Migrants : et si l’on remplaçait les quotas par la vérité des flux ?

Avant de s’arracher les cheveux sur des quotas de migrants, pourquoi ne pas déconstruire peu à peu ce modèle social qui nous engloutit dans le chômage de masse et une faible croissance ?

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Migrants : et si l’on remplaçait les quotas par la vérité des flux ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 22 juin 2018
- A +

Par Nathalie MP.

Depuis la crise aiguë de 2015, la question migratoire n’a jamais vraiment quitté notre actualité. Elle a même pris rang de premier enjeu politique pour des partis tels que le Rassemblement national et une partie des Républicains qui fondent leur réussite électorale sur la stricte défense identitaire de la France.

Mais ces derniers jours, elle est revenue en force dans nos débats publics – de façon formelle parce que c’était hier la journée mondiale des réfugiés, mais surtout suite à l’affaire du bateau Aquarius et ses 629 migrants que l’Italie n’a pas voulu accueillir et suite à celle des enfants et adolescents gardés dans des sortes de cages tandis que leurs parents arrivés illégalement sur le territoire des États-Unis sont en détention.

J’aimerais d’abord dire que toute comparaison de ces événements avec la montée du nazisme en Allemagne dans les années 1930 me semble hautement inadéquate. Il ne s’agit pas ici de l’oppression d’un pays à l’encontre d’une catégorie particulière de sa propre population qui ferait alors de son mieux pour fuir. Il s’agit au contraire de répondre à des arrivées extérieures importantes non sollicitées que même l’élection de Trump, anti-immigrationniste notoire et vindicatif, n’a pas découragées.

Et avant de s’indigner complètement, contre l’Italie par exemple, dont le nouveau ministre de l’Intérieur a évidemment toutes les caractéristiques politiques de ceux qui prônent la fermeture totale des frontières européennes, observons que selon l’OCDE :

L’Italie « a reçu des centaines de milliers de réfugiés sans avoir reçu de leurs collègues, de leurs voisins de l’Union européenne, les appuis nécessaires correspondant à l’effort que l’Italie était en train de faire au nom de tous. » (Live Le Monde, 20 juin, 14 h 10)

Alors qu’Emmanuel Macron a fustigé le cynisme et l’irresponsabilité italienne, le ministre italien a eu beau jeu de lui rétorquer que la France n’avait pas tenu les engagements pris en 2015. Et de fait, d’après les derniers chiffres de la Commission européenne, elle n’aurait accueilli que 9 % du contingent de migrants débarqués via l’Italie auquel elle s’était engagée. La question est donc des plus complexes et ne saurait s’accommoder d’une indignation à bon compte.

Il n’en demeure pas moins qu’on touche là à la façon dont des hommes traitent d’autres hommes. Séparer des enfants de leurs parents n’est pas acceptable, balader des migrants au prix fort et au péril de leur vie comme le font trop de filières clandestines en Méditerranée ne l’est pas plus.

Ces jours-ci, les commentateurs politiques reviennent donc doctement sur le sujet, déplorant que la solidarité européenne soit ainsi mise à mal et soulignant le fait que les populations occidentales sont préoccupées par l’afflux de personnes si culturellement différentes d’elles, mais personne ne dit ce qu’il faudrait faire, personne n’a de solution concrète à proposer.

Aussi, entre ceux qui demandent la fermeture totale des frontières et ceux qui veulent au contraire tout ouvrir, on se retrouve à essayer de déterminer de façon purement administrative et artificielle des « quotas » acceptables, des « limites » à ne pas dépasser, qui permettraient de faire oeuvre d’hospitalité dans la responsabilité.

Si ce n’est que personne ne semble voir que tout ceci intervient dans un contexte migratoire qui a été largement faussé par un empilement de mauvaises décisions antérieures.

Autant la libre circulation des personnes me semble être un élément indispensable des droits individuels – et je sais que je n’hésiterais pas à « tenter ma chance » dans un autre pays si je pensais pouvoir y trouver une vie meilleure – autant cette libre circulation s’effectue aujourd’hui dans un cadre qui a subi tellement de distorsions politiques et économiques qu’on en vient à se demander sérieusement si l’on n’alimente pas ainsi les flux migratoires qu’on aimerait tarir.

Les raisons du départ sont soit les conflits (cas de la Syrie et de l’Iraq), soit un régime politique oppresseur (cas de l’Érythrée), soit la pauvreté (cas général de l’Afrique subsaharienne), soit un peu tout cela (cas du Venezuela).

Concernant les conflits et le terrorisme de Daesh, il serait absurde et faux d’en imputer l’origine aux pays occidentaux, mais l’on est bien obligé de constater que les interventions en Iraq et en Libye dans le but de rétablir la démocratie ont surtout eu pour effet de déstabiliser un peu plus les régions concernées, laissant ainsi le champ libre à des groupes terroristes, ce qui eut inévitablement pour conséquence d’intensifier les départs. Tout ceci sans apporter les améliorations souhaitées et en créant un ressentiment fort contre les Occidentaux dans les populations concernées.

Il serait dommage de commettre la même erreur dramatique en Syrie, même si Bachar el-Assad est bel et bien un tyran. Qui mettre à sa place ? Nous n’en savons rien et de toute façon, nous n’avons aucune légitimité pour le faire.

Sur le plan économique, j’ai déjà eu l’occasion de souligner combien les politiques de développement basées sur l’aide internationale déversée par milliards de dollars en Afrique (ou ailleurs) sont non seulement impuissantes mais néfastes tant elles empêchent les pays et les populations concernées de se prendre en charge eux-mêmes, de se réformer et d’innover. De plus, elles attisent la corruption et les convoitises, relançant guerres ethniques et guerres civiles, et donc les flux migratoires.

Au contraire, il serait bon que l’Europe et les États-Unis cessent de protéger leur agriculture par des subventions et des droits de douane afin de permettre aux paysans africains d’accéder aux marchés mondiaux et de dégager peu à peu les capitaux qui vont pérenniser leur activité, plutôt que de quitter leurs terres dans l’espoir d’une vie meilleure en Europe.

Concernant le choix du pays d’arrivée, Gérard Collomb s’est fait taper sur les doigts récemment quand il a parlé du benchmarking que les migrants faisaient pour comparer les conditions d’accueil des différents pays. Mais il n’a pas tort. Bien sûr que les candidats au départ évaluent ce qu’ils vont trouver à l’arrivée. C’est ce qu’on ferait tous et c’est d’ailleurs exactement ce que font les Français quand ils envisagent de quitter la France pour le Canada, la Nouvelle-Zélande ou ailleurs.

Et bien sûr que notre État-providence et son « pognon de dingue » est un élément important du choix. Pas le seul, car un faible taux de chômage ou la présence de membres de la famille comptent également beaucoup. Mais en France, l’État providence constitue non seulement une distorsion colossale de nos équilibres socio-économiques, mais également un appel d’air très nette à l’immigration. Avant de s’arracher les cheveux sur des quotas de migrants, pourquoi ne pas déconstruire peu à peu ce modèle social qui nous engloutit dans le chômage de masse et une faible croissance ?

Autre distorsion observée : plus les frontières sont fermées, moins il est possible d’aller et venir, plus la migration devient un unique voyage hyper-important et sans retour. Si c’est un succès, tant sur le plan économique que sur le plan de l’intégration, tant mieux, personne ne s’en plaindra. Mais si c’est un échec, il n’y aura pas de possibilité de retour au pays. Le mythe du pays d’accueil comme pays de cocagne perdurera dans les pays de départ, ce qui créera de nouveaux départs, tandis que celui qui vit mal sa migration tend à s’enfermer dans sa nostalgie sans s’intégrer.

De toutes ces distorsions naissent une série d’effets qu’on déplore (filières clandestines, chômage élevé dans les quartiers « sensibles », échec de l’intégration, communautarisme, délinquance). Le traitement de l’existant par quotas ne pourra jamais en venir à bout.

Mais supposons qu’on règle, en partie sinon complètement, les problèmes que je citais plus haut à propos des pays de départ et des pays d’accueil. Supposons que les politiques de développement actuelles se transforment en politiques plus libérales, les seules susceptibles d’accompagner les pays d’Afrique et leurs habitants sur le chemin de la prospérité. Supposons qu’on laisse le marché (de l’emploi, de la formation) régler les flux d’arrivée dans les pays d’accueil à la satisfaction des deux parties, au lieu de créer des appels d’air.

On se retrouverait alors avec une solution durable au drame des migrants de la Méditerranée. On se retrouverait avec des flux migratoires « non faussés », basés sur une décision de départ plus responsable de la part des partants, lesquels auraient aussi plus de possibilités de revenir en arrière. L’immigration clandestine et les arrivées sans papiers n’auraient plus de raison d’être. L’échec ne serait pas une fatalité. L’État de droit et la protection des biens et des personnes s’appliqueraient à tous. L’immigration ne serait plus un enjeu électoral, ni dans un sens ni dans l’autre.

Sur le web

Voir les commentaires (65)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (65)
  • Bon article, après les français s’expatrient dans des pays de civilisation équivalente, l’amerique du nord, l’europe, un partie de l’asie.
    Je suis expatrie, et je ne vais pas aller dans un pays ou ma femme doit se voiler, n’a pas le droit de conduire, ou manger du porc et boire de l’alcool est interdit.
    Ensuite je suis expatrie en Chine et suis paye 10 fois plus qu’un Chinois. Vous croyez qu’un patron chinois va payer un mec 10 fois plus pour le plaisir ? non, c’est parce-que j’ai des connaissances, des qualités qu’il ne trouvent pas dans ses compatriotes Chinois. Aucuns français va travailler en Chine pour gagner 300 euros/mois (smic chinois).

  • Une bonne réactualisation de la célèbre citation de Bastiat :
    « Si les marchandises ne traversent pas les frontières, les soldats le feront »

  • Notre modèle social, un appel d’air tres net ?
    Hum ! …
    On se demande bien pourquoi alors ils veulent tous aller en Angleterre ?

    • Peut-être parce que le « modèle social » britannique (au sens large, pas seulement les allocations) est bien meilleur que vous ne le croyez… Et que les « opportunités » (de travailler, de se loger,…) sont plus importante que les allocations.

      • Ca tombe bien. C’est exactement ce que je sous-entendais. Que nos allocs – que l’on accuse de constituer un attrait fort – sont bien moins déterminantes que la perspective d’un vrai boulot dans une société où la couleur de peau importe peu…

        • @ Guido Brasletti
          Parfait! Vos « migrants » (mais pour un Français, on dit: « expatrié », histoire de ne pas se confondre avec ces masses!) sont attirés en France pour aller vers Calais (puis le U.K.).

    • On se demande comment il se fait qu’il en reste autant dans les autres pays s’ils veulent tous aller en Angleterre… De plus, ceux qui veulent aller en Angleterre ne seraient pas un problème s’ils voulaient rester en France pour y créer leur business. Mais combien parmi ces migrants ont un projet économique et les compétences pour le conduire, à commencer par le minimum de connaissance de la langue et de la culture qui les rendrait autonomes ?

      • Peut être parce qu’on les empêche d’aller la bas (Sangatte…).

      • @ MichelO
        D’abord, sachez que la France se plaint beaucoup mais qu’elle n’héberge pas plus de réfugiés et/ou migrants et beaucoup moins qu’elle ne se le raconte, par rapport avec ses voisins, y compris insulaire!
        Et si, si! Un étranger, surtout si il n’est pas blanc, aura bien plus de mal à créer son business en France qu’au U.K., autrement plus libéral (et sans doute moins « social »).
        Enfin, si vous n’avez pas compris que vos législation, règlementations, exigences multiples de la machine étatique à travers toutes ses arcanes administratives ou locales ou autres, sans compter la fiscalité, ont de quoi décourager tout entrepreneur un peu ambitieux, c’est que vous n’avez jamais voyagé!

        • Vous le dites, n’importe qui de n’importe quelle couleur aura un mal fou à entreprendre en France. En revanche, pour bénéficier des aides sociales, n’importe qui de n’importe quelle couleur n’aura pas grand mal. La conclusion sur les motivations de ceux qui viennent est évidente. Il me suffit de regarder autour de moi dans les rues de ma bonne ville bretonne pour la confirmer, et d’avoir un minimum de connaissance des patronymes étrangers pour constater que les migrants écrasent en nombre la minorité infime des réfugiés, et qu’ils représentent une part bien plus importante des habitants que des travailleurs.

  • Bon article équilibré.

    Quelques remarques néanmoins :
    Il faut sans cesse répéter et re-répéter la différence entre immigrants et refugiers : les refugiers doivent etre aidés, les immigrants surtout pas.

    J’ai quelques doutes sur la partie agricole de l’article, en effet l’expatriation coûte cher et c’est au contraire la petite classe moyenne africaine en train de se constituer qui bouge … le paysan affamé n’en a pas les moyens. (je vous renvoie vers cet article très intéressant : http://www.lefigaro.fr/international/2018/04/16/01003-20180416ARTFIG00263-immigration-les-theses-a-rebours-de-stephen-smith-l-africaniste-cite-par-macron.php)

    « balader des migrants au prix fort et au péril de leur vie  » là on est dans le plus gros mythe de cette crise migratoire. Il faut savoir que la létalité en méditerranée est inférieure à la mortalité infantile de la plupart des pays d’origine des immigrants clandestins … autant dire que ça peut paraitre un voyage dangereux/hasardeux dans notre paradigme européen mais c’est business as usual » dans le paradigme africain.

    Un autre sujet qui aurait pu être abordé c’est l’humanitaire/ONG : Aller faire survivre artificiellement une partie de l’explosion démographique africaine puis après se plaindre de ses conséquences … est une question pas publiquement correcte du tout mais qu’il faut regarder en face.

  • c’est bien gentil ces migrants qui veulent venir en France , mais peut être faudrait il avant tout s’occuper de ceux qui sont déjà là et dont apparemment le gouvernement ne sait pas trop quoi faire ; soins , apprentissage de la langue , formation d’un métier , logement …..quand on s’engage pour quelque chose , on le fait jusqu’au bout et on le fait si on a les moyens ; sinon , c’est le merdier assuré et ce sur le court terme;

  • « Si l’État-providence n’existait pas, si nous avions une complète liberté des marchés, il serait alors logique de laisser la porte grande ouverte à l’immigration. Mais avec l’État-providence c’est impossible. Sa présence implique de contrôler l’immigration » .
    Milton Friedman.

    Donc je déplore l Etat providence.

    • Citation tronquée d’une conférence de Friedman qui fait dire l’exact opposé de ce qu’il a dit comme le savent ceux qui connaissent bien cet auteur. Sans surprise, les droitards illibéraux adorent partager cette citation tronquée. Cette récupération d’un auteur libéral par les ennemis du libéralisme est à gerber.

      Le propos complet de Friedman, dont est extrait cette citation qui perd son sens ainsi tronquée, était de disqualifier la social-démocratie et non de limiter l’immigration.

      Cette manipulation de l’extrême droite des propos de Friedman est du même niveau que celle oppérée par l’extrême gauche. Les gauchistes veulent faire croire que Friedman était l’ami du dictateur chilien pour le discréditer. Les droitards xénophobes veulent faire croire qu’il était contre l’immigration, et donc cherchent à le récupérer pour donner du crédit à des thèses qu’il exécrait.

      • Si la citation de Friedman ne vous satisfait pas, considérez les point de vue de Murray Rothbard et Hans-Hermann Hoppe sur le sujet.

        https://mises.org/library/open-borders-are-assault-private-property

        • @ Olivier Maurice
          Évidemment non! Si la citation ne satisfait pas, c’est la citation qu’il faut livrer, pas une autre interprétation-citation, bien sûr! D’où vous vient votre logique tordue? En tout cas pas de R.Descartes.

      • Il faut relire mon commentaire Raphaël.
        La citation de Friedman n’est pas tronquée, et je la comprends bien comme une critique de la social démocratie et non pas comme une critique de immigration. Je l’ai bien utilisé dans ce sens, c est pour cela que je dit que je déplore l’Etat providence.
        Mal comprenant ou vous tirez trop vite ?

        • Je crois que tout défenseur des libertés comprend à la fois la citation et votre commentaire. Par contre, pour les afficionados d’un Etat omnipotent, la conclusion logique est la fermeture des frontières.

        • Alors, donnez la version complète et chacun pourra juger!

      • Je dis que l’immigration est un faux problème.
        Soit on la gère de façon autoritaire, et cela ne semble pas très libéral. Soit on est libéral, on autorise toute immigration en supprimant l État Providence.
        L avis des droitards ou autres gauchistes, je le connais, merci.

        • Mea Culpa.
          J’ai tellement vu cette citation utilisée par des gens qui lui font dire l’inverse de ce qu’elle dit que j’ai dégainé trop vite, je l’avoue.
          On ne compte plus désormais sur les réseaux sociaux les gens qui détournent cette phrase et font passer Friedman pour un auteur anti-immigration.

          • Ça arrive au meilleur ?

          • @ Raphaël
            Et alors? Je ne vais pas vivre selon une formulation de M.Friedman: le libéralisme c’est aussi la décision autonome et individuelle, pas suivre une doctrine, fut-elle française et théorique. Non, le libéralisme, ça se vit, tous les jours, ou ça n’existe que dans la tête (et ça, c’est sans intérêt!)!

            • Personne ne vous demande d aimer les’idees De Friedman ou de les appliquer bêtement, ce n’est effectivement pas cela le libéralisme.
              Raphael rétabli seulement le fait que Friedman n’était pas anti immigration comme on le caricature parfois.
              Vous prenez en effet des décisions autonomes et individuelles, mais‘ avez vous le droit de le faire pour d autres hommes en restreigant leur liberté si ils n ont pas violé les droits autrui ou sa propriété ? Les migrants ne violent pas mes droits, pas plus que les GAFA et le problème est bien l’état providence.

  • Permettre aux paysans du tiers monde de vendre leurs produits ici est s exposer a des manifs massives de la FNSEA, qu aucun gouvernement n a le courage d affronter (macron a ose affronter CGT et Sud a la SNCF mais quand les paysans ont bloque les raffineries, il n est pas intervenu).

    Ca serait pourtant une bonne chose si on commencait deja par arreter de subventionner les exportations de produits agricoles qui detruisent les economies de ses pays. Mais la encore, hautement improbable vu qu il faudra envoyer les CRS pour empecher les sous prefectures d etre remplies de purin

    Demanteler notre modele social pour eviter l immigration est illusoire. Deja, un clandestin ne peut pretendre a rien en theorie (meme si en pratique il doit pouvoir ruser). Vu l ecart de niveau de vie entre l afrique et ici, il faudra toujours mieux etre ici.
    Et si la personne n a pas de revenu, elle va probablement pas se laisser mourrir de faim. On va donc avoir une situation similaire a Mayotte ou en Guyane, avec une criminalité massive

  • Chiffres du HCR pour 2017 ; 68,5 millions de personnes déracinées à travers le monde dont:
    40 millions de déplacés internes
    25,4 millions de réfugiés
    3,1 millions de demandeurs d’asile
    A l’échelle de l’UE, on en a récupéré 1,1 million sous toutes les appellations réfugiés, migrants, demandeurs d’asile, détresse… C’est vrai que l’on ne fait pas beaucoup d’efforts pour atteindre une part significative des 28 millions. LOL

  • L’article aborde le sujet de l’immigration d’une façon très intelligente et sur laquelle on insiste pas assez : beaucoup de Français qui s’opposent aux immigrés ne se rendent même pas compte qu’eux-mêmes (lesdits Français) n’hésiteraient pas une seule seconde à « tenter leur chance » dans un pays étranger suceptible de leur offrir une vie meilleure.

    Ces Français trouvent normal de traiter les immigrés comme des sous-hommes, de les rejeter par tous les moyens nécessaires, mais sont scandalisés à l’idée qu’ils (lesdits Français) puissent à leur tour se faire rejeter par des pays étrangers qui se portent mieux que la France. Ces Français estiment que s’ils partent vivre à l’étranger ils ne deviendront pas des « immigrés » mais seulement des « expatriés. » Ils ne comprennent pas qu’en réalité il n’y a pas de différence fondamentale entre un « expatrié » et un « immigré. »

    Pour conclure, je tiens néanmoins à rappeler que le problème c’est le fait de s’opposer à l’immigration avec des arguments nationalistes , tel que la soi-disante insurmontable incompatibilité culturelle.
    Par contre, s’opposer à des immigrés avec des arguments libéraux ne pose aucun problème. Par exemple : face à un immigré que personne n’a invité, qu’aucun patron n’est prêt à embaucher, que personne ne veut prendre en charge, etc…, d’un point de vue libéral il n’y a rien de mal à s’opposer à l’accueil d’un tel immigré jugé indésirable.

    • pourquoi les arguments nationalistes ne vaudraient pas les arguments libéraux ?
      Personnellement, je ne vois pas de compatibilité entre l’Islam et notre culture.
      Et prendre en compte la démographie n’est pas forcément intolérable ou idiot.

      • Ah mais vous avez parfaitement le droit d’être nationaliste, de détester les libertés individuelles et de vous opposer aux idées libérales.

      • « je ne vois pas de compatibilité entre l’Islam et notre culture. Et prendre en compte la démographie n’est pas forcément intolérable ou idiot. »


        @breizh : à partir du moment où il n’existe plus d’état-providence (et de censures, et de marché du travail trop reglementé) l’immigration n’est plus un problème même dans le cas où elle est extrêmement massive. Car sans état-providence ce sera une question de survie pour les immigrés de s’intégrer à la société française par le travail. Si les immigrés ne parviennent pas, pour des raisons culturelles/religieuses, à s’intégrer à la société française par le travail, alors dans ce cas, et c’est là une chose cruciale à comprendre, une partie de ces immigrés rejetteront leur culture/religion, tandis que l’autre partie de ces immigrés (celle qui ne consentira à aucun compromis / celle qui refusera toute remise en question de sa culture/religion) finira d’elle-même par quitter la France en choisissant volontairement, de plein gré, sans subir aucune coercition étatique, l’option d’une émigration ou réémigration (« retour au bled ».)

      • @breizh : Notre culture (la culture occidentale) est à l’avant garde dans la promotion de la liberté religieuse. Par conséquent ce n’est pas le respect de la liberté religieuse des musulmans qui est incompatible avec la culture occidentale mais bien au contraire la supression de cette liberté religieuse.

        En tant que libéral athée je suis cependant très critique à l’égard des religions, et donc, en l’occurence, très critique à l’égard de l’Islam. Le fait que je respecte la liberté des musulmans ne m’empêche pas de constater que le « mauvais islam » (djihadisme salafiste) ne se distingue du « bon islam » que par son degré, et non par sa nature. Autrement dit : selon moi il faut mettre dans le même sac le « mauvais islam » et le « bon islam. »

        Le problème c’est que la plupart des gens qui, comme moi, mettent « mauvais islam » et « bon islam » dans le même sac, ne sont pas, contrairement à moi, favorables au respect de la liberté religieuse des musulmans, et font par conséquent le jeu des musulmans les plus extrêmistes.

        On résume : selon moi le meilleur moyen de lutter contre les musulmans les plus extrêmistes, c’est de respecter scrupuleusement la liberté religieuse des musulmans tout en défendant impitoyablement la liberté d’expression des « islamophobes » ayant compris qu’il n’y a pas de différence entre « mauvais islam » et « bon islam » et n’hésitant plus à critiquer sans relâche l’Islam.

        • Je vois avec l’Islam un problème que je ne vois pas avec d’autres religions pourtant très rigoristes : l’Islam est totalement opposé à la liberté religieuse. Comment respecter scrupuleusement la liberté de quelqu’un qui n’a aucune intention de respecter la vôtre ? On arrive dans la légitime défense, qui n’est pas interdite aux libéraux, que je sache.

          • @MichelO : Par « respecter la liberté des musulmans », j’entend par exemple le fait de ne pas interdire (par la loi de l’Etat) le port volontaire du voile.

            Comme beaucoup de lecteurs de Contrepoints : je déteste le voile (qu’il s’agisse d’un simple voile ou d’une burqa ou autre.) J’estime que le voile est semblable à une étiquette sur laquelle il y aurait écrit « Je suis reversée à ma tribu/communauté. » Autrement dit, à mon humble avis le voile c’est pas juste un symbole qui permet à une femme de proclamer fièrement « je suis musulmane », le voile c’est également un symbole pour dire (de façon volontaire ou involontaire) « tu n’es pas musulman donc même si je te trouve mignon va te faire foutre. »

            Cependant, même si je déteste le voile, ce que je déteste encore plus ce sont les gouvernements qui se permettent de restreindre la liberté, en l’occurence : la liberté vestimentaire.

            Je ne conteste pas le droit d’un propriétaire privé ou d’un patron de discriminer une femme voilée (en refusant de lui louer un appart, ou en refusant de l’embaucher même dans le cas où c’est la plus compétente pour le job)

            Cependant, j’estime qu’aucun Etat n’a le droit de supprimer la liberté de porter le voile, et que tout Etat qui agit de la sorte fait le jeu des musulmans les plus extrêmistes, car cela leur fournit une raison légitime de se plaindre, cela rend leur discours beaucoup plus difficile à contre-argumenter.

            • Relire P Salin sur le sujet et le monopole de l’exclusion des étrangers par l’état;
              « l’État s’est approprié des droits fondamentaux qui appartiennent aux individus et qui ne peuvent appartenir qu’à eux, le droit de choisir et le droit d’exclure.  »

              Le pb de toute discussion sur l’immigration est que l’on vit dans une doxa d’état providence. Les français veulent l’état providence mais pas pour les autres. Ils ne peuvent pas imaginer un état minimaliste.

              CPEF

            • Dit comme ça, ça a du sens, mais en pratique vous savez que le droit de discriminer une femme voilée ne vous est pas accordé, tandis que le droit aux musulmans de ne pas appliquer la même rigueur morale envers leurs coreligionnaires et envers les incroyants ne se retrouve en pratique pas contesté.

              • Dis plus simplement, si un blanc tape sur un noir c’est qu’il est raciste, si un noir tape sur un blanc, ce n’est pas raciste.

    • Je suis expatrie en Chine, et je suis 10 fois plus paye qu’un chinois, car aucuns chinois ne peut faire le boulot que je fais.
      Faut pas confondre l’immigration du 3eme monde, avec l’expatriation d’occidentaux éduqués, civilise.

      • @marc22 : Mon propos, c’est que la décision d’accepter ou de refuser un étranger devrait appartenir aux employeurs (ou aux propriétaires privés), et non pas à des gouvernements et des administrations publiques incapables de gerer une situation aussi complexe. Si certains employeurs veulent des étrangers qualifiés, diplômés, c’est leur droit. Mais si d’autres employeurs veulent des étrangers non-qualifiés, non-diplômés, c’est aussi leur droit. Si certains employeurs veulent des étrangers européens, c’est leur droit. Mais si d’autres employeurs veulent des étrangers provenant d’un autre continent, c’est aussi leur droit. Quant aux employeurs qui ne veulent aucun étranger : c’est aussi leur droit.

        • Un patron va toujours vouloir embaucher quelqu’un au rabais:
          Que se passe t’il quand un hôpital va employer un docteur étranger, avec un diplôme soi disant équivalent aux notre, mais qu’il ne l’ai pas, et que le patient meurt (comme c’est déjà arrive). Une fois que le patient meurt qu’est ce qu’on fait, on ne peut pas le ressusciter.

          • Appliquer simplement principe de la responsabilite (meme si son application n’est pas toujours simple). Ca ne ressucitera pas le malheureux, mais cela cree les incitants necessaires pour eviter d’autres drames.
            Au moyen-age, les macons qui construisaient une maison qui s’effondrait sur son proprietaires etaient condamnes a mort: juste pour les motiver a faire leur boulot correctement.

          • « Un patron va toujours vouloir embaucher quelqu’un au rabais: »
            Non, no, nein, niet, négatif, comme vous voulez. Un patron achète comme tout un chacun : le meilleur rapport qualité-prix selon son jugement.

            • Quand vous travaillez dans une entreprise de moins de 10 salaries, vous connaissez le patron, mais quand vous travaillez pour une grande entreprise, le patron vous ne le voyez jamais.

          • « Que se passe t’il quand un hôpital va employer un docteur étranger, avec un diplôme soi disant équivalent aux notres, mais qui ne l’est pas, et que le patient meurt (comme c’est déjà arrive). Une fois que le patient meurt qu’est ce qu’on fait, on ne peut pas le ressusciter. »


            @marc22 : Premièrement, plus un pays est libéral, plus ses habitants se comportent de façon responsable / plus ils font preuve de prudence, ce qui signifie qu’ils ne se précipitent pas chez un fournisseur (en l’occurence : un fournisseur de soins = un hôpital ) sans que des conseillers ou des proches ne les aient préalablement donné un avis favorable sur ce fournisseur.

            Deuxièmement, dans un pays libéral, la tromperie ( par exemple le fait de vendre un produit contrefait, telle qu’une fausse Rolex, en affirmant que c’est une vraie Rolex / qu’elle est parfaitement authentique) est vu comme étant de la fraude, la fraude est vue comme étant du vol, et le vol est vu comme étant un crime.

            Par conséquent, pour en revenir à votre exemple : dans un pays libéral, le fait qu’un hôpital trompe sa clientèle en lui certifiant qu’il emploie des individus diplômés alors que ce n’est pas le cas est considéré comme étant un crime. De même : le fait qu’un employé trompe l’hopital en certifiant qu’il possède tel ou tel diplôme alors que ce n’est pas le cas est également considéré comme étant un crime.

            • Si je vous suis bien, nous ne sommes pas dans un état libéral en France, vu que le comportement responsable des Français, hum ! Bon, si on compare à la Chine, où j’ai toujours eu l’impression, malgré des séjours au final plutôt agréables, que la tromperie était le sport national, ça n’est peut-être pas si terrible. Mais le problème est qu’en France, la tromperie est en quelque sorte garantie par l’Etat, qui garantit le diplôme mais pas le moins du monde la compétence qu’il devrait refléter. En Chine, on sait que de toute façon la Rolex est une contrefaçon, donc l’important est de savoir si elle donne l’heure exacte et si elle pose son homme dans les réceptions, un retour à l’essentiel, quoi !

              • @MichelO : Entièrement d’accord avec vous. Les permis, licences, diplomes délivré par l’Etat visent parfois davantage à empêcher la concurence qu’à garantir la compétence.

            • Tout le monde il est beau , il est gentil, ca c’est dans le monde des bisounours, dans la vrai vie, cela ne se passe pas comme ca.
              Combien de gens meurs dans des accidents de voitures, alors qu’ils ont bu, ou consommes de la drogue ?
              Le truc, dans un monde libéral, les gens sont responsable, c’est bidon.

              • non Marc, les gens responsables sont libéraux.
                Dans un monde liberal, il n y aura pas que des libéraux, c est stupide et digne d’un constructiviste de penser cela. Le,libéralisme n est pas l’image inversée par un miroir du socialisme.
                Ne vous inquiétez pas, vous aurez le droit de mener des projets socialistes mais de facon libre et consentante cette fois ( et je ne ferai pas partie de votre joyeuse troupe ). Vous pourrez menez tous vos projets solidaires entre vous. Avec votre argent et ceux qui partagent vos idées. Ça marchera peut cette fois. Et nous à côté nous fairons autrement. Nous pouvons même rester voisin de palier vous savez, et personne ne vous obliger à consommer du cannabis. Mais comme vous êtes responsable, si vous causez un accident en conduisant, vous aurez évidemment des ennuis. Vous ne la voyez pas la responsabilité ?

              • @marc22 : Posez-vous plutôt cette question : combien de gens consommeraient de l’alcool ou de la drogue avant de prendre le volant, s’ils savaient qu’ils vivent dans un pays libéral où aucun Etat-providence ne les prendra en charge en cas d’accident de voiture, et s’ils savaient que les compagnies d’assurances privées qui s’occupent d’indemniser les gens en cas d’accident de voiture stipulent que la condition pour être indemnisé c’est de ne pas être bourré, ou drogué ( ou sans ceinture de sécurité, ou sans casque, etc… )

  • Ou est-il écrit que l’Europe peut et doit accueillir tout la misère du monde ! ?
    Nul part !
    Les conneries migratoires doivent donc s’arrêter immédiatement !

    • « Ou est-il écrit que l’Europe peut et doit accueillir tout la misère du monde ! »
      Tiens, un argument socialiste (rocardien) contre l’immigration !
      Ah mais vous avez parfaitement le droit d’être socialiste, de détester les libertés individuelles et de vous opposer aux idées libérales.

      • T’es fort, t’as gagné , je suis socialo et par dessus tout j’admire Hollande et son dynamisme, sa capacité a prendre des décisions, virer sa poule par media interposés etc. …
        Depuis que je suis né je lutte contre la liberté !

        • Merci on sait votre admiration, cela se voit en vous lisant que vous êtes socialo à tendance patriote. Soit vous êtes de droite, soit vous êtes de gauche, c est là que j hésite encore.,

  • La population du continent africain s’accroît rapidement. Estimée à 140 millions en 1900, elle atteignait un milliard d’habitants en 2010. Elle en comptera 2,5 en 2050 et plus de 4 en 2100, selon le scénario moyen des projections des Nations unies (voir la figure ci-dessous). Un humain sur six habite aujourd’hui en Afrique. En 2050, ce sera un sur quatre, et plus d’un sur trois en 2100, selon ces mêmes projections…………

  • Quand vous travaillez dans une grande entreprise, vous ne voyez pas le patron mais ses intermédiaires et eux aussi cherchent le meilleur rapport qualité/prix, d’autant plus que ce sont eux qui vont travailler au quotidien avec la personne recrutée. S’ils pensent avoir trouvé LA bonne personne, ils argumenteront et le salaire sera validé dans la partie haute de la fourchette, par rapport à un candidat moins cher mais qui ne convainc pas.

    • Ca c’est jamais déroulé comme ca pour moi, j’ai toujours démissionné de tous mes boulots et c’est a ce moment la, qu’on me proposait une augmentation.

  • @mikylux ? Je parlais à marc22

  • @mikylux oups j’ai confondu mon pseudo et Raphaël !

  • « dans un monde libéral, les gens sont responsables, c’est bidon » Il ne faut pas comprendre des « gens responsables » comme des « gens sérieux, posés, réfléchis, qui ne prendraient pas leur voiture après avoir bu » mais comme des « gens responsables de leurs actes ». La nuance est très importante. Lorsqu’on rend les gens responsables de leurs actes, alors tuer quelqu’un parce qu’on a pris le volant après avoir bu n’est pas qualifié d’homicide involontaire mais bien volontaire. Lorsqu’on rend les gens responsables de leurs actes, alors brûler des voitures ne peut pas être mis sur le compte du manque d’horizon de la cité. Parce qu’on peut arrêter de boire avant d’avoir trop bu ou si vous voulez continuer de boire alors s’assurer d’abord que quelqu’un va vous ramener. Parce qu’on peut sortir de sa cité par l’éducation ou le travail (école, apprentissage). Et avec ce raisonnement, celui de rendre les gens responsables de leurs actes, on les rend acteurs de leur vie, de leur choix. Et ça change toute la société.

  • Commando, le problème du voile, c’est que les femmes qui le portent, majoritairement, ne veulent pas le porter. Mais TOUS les hommes autour d’elles leur pourrissent la vie si elle ne le font pas. Ce sont des traînées, des p.tes etc. Excellent reportage il y a quelques semaines, dans une cité, une femme seule d’une quarantaine d’années avec un fils de 10 ans environ. On la suit chez elle et a l’extérieur. Au moment de sortir, elle met le voile et explique qu’elle déteste ça, mais que depuis qu’elle le met, on ne la fait plus suer dans la cité et que son fils ne se prend plus, lui non plus, de remarques ! Alors je suis pour l’interdiction du voile dans tout l’espace public, parce que je ne veux pas que, pour que celles qui veulent porter ce voile que l’islam n’impose absolument pas, celles qui n’en veulent pas se retrouvent obligées de le mettre à cause de la pression communautaire. Il faut lutter contre cette pression car c’est elle qui nous « bouffe » tous, et s’il faut interdire pour que des femmes soient libres de s’habiller comme elle le veulent, alors interdisons. En disant qu’il faut laisser la liberté, on fait le jeu des intégristes justement, qui avancent cachés. Il suffit d’avoir le courage de leur renvoyer les bonnes réponses.

    • @RaphSud : Dans les cités difficiles, les jeunes hommes qui s’habillent classiquement, qui ne suivent pas la mode propre aux rappeurs, qui n’ont pas de casquette à l’envers ou de caleçon dépassant ostensiblement du pantalon, sont eux aussi suceptibles de se faire pourrir la vie, de se faire harceler, de se faire insulter de tous les noms (particulièrement des insultes à carractère homophobes.)

      Face aux femmes qui subissent des pressions pour porter le voile, votre solution est d’interdire, par la violence de l’Etat, le port du voile. Quelle est donc votre solution face aux jeunes hommes qui subissent des pressions pour suivre la mode propre aux rappeurs ? Interdire, par la violence de l’Etat, le port de la casquette à l’envers ? Interdire, par la violence de l’Etat, le port du caleçon dépassant ostensiblement du pantalon ? Interdire, par la violence de l’Etat, le port de vêtements à la mode ?

      Moi je vous propose une solution beaucoup plus simple : la solution libérale. Elle consiste à punir les intolérants qui forcent par la violence les autres à s’habiller d’une certaine façon, et non pas à devenir soi-même intolérant en imposant à tout le monde de s’habiller d’une certaine façon.

  • Serais-je libérale… ? Je commence à le croire…

  • S’il y a plus de blancs que de noirs dans l’équipe de France, elle n’est pas représentative par racisme ; maintenant qu’il y a plus de noirs, on n’entend plus personne mais si vous avancez l’idée qu’elle n’est maintenant plus représentative, vous êtes raciste.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Malgré des divergences de ton (agressif à l’égard de Biden lorsqu’il s’exprime devant les seuls représentants de la communauté française aux États-Unis, moins pugnace lors d'évènements officiels avec le président de la première puissance mondiale), Macron a peu ou prou déroulé un discours protectionniste lors de sa visite aux USA : après les années de porte-parole d’un libre échangisme sans limites, le président a redécouvert lors de la crise du covid les vertus de la réindustrialisation, à l’instar de tous nos partenaires commerciaux.

Poursuivre la lecture

La montée en puissance des nationalismes américain et chinois est en train de prendre en étau l’Union européenne et de broyer sur son passage les principes du libre-échange.

Emmanuel Macron, en déplacement aux États-Unis, a critiqué les mesures « super agressives » de Joe Biden en matière de politique industrielle. Dans le collimateur du président français, l’Inflation Reduction Act, qui prévoit de subventionner les entreprises américaines à hauteur de 51 milliards de dollars au détriment de leurs concurrentes, en particulier européenn... Poursuivre la lecture

Après le bref passage de Liz Truss au poste de Premier ministre britannique, le Parti conservateur britannique continue de lutter, accusant un retard de 15 points de pourcentage sur l'opposition travailliste dans les sondages d'opinion. Il est intéressant de noter que Boris Johnson et Liz Truss ont lancé un défi à l'autorité du nouveau Premier ministre Rishi Sunak en rejoignant une rébellion conservatrice soutenant les parcs éoliens pour faire face à la crise énergétique.

Le journaliste britannique de GB News, Tom Harwood, a déploré la... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles