Oxfam et les dividendes du CAC 40 : l’injonction nationale des multiculturalistes

Oxfam a livré un rapport sur les dividendes du CAC 40 pour dénoncer une nouvelle fois les profits (éhontés, bien entendu), des grandes entreprises françaises. Ce brûlot à charge méritait qu’on y revienne, tant il constitue une vision complètement à côté de la plaque du capitalisme français.

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Oxfam et les dividendes du CAC 40 : l’injonction nationale des multiculturalistes

Publié le 20 mai 2018
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Par Éric Verhaeghe

Oxfam a livré cette semaine un rapport sur les dividendes du CAC 40 qui a fait le buzz. Intitulé de façon très nuancée : « CAC 40 – des profits sans partage », et sous-titré de manière tout aussi nuancée : « Comment les grandes entreprises françaises alimentent la spirale des inégalités », il a permis de dénoncer une nouvelle fois les profits (éhontés, bien entendu), des grandes entreprises françaises. Ce brûlot à charge méritait qu’on y revienne, tant il constitue une vision complètement à côté de la plaque du capitalisme français.

Le propos d’Oxfam était simple et permettait d’ailleurs de se dispenser de la lecture du document, tant il visait, comme une homélie un dimanche de Pâques, à nourrir la foi des convaincus beaucoup plus qu’à convertir les prosélytes : les grandes entreprises distribuent trop de dividendes aux très riches, en spoliant les salariés misérables qui créent la richesse. Il fut une époque où ce poncif était l’apanage des partis politiques, Parti communiste en tête. Il est amusant de voir que le démenti imposé à ces forces agonisantes par les défaites électorales transfère désormais à des organisations non gouvernementales la charge de garder le temple post-marxiste.

On trouvera donc une accumulation de données dans ce document, dont le seul propos est de nourrir les certitudes déjà acquises. Les lecteurs intéressés s’y réfèreront et ne manqueront ainsi pas de constater qu’en un seul document, Oxfam met sur le même pied et dans la même perspective des données et des chiffres de natures différentes, sans d’ailleurs forcément prendre le temps de les étayer.

Par exemple, le rapport cite les 60 à 80 milliards d’évasion fiscale, chiffre qui tourne en boucle sans que personne ne soit capable de prouver ce montant, dont le sens change souvent. Tantôt, ce seraient des impôts qui ne seraient pas payés en France par les entreprises françaises, tantôt ce seraient des sommes placées dans des paradis fiscaux sans qu’on ne sache si elles sont dues ou non à l’État.

Mais le propos ici n’est pas de montrer les erreurs de sens de ce rapport. Il est plutôt de saisir l’injonction paradoxale d’une revendication in fine profondément nationaliste contenue dans le document lui-même, alors qu’il émane d’une organisation qui défend par ailleurs le multiculturalisme et l’ouverture des frontières à tous crins.

Oxfam et l’occultation de la solidarité nationale

Premier point : Oxfam ne cherche pas à mesurer les recettes fiscales générées bon an mal an par ces 50 milliards de dividendes versés sur un total d’environ 100 milliards de bénéfices. En lisant le rapport, on a l’impression que les actionnaires du CAC 40 ne paient pas d’impôt et qu’ils soutirent des sommes folles à la collectivité sans aucune contrepartie.

Or le raisonnement ne tient pas exactement la route. D’abord parce que le CAC 40, comme le rappelle furtivement le rapport, ne distribue pas tous ses bénéfices, mais seulement la moitié. Ensuite parce que les dividendes versés sont soumis à d’importants impôts qui permettent de financer des dépenses publiques. On aurait aimé qu’Oxfam s’appesantisse sur ce sujet et dise comment la CSG sur les revenus du capital (passée à 17,2 % en 2018), en particulier, alimentait les caisses de la Sécurité sociale.

En appliquant de façon simpliste le prélèvement forfaitaire unique de 30 % inventé par Emmanuel Macron, on tombe (mais c’est une cote très mal taillée) sur une somme théorique de 15 milliards d’euros qui reviennent dans les politiques publiques après versement des dividendes. C’est ici qu’on aimerait avoir une étude un peu poussée de ce que rapporte effectivement au contribuable et à l’assuré social français ces coquettes distributions.

Et sur ces points, nous restons sans réponse… et Oxfam n’explique pas clairement aux lecteurs cette particularité qui veut que l’assurance maladie soit aujourd’hui en partie financée par des contributions sur des dividendes de géants français qui ont produit de la richesse à l’étranger, et qui l’ont rapatriée en France.

Nous y reviendrons.

Le rôle lui aussi occulté de l’État dans ces distributions

Oxfam a l’honnêteté de rappeler (page 41) le rapport de la Cour des comptes sur l’État actionnaire, qui souligne que, bon an mal an, le Trésor Public ramasse 3 milliards d’euros de dividendes grâce à ses participations dans différentes entreprises. Oxfam mentionne même opportunément que trois des cinq entreprises reversant le plus de dividendes ont des participations de l’État : Engie, Orange et Veolia.

Cette particularité très française vaut à Oxfam une superbe injonction paradoxale dont les rédacteurs ne paraissent pas avoir saisi l’ironie. D’une part (page 41), ils écrivent :

L’appétit de l’État actionnaire pour les dividendes apparaît donc comme la tendance la plus significative de l’analyse de ses participations dans le CAC 40.

Mais (page 53), on lit : « L’État : premier perdant », à propos des paradis fiscaux.

Là encore, on peine à voir, au-delà des incantations morales, la vision stratégique qu’Oxfam dégage concrètement. Il est pourtant évident que la stratégie de dividende portée par Bercy dans les grandes entreprises dont l’État est actionnaire ne diffère pas de celles des Family Office de type Arnault, Bettencourt ou Pinault. Tout le monde court, pour la plus grande satisfaction des contribuables français, derrière les profits à court terme.

En réalité, le contribuable français qui se cache derrière l’expression pudique « d’État » est à la fois juge et partie dans cette affaire. En tant que contribuable, il adorerait que les grandes entreprises paient plus d’impôt, mais en tant qu’actionnaire il se félicite de recevoir beaucoup de dividendes. On aurait aimé qu’Oxfam s’intéresse un peu à ce dilemme et dénonce l’immoralité d’une part non négligeable des recettes publiques issues des dividendes du CAC 40.

Si l’on met bout à bout le produit des impôts et contributions sur ceux-ci, et les dividendes directement perçus par l’État actionnaire, on doit d’ailleurs flirter avec les 20 milliards annuels, soit 5 % des recettes de l’État. Ce n’est tout de même pas si mal…

L’étrange revendication nationale d’Oxfam

Revenons-en maintenant aux racines du mal dénoncé par OXFAM, à savoir l’important taux de distribution des dividendes dans les grandes entreprises françaises, comparé à leurs voisines mondiales. Comme l’écrit le rapport page 25, le phénomène qui touche le CAC 40 est assez simple à comprendre :

Cette montée en puissance est tout autant liée à l’internationalisation des entreprises du CAC 40 qu’au retrait progressif des banques et des assurances françaises et de l’État, et à la faiblesse de l’actionnariat individuel en France.

Le rapport explique ainsi avec une simplicité confondante les raisons pour lesquelles les actionnaires du CAC 40, lorsqu’ils ne sont pas l’État, ont faim et soif. Ce sont souvent des actionnaires étrangers qui ont besoin de rentabilité et exigent donc des revenus. Ce poids de l’actionnariat étranger provient de la faiblesse de l’actionnariat individuel français et du « retrait progressif des banques et des assurances françaises ».

En creux, on comprend qu’Oxfam a compris ! Le CAC 40 a besoin de capital étranger car le capital français, au sens large, est famélique. Sous la plume d’une organisation non gouvernementale cette revendication aux franges de la préférence nationale fait sourire.

Disons même que la déduction qu’on peut tirer de ce constat fait mauvais genre dans une instance qui ne cesse de maudire les frontières et la préférence nationale. Donc, au lieu d’en tirer une conséquence simple, à savoir qu’il faudrait renforcer le capital français pour éviter le transfert des bénéfices vers des pays étrangers sous forme de dividende (et pour mieux rémunérer le travail), Oxfam en tire la conséquence inverse. Il faut hyper-réglementer le capital français pour le rendre moral.

Qu’importe ici qu’Oxfam propose de soigner le mal par le mal, en affaiblissant encore l’attractivité du capital français (par une montagne de réglementations dont le seul effet est de faire fuir ceux qui y sont soumis), et en renforçant l’intérêt de l’évasion fiscale (par le durcissement de l’enfer fiscal français). Il ne s’agit pas de traiter le problème à la racine, mais de se donner bonne conscience en dénonçant l’immoralité de tout ce qui ne va pas. Supprimons les revenus du capital, résumons la société française à un vaste groupe de salariés, et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes suradministrés.

L’immoralité des pistes proposées par Oxfam : le cas TOTAL

Venons-en ici à l’examen de ce qui reste le problème de fond : serait-il moral de suivre les pistes de réglementation proposées par Oxfam, et qu’on retrouvera dans le rapport à partir de la page 57.

J’extrais de cet ensemble pétri de bons sentiments une phrase emblématique :

Le versement des dividendes est facultatif et ne devrait en aucun cas se faire au détriment des véritables priorités de l’entreprise : la rémunération de ses employés, le développement de son activité, l’investissement et le respect de sa responsabilité sociale et environnementale.

On ne relèvera pas ici les sous-jacents idéologiques de cette affirmation brute de décoffrage. Il est en revanche tout à fait intéressant d’en faire un cas pratique. TOTAL étant épinglée comme l’entreprise qui distribue le plus de dividendes, on reprendra donc pied à pied le raisonnement d’Oxfam pour le comprendre.

Ainsi, le but de TOTAL serait de rémunérer ses employés, de développer son activité, d’investir et de respecter l’environnement. Cette seule phrase montre la fragilité de la conception de l’entreprise développée par Oxfam.

Pour deux raisons au moins.

TOTAL, une entreprise morale ?

D’une part, les mauvais esprits considéreront avec une certaine force que la responsabilité sociale et environnementale de TOTAL ressemble beaucoup au suicide. Demander à une société d’exploitation pétrolière de respecter l’environnement, c’est un peu comme demander à un bourreau de voter l’abolition de la peine de mort. Du coup, ce que pose Oxfam, c’est la question même (posée par ailleurs par la loi PACTE) de l’internalisation de la loi morale dans la constitution de l’entreprise. La vocation de l’entreprise est-elle de faire du profit, ou d’être « socialement responsable »?

Depuis longtemps, l’Occident fait le pari que sa prospérité collective naîtra du vice individuel de ses acteurs. C’est l’objet même de la Fable des Abeilles de Mandeville. En proposant de procéder autrement, en enjoignant aux acteurs économiques de ne plus obéir au vice, mais de se conformer à la vertu, le modèle qui est proposé est profondément remanié, jusqu’à l’absurde. Car l’impératif catégorique qui est désormais proposé à nos entreprises oblige certaines d’entre elles à cesser leur activité, parce que, par leur nature même, elles sont immorales.

TOTAL, une entreprise colonialiste ?

D’autre part, si l’on suit le raisonnement d’Oxfam, Total pose évidemment un vrai problème, car cette entreprise a deux métiers distincts. L’un consiste à raffiner du pétrole et à vendre de l’essence ainsi fabriquée, ce qui justifie qu’environ un tiers des effectifs de l’entreprise soit employé en France ou dans les pays où l’essence raffinée par Total est vendue. L’autre consiste à extraire du pétrole un peu partout dans le monde. C’est qui explique qu’une grande partie des 100 000 salariés du groupe soient répartis sur les sites d’extraction ou d’exploration.

Pourquoi Total détient-elle la quatrième place mondiale sur ce marché alors qu’il n’y a pas de pétrole en France ? Parce qu’historiquement les entités qui ont fini par fusionner dans le groupe Total (on se souviendra d’Elf et du belge Fina) ont apporté les capitaux qu’il fallait pour exploiter les champs pétrolifères, activité coûteuse en investissement et peu coûteuse en main-d’œuvre. Si les géants mondiaux du pétrole sont essentiellement occidentaux, c’est largement parce que le capital pour développer ces activités et les marchés de débouché pour les produits fabriqués se trouvaient en Occident.

On peut trouver cela immoral, dans la mesure où l’accumulation occidentale de capital a permis à l’Occident de gérer (en partie) les réserves mondiales de pétrole. Il s’agit là d’une forme de colonialisme économique.

Que propose OXFAM pour remplacer ce système ?

D’abord de distribuer aux salariés de l’entreprise le fruit des capitaux qu’ils n’ont pas apporté pour assurer leur activité. Et c’est ainsi une parfaite illustration de l’utilité réelle du capital par rapport au travail. Si les salariés de Total devaient eux-mêmes financer le développement de leur entreprise sans l’intervention des capitalistes, l’entreprise disparaîtrait. Au demeurant, il serait immoral d’assurer aux salariés des revenus tirés d’un investissement apporté par d’autres.

Ensuite, Oxfam considère que le versement de dividendes est facultatif. Mais alors ? l’argent du pétrole que nous extrayons et que nous vendons aux automobilistes majoritairement européens, il va où ? Il n’est plus rapatrié en France, pour financer notre protection sociale ? Il ne sert plus à payer les soins aux victimes du diesel dans nos villes ?

L’ambiguïté capitale et nationale d’OXFAM

Et voilà donc l’injonction paradoxale d’OXFAM qui se dévoile peu à peu. Le capitalisme est un système tordu, mais efficace, qui permet de fabriquer de la prospérité collective à partir des vices individuels. De richissimes exploiteurs mettent de l’argent pour extraite du pétrole très polluant, et pour le vendre à des gens qui rêvent majoritairement d’acheter une voiture pour partir en vacances quand ils le veulent.

Les automobilistes qui polluent ont le droit de penser beaucoup de mal des gros capitalistes à cigare qui prennent des dividendes chez Total. Il n’en demeure pas moins qu’eux aussi sont heureux de polluer l’atmosphère quand ils partent en vacances, et eux aussi sont heureux d’avoir des hôpitaux modernes pour les soigner quand ils ont un accident sur la route. Et qu’importe si ces hôpitaux sont financés avec des profits tirés d’une activité polluante.

Tous ces acteurs vicieux de la vie quotidienne (chacun essayant de se donner des gages de vertu en exhibant de façon répugnante une multitude de pensées bienveillantes pour le reste de l’humanité) s’entendent pour organiser une société, pour faire nation, comme disent les intellectuels. Faut-il s’en mordre les doigts ?

Selon Oxfam, oui, bien sûr. Il faudrait que monsieur Tout-le-Monde puisse en toute bonne conscience dégager son CO2 sur l’autoroute du Soleil durant les mois d’été en se disant que la station essence qui le ravitaille appartient à une compagnie morale. Maintenant, si on ouvre les yeux, on sait tous que le prix de la moralité annoncera la mort rapide de l’entreprise. Celle-ci n’aura plus les moyens de financer ses investissements, les retraités américains qui ont investi (à travers les 5 % de BlackRock) dans Total seront condamnés à la pauvreté, et l’État ne percevra plus d’impôts sur les dividendes versés.

Bref, il existe un écosystème totalement immoral du capitalisme mondialisé dont les Français bénéficient largement et probablement beaucoup plus qu’ils ne le pensent. On peut bien entendu, pour se donner bonne conscience, tout faire pour l’occulter et proposer des solutions françaises qui amèneront notre propre suicide. C’est là le fait de cette logique d’enfant gâté dominante dans le monde de la bienveillance où Oxfam se tortille.

Si le suicide français permettait d’améliorer le monde, on pourrait peut-être se laisser séduire par ces fausses solutions. Le problème est que la France pourra faire toutes les réglementations nationales qu’elle veut, elle n’empêchera pas le monde de tourner.

—-
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  • A niveau de qualification égal, un salarié de Total gagne bien 30% de plus qu’un salarié d’une entreprise n’appartenant pas au CAC 40, c’est mon estimation personnelle à partir des gens que je connais qui y travaillent. Il serait bon que ce soit étudié plus rigoureusement, et les résultats publiés…

    • En soi, le métier de Total est simple : je prend le pétrole, je l’amène, je le vend.

      Total à un produit qu’il n’a pas à créer : il est déjà présent dans le sol. Tout le boulot est fait.

      En fait Total dépend énormément de la diplomatie de son pays : de son armée, de sa capacité à faire rendre gorge à ceux qui sont née sur un tas de pétrole.

      Par exemple, la France, Etat faible face aux USA (ca a pas toujours été la cas, mais les collabos ont pris le pouvoir), va impliquer que total va se faire avoir sur l’Iran.

      En revanche, l’Etat francais, fort par rapport aux état africains peut aider fortement total à extraire facilement l’énergie.

      Total a tout intérêt à un état francais indépendant. C’est son utilité.

      • Je trouve le pétrole sur la concession où j’ai enchéri habilement grâce à une meilleure estimation que celle de mes concurrents, je le sors du sol en toute sécurité, je le transporte et je le raffine, je le distribue là où il y a des clients en subissant les aléas techniques, politiques et financiers, …
        Dans l’affaire, Total a tout intérêt à un état français qui n’apporte pas d’incertitude supplémentaire, point barre.

        • Bof, le pétrole il est là total ou pas total. C’est très politique de savoir qui aura le gisement. Les rapports de force ne sont pas ceux du consommateur dans un supermarché. Une armée ca aide.

  • Ce petit torchon d’Oxfam n’est que l’étrier en guimauve sur lequel la grosse Duflot veut s’appuyer pour remonter en politique.
    Elle ne se pose même pas la question: où vont ces dividendes?
    L’actionnaire ne se lève pas la nuit pour faire des repas supplémentaires ou fumer une nouvelle boite de cigares…Il réinvestit…Crée de la valeur ajoutée….Éventuellement des emplois… Mais pas en France…Il est pas fou….

    • assez bizarrement ces gens dénoncent par ailleurs la société de consommation, pourtant ils privilégient le fait que le profit aille vers la consommation que l’investissement…

  • Oxfam est communiste mais financé par l’état britannique. Theresa May devrait supprimer cette subvention!

  • Super comme d’ hab’

  • Et comme par hasard Cécile Duflot vient de prendre la tête de Oxfam France……

  • Article objectif pouvant élargir le champ de vision de certains….

  • Excellent ! Un grand merci à l’auteur pour sa description chirurgicale du réel :

    « se donner des gages de vertu en exhibant de façon répugnante une multitude de pensées bienveillantes pour le reste de l’humanité »

    « cette logique d’enfant gâté dominante dans le monde de la bienveillance où Oxfam se tortille »

  • Merci pour cet article bien complet. Ajoutons comme le précise MichelO que les salariés des sociétés du CAC40 sont parmi les mieux lotis du monde privé, avec participation, intéressement, mutuelle bien avantageuse et CE bien gras. Alors arrêtons d’opposer actionnaires et salariés de ces sociétés.

  • Et quoi de neuf sur les abus sexuels commis par ces prix de vertu en Haïti ?

    • Aujourd’hui, on ne dit plus « abus sexuels » mais « heureux événements ».

      • J’en profite pour rappeler qu' »abus » est une traduction paresseuse de l’anglais « abuse » dont le sens est « sévices sexuels », ce qui recouvre le plus souvent le viol.

  • Demander à une Compagnie pétrolière de respecter l’environnement c’est demander à un Boucher professionnel d’ouvrir une boutique Végan. D’autre par Mme Duflot qui a exercé dans le gouvernement Hollande nous avait sorti la loi « Alur » la plus idiote des lois économiques consistant à bloquer les loyers. Alors elle est faite pour diriger OXAM qui n’aura jamais beaucoup d’adhérents car la stupidité n’est pas l’intérêt de « L’Homo Œconomicus ».

    • êtes vous certain que l’exploitation du pétrole est néfaste pour l’environnement..à humanité constate en nombre et niveau de vie???

      • parce qu’aucune acition humaine ne respecte l’environnement…total ferait il des panneaux solaire qu’il ne respecterait pas l’environnement donc…toute chose égale par ailleurs ,pour ce qui importe ,soit la vie des hommes, le pétrole est une bénédiction pour l’environnement

  • Contrairement à ce que dit Oxfam, c’est en fait très stable sur une période longue, avec 65-70% de la VA des SNF qui part dans les salaires.
    Dans la pratique on voit surtout que la part des salaires est quasi stable depuis 1949 mais que les charges en revanche représentent une part de plus en plus importante du salaire.

    C’est comme le monde qui pour critiquer les actionnaires prends 2009 comme base alors que c’était la pire crise financière depuis 29 ce qui est quand même très fallacieux.

  • « Pour tous ceux qui veulent connaître les vrais chiffres sur la « répartition des richesses produites » en France: https://threadreaderapp.com/thread/997021812742639616.html

  • Le partage de la VA est très stable et à 2/3 vers les employés: https://threadreaderapp.com/thread/996725751650160646.html

  • Il n’y a aucune raison de croire que l’existence d’un riche individu cause une plus grande détresse psychologique à un pauvre individu que la concurrence avec d’autres personnes pauvres. Il n’y a en fait pas de causalité entre l’inégalité des revenus et le malheur.
    https://humanprogress.org/article.php?p=1278

  • Jacquessvd 1 pour tous vos messages !

  • comment OXFAM est financé ???

  • Les commentaires sont fermés.

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