Oser prendre des risques pour gagner de la confiance en soi

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Oser prendre des risques pour gagner de la confiance en soi

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 1 juillet 2018
- A +

Par Charles Boyer.

La confiance en soi peut souvent être d’une grande aide pour atteindre le bien-être. Elle permet d’éprouver moins d’inquiétude, d’envisager davantage de solutions aux problèmes que nous rencontrons, puisque nous nous faisons alors confiance pour les expérimenter, et même de mieux réussir dans les tentatives que nous choisissons. Avec elle, nous passons moins de temps à nous en faire, et davantage à nous attaquer aux causes mêmes de nos soucis.

Ainsi, s’il est vrai qu’il ne s’agit pas tant de stress d’origine externe que de nos propres réactions internes, alors la confiance en soi est l’un de nos meilleurs outils anti-stress. Or le stress, et son hormone le cortisol, présents de façon chronique,  sont mauvais pour la santé, et donc à éviter.

Plus facile à dire qu’à faire car, si je manque de confiance en moi, alors, à l’inverse, je ressens davantage le stress et j’ai moins de capacité à régler facilement mes problèmes, ce qui alimente ma faible confiance en moi, générant ainsi un cercle vicieux, ou, comme le diraient les anglophones, de catch 22 (ou situation de double contrainte).

Difficile de prétendre pouvoir, en un court billet, donner la recette miracle pour acquérir de la confiance en soi. Toutefois, il semble qu’elle puisse être approchée par divers chemins, comme par exemple :

Ce ne sont là bien entendu que quelques pistes n’ayant point vocation à être La Voie de La Solution.

Il semble aussi illusoire d’espérer atteindre la confiance en soi en faisant l’économie d’une question centrale : puis-je y parvenir entièrement si je souhaite toujours une main supérieure qui me soutient ?

Le vélo sans les petites roulettes latérales

Pour comprendre la question, prenons un exemple qui nous est à tous familiers,  l’apprentissage du vélo pour un petit enfant. D’abord, on commence avec des roulettes latérales qui nous empêchent de tomber. Plus on va vite, plus l’effet gyroscopique des grandes roues permet au vélo de se tenir droit, sans l’aide des roulettes qui, alors, parfois, ne touchent même plus le sol. Vient alors le grand moment.

Papa ou maman enlève les roulettes latérales et nous voici face à l’un de nos moments à la fois le plus angoissant et le plus excitant, la perspective de jouir de la vitesse et de la joie de la bicyclette sans ces roulettes qui la restreignent. Se lance-t-on d’abord seul ? Non, rendons-nous dans n’importe quel jardin public, et nous assisterons, avec le sourire aux lèvres, à cette belle scène si familière, les premiers tours de pédale d’un enfant sans les roulettes de sécurité. Plus souvent qu’à son tour, on remarque, sur l’épaule de cet enfant, une main forte et rassurante, celle du parent qui encourage cette tentative.

Pensons-y quelques secondes, le petit cycliste est alors face à un dilemme : soit il ne va pas trop vite et cette main peut rester sur son épaule, et il ne risque rien, soit il pédale pour de bon, et atteint la vitesse qui rend le vélo si marrant ; mais alors la main sur son épaule ne peut plus suivre, et il risque de tomber et de s’écorcher non seulement le genou et le coude mais, pire encore, son amour propre. Ce risque est même garanti : c’est à peu près sûr que, tôt ou tard, il va se ramasser. Et alors il se relèvera et recommencera. À la fin, il saura faire du vélo, et peu de sensations sont plus agréables que celle là.

Derrière cette scénette, nous avons vu le petit bond en avant qui se produit quand nous laissons la confiance en soi prendre les commandes.

Or, dans nos vies actuelles, nous acceptons, et en fait nous appelons souvent de nos voeux, d’avoir toujours une main supérieure sur notre épaule supposée nous empêcher de tomber : dans la maladie, le chômage, l’ignorance, la vieillesse, et fondamentalement, pour nous protéger de tout risque. Notre société a évolué jusqu’au point où, pour faire face à toute incertitude, nous n’enlevons plus jamais les petites roulettes latérales. Plutôt que de le faire, nous exigeons que le pouvoir, les autorités, c’est-à-dire une administration, des politiciens, nous soutiennent en toutes circonstances, contre tout risque.

C’est parfois dommage, car dans chaque domaine, si l’on comptait avant tout sur nous-mêmes, nous trouverions souvent de meilleures solutions, nous offrant davantage de plénitude.

Pourquoi envisager sa santé ponctuellement, via un médecin ou un médicament, alors qu’avec un bon gros effort de recherche personnelle, nous pouvons prévenir la plupart des maux ? Pourquoi vivre dans la crainte de l’inactivité alors que, si nous apprenons chaque jour de nouveaux savoir-faire, et nouons de nouveaux contacts de qualité, nous pouvons franchement parvenir à avoir toujours quelque chose à faire ? Pourquoi dépendre d’un monopole centralisé, un rien inhumain, pour l’école de nos enfants, alors que nous pouvons la créer, ou explorer toutes les options de la scolarité hors contrat ; alors que les ressources dans ce domaine, sur le web, déjà riches, vont exploser sous peu ? Pourquoi souhaiter une retraite qui menace de fondre comme neige au soleil et une maison de repos, alors que les possibilités de partage, avec la famille, des amis, des inconnus partageant nos passions, et une activité plus longue, que l’on adore, ont la possibilité de rendre nos vieux jours bien plus excitants qu’on ne le pense ?

Nous pourrions continuer sans fin ce questionnement, mais c’est sans intérêt, car ce sont là en fait une infinité de questions entièrement personnelles, sur la façon dont chacun, comme bon lui semble, pourrait être le meilleur, tout en ayant une vie la plus satisfaisante possible.

À chaque instant de notre vie nous revivons ce dilemme des petites roues latérales : est-ce que je veux garder la main des autorités sur mon épaule, et ne pas atteindre la plénitude de ce que je suis en train de vivre, ou bien est-ce que je veux laisser s’épanouir mon assurance, même s’il doit m’en coûter des écorchures ?

Si je veux pleinement atteindre ma confiance en moi, alors dois-je laisser un État-providence être impliqué dans chaque aspect de ma vie ? La réponse s’impose d’elle même.

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  • Ce brave érudit a du recevoir une éducation bien différente de celle qui nous a été dispensée par bonheur . Le problème ce ne sont pas les enfants , ce sont les parents .
    Gosses , nous n’avions comme premier souci que d’échapper à la gouvernance parentale pour aller profiter de la liberté que nous avons apprise sur le terrain . Par besoin de philosophes pour nous en faire apprécier les bienfaits . Nous n’allons pas refaire le monde bien sûr mais commencez par dire aux parents de laisser vivre leurs enfants . Ils ne demande que ça !

  • marrant ça ! perso , il me suffit de sentir la présence , voire la surveillance du pouvoir , d’une autorité , de l’administration ou des politiciens pour perdre toute confiance en moi ……j’étouffe au lieu de respirer ….

  • Le mental est déterminant mais pas que, le physique a aussi son importance cf le Big Dick Energy

  • Pour continuer dans l’analogie du velo, l’Etat est preque toujours le parent qui non seulement met la main sur l’epaule, mais aussi retient fermement pour empecher l’enfant d’aller plus vite que lui. Quels que soient les efforts fournis, il est interdit de s’emanciper.

    La seule solution est de prendre le velo en dejouant la surveillance parentale.

  • la main superieure??

  • Ayant perdu mon père à l’âge de 27 ans, et donc sa main supérieure que j’aimais tant qui ne s’imposait jamais mais savait me guider, j’ai suivi la voie que je pensais bonne pour moi en imaginant qu’il était content de mes choix. Avec mes enfants, j’essaie aussi d’être cette main supérieure invisible et ça marche.

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