense, elle mérite bien interrogation. Ne serait-ce pas pour permettre à Mr Benalla d’accéder aux bases de données des R.G. et de s’assurer lui même de ce qu’il pouvait être dit sur sa personne ?!

    • J’ai du mal aussi avec vos guillemets sur ‘ami’.

  • bah , cette affaire aura au moins eu le mérite de montrer que macron est comme ses prédécesseurs ; menteur , arrogant , magouilleur , accro au pouvoir ….bref , un président normal , voire banal …..

  • Ao palmarès de Hollandouille , l’affaire Théo est bien plus grave que Leonarda. L’affaire Théo c’est le discrédit mensonger de la police orchestré par le chef de l’état.
    Le vrai sujet Léonarda, une famille de suceurs logée nourrie une décennie au frais du contribuable, le parasitage de la France, n’a jamais été mis en avant dans les merdias

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
fausses nouvelles destabilisation entreprise
4
Sauvegarder cet article

Par Tiffany Donnelly.

L'éditeur du New York Journal, William Randolph Hearst, aurait dit : "Vous fournissez les images, je fournis la guerre !"

Hearst et son rival, Joseph Pulitzer, ont fait du sensationnel, exagéré et carrément menti quotidiennement à des millions d'Américains avant la guerre hispano-américaine, répandant ce que beaucoup appelleraient aujourd'hui de la désinformation. La presse à sensation a notoirement attisé les flammes du conflit, accusant à tort les Espagnols d'avoir coulé l'USS Maine. Mais si les mensonges... Poursuivre la lecture

Par David Zaruk. Un article du Risk Monger

L’Europe souffre d’une épidémie qui met à mal sa population, affecte son économie et détruit sa culture de l’innovation et son esprit d’entreprise. C'est la précautionnite. Et alors qu’elle est bien mal diagnostiquée, elle est à l’origine d’une vaste gamme d’automutilations, de décisions irrationnelles et d’anxiété injustifiée. On l’appelle aussi aversion au risque et ceux qui en sont affligés se jettent dans les bras d’individus sans scrupules et de diffuseurs de peurs.

Les personnes a... Poursuivre la lecture

Par Jean-Baptiste Delhomme et Damien Liccia. Un Article de Conflits

S’intéresser aux fake news, pour utiliser le terme anglo-saxon qui, des rédactions des journaux et autres pure players américains, a progressivement essaimé jusqu’au débat public hexagonal, revient à s’intéresser à un objet d’étude en apparence fort récent et corrélé à la montée en puissance du web et des réseaux sociaux au cours de ces dernières années. Il n’est, pour s’en convaincre, qu’à analyser la manière dont le terme s’est répandu sur le Twitter francophone depu... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles