Paris Habitat : gestion OPAC

Rien ne va plus chez Paris Habitat où les cadres socialistes commencent à avoir les chocottes dans la perspective de 2020 !

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Anne Hidalgo en chat sur le site du PS by Parti socialiste(CC BY-NC-ND 2.0)

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Paris Habitat : gestion OPAC

Publié le 24 mai 2018
- A +

Par Serge Federbusch.

Paris Habitat est le premier bailleur social d’Ile-de-France, avec plus de 123 000 logements. 75 % du budget provient de l’encaissement des loyers, pour la plupart modérés, destinés à des personnes modestes qui ne peuvent pas se loger dans le privé. Nous ne discuterons pas ici de la pertinence des attributions de logements, c’est un tout autre sujet, même si la presse nous rappelle quelquefois quelques croustillants scandales.

Paris Habitat est organisé en six directions territoriales en Ile-de-France et 23 agences.

Pour un organisme qui gère des logements pour des ménages modestes, et utilise leurs loyers pour se financer, on ne peut pas dire que la modération soit de mise pour les 3000 salariés du groupe, dont le salaire moyen hors directeurs se situe autour de 3170 euros bruts, plus treizième mois, prime d’intéressement (3 millions d’euros ont été versés en 2014 à ce titre), RTT rachetables, 7 à 8 semaines de congés payés selon qu’ils sont pris pendant ou hors vacances scolaires.

À titre d’exemple un gardien d’immeuble, logé sur place, tourne aux environs de 2300 euros mensuels bruts.

La face cachée de l’iceberg

Mais cela, c’est la face émergée de l’iceberg. La face immergée ce sont les salaires des divers directeurs. Or nous nous sommes procuré l’organigramme 2017 de Paris Habitat sur leur site :

— Un directeur général dont la rémunération ne nous est pas connue, mais qui doit être assez intéressante compte tenu du reste, avec en 2014, selon Le Parisien, un parachute doré de 500 000 euros. Il semble qu’il ait été réduit depuis.

—  Neuf directeurs généraux adjoints dont le salaire NET se situait autour de 10 000 euros mensuels en 2014, selon Le Parisien, et n’ont pas baissé depuis. Bien entendu ces messieurs et dames disposent comme les autres salariés de sept à huit semaines de congés payés, du treizième mois, de la prime d’intéressement, des rachats de RTT. Or Le Parisien signale que, en 2014, l’un d’entre eux occupait depuis plus de 15 ans l’un des logements de Paris Habitat.

Est-il le seul ?

— Enfin 16 directeurs, dont six directeurs territoriaux, émargent aux alentours de 7000 euros nets par mois, avec les mêmes avantages déjà cités que les autres salariés.

Si nous appliquons les taux de charges sociales de salariés du privé, nous atteignons déjà près de cinq millions d’euros annuels rien que pour les 25 dirigeants, hors directeur général.

On ne va donc pas s’étonner si Paris Habitat ne parvient pas à réunir un budget suffisant pour investir et rénover les bâtiments.

Les organismes publics ont ceci de merveilleux que lorsque leur mauvaise gestion se remarque trop, ils lancent une opération d’enfumage, elle-même bien coûteuse, afin de faire semblant de remédier au problème.

La gabegie ne s’arrête donc pas là : pour faire croire à une réorganisation, Paris Habitat fait intervenir à grands frais des cabinets extérieurs :

—  22 000 euros pour refaire un organigramme autour de 5 DGA, pour finalement en conserver cinq.

—  87 000 euros pour réorganiser la Régie, qui s’occupe entre autres des travaux, avec pour résultat de préconiser le retour à des solutions déjà utilisées dans le passé, et dans le seul but de tranquilliser les ouvriers : on admet que ce n’est pas leur faute si une fois arrivés sur le chantier pour repeindre un mur, ils n’ont pas de peinture à leur disposition. A-t-on besoin d’une expertise pour cela ?

— 24 300 euros au bénéfice d’une startup afin de lancer un projet de « démocratie participative » où quelques locataires triés vont pouvoir plancher sur des propositions qui seront ensuite généralisées.

Bonne humeur à tous les étages

Bien entendu, comme dans tout panier de crabes de ce genre, où les décisions sont prises de façon totalement verticale, et où chacun à son niveau hiérarchique use et abuse de son pouvoir sur ceux qui dépendent de lui, on imagine qu’il règne une ambiance merveilleuse à tous les étages.

Donner des objectifs inatteignables sans les moyens adéquats pour même s’en rapprocher, accroître la charge de travail du salarié à mesure qu’il parvient à terminer ce qu’il a à faire, puis le harceler pour qu’il rende sa copie dans les temps, c’est juste stressant pour le salarié, mais ne fait pas fonctionner la maison.

En fait, la gestion de Paris Habitat est emblématique de celle de toutes les officines publiques ou parapubliques, qu’elles soient d’État, régionales ou communales. Y compris certaines entreprises publiques au bord de la faillite.

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  • quand les autres paient et sont mal logés, l’Etat s’amuse et perçoit le pognon à gogo….un résumé de la France actuelle (et qui semble dater des années 70)

  • Gestion OPAC … gestion opaque 🙂
    Joli jeu de mot 🙂

    En tout cas, la fête continue même aux Pâques …

  • cette femme est comme toutes les socialistes la championne des decisions absurdes ( on pourrait en écrire un dictionnaire )et de la dette.
    question :qui va payer la gabegie des J.O ?
    seuls L A et Paris étaient candidats , toutes les nations qui les ont abrité ont réalisés que le retour sur investissement d’un tel événement laissait en fait une dette grandiose a l’organisateur !
    mais un peu jouer dans la cour des grand avec l’argent du con-tribuable !
    les mal logés ne semblent pas faire parti des ses projets . femme lamentable , inefficace, poupée de chiffon , arrogante , qui transforme paris en une succession de quartiers sales et invivables.
    j’ai adoré cette ville, pour sa beauté, ses monuments sont histoires.
    je l’évite elle n’a plus rein de semblable et je ne parle pas de cette insécurité que l’on ressent permanente dans le metro, et dans certains quartiers . je ne souhaite qu’une chose qu’aux prochaines élections Paris ait enfin a sa tete une personne qui redore sont blason et prennent les decisions adaptées sans tenir compte d’aucune idéologie; mais la je rêve !
    pauvre Paris, pauvre France !

    • Pour LA, c’est le secteur privé qui aurait tout pris à sa charge comme ce fut le cas en 1984 et 1996 (Atlanta).

  • Magnifique exemple de la gabegie socialiste et du copinage qui règne dans ses rangs. Tokyo ville de 22 millions d’habitants: 13.000 fonctionnaires; Paris 2,2 millions: 54.000!
    Cela nous donne une bonne idée du clientélisme des politiciens et comment ils permettent à des millions de personnes de parasiter la société! On comprend qu’un gestionnaire comme Trump soit effaré de la manière dont est géré son pays par l’establishment!

  • Petite déception entre le titre de l’article et la contenu.. ce dernier est, à mon goût, un peu faible : uniquement une suite de faits (sans sources !), sans rentrer dans le détail. Je pourrais trouver des articles similaires côté de Le Média.

    • Je confirme.
      Si Federbusch a toute ma sympathie (quelqu’un qui déteste Hidalgo est foncièrement un type bien), l’article est léger léger. J’espère pour les Parisiens, que si cet homme emporte la mairie, il sera meilleur gestionnaire qu’auteur.
      Le dernier chapitre est si creux qu’on croirait qu’il n’a jamais travaillé dans une entreprise, publique ou privé, car c’est très précisément ce qui se passe partout et tout le temps.

  • Les commentaires sont fermés.

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