Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’automédication

Sur quelques questions que vous pouvez vous poser sur l’automédication, qui peut être à la fois la meilleure et la pire des choses.

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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’automédication

Publié le 19 mai 2018
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Par Richard Guédon.

L’automédication est la meilleure et la pire des choses. La pire : pratiquée sans discernement elle peut être à l’origine d’accidents gravissimes dont on sait qu’ils sont très nombreux notamment chez les personnes âgées. La meilleure : elle permet de gérer soi-même la majorité des maux du quotidien. Réponse à quelques questions.

Qu’est-ce que l’automédication ?

« C’est l’utilisation, hors prescription médicale, par des personnes, pour elles-mêmes ou pour leurs proches et de leur propre initiative, de médicaments considérés comme tels et ayant reçu une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM), avec la possibilité d’assistance et de conseils de la part des pharmaciens. » C’est la définition qu’en donne le Conseil National de l’Ordre des Médecins, adoptée aussi par le  Comité permanent des médecins européens qui représente les associations médicales nationales de 27 pays en Europe.

Plusieurs remarques peuvent être faites à propos de cette définition.

D’abord, elle réserve le terme d’automédication à l’administration de médicaments connus et répertoriés, ce qui en exclut toutes les médications traditionnelles et autres remèdes « de bonne femme » dans lesquels d’innombrables générations ont mis leur confiance faute d’alternative.

Ensuite cette définition prend en compte l’intervention de la personne sur elle-même mais aussi sur ses proches, et notamment sur ses enfants, ce qui donne potentiellement à chacun d’entre nous un rôle de soignant légitime.

Enfin, les médicaments cités dans la définition ne sont pas des sous-médicaments réservés à des amateurs mais de vrais médicaments, munis d’une Autorisation de Mise sur le Marché officielle, présumés actifs et donc potentiellement dangereux comme tout médicament actif.

Prenons l’exemple de l’aspirine, archétype du produit d’automédication passe-partout qu’on utilise presque sans y penser. Il s’agit en fait d’un médicament qui est tout sauf banal : il est très efficace, nanti de nombreuses propriétés distinctes, à la fois antalgique (anti douleur), anti-inflammatoire (lutte contre l’inflammation), anti pyrétique (fait baisser la fièvre), antiagrégant plaquettaire (diminue la viscosité du sang) et uricosurique (diminue le taux d’acide urique dans le sang).

Même si, à dose faible, l’aspirine est en général bien tolérée, elle est susceptible d’avoir des effets secondaires : allergie, douleurs et saignements digestifs, pour n’en citer que quelques-uns.

Qui sait que l’aspirine ne doit en aucun cas être utilisée par les femmes pendant les 3 derniers mois de la grossesse car possiblement toxique pour le fœtus ? Et, complexité supplémentaire, l’aspirine peut entrer en interaction avec de nombreux autres médicaments très utilisés, soit pour en contrarier les effets (paracétamol) soit pour les majorer (anticoagulants).

Où trouver la liste des médicaments pour l’automédication ?

La liste des médicaments en accès direct, c’est le terme administratif consacré, est établie par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et on peut la trouver sur son site.

Après une liste de plus de 500 véritables médicaments, bizarrement nommés allopathiques, ce qui ne veut rien dire, on trouve 2 listes additionnelles contenant quelques produits d’homéopathie et de phytothérapie, dont on sait qu’ils échappent à  toute obligation d’évaluation et doivent donc être considérés comme des placebos.

Les prix des médicaments en accès direct sont libres et les pharmaciens les fixent eux-mêmes. La concurrence s’exerce donc pleinement et on peut trouver des écarts de prix allant du simple au quadruple selon les officines.

Que peut-on soigner par automédication ?

C’est un champ très large puisqu’on trouve des médicaments pour traiter les phénomènes aigus comme la fièvre, les différents types de douleurs (maux de tête, de ventres, douleurs des règles), la fatigue, la diarrhée mais aussi la constipation, la toux, les maux de gorge, rhumes, écoulements du nez, éternuements. On trouve aussi des médicaments pour soigner les affections chroniques comme le tabagisme, l’acné, les troubles veineux. Enfin on peut soigner les plaies, bosses, brûlures et petits traumatismes de tous les jours et de toute la famille. Cette liste n’est évidemment pas exhaustive.

Quand se soigner soi-même ?

2 grandes règles peuvent être proposées :

  • Utiliser l’automédication pour traiter les maladies d’apparence bénignes et les symptômes déjà connus.
  • Se traiter sur une courte durée, pas plus de 3 jours, sauf certains cas particuliers (sevrage tabagique). Si l’on a par exemple des maux de têtes inhabituels, ou des maux de ventre qui durent plus de 3 jours il est prudent de consulter un médecin.

À l’inverse il  est des situations qui doivent conduire à consulter systématiquement un médecin :

  • Si l’on est atteint de maladie chronique car les médicaments d’automédication, dont on a vu qu’ils peuvent être très actifs, risquent d’interférer avec la maladie elle-même ou avec les médicaments prescrits pour la traiter.
  • Si l’on est enceinte ou que l’on allaite, car le fœtus et l’enfant nourri au sein sont très sensibles aux effets toxiques des médicaments, qui sont de plus souvent mal connus chez eux.
  • Chez les nourrissons, c’est-à-dire les petits enfants de moins de 2 ans, pour les mêmes raisons.

Comment minimiser les risques en se soignant soi-même ?

Voici quelques règles qui permettent en général d’éviter les risques de l’automédication :

  • Demander conseil au pharmacien chez qui on achète le médicament, c’est son travail.
  • Bien lire les notices contenues dans les boites, même si c’est fastidieux c’est indispensable.
  • Vérifier les dates de péremption et ne pas consommer des produits périmés.
  • Laisser les médicaments dans leur emballage d’origine pour ne pas les confondre et pouvoir retrouver les notices.
  • Ne pas laisser les boites à portée des enfants. Les tout-petits sont toujours plus habiles qu’on ne le pense, australopithèques le matin, homo habilis le soir.
  • Attention aux interactions possibles avec les médicaments prescrits par le médecin.
  • Vérifier qu’il n’y a pas de surdosage car les principes actifs peuvent se présenter sous des marques différentes et s’additionner sans que l’on en ait conscience.
  • Attention aussi aux interactions possibles avec l’alcool, ainsi qu’avec la conduite automobile, rendue dangereuse par certains médicaments : il existe une signalétique spécifique sur ce point sur les boites.
  • Ne pas consommer de sa propre initiative des médicaments prescrits par un médecin lors d’une affection précédente.
  • Demander l’avis d’un médecin, même par téléphone, au moindre signe anormal.

Où trouver une information validée ?

De nombreux sites proposent une information sur les maladies et les médicaments pour le grand public, nous nous contentons de citer 2 d’entre eux sur lesquels on est certains de disposer d’une information validée par les instances scientifiques : le site www.eurekasante.fr qui est celui du fameux dictionnaire Vidal et celui de de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) http://ansm.sante.fr/ déjà citée.

La médecine de soi-même

En conclusion il faut souligner que l’automédication n’est qu’un des aspects d’un phénomène plus large qu’on peut appeler la médecine de soi-même. Les progrès médicaux, techniques et assuranciels nous ont habitués à remettre notre santé dans les mains des médecins mais ceux-ci ne peuvent nous décharger de notre responsabilité individuelle.

C’est nous en effet qui ressentons les premiers symptômes des maladies et décidons, avant le médecin, de ce que nous avons à faire : négliger, gérer seuls, attendre ou consulter. Sur quelles bases le faisons-nous ? Nous sommes-nous formés ?

C’est nous qui sommes susceptibles d’arriver les premiers auprès de gens, proches ou inconnus, nécessitant une prise en charge en urgence : sommes-nous formés au secourisme ?

C’est nous enfin qui sommes responsables de la façon dont nous entretenons notre capital santé puisqu’aujourd’hui on sait que ne pas fumer, ne pas se laisser grossir, manger équilibré et bouger ½ heure par jour permettent d’éviter plus de la moitié des maladies chroniques, physiques et psychiques : en tenons-nous compte dans notre mode de vie ?

Les difficultés de l’organisation des soins de premier recours, les nouvelles technologies, l’accroissement du niveau d’éducation moyen des gens permettront dans l’avenir le développement de cette médecine de soi-même : c’est un espace de liberté qu’il ne tient qu’à nous d’investir et d’élargir, de façon rationnelle.

 

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  • L’automédication c’est quand on se soigne soit même certes, illégalement même si on en a pas le choix, pas cette version sémantiquement déviante et partisane que vous nous donnez.

    Mon corps m’appartient et nul ne peut décider à ma place ce que je met dedans, à partir du moment même ou c’est le cas, je ne suis plus qu’un esclave.

    Bien entendu je n’ai rien contre la profession de médecin et je reconnais parfaitement leur utilité, mais l’interdiction et la limitation de disponibilité des drogues en général nuit fortement à la liberté.

    • @ Chk
      Oui! Bon! L’article est écrit par un « médecin-assureur », pas un praticien de terrain, qui débite des propos consensuels et de bon sens: c’est son job!
      Oui, vous êtes bien libre de vous soigner vous-même! Mais non, votre médecin n’est pas là pour empiéter sur votre liberté! (En théorie sa profession est dite « libérale » même si la sécu n’arrête pas de l’asservir de plus en plus pour éviter plus de déficit budgétaire!

      La « science médicale » ne peut évidemment pas cautionner les médecines alternatives qui n’ont évidemment pas les mêmes évidences scientifiques en ce qui concerne les effets, favorables ou nuisibles, quand, pourquoi, comment et pour quel cas!

      Mais vous restez libre de choisir de ne pas suivre le consensus médical! Même si le médecin sera, lui, obligé de vous prodiguer ses soins si ça tourne mal!

  • Que ces remèdes de phytothérapie, huiles essentielles, et autres méthodes de bon sens soient qualifiés de remèdes « de bonne femme » ne me surprend pas de la part d’un médecin, c’est généralement le qualificatif méprisant qu’ils emploient à leur sujet.
    Mr Guédon devrait déjà apprendre que l’expression qu’il emploie est incorrecte, il s’agit en fait de remèdes de « bonne fame », c’est à dire de bonne renommée.

    Ces plantes contiennent des principes actifs chimiques, efficaces pour nombre d’affections courantes, et même d’autres pour lesquelles la médecine n’a pas de toujours de réponse satisfaisante. Leur usage nécessite souvent aussi des précautions, et cause des accidents aux personnes mal renseignées, pour ne pas dire irresponsables.

    Ce qui fait que je suis pleinement d’accord avec la conclusion de l’article, qui en appelle à la responsabilisation individuelle.

    • Vous noterez que la responsabilité individuelle est quasiment inexistante des lors que 95% des médicaments sont interdits en vente libre.

      • C’est vrai! Et le fait que l’état, de connivence avec l’ordre des médecins, s’accapare le monopole de la santé, doit être la principale cause de cette irresponsabilité.

        • Ce qui permet ensuite de déclarer les gens irresponsables ( à raison d’ailleurs) d’utiliser des produits dangereux, les joies du raisonnement circulaire propre aux états (et surtout au notre )

        • @ Dr Slump
          Dr, vraiment? Ou charlatan auto-diplômé?
          Vous rendez-vous compte que votre simple hypothèse complotiste, sans preuve, vous discrédite déjà sur votre thèse de connivence de l’état avec l’ordre des médecins alors que beaucoup de gourous et de para-médecins ou de ces psychanalystes amusants continuent à sévir sur cette terre irrationnelle qui se trouve géniale! Décidément, R.Descartes ne devait pas vraiment être Français!

          • Je ne sais pas comment il a voulu le dire, mais pour ma part on peut au moins admettre qu’il y a un monopole non ?

          • Où ai-je parlé de « complot »?
            Ensuite, comme le dit Chk, c’est un fait que l’état s’arroge le monopole de la santé oui? Et donc je vous apprends au passage que l’ordre des médecins est une corporation qui protège son monopole en collaboration avec l’état, ce que j’appelle connivence, sur le même mode que les syndicats.

            Et pour répondre à votre persiflage, je ne suis pas charlatan, et je ne suis pas docteur. Dr Slump est un personnage du manga hilarant de Akira Toriyama, que je vous suggère pour vous détendre. Mais je vous pardonne, je ne me sens pas offensé.

            • @ Dr Slump
              Non, il ne s’agit pas d’un monopole!
              La pratique médicale inclut des comportements indispensables, autorisés dans le domaine médical mais interdits à tout autre qui risquerait d’être accusé de coups et blessure (piqures, chirurgie), de harcèlement (questionnement, déshabillage, contact physique pour un kiné), au prix d’une discipline personnelle « éthique » qui, non suivie, peut vous radier de l’Ordre, donc vous faire perdre le droit d’exercer! L’Ordre est complémentaire mais indépendant de l’état!

              Un médecin individuellement et professionnellement LIBÉRAL, n’apprécierait pas votre terme de connivence qui ne s’applique, au fond, qu’entre la sécu et l’état, la sécu qui, toujours en retard, veut caser (= trouver une case) tous les patients, puis les médecins en secteur 1 puis limiter les dépassements en secteur 2, en s’étonnant après de déserts médicaux, comme des imbéciles, fous de pouvoir mais sans assumer les conséquences, à la française, quoi! Administration, oui! Efficacité: non!

              • Un médecin libéral qui ne peut pas fixer librement le prix de sa consultation? Qui est soumis à moult obligations et règlements administratifs (j’ai dit administratifs hein, pas éthique ou médicaux) par la sécu? LOL
                Médecine soumise à un clausus numerus, et dont MST disait que la médecine libérale n’est pas compatible avec notre système de soin? Libéral? Non, fonctionnarisé, et en voie de soviétisation avancée.

      • pas interdit en vente libre interdit comme médicaments..et encore n’entrant pas dans la catégorie des produits considérés comme médicaments …

        il ne faut se tromper de débat..
        faites ce que vous voulez de votre corps en effet MAIS simplement dire je me soigne avec ce truc c’est faire une allégation réfutable sur le plan scientifique…
        MAIS vos propos sur les plantes et les huiles essentielles sont d’ailleurs trop flous pour être contredit en l’etat.
        Vous devez nous faire part des vérifications qui oint été faites sur telle ou telle huile…e quant à leur efficacité ( à quoi?)..

        La majeure partie des médecines dites alternatives veut s’affranchir de la vérification faite correctement sur le plan méthodologique…Il est donc légitime quand on entend vanter les huiles essentielles comme médicaments de demander..où sont les preuves ? Et je le dis toto en est content n’est pas une preuve!! ça a bonne réputation n’est pas une preuve,etc etc…

        • « La majeure partie des médecines dites alternatives veut s’affranchir de la vérification »
          Ce n’est pas vrai. Nombre de médecines alternatives, telles que la médecine traditionnelle chinoise ou la naturopathie, souhaitent cette validation scientifique. Et d’ailleurs, celles-ci ont déjà fait l’objet de reconnaissance officielle en Allemagne, en Suisse, etc. Mais c’est vrai qu’on est plus intelligent chez nous.

          « ll est donc légitime quand on entend vanter les huiles essentielles comme médicaments de demander..où sont les preuves ?  »

          L’efficacité de nombre de plantes et HE sont connues et validées par la science, c’est ça le pire, mais continuent d’être qualifiées de remèdes de grand-mère, je vous demande pourquoi?

          Ma réponse vaut ce qu’elle vaut: c’est qu’il y a une volonté corporatiste de ne laisser personne d’autre que des médecins et des scientifiques proposer des solutions thérapeutiques, une volonté de s’accaparer un monopole étendu sur toutes les pratiques de santé. Exemple: seuls les médecins ont en France le droit de pratiquer l’acupuncture, ce qui est quand même un comble quand on sait de qui ils l’ont apprise.

          Ne vous y trompez pas: je ne cherche pas à rejeter la science médicale, elle est certes nécessaire, ni à rejeter les médicaments produits par les labos, il est évident que les posologies sont ainsi mieux maîtrisées et plus sûres.
          Je dis juste que c’est complètement idiot de rejeter a priori ces alternatives au motif qu’elles ne sont pas validées par la science, car cela revient à dire que seule leur science peut être efficace. Et ce alors que nombre de médicaments sont tirés des plantes, ou de connaissances empiriques en usage avant que la science ne s’y intéresse.

    • @Dr Slump
      « remèdes de bonne femme » est une faute d’orthographe qu’on retrouve même dans les meilleurs dictionnaires.
      On devrait écrire « bonne fame » comme autrefois puisqu’il s’agit de la réputation (même racine que fameux).
      Cette inversion de sens très orwellienne est intéressante.

      • chez orwell l’inversion de sens vient d’en haut…ça vient d’en « bas  » à mon opinion..une expression savante que les gens ont réinterprété..
        qui utilise fame comme renommée désormais!?
        et les dictionnaires finissent pas accepter l’usage…

        orwellien? Il y a une difference majeure entre tromper et se tromper…m^me si le résultat est la tromperie…

        Qui donc a intentionnellement détourné le sens de fame? l’ordre des médecins? quand ça?

        vous pouvez tout aussi bien dénoncer un complot sexiste..comment ça…un remède de bonne femme est un remède de mauvaise qualité!!

        • Oui, c’est encore mieux qu’Orwell: il n’y a pas eu besoin de conspiration despotique: c’est tout du bottom-up suscité par des préjugés populaires misogynes modernes dévalorisant la perspicacité des gonzesses. Il y a peut-être eu aussi un petit coup de pouce du microcosme pharmaceutique mais je n’en mettrais pas ma main au feu.

          • @ mc2
            Gardez bien votre main à l’abri du feu!
            Si pour vous éviter des crampes musculaires dans votre sommeil, une brique de savon glissée dans votre couche suffit, même si ce n’est que psychologique (ce que j’ignore), continuez, évidemment!
            La science médicale n’explique évidemment pas encore tout! Et nous serons toujours limité puisqu’une I.A., en médecine, ne pourra pas vous donner de vérité qui ne soit pas statistique, donc une vérité à X% probable, sans plus! C’est frustrant! Oui, je sais!

          • je ne sais même pas quoi répondre…

  • J’attends toujours que la sécurité sociale me rembourse mon whisky, car comme le dit un proverbe écossais : « Ce que le whisky ne guérit pas, rien ne peut le guérir. ».

  • « Après une liste de plus de 500 véritables médicaments, bizarrement nommés allopathiques, ce qui ne veut rien dire, on trouve 2 listes additionnelles contenant quelques produits d’homéopathie et de phytothérapie, dont on sait qu’ils échappent à toute obligation d’évaluation et doivent donc être considérés comme des placebos. »
    1. Si ! « allopathique », ça veut dire quelque chose…
    2. Le « donc » est de trop. Le fait d’échapper à l’évaluation n’implique pas qu’il s’agisse d’effet placebo.
    3. Il y a très probablement un effet placebo pour l’homeopathie, mais certainement pas pour la phytothérapie.
    Il fait quoi ce monsieur dans la vraie vie ? …

    • « Le fait d’échapper à l’évaluation n’implique pas qu’il s’agisse d’effet placebo. »

      Merci de le dire de façon aussi pertinente. Je trouve insupportable cette prétention de nos médecins et scientifiques de disqualifier a priori tout ce qui n’a pas reçu l’évaluation scientifique.

      • Euh…non c’est tout à fait logique et implacable de disqualifier non pas vos trucs mais les prétentions thérapeutiques de vos trucs…pas prouvé et m^me pas testé selon les règles élémentaires de la logique… vous ne savez pas que vos trucs marchent…alors ne dites pas que ça marche , c’est tout ou c’est de escroquerie intellectuelle..dites moi j’y crois ou un truc comme ça..

        • Ah c’est beau comme raisonnement, implacable même: ce n’est pas validé par notre science, donc c’est du charlatanisme. Fermez le ban.

      • @ Dr Slump
        Cela n’a rien d’insupportable ni de condamnable! Il y a la médecine qui est la pratique des sciences médicales qui ont la prétention d’affirmer des vérités accompagnées d’un coefficient statistique qui relativise (C’est vrai à X%!)!
        Sans évaluation scientifique, il n’y a aucune raison objective de suivre vos lubies!

        Personne ne dit, en médecine, que l’effet placébo est nul: La simple écoute attentive avec effort de compréhension vraie, peut bien aider un patient!
        La stupide division entre psyché et soma d’une seule et même personne est déjà une hérésie médicale! Alors …

    • @ JRDC
      Larousse, simplement!
      http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/allopathie/2422
      Ça vient de l’allemand!

      La phytothérapie (mais pas que) a contribué pendant des siècles à la médecine: l’aspirine, extraite d’écorce de saule, utilisée depuis l’antiquité grecque, ne semble pas encore avoir révélé tous ses effets curatifs!
      Et j’ai encore connu l’utilisation de dérivés de la Digitale comme soutien cardiaque ou cardiotonique! Produit dangereux car la dose curative est très proche de la dose toxique, raison pour laquelle il valait mieux prescrire des pilules dosées que des extraits de plante!

      • « raison pour laquelle il valait mieux prescrire des pilules dosées que des extraits de plante! »
        Tout à fait.

  • « bizarrement nommés allopathiques, ce qui ne veut rien dire »

  • (suite)
    Allopathique s’entend simplement par opposition à homéopathique.
    Homéo = même
    Allo = autre

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