Pouvoir d’achat : le salarié français victime de la pression fiscale

Comment est née la règle des 3% ?By: Images Money - CC BY 2.0

La journée de libération fiscale est l’occasion de rappeler que si les salariés français sont parmi les mieux payés en Europe, la pression fiscale les fait chuter dans le classement.

Par la rédaction de Contrepoints.

À l’occasion de la journée de libération fiscale, l’Institut Molinari publie un rapport visant à évaluer la pression fiscale et sociale réelle pesant sur les salariés des pays de l’Union européenne. Toujours dans le peloton de tête des pays les plus soumis à la pression fiscale et sociale, la France voit tout de même une -très- légère amélioration de son pouvoir d’achat, et cela après la réforme des cotisations sociales. Les auteurs du rapport montrent que si théoriquement, le salarié français reste parmi les mieux payés de l’Union Européenne, la fiscalité nationale le fait dégringoler dans le classement.

Ainsi, le pouvoir d’achat réel, c’est-à-dire ce que débourse l’employeur pour l’employé, est de 56 815 €, ce qui place le salarié français juste après l’Allemagne, au 6e rang européen. Seulement, après le passage des charges, impôts et TVA, qui en France s’élèvent à 56, 73%, son pouvoir d’achat se réduit à 24 582 €, et le rétrograde à la 11e place sur 28.

Source : institut économique Molinari http://www.institutmolinari.org/la-pression-sociale-et-fiscale,3426.html

À l’occasion de cette journée, le salarié prend conscience qu’il travaille d’abord pour l’État avant de travailler pour lui-même, et qu’on ampute une partie de son salaire discrètement. Malheureusement, avec le prélèvement à la source, la pression fiscale risque de s’accroître encore plus, car ce sont les entreprises qui vont être mises à contribution pour exploiter les citoyens, réduits au rang de ressource exploitable pour une puissance publique incapable d’enrayer ses dépenses.

C’est une révolution dans les mentalités qu’exige la liberté d’entreprendre et de travailler : ce n’est pas l’État qui devrait pouvoir mutiler arbitrairement le pouvoir d’achat des citoyens, en chargeant au maximum les employeurs, mais le citoyen lui-même qui devrait cotiser aux assurances de son choix. Vivement le salaire complet !