Air France, SNCF : l’État sait-il négocier avec les partenaires sociaux ?

Le cas des conflits à la SNCF et à Air France permettent de douter de la capacité de l’État à négocier avec les partenaires sociaux.

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Air France, SNCF : l’État sait-il négocier avec les partenaires sociaux ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 7 mai 2018
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Par Éric Verhaeghe.

Les entreprises publiques et leurs héritières (Air France ayant un statut d’entreprise privée avec un actionnaire de référence : l’État) sont-elles capables de pratiquer le dialogue social au sens où l’entendent les entreprises privées classiques ? Le cas des conflits à la SNCF et à Air France permettent d’en douter.

Après l’échec de son referendum sur ses propositions salariales, Jean-Marc Janaillac, président d’Air France, a décidé de démissionner. Il amplifie ainsi une crise qui dure depuis plusieurs semaines avec les salariés. Chacun se fera son idée sur qui a tort et qui a raison dans ce dossier. Une chose est sûre : la négociation qu’il a endossée avec les organisations syndicales pose, sur la forme, autant de questions que celle que l’État a menée et mène encore à la SNCF.

Air France et ses hauts fonctionnaires

Avec un peu de malice, on remarquera tout de même que Jean-Marc Janaillac est un ancien de la promotion Voltaire, à l’ENA – celle qui a tant marqué la vie politique française. Son directeur des ressources humaines, Gilles Gateau, était conseiller social de Manuel Valls à Matignon. Ces deux points soulignent la particularité d’Air France et les syndicats, cités à l’époque par Le Monde, s’en étaient émus :

Nous ne sommes pas sortis des travers de l’entreprise : Air France n’est toujours pas une société comme les autres

On ne pourra les démentir sur ce point : ce n’est pas parce qu’Air France est devenue une société privée que l’État ne cherche plus à la contrôler coûte que coûte. Cette absence de lâcher prise (sort auquel la SNCF est promis après sa transformation en entreprise publique prévue par le gouvernement) montre aujourd’hui toutes ses limites.

Les hauts fonctionnaires face aux syndicats majoritaires

Dans la pratique, l’état-major d’Air France a actionné d’étranges leviers pour négocier son accord au sein de l’entreprise. Pour mémoire, la représentation syndicale y est fortement dispersée entre la CGC (devenue le premier syndicat de l’entreprise), FO, l’UNSA, la CGT et la CFDT. En revanche, chez les pilotes de lignes, le SNPL représente les deux tiers des 4 000 salariés qui occupent les cabines de bord.

Face à cette arithmétique implacable, toute négociation à Air France est contrainte de fortement rassembler les syndicats dont aucun ne se dégage clairement, sauf pour les pilotes où le SNPL est incontournable. On peut évidemment le regretter et rêver d’une situation plus acceptable. Mais la réalité est têtue : la direction d’Air France est obligée de passer par le SNPL.

On retrouve, au demeurant, le même phénomène à la SNCF, où toute stratégie de contournement de la CGT constitue une forte prise de risque dès lors qu’il s’agit de réformer l’entreprise. Un syndicat dominant constitue, quoi qu’il arrive, une épine dans le pied patronal. Vouloir l’ignorer peut se révéler douloureux.

À la SNCF comme à Air France, au-delà des effets de manche, le gouvernement en fait l’expérience, et c’est pénible.

L’étrange méthode de la direction d’Air France pour négocier

Depuis le début, on s’étonnera quand même du peu de ménagement dont la direction d’Air France semble avoir fait preuve vis-à-vis des pilotes de ligne. On peut bien entendu reprocher à cette catégorie de salariés socialement privilégiée de se comporter à la manière des divas. Il n’en reste pas moins que, lorsqu’on est obligé de passer par un syndicat représentatif, il faut savoir mettre de l’eau dans son vin. Manifestement, ce n’est pas la première des facultés de la direction d’Air France.

Par exemple, le SNPL reproche au président et au directeur général de l’entreprise de n’avoir jamais participé, même symboliquement, à l’une des séances de négociation salariale. On lira dans la presse la réaction de Gilles Gateau, le DRH, à cette demande :

Dans une entreprise, c’est le DRH qui négocie. C’est partout comme ça.

Manifestement, la direction de l’entreprise imagine qu’elle dirige une entité comme les autres. Or, Air France, ne serait-ce qu’au vu du profil de ses dirigeants, est une entreprise à part. Dans ce contexte, le SNPL lance (dans un tract du 11 avril 2008) de lourdes accusations contre la direction :

Dans son courriel du 10 avril adressé à tous les pilotes, Franck Terner dit nous « tendre la main » à travers une proposition de négociation pluriannuelle sur les salaires. Pour notre part, nous avons appris l’existence et les détails de cette proposition par la voix de journalistes qui nous ont appelés pour connaître notre réaction face à cette proposition ! Nous apprenions un peu plus tard qu’une conférence de presse avait même été organisée pour présenter ladite proposition aux médias. Cela illustre la pauvreté du dialogue social qui prévaut aujourd’hui à Air France.

On retrouve ici la même technique qu’à la SNCF : la manie de réserver des annonces à la presse pour faire pression sur les syndicats.

Les entreprises publiques et leur stratégie sociale dangereuse

Dans une entreprise ordinaire, les négociations entre patronat et syndicats ne se passent pas par l’intermédiaire de la presse. Tôt ou tard, la direction y rencontre les représentants élus des salariés et discute avec eux pour trouver un accord.

Manifestement cette méthode de négociation est trop simple pour les brillants cerveaux qui dirigent les entreprises publiques. Ceux-ci préfèrent se lancer dans des billards à quinze bandes dont l’issue laisse dubitatif.

Dans le cas d’Air France, la direction ne semble guère avoir exprimé auprès du SNPL son intention de négocier clairement avec lui. Au contraire, le SNPL a compris que la direction cherchait à le contourner et à le discréditer.

Puis, le président Janaillac s’est cabré en convoquant un referendum informel alors que la CGC et la CFDT étaient prêts à signer un accord moins favorable… Là encore, le bon sens de la direction laisse perplexe : comment peut-on espérer être soutenu par le personnel, quand on désavoue officiellement les syndicats les plus modérés de l’entreprise ? Sauf à ne pas comprendre à quoi sert un syndicat, l’attitude du président est suicidaire.

Dans tous les cas, il ne pouvait guère attendre un soutien de la CGC et de la CFDT qui étaient prêts à signer un accord à 5 % d’augmentation, dès lors qu’il les court-circuitait et les cornérisait pour proposer 7 % par voie référendaire. Reste ce sentiment diffus que Janaillac a voulu jouer aux Machiavel, et que les syndicats lui ont mis une bonne raclée.

Un dialogue franc et massif eut été préférable, plutôt que ces interminables finasseries de biais.

On peut être un patron sans concession mais savoir négocier

Comme à la SNCF, tout se passe comme si l’élite technocratique à la tête des entreprises publiques gâchait toute possibilité d’évolution collective faute de savoir négocier avec le petit personnel. Comme si jouer le jeu de la négociation avec les syndicats exposait à un ridicule indigne des codes aristocratiques.

À la SNCF, l’attitude d’Elisabeth Borne a conduit les syndicats à demander une négociation directe avec Matignon. Chez Air France, les maladresses de la direction ont conduit au résultat qu’on connaît. Pendant ce temps, les comptes des entreprises se dégradent et l’économie du pays souffre.

Une autre voie serait possible. Si, au lieu de jouer aux Machiavel, les dirigeants publics pariaient sur une négociation sans concession, mais saine et franche, ils obtiendraient probablement beaucoup plus de résultats et pourraient mener des stratégies beaucoup plus ambitieuses.

Mais cela supposerait que tous ceux qui donnent des leçons de démocratie sociale, de dialogue social et autres balivernes, aux entreprises privées ordinaires appliquent leurs grands principes lorsqu’ils sont en position de le faire. Cette exemplarité-là n’est malheureusement pas le fort de notre haute fonction publique.

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  • Donc sur un site libéral, on nous explique que la bonne gestion publique serait que l’État (c’est-à-dire les contribuables) devrait s’aplatir devant les revendications délirantes, corporatistes et égoïstes des syndicats !? N’importe quoi…

    Je n’ai pas de sympathie particulière pour les hauts fonctionnaires, mais alors là, dans ces deux cas d’espèce, venir nous expliquer que ce sont les directions et non les syndicats qui font du blocage, c’est fort de café…

    • Quand l’état discute avec la CGT, la négociation sera un succès si les rôles de l’état et de la CGT en sortent renforcés. C’est comme ça que les accords, au final, condamnent la société. L’état ne peut pas sortir les syndicats du jeu sans se saborder lui-aussi ? Qu’il se saborde ! Janaillac se retire : très bien. L’état n’a plus qu’à revendre sa participation et laisser Air France se débrouiller ou couler.

      • @ MichelO
        Qui dit que ce ne sont pas les termes du chantage?
        Air France doit-elle rester aux mains du SNPL? Syndicat exigeante et commençant les négociations par la grève paralysante et coûteuse?

        Dans les autres pays, la « concertation » conduit à un accord ou à un échec, avec grève …, pas l’inverse!

        Le « dialogue social » doit être permanent par des entretiens réguliers, plus transparents, pour tester les projets et collecter les avis puis décider entre possible et inacceptable!

        On s’assoit donc à la table avec de l’inacceptable pour obtenir un accord finalement acceptable, mais possible, avant la grève!

        C’est l’idée de « participation » de mai ’68, hélas sans l’actionnariat, refusé alors, des salariés qui auraient pu devenir « associés » à l’espoir d’avenir de l’entreprise sans se moquer de ses pertes ou de son décès prématuré!

        Pourquoi faut-il toujours avoir un conflit avec un gagnant et un perdant? La concertation devrait conduire au compromis honorable et réaliste!

    • Ce site est Libéral, mais pas encore notre pays, il faut bien du coup négocier avec les lois existantes. Donc l’auteur de l’article à raison de montrer comment il aurait fallut aborder les changements de ces deux entreprises en tenant compte des antagonismes permis par nos lois. Il vaut mieux des réformes lentes mais bien acceptées et pérennes que des coups de pied dans les fourmilières n’aboutissant qu’à des ruines à reconstruire sur finalement presque les même bases.

      • Au contraire, puisqu’on aboutira à la ruine de ces entreprises publiques de toute façon, il vaut mieux précipiter les choses, ça coûtera moins cher au contribuable et ça donnera de l’espace pour laisser se recréer sans intervention étatique quelque chose qui marche.

  • C’est l’Etat qui tue la France en protégeant les copains des coquins. La SNCF est en état de dépôt de bilan, voila ce que devrait dire le premier ministre quant à Air France, l’entreprise est majoritairement privée donc l’Etat ne doit et ne peut prendre partie

    • @ Daniel74
      « L’état » est quand même principal ou à peu de chose près: il n’est pas là pour perdre de l’argent ni le reste de prestige de la compagnie encore dite « nationale »!

  • Je crois, au contraire, que L’Etat ne sait pas par quel bout prendre ses salariés lorsque, pour une fois, il décide de na pas céder à toutes les revendications, ce qu’il a fait pendant des décennies. Et qu’il ne sait pas comment faire comprendre à « ses » salariés que leurs entreprises ne sont absolument plus concurrentielles, et doivent être réformées.
    Je ne crois pas que le snpl réalise qu’Air France, qui a vu Delta et China Eastern entrer à son capital en 2017, n’aura plus l’Etat Français comme actionnaire de référence en 2019, lorsque ces deux actionnaires disposeront, comme l’Etat Français, du double droit de vote au C.A..
    Pour la SNCF, la libéralisation du rail, en 2023, devrait simplement signifier la fin de cette entreprise, sauf extraordinaire revirement de ses employés et syndicats, dont l’amorce n’est pas encore en vue.

    • @ Lucx
      Les pilotes s’en fichent un peu: on sera en pénurie de pilotes bientôt donc ils travailleront mais aux conditions qu’ils auront trouvées!
      Pour la SNCF, OK, mais ils ont un statut proche de celui des fonctionnaires: ce sera vite impayable, qu’ils travaillent ou pas!

  • Ce qui me laisse pantois dans le cas de la SNCF, c’est que le 1er ministre va discuter avec la CGT de la dette de l’entreprise, ce n’est pas le rôle d’un syndicat que je sache

    • @ gouflo

      D’accord avec vous si la SNCF était en déficit chaque année: un état n’a pas à faire survivre artificiellement des sociétés cliniquement mortes!

      Dans ce cas, reprendre la charge de la dette serait suicidaire si l’état n’avait pas imposé ses exigences de gestion, dont les faux prix de transport: qui a décidé des causes doit aussi vouloir contribuer à la solution!

      Est-ce que la SNCF ne restera pas un canard boiteux au sombre destin? Qui le sait?

      • Je ne vois pas comment un canard cul-de-jatte pourrait se transformer miraculeusement en canard boiteux !

  • A 15 000€ de salaire on ne discute plus….
    Le mal profond de notre modèle social est que l’Etat se mêle de tout et la méthode monarchique de nos élites est fondamentalement improductive. Macron décide tout seul des vaccins, des limitations de vitesse, des diminutions des retraites, du bombardement de l’Irak et du sort de la Nouvelle Calédonie.
    Aucun dialogue mis à part avec les lobbies, les baronnies et les petits camarades de promo.
    Trop apeuré pour s’attaquer au vrai mal français -une structure d’Etat beaucoup trop lourde et coûteuse (5 millions de fonctionnaires en France, 3 millions en Allemagne; 400 000 policiers en France pour 300 000 en Allemagne) et donc la démocratie française est en danger de mort et le bordel est programmé. Notre élite est totalement déconnectée des réalités et tout se gère à 300 mètres autour de la Tour Eiffel.
    Vive le fédéralisme qui répartira les pouvoirs et redonnera du tonus à notre économie ainsi qu’à notre gouvernance politique.

    • Effectivement, Vive le fédéralisme, la démocratie directe et la libre entreprise dans un contexte à créer de saine concurrence c’est à dire sans qu’il y ait d’abus de position dominante ou de monopole de droit ou de fait…

    • Si Macron décide de tout, comme ses prédécesseurs, c’est qu’il y a un vice constitutionnel depuis le passage au quinquennat, car celui-ci précède les législatives de quelques semaines.
      Macron s’est engouffré dans cette brèche en créant un parti de toutes pièces avec des candidats à la députation qu’il a lui-même recrutés. Les électeurs qui ne les connaissaient absolument pas les ont malgré tout élus sans discernement ! Un mandat présidentiel quadriennal serait plus adéquat.
      Sinon d’accord pour un système fédéral selon le modèle helvétique mais absolument pas pour au niveau européen.

  • je ne suis pas cheminot. ..qui est responsable de ces investissements en endettant là SNCF.??? Et dans la dette de la SNCF n’est pas compter ce que les RÉGIONS ET LES DÉPARTEMENTS ont donné ..!!!
    MAÏS ça ;personne n’en parlent bien entendu??Et c’est la faute des cheminots.???
    la fameuse devise de nos élites :RESPONSABLE MAÏS PAS COUPABLE..
    facile de taper sur les plus faible ,demander à ces responsable de la situation de là SNCF..
    ET s’empresse d’un amendement LE DROIT À L’ERREUR….sauf pour le citoyen lambda . qui
    Aura comme réponse :NUL n’est censé d’ignorer la LOI …

  • à Air France il n’y a plus rien à négocier. Que cette Compagnie Aérienne dépose le bilan. Et vive la concurrence. Et croyez moi de la concurrence il y en a , à bien moins chère avec un meilleur service

    • @ Michel P.
      Avant ça, il faut trouver un repreneur pour racheter les actions de l’état sans trop perdre sa culotte! Puis il n’y aura plus « France » dans le nom de la compagnie, entres autres conséquences!

  • Une entreprise déficitaire tous les ans est une entreprise qui dépose son bilan au bout de 3 ans. Quand est t-il de AF et SNCF ? Les contribuables ne sont pas des « renfloueurs  » de sociétés qui ne sont pas capables de se gérer correctement.

  • L’article est très intéressant et soulève un problème de fond: les hauts fonctionnaires français sont d’exécrables négociateurs. Ils ne négocient rien, s’imposent et ordonnent. De la réussite à un concours, ils en retirent un sentiment de supériorité sur leurs interlocuteurs coupables, à leurs yeux, de leur faire perdre du temps. Doués de préscience, ils savent! Un point c’est tout. Conséquemment, leurs interlocuteurs s’appliquent à dessein à saboter ce qui leur est soumis, nullement convaincus d’être aussi stupides que le pensent les premiers de classe qui se tiennent face à eux. La condescendance des hauts fonctionnaires français, qu’ils trimbalent avec eux lorsqu’ils passent dans le privé, est d’autant plus insupportable que rien dans leur passé ne témoigne d’une quelconque réussite managériale ni qualité entrepreneuriale, sinon d’avoir réussi à 20 ans un concours conformiste fondé sur le bachotage.

  • J’aurais naïvement pensé que c’est l’employeur qui négocie avec ses employés, via leurs syndicats s’ils sont représentatifs.
    Si l’Etat ne s’en mêlait pas, la concurrence jouerait son rôle et favoriserait des transports efficaces et abordables sans piller les contribuables.
    L’existence même d’un ministère des transports est suspecte.

  • Air-France ne paye pas d’impôts et en plus c’est un symbole nationaliste, liquidons la. Favorisons des compagnie avec des noms anglais et arabe, faisons durer la gréve.

  • d’un côté on a l’Etat qui sait gérer une entreprise comme moi je sais nouer mes lacets avec la langue et de l’autre des syndicats qui ne représentent personne sauf les éclopés et les fainéants …de là à se demander si l’un sait négocier avec l’autre c’est un peu une la palissade non?

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