Les excédents allemands n’expliquent pas nos déficits publics

L’égoïsme économique de l’Allemagne serait responsable des problèmes rencontrés par certains pays européens notamment la France. Décryptage d’un mythe.

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Angela Merkel en campagne en 2013 (Crédits www.GlynLowe.com, licence Creative Commons)

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Les excédents allemands n’expliquent pas nos déficits publics

Publié le 25 mai 2018
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Par Nicolas Marques.
Un article de l’Institut économique Molinari

Il est une croyance fort répandue : la rigueur financière serait exclusivement allemande au contraire du reste de l’Europe. La chancelière Allemande, au pouvoir depuis 13 ans, serait la digne héritière de ses prédécesseurs ordo-libéraux, défenseurs de principe de l’orthodoxie financière.

Sa recherche effrénée de l’équilibre budgétaire complexifierait la donne, que ce soit lorsqu’il s’agit de mener des politiques contra-cycliques ou de développer plus encore la construction européenne. Cette façon de voir, malencontreusement alimentée par un discours récent du président de la République, relève du mythe. Décryptage.

Théorie des stabilisateurs automatiques

Premier aspect, il n’existe pas de différence de vue théorique entre les corpus théoriques allemands et français en termes de dépenses publiques. De part et d’autre du Rhin, nous sommes adeptes, en pensée ou en pratique, de la théorie des stabilisateurs automatiques. Les périodes de crise doivent permettre aux déficits contra-cycliques de se développer, afin de favoriser la reprise économique. Inversement les périodes d’embellies sont censées être mises à profit pour rééquilibrer les comptes.

D’où l’intégration d’une marge de manœuvre de 3% des déficit publics dans les critères de Maastricht. D’où, aussi, l’intégration dans le traité d’un seuil de dette publique à ne pas dépasser (60% du PIB). La dette, obérant nos marges de manœuvre et celles des générations futures, est censée toujours rester sous contrôle. Ces règles communes ne tombent pas du ciel.

Loin d’avoir été imposées aux Français, elles ont été proposées et défendues par notre plus haute administration. Je me souviens, jeune étudiant, de mes professeurs d’économie et de finances publiques expliquant avec fierté comment la France avait réussi à imposer au reste de l’Europe des critères que nous n’aurions aucun mal à respecter, contrairement à nos voisins…

L’Allemagne n’est pas isolée

Deuxième aspect, cet engagement commun est respecté par une proportion non négligeable de pays de l’Union. Il y a bien sûr l’Allemagne qui a connu 7 ans d’excédents publics en 20 ans. Au global, sa dette est sous contrôle. Elle est aujourd’hui du même montant qu’avant la dernière crise économique. Une situation radicalement différente en France, avec des dérapages publics depuis 1975 de l’ordre de 3,3% du PIB par an. Dans un discours récent à Cologne, le président de la République française invitait la chancelière allemande à se défaire d’un « fétichisme perpétuel pour les excédents », accréditant en creux l’idée d’une Allemagne isolée.

Or, la réalité est bien différente. Les derniers chiffres montrent que 12 autres pays arrivent à équilibrer leurs comptes publics. Des excédents notables sont, par exemple, enregistrés en Suède (+1,3%), aux Pays-Bas (+1,1%) ou au Danemark (+1%). Passer sous silence cette tendance n’aide pas à faire la nécessaire pédagogie autour de l’importance du retour à l’équilibre budgétaire en France. Elle introduit de l’ambiguïté dans un discours présidentiel montrant par ailleurs l’attachement à une baisse des dépenses publiques. Une ambivalence regrettable, car notre inaptitude à rééquilibrer les comptes en période de reprise économique nous expose en cas de retournement conjoncturel.

Les excédents publics des uns n’empêchent pas les autres d’équilibrer leurs comptes

Troisième aspect, veillons à ne pas véhiculer des visions économiques clivantes et sans fondements. Dans son allocution à Cologne, le président a invité l’Allemagne à se défaire de ses excédents budgétaires et commerciaux au motif qu’ils seraient faits « aux dépens » d’autres pays. Un amalgame sans fondement. Si les excédents commerciaux des uns sont les déficits commerciaux des autres, cette logique ne s’applique pas aux finances publiques.

Il n’y a aucune raison que les excédents publics des uns empêchent les autres d’équilibrer leurs comptes. Ce sophisme, contre-productif au regard du travail de pédagogie à faire en France, est aussi inutilement clivant vis-à-vis de voisins dont nous sommes dépendants. Nous avons en permanence besoin d’eux en tant qu’acheteurs de dette publique.

Les statistiques officielles montrent que 55% de la dette créée par l’État est détenue par des non-résidents et que le volume d’émissions est significatif. La richesse et l’épargne de nos voisins nous profitent donc. Conformément à l’adage populaire, évitons d’être l’hôpital se moquant de la charité, même si nos voisins pensent, à tort ou à raison, faire un bon placement en achetant nos titres de dettes.

Besoin d’intelligence collective

Ajoutons que nous sommes susceptibles d’avoir encore plus besoin de la confiance et de la compréhension de nos voisins si notre situation ne s’améliorait pas significativement avant le prochain retournement conjoncturel. S’il s’avérait que la qualité de la dette française était remise en cause, à l’image des déboires rencontrés il y a quelques années par nos voisins du Sud, nous aurions besoin de bien plus d’intelligence collective qu’un remake contemporain de la fable de la cigale et la fourmi. Ce texte, publié il y a 350 ans par Jean de la Fontaine dans un recueil destiné à l’éducation du Dauphin, décrit un risque qui ne devrait pas être négligé. Il ne tient qu’à notre intelligence collective qu’il ne reste qu’une allégorie.

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    https://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/nicolas-doze-les-experts-22-2305-1076353.html
    En gros on nous rappelle que l’Allemagne est la grande bénéficiaire de l’euro puisque les règles relatives à cette monnaie unique ont empêché chacun des pays adhérents (notamment ceux du sud) d’ajuster leurs déséquilibres internes via dévaluation ou inflation, et en conséquence pour l’Allemagne (ou les pays à forte monnaie), de voir émerger de dangereux concurrents commerciaux à leur porte.
    Les règles de marché sont notamment faussées car tous les pays euros ne peuvent pour la plupart, du fait de leurs modèles sociaux, ajuster leurs prix salariaux à la baisse (pour compenser le trop haut niveau de l’euro) via diminution de leurs niveaux de salaires et coûts de production
    (par exemple le SMIC français qui crée un effet cliquet à la baisse). Grâce à l’euro, l’Allemagne a donc pu maintenir une compétitivité artificielle de ses produits en zone euro (son principal marché), n’ayant de surcroît pas à financer des dépenses type militaires du fait de son histoire… Point de vue très intéressant, précisant en outre que ce groupe d’économistes allemands entend vérrouiller l’europe dans un carcan exclusivement comptable (règle d’or, taux divers d’endettement ou de déficit budgétaire etc) lui déniant toute vision politique fédéraliste au profit d’une exclusive rigueur paramétrique. Pas faux.

    • Bonjour gaston79,

      Je ne vois pas pourquoi l’euro, les manipulations de l’inflation, ou autres n’ont à voir avec un équilibre budgetaire.
      Je rappelle que depuis 40 ans les comptes publiques sont déficitaires (sauf sous Barre en 1980). L’euro a bon dos. Rappelez vous de l’épisode de la cagnotte sous Jospin.

      Le SMIC est trop haut, non pas à cause de l’Euro, mais par une décision politique. Les Allemands sont peut-être plus sérieux, moins méditerranéens.

      C’est la faute aux autres, c’est tellement plus facile.

    • @gaston79. Faut arreter avec l euro ! Je sais pas quel age vous avez mais si vous avez plus de 40 ans, vous vous rappelez surment les multiples Devaluation du franc. A chaque fois nos dirigenats de l epoque expliquaient que la reevaluation du mark (et du florin) et la Devaluation du franc etait une chance pour notre economie car on allait vendre plus et les allemands (hollandais) moins.
      Le Probleme c est que c a n a jamais marche comme ca a moyen terme. vertes a court terme, on avait un boost mais rapidement l avantage etait perdu et on devait re-devaluer. la solution est d investir et de faire de bon produit, pas de faire du tout venant (ce qui est maintenant de toute facon foutu car on sera jamais competitif vis a vis des chinois/bengali/indiens …)

      PS: ke niveau de leuro n a pas grand chose a voir avec les deficits publics. Un deficit budgetaire c est trop de depenses pour pas assez de recette. Autrement dit, l Etat devrait soit augmenter massivement les impots (vu le pataques pour avoir juste mit les retraites au meme niveau de CSG que les actifs, ca parait difficile a faire) soit baisser massivement les depenses (et evidement personne ne veut que ca soit celles qui l impacte. les retraites veulent toujours soins medicaux quasi-gratuits et retraites revalorisee, le BTP les APL et du Pinel, les parents une ecole-garderie gratuite, les corses des subventions pour corisca ferries …)

      • On ne mourrait pas durant les 30 glorieuses et personne n’en avait rien à faire.

        De plus il ne faut pas confondre dévaluation et dépréciation.

        • « On ne mourrait pas durant les 30 glorieuses ». Ca c’est un post de qualité..
          C’est bizarre, je vous aurais plutôt vu parler de la « loi Pompidou, Giscard, Rothschild », avec un type de votre genre.

          • La loi Pompidou-Rothschild (lol) a été remplacé par l’article 123 du traité FUE. Faut se mettre à jour.

            https://fr.wikisource.org/wiki/Trait%C3%A9_sur_le_fonctionnement_de_l%E2%80%99Union_europ%C3%A9enne#Article_123

            PS : je confirme, on ne mourrait pas pendant les 30 glorieuses. C’était même l’inverse (rappel : pleine emploi, pas de CDD, pas de précarité croissance à 4%).

            • cher camarade, si tu te souviens bien, pendant les trente glorieuses, c’est à dire, avant Mai 68, on travaillait 48 heures par semaine, on avait trois ou quatre semaines de vacances, quatre jours chomés payés, on commençait à bosser à dix huit ans, le smic était une vue de l’esprit, et on ne mourrait pas, probablement parce qu’on allait pas voir le docteur pour le moindre bobo .
              on pouvait avoir de la croissance ..

            • Ca, c’est les 30 glorieuses fantasmées. La réalité est nettement plus contrastée. A votre avis, pourquoi la IVe République s’est-elle effondrée comme un fruit mûr ? Parce que tout allait bien ?

            • Jai connu les trentes glorieuses, en 67 le SMIC valait le RMI les ouvriers travaillaient 48 h, 3 semaines de vacances, retraite à 65 ans, esperance de vie à 65 ans, service militaire ET rappel pour la guerre d’Algerie.

    • On nous explique que l’euro permet à ceux qui respectent les principes normaux de l’économie de réussir, et ne permet pas à ceux qui veulent continuer de tricher avec ces principes la même réussite.
      L’euro a été accepté par les pays tricheurs parce qu’ils étaient conscients que la suite de dévaluations et leur modèle social pesant sclérosant étaient arrivés à bout de souffle. Mais une fois l’euro arrivé, ils ont oublié ces constatations, et sont repartis « comme en 14 ». Aujourd’hui, au lieu de s’en prendre à eux-mêmes, les voilà qui accusent l’Allemagne de leur mettre sous les yeux la bonne méthode et de ne pas respecter la règle foireuse revigorée par sa survie. Ca n’a pas de sens.
      Si l’Allemagne fait des excédents à notre détriment, c’est parce que nous tenons à notre système générateur de déficits en sa faveur. La solution est simple et évidente.

    • D’ailleurs l’euro explique parfaitement aussi pourquoi l’Allemagne arrive bien mieux à exporter hors de la zone euro que la France. Il n’est bien sûr aucunement question de l’image de marque du pays – basée sur des faits et pas juste des idées -, de la capacité des entreprises du pays à être compétitives et à trouver les fonds dont elles ont besoin pour se développer. Tout est dû à l’euro, qu’on vous dit.

      • Allons bon, ça se saurait.

      • Petite remarque en passant, il ne faut pas mélanger les sujets déficit de la balance commerciale et déficit budgétaire de l’Etat Même si on peut imaginer un lien indirect entre les deux, on pourrait tout a fait imaginer un Etat déficitaire avec une balance commerciale bénéficiaire.

    • @Gaston

      L’explication est foireuse, comme toujours quand on a la volonté d’instrumentaliser la monnaie pour corriger les errements budgétaires.
      Si des ajustements sont nécessaires, ce sont précisément les modèles sociaux qui doivent être corrigés. Si dans votre exemple le SMIC crée un effet cliquet, c’est bien le SMIC le problème. La monnaie n’est pas la variable d’ajustement. Les modèles sociaux ne sont pas intangibles.

      Les dépenses militaires sont également un mensonge largement propagé. Les Allemands dépensent un peu moins de 10 milliards de moins que la France par an, ce qui est loin d’expliquer le dérapage budgétaire français. Mais surtout, les Allemands et les autres pays de la zone ne sont pas d’accord avec la plupart des interventions militaires françaises. S’ils s’en donnaient les moyens, il y a fort à parier que leurs interventions militaires donneraient des résultats diplomatiques différents. Au cœur du mensonge, il y a l’idée que l’armée française défendrait l’Europe. En réalité, elle agit uniquement au service des politiques françaises avec lesquelles le reste des Européens ne sont généralement pas d’accord.

      L’Allemagne a pu être compétitive dans l’euro non grâce à l’euro mais parce qu’elle a fait les efforts nécessaires au moment de rentrer dans l’euro, tout le contraire de la France qui a clairement profité de la monnaie unique pour aggraver ses déficits. Nous sommes désormais arrivés au bout de cette politique de tricheries et de mensonges que l’euro a pu favoriser, dernièrement grâce aux interventions monétaires ineptes de Super-Mariole. Si la France est en déficit contrairement à ses partenaires, ça ne justifie pas pour autant un financement des déficits français par l’Allemagne et les autres pays excédentaires. Alors que la France pérore sentencieusement sur l’Union, ses partenaires lui rétorquent que c’est précisément à cause d’elle que la progression vers plus d’union est impossible.

      A cause de ses malversations passées et présentes, la France s’est mise hors-jeu. La France n’a plus de crédibilité en Europe. Bientôt, notamment lorsque la BCE mettra un terme à sa politique monétaire, la France n’aura plus de crédits non plus.

    • Le problème n’est pas la monnaie mais le socialisme. Merkel n’est en rien responsable des politiques débiles des guignols français.

    • l’inflation pour masquer les déficits …l’inflation pour remplacer l’impôt…pas regardé a vidéo néanmoins mais ça ne m’y incite pas.
      il y a inflation e tinflation…et il y a la planche à billet.

  • Il y a un autre problème fondamental : celui de la monnaie.

    En effet, avoir l’€ pour la France, c’est comme avoir le DM. Cela n’a pas de sens.

    C’est encore plus stupide quand on considère la Grèce : Avoir donner le DM à la grèce, c’est d’une stupidité sans nom.

    L’€ est un problème et n’aurait jamais dû être fait (un problème pour l’exportation, cf le taux de change).

    • L’exportation et le tourisme (une monnaie moins forte favorise le tourisme depuis l’extérieur, bien sûr).

    • L’Euro est stupide mais pas pour cette raison. L’euro est stupide parce que c’est un monopole. Mais le DM, le franc ou la lire sont tout aussi stupides, exactement pour la même raison.

      • Vive les monnaies libres, euro, FF, CHF, or. que chacun utilise la monnaie qu’il veut.

      • stupide mais aussi stupide que la notion de frontière… Certes plusieurs monnaies devraient être disponible dans l’idéal…
        et je me demande si dans un pays il existait plusieurs monnaies concurrentes ,comme l’etat ferait il pour collecter un impôt et en fixer un montant en monnaie?

  • En adhérant à l’euro, le gouvernement savait que cela supposait une gestion sérieuse de la dépense publique pour arriver à l’équilibre budgétaire (les 3% de déficit sont une tolérance, l’objectif est 0%). Mais conformément à notre génie national, l’incohérence prend toujours le dessus sur les engagements rationnels.
    Ce n’est que lorsque les taux d’intérêt remonteront que le gouvernement réalisera que le déficit et la dette sont des questions importantes. Le mouvement de hausse des taux est en marche.

  • Lieber Gaston,
    Ich möchte ein Wort zu deiner Ausserung schreiben :
    die Art der deutsche Regierung Finanzen zu leiten kommt nicht aus irgendeine politische Sicht, es ist nur die Art der meisten Familienmütter/vater ihr eigenes Leben zu verwalten: ‘Spare in der Zeit dann hast Du in der Not’ ist das Motto jeder Sparbewusste deutsche Familie… *

    *Cher Gaston,
    Je voudrais juste écrire un mot sur votre contribution:
    la manière qu’a le gouvernement allemand de gérer ses finances n’est pas le fruit d’une quelconque orientation politique,
    C’est juste la nature même des chefs de familles allemands de gérer leurs propres vies: « Épargne à temps, tu en profiteras dans le besoin » est une devise essentielle pour un foyer allemand.

  • En réponse générale: dire que les allemands (grâce à leurs qualité de gestionnaires et leur souvenir de l’inflation) ont tiré bénéfice de l’euro n’est pas une injure à leur encontre, sauf à dire que le laxisme et le manque de courage français pour rééquilibrer ses comptes sont des qualités… D’une façon générale, un libéral ne peut se satisfaire d’une monnaie régulée et administrée comme l’euro qui fausse les mécanismes normaux de marché, du libre échange et du cours des monnaies nationales. Non seulement l’euro est néfaste selon ce point de vue libéral, mais il l’est encore davantage car il a permis aux français de pérenniser leur laxisme et prolonger leur dette pour le financer. Ce que l’on peut reprocher aux allemands, c’est de vouloir imposer à tous leur ordolibéralisme (dont ils se tirent en effet très bien) basé sur des règles essentiellement comptables, régulées et bureaucratique. Il ne s’agit naturellement pas d’accuser les allemands (bravo à eux pour leurs performances dans ce système), mais de proposer une sortie de l’euro pour affronter la réalité économique qu’il masque et qui entretient le manque de courage politique de nos dirigeants … jusqu’à quand ? Car même les allemands (avec leurs réserves financières accumulées) ne supporteront pas durablement que nous ne suivions pas aussi bien qu’eux leurs exigences comptables.

    • Bien sûr, bien des libéraux seraient d’accord pour abandonner l’euro au profit du bitcoin. Mais si vous voulez cela, contentez-vous de promouvoir les cryptomonnaies, tout ce que vous pourrez dire contre l’euro sera en fait contre-productif.

    • « Ce que l’on peut reprocher aux allemands, c’est de vouloir imposer à tous leur ordolibéralisme »

      Ils n’imposent rien. Mais en souscrivant à l’Euro, nous nous somment imposés des règles que nous enfreignons allègrement.
      Donc soit nous les respectons, et alors on sera toujours libres, soit nous continuons et le pays devra sortir de l’Euro la queue entre les jambes avec de la casse pour les plus faibles.

    • des règles essentiellement comptables, régulées et bureaucratique.

      Tu parles. Dépenser moins que ce qu’on gagne, c’est ringard? Dilapider l’argent des autres, ça c’est de la gestion au top niveau?

  • * Ce que personne n’a su relever ici dans l’article , c’ est  » TARGET. 2  » générateur d’inégalités abyssales au niveau bancaire, entre pays riches et pauvres de la zone €uro !
    https://or-argent.eu/les-banques-centrales-de-la-zone-euro-sont-elles-encore-solvables/
    Target2 est conçu pour ajuster automatiquement les comptes des branches de la famille des banques centrales de la BCE, qui se corrige tout seul avec chaque entrée et sortie. En réalité, il est devenu un rideau de dissimulation de flux chroniques de capitaux à sens unique… Les investisseurs privés vendent à la BCE les obligations italiennes ou portugaises qu’ils possèdent, en empochant un bénéfice, et redéploient le produit de la vente dans des fonds mutuels en Allemagne ou au Luxembourg. « Cela montre simplement que l’union monétaire est doucement en train de se désintégrer malgré les meilleurs efforts de Mario Draghi ».
    ..et voici l’illustration du phénomène par 2 graphiques ==> https://or-argent.eu/italie-la-note-target2-atteint-4325-milliards-un-record/
    Et ne vous étonnez plus du risque de l’éclatement de la zone €uro car personne n’a la solution. Mario Draghi fait tourner à fond la planche à billets ( le quantitative easing ) pour soutenir certaines banques au bord du déficit . Cela rappelle en France, la Banqueroute des Deux-Tiers, sous le Directoire ou l’argent papier ne valait plus rien.. mais c’était avant que Bonaparte fasse son coup d’Etat et passe au « franc germinal », au napoléon-or et à la fondation de la Banque de France.

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